Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • Catégories : Des expositions, Le Maroc:vie et travail

    Expositions vues le 17 mai 2007

     

     TROC ART  A LA VILLA DES ARTS DE CASABLANCA (Maroc) jusqu'au 4 juin 2007.

    medium_affiche.2.jpgAlain Bouithy

    Echanges et partage au-delà des frontières

    Jusqu'au 4 juin prochain, les travaux de seize artistes marocains dont huit vivent aux Pays-Bas occupent l'espace de la Villa des Arts de Casablanca.

    Le vernissage de l'exposition collective «Troc Art» a eu lieu le 12 avril, en présence notamment de l'ambassadeur de la Hollande, du président de la Fondation ONA, des exposants ainsi que de plusieurs professionnels et étudiants des Beaux-Arts qui ont apprécié l'excellence des oeuvres exposées.

    Il faut dire que l'exposition «Troc Art» (qui signifie «échange») rassemble les oeuvres d'une excellente qualité réalisées par des artistes hollandais d'origine marocaine et des artistes marocains résidant au Maroc. Une génération d'artistes à l'imagination débordante, issus de différents milieux, et dont les travaux plongent le visiteur dans un registre inhabituel où se côtoient de nouvelles formes d'expression artistique.

    Déracinement, globalisation, pouvoir et oppression, guerre, émigration, angoisse, vêtements et identité, scènes de la vie, liens entre diverses civilisations, pauvreté, relation corps humain, mode et architecture sont autant de thématiques abordées dans cette exposition. Des thèmes que les artistes ont choisi de traiter sous forme d'Art vidéo, photographie, graphique design, installation vidéo, performance, vidéo archéologie, etc. Et qui, interpellent le spectateur au fil de sa visite. «L'exposition symbolise l'échange (de points de vue et d'idées, de connaissances et d'expériences) et le partage au-delà des frontières, des nationalités et des origines culturelles», souligne Rachid Shami, président de la Fondation ONA.

    «Troc Art» n'a pas laissé indifférents les artistes en visite à l'exposition, livrant à Libé des commentaires plutôt élogieux sur cette manifestation dont ils ont apprécié le principe et les oeuvres exposées.

    C'est le cas de l'artiste-peintre El Hariri Abdellah qui s'est confié en ces termes : «C'est intéressant de voir de telle manifestation artistique dans laquelle on ne voit pas l'oeuvre comme un tableau, mais comme une image, un objet. Les oeuvres présentées dans cette exposition ne sont ni hollandaises, ni marocaines ou autres.

    Elles expriment tout simplement l'Art qui est au service de l'humanité». Et de Alioua Nouredine qui, pour sa part, a estimé que «l'exposition offre à voir des oeuvres de belle facture réalisées par des artistes que nous ne connaissons pas forcément. En ce sens, c'est une découverte d'autant que les techniques employées sont différentes des nôtres».

    Encourageant cette initiative, l'artiste Banana Abderrahman note toutefois que « le travail exposé ici n'est pas nouveau, mais il l'est pour le Maroc.

    Ceci dit, l'exposition est extraordinaire. Je crois que l'avenir de l'Art prend un nouvel élan qui profitera au genre. Cette initiative doit être encouragée et suivie par d'autres institutions culturelles, pas seulement la Villa des Arts », a-t-il constaté.

    «C'est une belle initiative que de réunir des artistes marocains de l'étranger avec ceux du Maroc dans une manifestation aussi grandiose. Cela permet aux jeunes artistes, notamment ceux qui exposent pour la première fois, de nouer des contacts avec d'autres artistes», apprécie Rahoul Abderrahman, directeur de l'Ecole des Beaux-Arts de Casablanca.

    A ce propos, il faut savoir que les premiers artistes marocains partis aux Pays-Bas étaient issus de cet établissement. Ils avaient alors reçu des bourses offertes par le Maroc en vue de poursuivre leurs études dans ce pays.

