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  • Hasard,errance dans le "Aurélia" de Nerval

    a057fbcfbdc1c22997a082e4fb6d4886.jpgO. C, III, 735 : « pérégrinations autour de Paris »
    « Toutefois je l’ (une de mes meilleures nouvelles)écrivis péniblement, presque toujours au crayon, sur des feuilles détachées, suivant le hasard de ma rêverie ou de ma promenade. […]
    insomnie
    J’allais me promener toute la nuit sur la colline de Montmartre et y voir le lever du soleil. »


    Mes recherches sur les paysages de Nerval en DEA sont dans la continuité de mon mémoire de maîtrise sur "Le paysage dans les oeuvres poétiques de Baudelaire et Nerval" publié maintenant comme mes 2 recueils sur The book sous le titre "Des paysages de Baudelaire et Nerval."

    http://www.thebookedition.com/des-paysages-de-baudelaire-et-nerval-jacques-coytte-p-1283.html

  • Catégories : La littérature

    Gloire et déboires des anciens Prix Goncourt

    Mohammed Aïssaoui
    21/01/2008 | Mise à jour : 15:56 |
    Commentaires 5
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    Treize anciens lauréats du Goncourt publient un livre, cinq, dix, trente ans après avoir obtenu la prestigieuse récompense. Qu'ont-ils fait de leur gloire ?

    Il y a trente ans, en 1978, Patrick Modiano décrochait le Goncourt avec Rue des boutiques obscures. En octobre dernier, il a publié Dans le café de la jeunesse perdue. Toute la presse en a parlé. Le livre s'est très bien vendu, près de 100 000 exemplaires. En 1979, la lauréate du Goncourt s'appelait Antonine Maillet; elle l'emportait avec Pélagie-la-Charrette. Caméras et micros se bousculaient à la sortie du restaurant Drouant pour parler de cette femme qui évoquait avec exotisme l'Acadie. Aujourd'hui, la romancière vit toujours au Canada. En France, combien sont-ils à la connaître? Son dernier ouvrage, paru en mars 2007, n'a pas dépassé les 500 exemplaires vendus.

    Modiano, Maillet, deux symboles d'un destin après le Goncourt. Treize anciens lauréats du prix, pas moins, publient ces temps-ci un nouveau livre. Que deviennent-ils, après que les projecteurs se sont éteints sur une gloire de quelques mois . Il y a ceux qui n'ont plus rien publié, tel Jean-Jacques Schuhl, le grand silencieux : aucun roman ni essai depuis son prix de l'année 2000. Plus dur, ceux que le Goncourt a «tués». Jean Carrière (Goncourt 1972 avec L'Épervier de Maheux) est décédé en mai 2005. Il ne s'était jamais remis de ce prix. Son livre posthume qui a été publié par Les Presses littéraires, une petite maison d'édition, installée à Saint-Estève (Pyrénées-Orientales), est passé complètement inaperçu. Cet ancien secrétaire de Jean Giono avait tout dit dans Le Prix d'un Goncourt, où il affirmait que la récompense l'avait «dépossédé», «disloqué», et que l'on ne mesurait pas assez «l'ampleur d'un séisme qu'est la consécration dans la vie d'un homme».

    Le Goncourt demande des nerfs solides. Car, au lendemain de sa proclamation, il se passe un phénomène curieux: la critique peut se faire plus méchante, voire violente. La gloire suscite agacement, jalousies. C'est un fait que connaissent les auteurs à succès. Éric-Emmanuel Schmitt n'a-t-il pas dit «à 4 000 exemplaires, vous êtes un génie, à 40 000 exemplaires, vous êtes suspect, à 400 000 exemplaires, vous devenez nul»? Pascal Lainé, Goncourt 1974, avait comparé le système des prix à l'élection d'une Miss: belle d'un jour. Lainé, qui avait écrit Sacré Goncourt ! pour… dénoncer le système, n'a jamais réussi à intéresser à nouveau. En fait, l'image des gagnants du Loto est plus juste. Certains se retrouvent déstabilisés face à leur bonne fortune médiatique et financière. Cet aspect psychologique, les jurés du Goncourt s'en soucient. Un éditeur confie qu'avant la proclamation des résultats (son auteur faisait partie de la dernière liste), un membre de jury l'a contacté pour mieux connaître la force mentale de l'écrivain. «Est-ce que le prix ne le bouleversera pas trop?», «Pourra-t-il très vite se remettre à écrire?» étaient quelques-unes des questions qui lui étaient posées… François Nourissier, lorsqu'il était le secrétaire général du prix, affirmait qu'«il faudrait tracer le portrait psychologique du candidat» . Ce n'était pas une boutade, il ajoutait «plus la personnalité est fragile, plus le Goncourt devient un traumatisme». Ce que confirme Nathalie Heinich, sociologue, chercheur au CNRS, qui a étudié ce phénomène. Dans L'Épreuve de la grandeur, prix littéraires et reconnaissance (La Découverte), elle a sondé sept lauréats (Jean Rouaud, Michel Tournier, Andreï Makine, Jacques Chessex, Jean Carrière…) et analysé la façon dont ils ont vécu leur nouvelle célébrité. Le constat est édifiant: la jouissance peut être souffrance; la renommée, la pire des épreuves. Pour passer le cap, Patrick Rambaud, Goncourt 1997, a eu recours à deux conseils: celui de Maurice Druon (Goncourt 1948) et celui de Jean-François Revel. Il raconte que le soir même de son sacre, le premier lui a prodigué des conseils immobiliers et le second intimé l'ordre de s'adjoindre un expert fiscal. Comment s'en sortir? La première méthode est de se remettre vite au travail. C'est de cette façon-là que Van Cauwelaert, Rouaud, Grainville, Rambaud ont passé le cap du succès soudain pour «s'installe». Ensuite, il convient de s'inventer ou de poursuivre d'autres centres d'intérêts. Orsenna s'adonne à la politique et au bateau, Rufin a continué son engagement dans l'action humanitaire : Action contre la faim, avant sa nomination comme ambassadeur au Sénégal. Dernier conseil : ne jamais «cracher dans la soupe». Car cette inélégance (parfois tentante), le milieu littéraire ne la pardonne jamais.

