Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • Catégories : Science

    La Lune s’affiche en haute définition

    10/11/2007 | Mise à jour : 21:45 |
    .
    La sonde japonaise Kaguya a tourné de splendides images de notre satellite. Découvrez les en vidéo.
    À 100 km d’altitude au-dessus de la surface lunaire, la sonde japonaise Kaguya a un point de vue privilégié sur notre satellite. Autre particularité, cet engin d’étude scientifique embarque à son bord une caméra de télévision haute définition, financée par la chaîne japonaise NHK, qui fait la promotion de ce format d’image. Le 31 octobre, cette caméra a filmé les premières vues en TV HD de la surface lunaire, lors d’un survol depuis l’océan des Tempêtes vers le pôle nord, avec une lumière très rasante. L’étude détaillée des pôles de la Lune est l’un des objectifs les plus intéressant de la mission japonaise, car ces régions sont envisagées pour accueillir les bases permanentes envisagées par le programme lunaire habité de la Nasa.


    Crédits: Jaxa/NHK

    ICI POUR VOIR LA VIDEO:http://www.lefigaro.fr/sciences/2007/11/10/01008-20071110ARTFIG00207-la-lune-saffiche-en-haute-definition-.php

  • Catégories : Jeux, Mes textes en prose

    Enfin libre!

    1f641326d7d47099763ca0ecf69d123e.jpg


    Consigne 57 de "Paroles plurielles"
    Une photo...

    L'incipit:
    "Tante Babette prit une profonde inspiration"'
    Ceci est le début d'une nouvelle de Rilke qui s'intitule "L'anniversaire" (en folio 2€)
    Les textes sont à envoyer à Pivoine pour cette quinzaine:
    jardinauxpivoines@yahoo.fr
    Bonne créativité
    (respectez bien le mode d'emploi SVO... voir à droite dans les catégories...)


    http://coumarine2.canalblog.com/


    MON TEXTE


    "Tante Babette prit une profonde inspiration.' L’odeur des gâteaux la distrayait de son angoisse mais elle était toujours là. Elle n’avait pas vu ses parents depuis deux ans et ayant appris par hasard qu’elle rentrait en France, ils l’avaient invitée à déjeuner. Depuis leur appel, elle se demandait si elle devait y aller.
    Depuis le jour où elle avait définitivement coupé les ponts avec eux, elle était mieux dans sa peau et avait connu des succès dans la voie qu’elle avait choisie. Autrefois quand elle devait les voir, elle avait des nuits d'insomnie avant et après. Elle retournait ce qu’ils lui avaient dit et ce qu’elle leur avait dit. C’était presque pareil avec leurs coups de téléphone. A chaque fois elle se remettait en cause, culpabilisait, se disait qu’elle avait fait quelque chose de mal. Elle régressait… Et maintenant que ses derniers livres avaient obtenu un joli succès d’estime et qu’avec ce qu’elle gagnait, elle pouvait avoir une certaine indépendance financière vis-à-vis de son mari…. Ils voulaient la voir alors qu’à ses débuts d’écrivaine, ils n’en avaient fait aucun cas. « Madame, vous avez choisi ? »
    La voix de la serveuse la sortit brusquement de ses pensées et elle répondit à haute voix : « Oui, j’ai décidé de ne pas y aller. » Le client qui était à côté d’elle et la serveuse la regardèrent avec indifférence pour l’un et énervement pour l’autre. Elle en voyait de toutes les couleurs depuis qu’elle travaillait comme serveuse mais une folle comme ça, jamais ! Mais Tante Babette se fichait de ce que pensait la serveuse ou de ce que ne pensait pas son voisin. Elle sourit en disant : « Donnez-moi un sachet de madeleines, s’il vous plaît. » Après s’être excusé auprès de la serveuse pour son comportement bizarre, elle paya son achat et sortit dans le froid mordant de cette ville qu’elle avait aimé autrefois et où elle avait de revenir vivre. Elle était libre.

  • Catégories : Science

    L’origine mystérieuse des rayons cosmiques

    ca773e940fb9ef169e735727bf3e5e0d.jpg

    Marc Mennessier
    09/11/2007 | Mise à jour : 21:20

    Des rayons cosmiques (Simon Swordy/Nasa).
    L’observatoire Pierre-Auger en Argentine lève une partie du voile sur la provenance des particules les plus énergétiques jamais observées dans l’Univers.
    Qui sont-ils ? D’où viennent-ils et comment font-ils pour parvenir jusqu’à nous ? Malgré tous les efforts déployés depuis leur découverte, en 1938, par le physicien français Pierre Auger, ces trois questions restaient sans réponse : les rayons cosmiques d’ultra-haute énergie qui provoquent au contact de l’atmosphère d’immenses gerbes de particules (électrons, photons…) avaient fini par devenir l’une des plus fascinantes énigmes de la physique mo­derne.