    SOURCE DE CET ARTICLE:http://fr.allafrica.com/stories/200704231028.html

    DANS CET EXPO ENTRE AUTRES:

    -Expo photos de Noureddine El Ghomari."Visages dans la foule"

    medium_image1_semaine_arts_270.jpg

    "Des portraits en noir et blanc de Noureddine El Ghomari (photo), le travail le plus accessible – et peut-être le plus abouti – de l’exposition. Un regard net et soigné sur la rue maghrébine, ses vieux et ses jeunes, au Maroc et en Egypte. Convaincant."
    -"l’installation photo et vidéo de Khalid Souqbi, qui tente de profiler les paysages marocains sans tomber dans le cliché touristique"

    Source:http://www.telquel-online.com/270/semaine_arts_270.shtml

     

    - l'expo photo "Temps de pose" 2007

    -les "louhates"formes minérales peintes sur des ardoises de Mounat Charrat

    Je ne parle ici que de ce que j'ai aimé dans cette expo (et dans ce blog en général d'ailleurs).

    Si vous avez des images pour illustrer cet article, merci de me les faire parvenir.

    Prochaine expo à la Villa des Arts:

    medium_img-herve.jpgHervé Di Rosa

    La Villa des Arts de Casablanca accueillera du 20 Juin au 20 Juillet 2007, l’exposition de l’artiste Hervé Di Rosa coproduite par la Fondation ONA et l’Institut Français de Casablanca.

    Hervé  Di Rosa présentera au public Casablancais, ses peintures, sculptures et objets réalisés entre 1990 et 2007, à l’occasion de son tour du monde dans une quinzaine de pays, : Bulgarie, Ghana, Bénin, Viêt Nam, Corse, Mexique, Afrique du Sud, Cuba, Etats-Unis, Tunisie…

    A chaque escale Hervé Di Rosa collabore avec les artistes et les artisans locaux. Il se plie à leur règles, travaille dans leurs ateliers, avec leurs méthodes. Il met leur savoir-faire au service de ses dessins. De cette manière Hervé Di Rosa nous présente un art mondial.

    SOURCE DE CET ARTICLE:

    http://www.fondationona.com/expo.htm

     

     

     

     

     

    Le même après-midi, j'ai vu l'exposition de Fatiha Zemmouri dont Estelle avait parlé:http://amartiste.info/index.php/2007/05/10/266-fatiha-zemmouri (à voir encore jusqu'au 2 juin)

     

    Et encore: Visiones de Marruecos

    medium_images.jpgSource de la photo:www.tresculturas.org

    Il y a ceux qui voient rouge, ceux qui voient double, et ceux qui voient au centuple : ainsi, Visiones de Marruecos dévoile dans la nef blanche de la ville blanche les cent regards de dix artistes espagnols, français et marocains, sur un Maroc millénaire et mouvant. Ici, Juan Manuel Castro Prieto filtre le temps qui s’écoule derrière un pare-brise humide, là, Toni Catany teinte d’indigo le clair-obscur d’une médina ; portraits sans fard et flous étourdissants de Ricky Davila côtoient les corps artistes, sportifs, oisifs ou libérés chez Isabel Munoz ; les pigments accentués chez Jose Manuel Navia contrastent avec le doux noir et

    blanc de Joseph Marando ; les compos kaléidoscopiques de Bruno Barbey bousculent les situations les plus classiques ; et jamais le mur, la route, la terre ou l’arbre ne sont pris comme simple cadre mais comme sujets, êtres en soi. De même que solitude, crasse, effort, vieillesse, pollution, infirmité, mauvais temps et temps qui passe sont tour à tour sublimés dans cette exposition intimiste, burlesque, insolite, intemporelle et moderne, où l’on retrouve également Ali Chraïbi, Jamal Benabdessalam et Daoud Aoulad Siyad. Mise sur pied par la Société étatique de l’action culturelle extérieure espagnole et l’Institut Cervantès, ces Visiones de Marruecos se veulent nomades, quittant Séville pour Casa, Tétouan, Fès, Marrakech, Rabat et Tanger, avant de voyager vers l’Europe et le Moyen-Orient.