    http://www.lefigaro.fr/livres/2008/01/17/03005-20080117ARTFIG00432-gloire-et-deboires-des-anciens-prix-goncourt.php

  • Catégories : Mes textes en prose

    Le repas chez Mémère Gisèle

    Nous habitions à plusieurs centaines de kilomètres de chez elle, plusieurs heures de routes. La distance et le travail faisaient que nous ne voyions pas souvent malgré notre envie.
    Le temps passé avec elle était donc précieux et passait trop vite. Nous nous arrêtions acheter à manger sur la route : de la viande et des légumes pour l’équilibre nutritionnel et un gâteau pour son plaisir. Il faut vous dire que mémère Gisèle n’était pas une fée du logis, ni un cordon bleu, bref pas une mamie gâteau au sens propre mais une grand-mère qui s’intéressait au monde et à ce qui se passait dans la vie de sa petite-fille(moi) et son mari qu’elle appelait volontiers son petit-fils. Ce dernier se mettait aux fourneaux avec les modestes ustensiles et l’électroménager rudimentaire qu’elle avait. Pendant ce temps, je lui demandais des nouvelles de sa santé et de ses voisines. Je l’embrassais et lui disais que je l’aimais. Elle me questionnait par rapport à ce que je lui avais raconté pendant notre dernière conversation téléphonique. Elle se réjouissait de nos bonheurs et comme elle était pieuse, elle priait pour nous quand nous avions des problèmes.
    Le repas n’était qu’un prétexte, une occasion de se voir, se parler.
    Sauf le dessert qu’elle dévorait avec un plaisir enfantin.

    http://kaleidoplumes.forumpro.fr/semaine-4-f19/consigne-d-ecriture-pour-ce-texte-t132.htm

    Plaisir d'être à table. Plaisirs de la table. Moment privilégié. Moment de convivialité.
    Ce peut être un repas simple, un repas en semaine.
    Ce peut être un repas en tête-à-tête, avec un amant ou un ami.
    Ce peut être un repas de fête qui réunit une grande famille.

    Racontez-moi ce repas là.
    Et pour vous inspirer, voici Apollinaire qui vous convie au sien:


    Le repas

    IL n'y a que la mère et les deux fils
    Tout est ensoleillé
    La table est ronde
    Derrière la chaise où s'assied la mère
    Il y a la fenêtre
    D'où l'on voit la mer
    Briller sous le soleil
    Les caps aux feuillages sombres des pins et des oliviers
    Et plus près les villas aux toits rouges
    Aux toits rouges où fument les cheminées
    Car c'est l'heure du repas
    Tout est ensoleillé
    Et sur la nappe glacée
    La bonne affairée
    Dépose un plat fumant
    Le repas n'est pas une action vile
    Et tous les hommes devraient avoir du pain
    La mère et les deux fils mangent et parlent
    Et des chants de gaîté accompagnent le repas
    Les bruits joyeux des fourchettes et des assiettes
    Et le son clair du cristal des verres
    Par la fenêtre ouverte viennent les chants des oiseaux
    Dans les citronniers
    Et de la cuisine arrive
    La chanson vive du beurre sur le feu
    Un rayon traverse un verre presque plein de vin mélangé d'eau
    Oh ! le beau rubis que font du vin rouge et du soleil
    Quand la faim est calmée
    Les fruits gais et parfumés
    Terminent le repas
    Tous se lèvent joyeux et adorent la vie
    Sans dégoût de ce qui est matériel
    Songeant que les repas sont beaux sont sacrés
    Qui font vivre les hommes

    Guillaume Apollinaire (1880 - 1918)

  • Monsieur: "J'ai signé la liste des 121»

    En décembre 2001, Françoise Sagan adressait, par fax, au rédacteur en chef de Libération, ce courrier conservé par son secrétaire Jean Grouet...

    38e9cf571d23a141bf32651276a39401.jpgMonsieur,

    Je m'étonne de ne pas voir mon nom, ni celui de Bernard Frank dans la liste des signataires des 121. Nous fûmes pourtant sur ce sujet, interrogés le même jour par la police française et je fus, pour ma part, plastiquée un peu plus tard. Ce que rapporta la presse d'alors.

    Ma réputation de futilité étant bien assise, je vous serais reconnaissante d'en citer à l'occasion les exceptions.

    Avec mes meilleurs sentiments

    Françoise Sagan

    http://www.lire.fr/enquete.asp/idC=52056/idR=200