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  • Catégories : L'actualité

    Le futur président sera très vite présent dans le Petit Larousse

    24/04/2007 - © - Rubrique coordonnée par Irène Inchauspé

    Les éditions Larousse ont pris des dispositions afin que le vainqueur de l’élection présidentielle au soir du 6 mai figure dans le Petit Larousse 2008. Dès le jeudi suivant, il sera procédé à l’impression d’une planche couleur réservée aux présidents de la Vème, du Général de Gaulle au successeur de Jacques Chirac. " Nicolas Sarkozy et François Bayrou sont d’ores et déjà dans le dictionnaire en tant que chefs de parti ", précise-t-on chez Larousse.
  • Catégories : L'art

    Décès de l'humoriste et comédien belge André Valardy

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    L'humoriste, comédien et réalisateur belge André Valardy, "homme caoutchouc" capable d'étonnantes métamorphoses, est décédé dans la nuit de dimanche à lundi à Paris d'un cancer, à l'âge de 68 ans, a-t-on appris dans son entourage.
    Né le 17 mai 1938, il était venu à Paris étudier l'art dramatique auprès de Francine Rosay et René Simon puis, sur le conseil de Jacques Fabbri, avait choisi de tirer avantage de ses talents comiques sur les planches.
    Aux Blancs-Manteaux, au Petit Montparnasse, au Splendid Saint-Martin ou encore au Point Virgule, André Valardy offrait une galerie de personnages d'une variété impressionnante.
    Mime et comédien à transformation, il pouvait parier sur les richesses d'un corps-caméléon pour camper avec une grande précision une Scarlett O'Hara défraîchie, une religieuse hystérique ou encore l'incroyable Hulk...
    Pilier de l'émission de télévision "La Classe" dans les années 1980, il avait enchaîné les petits rôles au cinéma, de "Ne jouez pas avec les martiens" d'Henri Lanoë (1967) au film d'horreur "Nothing Sacred" de Dylan Bank et Morgan Pehme (avec Thierry Lhermitte), actuellement en post-production.
    Il avait fait également de nombreuses apparitions à la télévision, notamment dans "Les enquêtes du commissaire Maigret" et des épisodes de la série Navarro.
    Comme réalisateur, son nom restera attaché à deux courts métrages avec Marthe Villalonga, "L'erreur est humaine" (1984) et "Le fauteuil magique" (1992).
    André Valardy avait deux enfants de 18 et 20 ans.
    Il sera inhumé à Bruxelles, "probablement mercredi, dans l'intimité", a-t-on indiqué dans son entourage.
  • Catégories : CE QUE J'AIME. DES PAYSAGES, La littérature, Saint-Tropez

    Régnier est mort, vive Régnier !

    Publié le 03 mai 2007

    Actualisé le 03 mai 2007 : 11h21
    Henri de Régnier, qui a occupé cette même place de feuilletoniste dans Le Figaro, est né en 1864 et mort en 1936, année qui n'était pas son genre. Cet homme mélancolique à longue tête de cheval représentait un type d'écrivain aujourd'hui disparu : aristocrate, académicien français, filiation Vigny. Dans le Journal d'un poète, Vigny dit à propos d'un autre ceci qui pourrait s'appliquer à lui : « Il avait un assez noble profil, des formes polies et gracieuses, il était homme du monde et homme de lettres, alliance rare, assemblage exquis. »
    Avant la mondanité, Régnier avait eu du talent. Il avait débuté, en écrivain sérieux et comme presque tout le monde en 1880, par la poésie. De la première génération symboliste, il faisait partie de la branche mallarméenne, l'autre étant la verlainienne, c'est-à-dire, je crois, la « décadente ». Bon poète, d'ailleurs, plein de beaux vers (« La dégradation douce d'un crépuscule »), à la prosodie discrètement savante, comme le beau « Si j'ai parlé... » qui pourrait être aussi célèbre que le « Qui j'ose aimer » de Musset. En prose, trop poli pour être un génie, Régnier pouvait être la fadeur même. La première partie du livre que l'on réédite le montre : Escales en Méditerranée est tout en périphrases, esquives pour ne pas dire grand-chose, souvenirs vaporeux. C'est comme s'il n'avait éprouvé aucune sensation. Pourtant, l'un des premiers livres peut-être à contenir le mot « yacht » (pas les yachts genre Saint-Tropez, les yachts genre Standart de Nicolas II), il aurait pu être original, ethnologique et curieux. Il y aurait peut-être fallu de la fiction.