    Du 10 mai au 20 juin à la Cathédrale du Sacré Cœur, Casablanca.

    SOURCE DE CET ARTICLE:http://www.telquel-online.com/273/semaine_arts_273.shtml



  • Catégories : L'actualité

    Les 50 ans de Gaston Lagaffe

    e7270f873f754bc93c83405ef6f32b8f.gif

    Paresseux mais plein d’énergie pour ses multiples passions, gaffeur impénitent mais inventeur génial, Gaston est l’un des personnages les plus connus et les plus aimés du neuvième art : l’antidote à la morosité, le remède souriant au conformisme et à la grisaille de la vie de bureau.

    Entre deux siestes et autant d’inventions, Gaston Lagaffe adore faire la fête, comme il l’a prouvé tout au long de sa carrière exemplaire au sein du beau journal de Spirou. Que ce soit à travers ses délirants déguisements pour bals costumés, ses concerts improvisés ou ses feux d’artifice plus ou moins volontaires, Gaston sait comment mettre de l’ambiance dans les soirées qui se traînent. Qu’il soit déguisé en pompe à essence, en amphore, en tortue, en escargot, en champignon… (On en passe et des pires !), Lagaffe ne passe jamais inaperçu. Pour son jubilé, Gaston reste, plus que jamais, le roi de la soirée, le clou du spectacle et celui du cercueil de ses employeurs et supérieurs hiérarchiques.

    A 50 ans, l’âge ou la plupart d’entre nous aspire à une retraite bien méritée, Gaston nous prouve qu’il n’a rien perdu de son sens de la fête. Ce magnifique album regroupe ses plus beaux déguisements et, pour que la fête soit complète, vous y trouverez des gags pétillants et les magnifiques cartes d’anniversaire dessinées par Franquin pour diverses occasions.

    Un album exceptionnel qui vous donnera envie de faire la fête en famille, entre amis ou, pourquoi pas, seul dans votre canapé. La bonne humeur est contagieuse et, pour ce qui est
    de mettre le feu, faites confiance à Lagaffe !

    Source de cet article: http://www.gaston50.com/index.php?pg=album

  • Catégories : La télévision

    Télévision:Ce soir à 20h50 sur France 2 : "Le clan Pasquier" (d'après Georges Duhamel )sur France 2

    75a1dedca8081e0e6769ccda87bda2d9.jpgLES PASQUIER ONT RENDEZ-VOUS AVEC LE XXE SIÈCLE QUI COMMENCE,
    SES ESPOIRS ET SES DÉSILLUSIONS. UNE ADAPTATION DE LA FRESQUE DE GEORGES DUHAMEL SIGNÉE JEAN-DANIEL VERHAEGHE ET JOËLLE GORON

    Episode 3/4. La famille Pasquier s’agrandit : Joseph est père de deux petites filles et Cécile annonce qu’elle est enceinte et vient de se marier à Fauvet, un journalistemondain. Laurent est tombé amoureux de Catherine, Justin a rompu les liens avec sa famille bourgeoise et pour mettre ses idées en accord avec ses actions, il travaille en usine.

    Dans un deux pièces décrépit vit la famille Pasquier : Ram, le père, fantaisiste et séducteur, Lucie, la mère aimante et dévouée, et les quatre enfants : Joseph, Ferdinand, Laurent et Cécile. Si la viande vient parfois à manquer dans l’assiette, si les vêtements de l’aîné sont réutilisés pour le petit frère, l’amour de cette famille forme un ciment que le temps n’entamera jamais. Suite à un héritage, la famille Pasquier va peu à peu quitter la misère pour s’élever dans l’échelle sociale au fur et à mesure que les enfants vont grandir.