    Si elle ne résout pas tout, l’étude qui fait aujourd’hui la une de la re­vue américaine Science, par la collaboration Pierre-Auger qui regroupe plus de 300 chercheurs de 17 pays, constitue un événement scientifique majeur. «Nous avons fait un grand pas pour résoudre le mystère», se réjouit, dans un communiqué, le Prix Nobel de physique James Cronin de l’université de Chicago, qui fut, avec ses collègues Alan Watson, de l’université de Leeds (Royaume-Uni), et Murat Boratav, de l’univer­sité Pierre et Marie Curie-CNRS, l’un des initiateurs de l’observatoire ­Pierre-Auger. Autrement dit, le plus grand instrument scientifique consacré à la traque de ces étranges phénomènes cosmiques, déjà opérationnel, bien que son installation, au cœur de la pampa, près de la ville de Mendoza (Argentine), ne soit pas encore terminée.

    «Nous sommes parvenus à dé­montrer que les rayons cosmiques à ultra-haute énergie se sont formés en dehors de notre galaxie, la Voie lactée, qu’ils proviennent probablement de galaxies à noyau actif relativement proches de la Terre (à quelques centaines de millions d’années-lumière tout de même…) et qu’ils sont plutôt constitués de protons», ré­sume l’un des auteurs de la publi­cation, Antoine Letessier-Selvon, directeur de recherche au CNRS/IN2P3 (Institut national de physique nucléaire et de physique des particules) qui fut, dès 1992, avec Murat Boratav, l’un des promoteurs de l’observatoire Pierre-Auger en France.

    Pour bien comprendre l’importance de la découverte, il faut se représenter de minuscules grains de matière (protons ou noyaux d’éléments plus lourds comme le fer) fonçant à travers l’espace à des vi­tesses proches de celle de la lumière (environ 300 000 kilomètres par se­conde). Le tout à des niveaux d’énergie inimaginables. Sur les milliers de rayons cosmiques détectés depuis 2004 par l’Observatoire Pierre-Au­ger, environ 80 avaient une énergie supérieure à 40 milliards de milliards d’électrons-volts, des exaélectrons-volts ou EeV (un 4 suivi de 19 zéros !). «Cela signifie qu’une seule de ces particules possède l’énergie suffisante pour élever d’un degré Celsius la température d’un gramme d’eau qui en contient environ dix mille milliards de milliards», ex­plique Antoine Letessier-Selvon qui propose une seconde analogie. Dans son anneau souterrain de 27 km de circonférence, le futur grand accé­lérateur (LHC) du Cern, près de Genève, sera capable de produire des faisceaux de protons d’une énergie de 10 13 électrons-volts (1 suivi de 13 zéros) : un niveau encore jamais atteint sur Terre. «Or, pour produire un rayon cosmique de 57 EeV, il faudrait construire un accé­lérateur d’une circonférence de 270 millions de kilomètres, soit 7 000 fois le tour de la Terre à l’Équateur!»


    Galaxies dotées de noyaux actifs

    Où et comment l’Univers parvient-il à accélérer des particules à de tels niveaux d’énergie, inatteignables à l’échelle sur notre planète ? On comprend mieux pourquoi cette question excite la curiosité des scientifiques depuis des décennies. Et pourquoi dix-sept pays ont réuni 54 millions de dollars pour lancer en 1999 la construction de l’observa­toire Pierre-Auger.

    Si les rayons cosmiques de «faible» énergie (moins de 3 EeV tout de même !) ont une répartition spatiale à peu près uniforme, les auteurs de l’étude ont montré, en reconstituant leur trajectoire dans l’atmosphère terrestre, qu’il n’en va pas de même pour les plus énergétiques d’entre eux (plus de 57 EeV). Ces derniers proviennent, en effet, de régions du ciel relativement proches, comme le plan supergalac­tique, où la densité de matière est la plus élevée et où l’on trouve le plus de galaxies dotées de noyaux actifs. Alimentées par des trous noirs supermassifs qui en­gloutissent la matière environnante, ces galaxies à noyaux actifs pourraient effec­tivement jouer le rôle d’accélérateurs cosmiques, mais les scienti­fiques ignorent encore par quels mécanismes précis ils pourraient produire des niveaux d’énergie aussi élevés.

    La faible déviation de trajectoire (entre 3 et 6 degrés) provoquée par les champs magnétiques galactiques et extragalactiques suggère également que les rayons cosmiques sont plutôt composés de protons que de noyaux d’éléments plus lourds. Ces derniers possédant plus de charges électriques devraient être beaucoup plus fortement dé­viés. Mais là en­core, il est impos­sible de trancher, car ces champs magnétiques que l’on connaît très mal peuvent avoir une intensité plus faible que prévu et donc avoir une action moindre sur les particules chargées.

    http://www.lefigaro.fr/sciences/2007/11/09/01008-20071109ARTFIG00005-lorigine-mysterieuse-des-rayons-cosmiques-.php