Recueil de poèmes en hommage aux deux auteurs
Sur la mort de Gérard de Nerval, rue de la Vieille Lanterne.
Publié le 10 janvier 2011 par Bernard Vassor
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Publié le 10 janvier 2011 par Bernard Vassor
Gerard de Nerval : Samedi 4 decembre 2010, 9h30-13h Sorbonne, amphi Michelet (entree par le 46 rue Saint-Jacques) sous la direction de Jean-Nicolas Illouz et Jean-Luc Steinmetz Henri Scepi "Nerval et la poesie sibylline" Emmanuel Buron "Autour du "Choix des poésies de Ronsard" […] publie par Gerard en 1830" Jean-Nicolas Illouz "La poésie à l’epreuve de la photographie : Nerval devant Nadar"
| Choses lues, choses vues |
| Mercredi, 05 Janvier 2011 21:58 |
"Promenades dans Berlin", livre provisoirement introuvable, préface de Jean-Michel Palmier.
Voici 70 ans, le 6 janvier 1941, Franz Hessel vécut les ultimes heures de sa vie à Sanary, dans le Var. Ses parents relevaient d'une famille juive établie en Allemagne depuis plusieurs générations. Il naquit en 1880 et passa une grande partie de sa jeunesse à Munich et à Berlin. La césure de la première guerre mondiale n'altéra jamais son amour profond pour la France et pour Paris qu'il habita fréquemment. François Truffaut et Oskar Werner qui immortalisèrent sa présence dans Jules et Jim, de grands spécialistes et biographes de Walter Benjamin - Gershom Sholem, Jean-Michel Palmier, Bernd Witte - Manfred Klügge qui a beaucoup publié pour faire connaître l'exil des écrivains allemands à Sanary (1), et puis le fils cadet de Franz, Stephane Hessel ont maintes fois évoqué pour des connaisseurs de plus en plus nombreux son émouvante trajectoire. |
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AVANT-PREMIÈRE DU FILM BLACK SWAN |
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CERCLE DES LECTEURS QUAIS DU POLAR
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RENCONTRE AVEC EVA GABRIELSSON
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LES AUTEURS
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CINEMA: L'ENFER DE LA CORRUPTION Programme complet sur :
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PRIX BD POLAR EXPÉRIENCE
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CONCOURS DE NOUVELLES Renseignements et réglements sur |
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| 1 - Monsieur le Président Je vous fais une lettre Que vous lirez peut-être Si vous avez le temps Je viens de recevoir Mes papiers militaires Pour partir à la guerre Avant mercredi soir Monsieur le Président Je ne veux pas la faire Je ne suis pas sur terre Pour tuer des pauvres gens C'est pas pour vous fâcher Il faut que je vous dise Ma décision est prise Je m'en vais déserter. |
- 2 - Depuis que je suis né J'ai vu mourir mon père J'ai vu partir mes frères Et pleurer mes enfants Ma mère a tant souffert Qu'elle est dedans sa tombe Et se moque des bombes Et se moque des vers Quand j'étais prisonnier On m'a volé ma femme On m'a volé mon âme Et tout mon cher passé Demain de bon matin Je fermerai ma porte Au nez des années mortes J'irai sur les chemins. |
| - 3 - Je mendierai ma vie Sur les routes de France De Bretagne en Provence Et je dirai aux gens: Refusez d'obéir Refusez de la faire N'allez pas à la guerre Refusez de partir S'il faut donner son sang Allez donner le vôtre Vous êtes bon apôtre Monsieur le Président Si vous me poursuivez Prévenez vos gendarmes Que je n'aurai pas d'armes Et qu'ils pourront tirer. |
Numérisation rtf: Thierry SELVA maupassant@free.fr
Version html à ATHENA: Pierre.Perroud@terre.unige.ch
Le train filait, à toute vapeur, dans les ténèbres.
Je me trouvais seul, en face d'un vieux monsieur qui regardait par la portière. On sentait fortement le phénol dans ce wagon du P.-L.-M., venu sans doute de Marseille.
C'était par une nuit sans lune, sans air, brûlante. On ne voyait point d'étoiles, et le souffle du train lancé nous jetait quelque chose de chaud, de mou, d'accablant, d'irrespirable.
Partis de Paris depuis trois heures, nous allions vers le centre de la France sans rien voir des pays traversés.
Ce fut tout à coup comme une apparition fantastique. Autour d'un grand feu, dans un bois, deux hommes étaient debout.
C'est un trou de verdure où chante une rivière,
Accrochant follement aux herbes des haillons
D'argent ; où le soleil, de la montagne fière,
Luit : c'est un petit val qui mousse de rayons.
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