    Source de cet article:http://programmes.france2.fr/le-clan-pasquier/index.php?page=article&numsite=30&id_article=37&id_rubrique=31

    5d64cff8c30b3f54ec983c6971d94dd6.jpg

     

    Georges Duhamel naît en juin 1884 à Paris dans une famille nombreuse et modeste. Son père, qui servira plus tard de modèle à “Ram” Pasquier, est un pharmacien fantasque et instable, qui entraîne sa femme et ses enfants dans des déménagements incessants. Georges n’en fait pas moins une brillante scolarité. Tiraillé entre deux vocations – scientifique et littéraire –, il choisit de n’en sacrifier aucune. Tout en poursuivant des études de médecine, il fonde avec son ami et beau-frère Charles Vildrac le groupe de l’Abbaye de Créteil, un phalanstère d’artistes (écrivains, musiciens, peintres…) vivant de travaux d’imprimerie. Ses études achevées, Duhamel entre dans l’industrie pharmaceutique tout en publiant de la poésie et des pièces de théâtre et en débutant comme critique littéraire au Mercure de France. Durant la Première Guerre mondiale, il s’engage comme chirurgien militaire, une expérience traumatisante dont il fera la matière de deux recueils de nouvelles, Vie des martyrs et surtout Civilisation, qui lui vaut le prix Goncourt 1918 et une notoriété immédiate. Il se consacre désormais entièrement à l’écriture et à une défense d’un humanisme moderne marqué par la dénonciation des impasses et des excès

    de la civilisation technique. De son oeuvre, protéiforme, qui mêle poésie, théâtre, essais, récits de voyages, etc., se détachent deux cycles romanesques, Vie et aventures de Salavin (5 volumes, 1920-32) et surtout Chronique des Pasquier* (10 volumes, 1933-45), à la fois fresque familiale et mémoires imaginaires, entreprise au moment où ses amis Roger Martin du Gard et Jules Romains écrivent respectivement Les Thibault et Les Hommes de bonne volonté. Époux de la comédienne Blanche Albane, Duhamel fréquente le théâtre de l’Odéon puis le Vieux-Colombier de Jacques Copeau, croise Picasso ou Gide, se lie au peintre Vlaminck… C’est désormais un intellectuel reconnu et écouté, qui a sa chronique dans le Figaro. En 1935, il prend la direction du Mercure de France, en 1936, il est élu à l’Académie française, l’année suivante à l’Académie de médecine, avant d’être nommé président de l’Alliance française, tâche qui l’entraîne dans de nombreux voyages en France et à l’étranger.

    Ardent pacifiste, partisan du rapprochement franco-allemand, Duhamel ne tarde pas, face à la montée de l’hitlérisme, à revoir ses positions et à dénoncer les accords de Munich. Durant l’Occupation, son oeuvre est interdite par les nazis. Nommé secrétaire perpétuel de l’Académie française (1942-46), il tient tête à la frange collaborationniste des “Immortels”. Cette position courageuse lui vaudra l’hommage public du Général de Gaulle. Après la guerre, Duhamel connaît “une vieillesse de grand prêtre de la langue française”, comme l’écrivait Maurice Druon dans son hommage à son prédécesseur, lors de sa réception à l’Académie française. “Pour les générations cadettes, il s’était un peu confondu avec les apparences de ce glorieux sacerdoce.” Il s’efface peu à peu. Georges Duhamel meurt le 13 avril 1966. À son fils Antoine, on doit les bandes originales de Pierrot le fou, de Jean-Luc Godard, de Baisers volés, de François Truffaut, ou, plus récemment, de Ridicule, de Patrice Lecomte.

    * Chronique des Pasquier a été réédité en un volume aux éditions Omnibus, 1999.