    À la suite d'Escales en Méditerranée se trouve Donc..., avec les points de suspension, titre assez Guitry, trente pages de maximes qui en rendent l'achat indispensable. C'est un chef-d'oeuvre. Régnier ose y avoir la dent dure. Il se dissimule avec courtoisie derrière un « il » que nous pouvons remplacer par un « je ». « En parlant d'un mariage possible de M. H... et de Mme D..., il disait : »Ce serait répugnant, mais raisonnable.» » Il fait des observations sur le monde lui aussi disparu des vieilles nobles irascibles, et nous avons l'impression d'observer des perroquets oubliés dans une grande cage au fond d'un zoo sans visiteurs. Ainsi, celle qui déclare, d'un air digne et péremptoire : « Mon père, le marquis de B... - homme d'infiniment d'esprit -, disait qu'il faut se couper les ongles des pieds au carré. » Le relever est une forme d'humour qui a disparu avec la classe sociale qui engendrait cette sottise, chacune a la sienne, et, sans Régnier (et Proust), ces phrases nous sembleraient aussi opaques que des cartouches de hiéroglyphes. Cette classe avait aussi sa fantaisie : Régnier rapporte que, dans la forêt de Chantilly, restaient des bornes marquées d'une fleur de lis que le duc d'Aumale saluait toujours d'un coup de chapeau. Les hommes sont fous. C'est ce qui les rend supportables.
    Il faut un être aussi social que Régnier pour observer que « le renom d'habileté vient souvent de maladresses dont on a su tirer parti ». On dirait qu'il parle de Mitterrand. L'autre côté de la satire, c'est souvent la mélancolie. Pour Régnier, les feuilles d'automne semblent tomber « par fatalité ». C'est un tempérament à la Chamfort, désabusé par la férocité des hommes. « Le rêve secret de l'amitié est que nous puissions compter sur nos amis sans qu'ils aient le droit de faire fond sur nous. » Ce n'est pas parce qu'on le dit qu'on l'est, et Régnier rapporte avec admiration des propos de son défunt dieu Mallarmé. Il a eu envers lui une amitié immuable qui est la part vraiment noble de sa personnalité. Il croyait plus aux poètes qu'aux princes.
    Escales en Méditerranée d'Henri de Régnier Buchet-Chastel, 256 p., 16 € .

  • Catégories : Mes textes en prose, Paysages de Cannelle. Nouvelles

    Extrait du roman de Cannelle

    C'est incroyable comme certains souvenirs sont flous et d'autres si précis dans la mémoire. En tout cas, il en est ainsi pour Cannelle.

    Elle ne se souvient pas exactement de quoi ils parlaient quand ils se rencontraient amicalement. Elle se souvient simplement que ça lui faisait du bien.

    C'était sur le chemin entre chez elle (sa maison qu'elle fuyait et où elle n'avait pas envie de rentrer) et le centre ville.

    Ils parlaient dans la rue, sur le trottoir, au milieu des passants mais c'est comme s'ils étaient seuls au monde.

    Ils se trouvaient tant de points communs malgré leur très grande différence d'âge.

    Ces rencontres et discussions en plein air ont commencé bien avant leur liaison et ont continué bien après.

    Il peignait et elle aimait la peinture.

    Elle écrivait et il aimait la littérature.

    A quels moments ont-ils commencé à parler de sexe?

    Se faisaient-ils la bise ou se serraient-ils la main?

    Elle parlait de ces rencontres à sa mère qui le connaissait et Cannelle était si fière qu'il s'intéresses à elle, qu'il l'écoute...

    Et il n'y avait rien de répréhensible, d'honteux à parler ainsi au vu et au su de tout le monde.

    Elle ne souvient pas non plus du jour où ils ont basculé de l'amitié à la liaison c'est-à-dire de la première fois où ils se sont retrouvés seuls chez lui (alors que sa femme était au ski ou à la mer) ou chez son ancienne maîtresse, M.


