mardi, 14 août 2007
Charles Baudelaire (1821-1867),Les Fleurs du Mal, Spleen et Idéal, (1857), "Remords posthume"
Lorsque tu dormiras, ma belle ténébreuse,
Au fond d'un monument construit en marbre noir,
Et lorsque tu n'auras pour alcôve et manoir
Qu'un caveau pluvieux et qu'une fosse creuse;
Quand la pierre, opprimant ta poitrine peureuse
Et tes flancs qu'assouplit un charmant nonchaloir,
Empêchera ton cœur de battre et de vouloir,
Et tes pieds de courir leur course aventureuse,
Le tombeau, confident de mon rêve infini
(Car le tombeau toujours comprendra le poète),
Durant ces grandes nuits d'où le somme est banni,
Te dira : « Que vous sert, courtisane imparfaite,
De n'avoir pas connu ce que pleurent les morts ? »
─ Et le ver rongera ta peau comme un remords.
03:00 Ecrit par laura dans Carpe diem, Charles Baudelaire, Des poèmes | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
| Tags : Charles Baudelaire (1821-1867), Les Fleurs du Mal, Spleen et Idéal, (1857), "Remords posthume" |
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Commentaires
Ecrit par : monette | mardi, 14 août 2007
Répondre à ce commentaired'où "les fleurs du mal"
mais aussi dans ma catégorie "carpe diem": puisque tu vas mourir, profite du moment présent
Ecrit par : Laura | mercredi, 15 août 2007
Répondre à ce commentaireEcrit par : elisabeth | mardi, 12 mai 2009
Répondre à ce commentaireEcrit par : laura | mercredi, 13 mai 2009
Répondre à ce commentaireEcrit par : lilounette | jeudi, 11 juin 2009
Répondre à ce commentaireEcrit par : laura | vendredi, 12 juin 2009
Répondre à ce commentaireLes commentaires sont fermés.