    Source de cet article:http://programmes.france2.fr/le-clan-pasquier/index.php?page=article&numsite=30&id_article=50&id_rubrique=36

  • Catégories : L'actualité

    Académie française: Max Gallo contre Claude Imbert

    7f9cc2ac7d2826782d8fe2e0e7f4fa73.jpg

    Max Gallo et Claude Imbert briguent tous deux jeudi le fauteuil de Jean-François Revel à l'Académie française


    Ardent soutien du président Nicolas Sarkozy, Max Gallo, 75 ans, auteur d'une centaine de romans, biographies, études historiques, avait déjà présenté sa candidature en 2000 et n'avait alors obtenu que six voix.

    Pour Claude Imbert, 77 ans, il s'agit d'une première candidature.

    Journaliste à l'AFP, L'Express, Paris-Match, avant de cofonder en 1972 le magazine "Le Point", dont il est toujours l'éditorialiste, il a une demi-douzaine d'ouvrages à son actif, dont l'un, "Par bonheur", a obtenu en 1995 le Prix de l'essai de l'Académie française. Familier des plateaux de télévision, Claude Imbert a notamment animé avec Jacques Julliard (du Nouvel Observateur) un débat d'actualité hebdomadaire sur LCI, avant d'être remplacé par Luc Ferry.

    Les romans de Max Gallo n'avaient pas convaincu la Coupole
    Si les travaux historiques de Max Gallo publiés dans les années 1960 - notamment sur l'Italie fasciste et le franquisme - bénéficient du label universitaire, ses séries romanesques n'avaient guère convaincu les académiciens, malgré (ou à cause de?) leur franc succès auprès du grand public.

    Fils d'immigrés italiens, avec pour premier diplôme un CAP d'ajusteur, Max Gallo affiche volontiers sa fibre patriotique et une passion proclamée pour la République. Ancien militant communiste, député socialiste (1981-83), puis porte-parole du gouvernement (1983-84), il a rallié Nicolas Sarkozy. A ses côtés, il a participé le 16 mai à l'hommage aux résistants à la Cascade du Bois de Boulogne (où a été lue la désormais célèbre dernière lettre à sa famille de Guy Môcquet, résistant et communiste fusillé à 17 ans, en 1941, pendant la seconde guerre mondiale).

    Une élection serrée en perspective
    Le vote s'annonce serré, mais une élection blanche (aucun élu), qui retarderait le renouvellement de l'Institution, devrait être évitée. "Quand il y a un grand nombre de fauteuils vacants, il y a un réflexe des académiciens qui souhaitent des élections réussies", fait-on valoir à l'Académie.

    Une trentaine d'"immortels" seulement devraient prendre part au vote, compte tenu des sièges vacants et des absents pour raisons de santé ou parce qu'ils n'ont pas encore été "reçus", comme Alain Robbe-Grillet, pourtant élu en mars 2004.

    L'Académie française est pluridisciplinaire et compte des scientifiques, philosophes, sociologues, historiens ou d'anciens responsables politiques. Elle peine en revanche, depuis quelques années, à attirer les purs écrivains. Certains parmi les plus talentueux, comme Patrick Modiano ou J.M.G. Le Clézio, régulièrement pressentis, ont jusqu'à présent préféré se tenir à l'écart.







    Publié le 29/05 à 11:35



    Les Immortels sont mortels


    Cette élection est la première d'une série qui devrait s'étaler sur environ un an pour reconstituer les rangs des académiciens. Le nombre de fauteuils vacants n'a en effet jamais été aussi important depuis une vingtaine d'années, avec six décès enregistrés depuis le printemps 2006 : Jean-François Revel, Bertrand Poirot-Delpech, Jean-François Deniau, Henri Troyat, Pierre Moinot et René Rémond.

    La commission chargée de rédiger le fameux dictionnaire a ainsi perdu la moitié de ses membres en quelques mois. L'institution doit donc renouveler et, si possible, rajeunir ses effectifs.

    Une élection a lieu en moyenne un an après le décès d'un académicien, les votes devraient donc se succéder dans les mois à venir, avec probablement des "élections doubles", le même jour, comme cela s'est déjà produit.