    Ca a du commencer par une main sur sa nuque, un geste si innocent et si sensuel en même temps qui l'a fait frissonner. Peut-être cela s'est-il arrêté là cette première fois. C'était tout de même un peu effrayant cet homme qui aurait pu être son grand-père et qui la touchait comme un amoureux timide.Ca avait plus d'intensité que ses rencontres d'un soir.
  • Catégories : Des lieux, La culture

    Visiter Sibiu, capitale européenne de la culture 2007

    medium_sibiu1.jpgPetite bourgade paisible dans les monts de Transylvanie, Sibiu s'est vu proclamée Capitale Européenne de la Culture. L'occasion d'aller voir un peu ce qui se passe en Roumanie, nouvel entrant dans l'Union Européenne.

    Cette année 2007, la ville de Sibiu est à l'honneur : érigée au rang de capitale européenne de la culture, elle est ainsi la première ville de l'ancienne Europe de l'Est à porter ce titre.

    Sibiu : un village de Transylvanie classé au Patrimoine mondial de l'Unesco

    Avec plus de 800 ans d'âge, la vieille ville historique de Sibiu est classée au Patrimoine Mondial de l'Unesco, au titre des "sites villageois avec églises fortifiées de Transylvanie". Au total, 7 villages sont classés, dont la commune de Sibiu, donnant ainsi une image vivante du paysage culturel du sud de la Transylvanie. Fondés par les Saxons de Transylvanie, ils se caractérisent par un système particulier d'aménagement du territoire, où les églises fortifiées dominent les habitations.

    Une ville d'art et de culture

    Entouré des montagnes de Transylvanie, Sibiu est perçue comme une ville d'art et de culture. La ville possède en effet un ensemble architectural unique en Roumanie et dans l’Est de l’Europe, de nombreux musées, un théâtre et organise de nombreux festivals.

    Fondée sur des ruines romaines au XIIIe siècle par des colons allemands, Sibiu devient une ville de passage entre les routes de l’Orient et de l’Occident et accède au titre de capitale de la Transylvanie austro-hongroise au XVIIe siècle.

    Véritable cœur de Sibiu, la "ville supérieure" englobe les trois principales places : la place Huet, qui abrite l’église évangélique de style gothique ; la Petite Place, dominée par le musée d’ethnographie universelle et la Maison du Luxembourg ; la Grande Place, devenue centre de la ville depuis le XVIe siècle, de style baroque, qui abrite le palais Brukental, un des monuments baroques les plus importants de Roumanie. L’architecture de la "ville inférieure" comprend essentiellement des maisons de style saxon, à deux étages, grand toit, et portes ouvrant sur des belles cours intérieures.

    En 2007, la capitale européenne de la culture

    Pour cette année 2007 qui fera d’elle la ’’capitale européenne de la culture’’, Sibiu a mis en place un programme culturel très riche, couvrant des domaines différents : la littérature, les arts du spectacle, la musique, le patrimoine et l’architecture seront à l'honneur. Conférences, débats, expositions thématiques ainsi que spectacles de son et lumière mettront en valeur ces différentes facettes culturelles.

    Sibiu a aussi mis en place un programme commun avec la ville de Luxembourg (elle aussi nommé capitale européenne de la culture 2007) dans le but de créer un véritable axe culturel "Est-Ouest". Un ’’marathon européen de poésie’’ sera organisé sur trois jours dans des endroits insolites tant à Sibiu qu’à Luxembourg. Des concerts des orchestres philharmoniques de deux villes, ainsi que des films sur l’histoire de deux ’’capitales européennes de la culture’’ sont également envisagés dans le cadre de ce partenariat.

    » Consulter le programme : www.sibiu2007.ro

    Y aller :

    En bus ou en voiture : Sibiu est connectée au réseau routier européen. On peut donc y accéder depuis Budapest, Vienne, Sofia ou Bucarest.
    En train : deux trains par jours depuis Bucarest (6 heures)
    En avion : l'avion est une très bonne option, car l'aéroport international de Sibiu est directement relié à plusieurs villes d'Europe, notamment en Allemagne et en Italie. La compagnie Carpatair offre des connexions quotidiennes vers Paris.

    http://www.linternaute.com/voyager/saison/mai-04.shtml