    Source de cet article:
    http://cultureetloisirs.france2.fr/livres/actu/31255388-fr.php

  • Catégories : La poésie

    Je viens de (re) lire (je ne m'en lasse pas):"Les 100 plus beaux poèmes de la langue française". Anthologie de Jean Orizet. Le livre de poche, 2001.

    89a0bb8a7938c5a9feb9671602e4b138.jpgSource de la photo:http://cgi.benl.ebay.be/Les-cent-plus-beaux-poemes-de-la-langue-francaise-Neuf_W0QQitemZ170114301960QQihZ007QQcategoryZ39530QQcmdZViewItem

    Je vous propose un de ces 100 poèmes:

    Boris Vian
    Mouloudji
      
    Le déserteur
     

    Paroles: Boris Vian. Musique: Boris Vian & Harold Berg   1954
    © French Music

    Monsieur le Président
    Je vous fais une lettre
    Que vous lirez peut-être
    Si vous avez le temps
    Je viens de recevoir
    Mes papiers militaires
    Pour partir à la guerre
    Avant mercredi soir
    Monsieur le Président
    Je ne veux pas la faire
    Je ne suis pas sur terre
    Pour tuer des pauvres gens
    C'est pas pour vous fâcher
    Il faut que je vous dise
    Ma décision est prise
    Je m'en vais déserter

    Depuis que je suis né
    J'ai vu mourir mon père
    J'ai vu partir mes frères
    Et pleurer mes enfants
    Ma mère a tant souffert
    Elle est dedans sa tombe
    Et se moque des bombes
    Et se moque des vers
    Quand j'étais prisonnier
    On m'a volé ma femme
    On m'a volé mon âme
    Et tout mon cher passé
    Demain de bon matin
    Je fermerai ma porte
    Au nez des années mortes
    J'irai sur les chemins

    Je mendierai ma vie
    Sur les routes de France
    De Bretagne en Provence
    Et je dirai aux gens:
    Refusez d'obéir
    Refusez de la faire
    N'allez pas à la guerre
    Refusez de partir
    S'il faut donner son sang
    Allez donner le vôtre
    Vous êtes bon apôtre
    Monsieur le Président
    Si vous me poursuivez
    Prévenez vos gendarmes
    Que je n'aurai pas d'armes
    Et qu'ils pourront tirer

    Source:http://www.paroles.net/chansons/13819.htm

    Le Déserteur est une chanson écrite par Boris Vian, sur une musique de Harold Berg, dont la première interprétation a été diffusée en 1954.

    Cette chanson a été interprétée par, entre autres, Mouloudji (mai 1954), Boris Vian lui-même, Serge Reggiani, Richard Anthony, Claude Vinci, Dan Bigras, Leny Escudero et Peter, Paul and Mary. En 1983, Renaud en fait une adaptation, sous le titre Déserteur.

    Paul Faber, conseiller municipal de la Seine, avait été choqué du passage à la radio de cette chanson, et avait demandé à ce qu'elle soit censurée. En guise de réponse, Boris Vian écrit une lettre mémorable qu'il diffuse partout sous forme de lettre ouverte, sous le nom de Lettre ouverte à Monsieur Paul Faber.

    Initialement, le dernier couplet disait :

    Si vous me poursuivez
    Prévenez vos gendarmes
    Que je serai en armes
    Et que je sais tirer

    Il est devenu :

    Si vous me poursuivez
    Prévenez vos gendarmes
    Que je n'aurai pas d'arme
    Et qu'ils pourront tirer.

    C'est Marcel Mouloudji qui a conseillé à Boris Vian cette modification pour conserver le côté pacifiste de la chanson.

    Lien externe

    Le Déserteur en 44 langues, avec l'histoire complète de la chanson en français, italien et anglais, d'après le site Chansons Contre la Guerre (CCG/AWS)

    Source:http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_D%C3%A9serteur_(chanson)