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  • Catégories : La langue (française)/ les langues

    SELECTION POUR LA FINALE NATIONALE

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    Vous avez participé aux finales régionales de la première édition des Timbrés de l'orthographe comme près de 10 000 candidats partout en France. Nous tenons, au nom de notre parrain Philippe Delerm et de nos principaux partenaires, à vous remercier chaleureusement de votre participation à ce grand concours national d'orthographe.

    Toutes nos félicitations ! Vous faites partie des 500 candidats qualifiés pour la finale nationale, qui se déroulera le samedi 18 juin prochain entre 13h30 et 16h30 à Paris, au Théâtre des Variétés.

    Lors de cette grande finale, vous devrez répondre à une série de questions autour de la langue française qui vous sera posée par Frédérick Gersal et serez soumis(e) à l'épreuve de la dictée, écrite et lue par Philippe Delerm. Cette finale sera suivie de la remise des Timbres d'or, d'argent et de bronze, récompensant les meilleurs d'entre-vous.

    Nous vous enverrons dans quelques jours la convocation officielle vous précisant les derniers détails.

    D'ici là, retrouvez toute l'actualité des Timbrés de l'orthographe sur le site internet www.timbresdelorthographe.fr et notamment notre collection de livres.

    Vous remerciant une nouvelle fois de votre participation, nous vous félicitons pour votre qualification !

    Très cordialement



    Les Timbrés de l´orthographe

  • jORGE Semprun est mort

    L'adolescence avant l'enfer

    Par L'Express, publié le 26/02/1998, mis à jour le 08/06/2011 à 10:12

    C'est de Bayonne à Genève et de La Haye à Paris que le jeune Jorge Semprun fit ses humanités et découvrit les choses de la vie. Peu avant que le nazisme l'interne à Buchenwald.

    Il y avait une vie avant le block 56 de Buchenwald, avec ses plaies et ses bosses, ses fous rires et ses poings levés, ses humiliations, ses amertumes, ses fiertés; une vie d'adolescent avec puceaux bravaches, belles de jour et marâtres, directeurs de conscience et faux-monnayeurs de la pensée; une vie où la nudité lumineuse de l'Eve de Cranach s'impose comme idéal féminin; où un vers de Baudelaire fait chavirer le coeur comme la découverte de l'extase sur le visage d'une femme surprise par le plaisir dans un wagon de métro; où quelques pages de Malraux s'inscrivent à jamais au frontispice de la conscience; où des singes violonistes en livrée de soie scandent les rythmes de l'exil et ouvrent le grand bal du sexe. Et de l'Histoire. 

    De septembre 1936 - Jorge Semprun a 12 ans - à septembre 1939, l'adolescent, ballotté de Bayonne à Genève, de La Haye à Paris, va découvrir la dialectique et le désir. "Ce livre est le récit de la découverte de l'adolescence et de l'exil, des mystères de Paris, du monde, de la féminité. Aussi, surtout sans doute, de l'appropriation de la langue française. L'expérience de Buchenwald n'y est pour rien, n'y porte aucune ombre. Aucune lumière non plus." 

    Avant Buchenwald, la vie est un songe. Au fil des associations libres de cette autoanalyse, l'écrivain visite ses lieux de mémoire: une villa à Santander, une boulangerie du boulevard Saint-Michel, un bouquiniste de l'Odéon, un pont à Biriatou, la légation de la République espagnole à La Haye, le lycée Henri-IV, la rue Blaise-Desgoffe dans le quartier Saint-Placide... 

    Fidèle à sa technique narrative, l'auteur de L'Ecriture ou la Vie s'engouffre dans le dédale des souvenirs balayé par le vent mauvais d'une histoire qui s'ouvre avec la chute de Madrid et se ferme sur l'invasion de la Pologne. Un souvenir chasse l'autre, les décennies s'enchevêtrent. Toutes les vies croisées de Semprun - le résistant antinazi, le communiste antifranquiste, l'écrivain, le ministre - viennent se percuter au point précis que le travail de la mémoire aura fait affleurer. "Cette façon d'écrire dans le va-et-vient temporel, entre anticipations et retours en arrière, m'est naturelle, dans la mesure où elle reflète - ou révèle, qui sait? - la façon dont je m'inscris, corporellement, mentalement, dans la durée." 

    Ici, un acte manqué: pendant des années, Semprun recherche la villa des dernières vacances à Santander, en août 1936. Sans succès. Et tout à coup, en 1995, il la découvre - ou plus exactement il peut la voir enfin. Parfois, la vie ressemble à un rêve éveillé: malgré le demi-siècle qui s'est écoulé, il retrouve sans hésiter dans une maison neuve de Madrid le chemin du bureau de son grand-père. La pièce est intacte: il manque juste un plaid écossais! On vient de le jeter, mangé aux mites. 

    Il y aura aussi des photos jaunies, des lettres surgies du néant, des copies de lycée retrouvées, des objets fétiches (Das Kapital, rescapé de la mise à sac de la bibliothèque familiale). Sans oublier une petite madeleine - en l'occurrence, un croissant refusé par une boulangère xénophobe du Boul' Mich dont les sarcasmes lui rappellent les vers de Victor Hugo qualifiant le combattant espagnol d' "espèce de Maure" enrôlé dans une "armée en déroute". Par une de ces coïncidences qui n'appartiennent qu'à l'univers des rêves, les manchettes des journaux annonçaient, ce jour-là, la chute de Madrid. 

    De cet incident naîtra le désir farouche de Jorge Semprun de parler le français sans la moindre trace d'accent. Cela et aussi l'humiliation ressentie le jour où, noté 18/20 pour une dissertation, son professeur n'avait pu s'empêcher d'ajouter: "Si ce n'est pas trop copié!" Plus tard, la lecture de Paludes, de Gide, lui permettra de réintégrer notre langue. Et d'écrire son premier roman, Le Grand Voyage, directement en français. Sans cesser pour autant de s'affirmer rouge espagnol. Hasta siempre! 

     

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  • Catégories : Daho Etienne

    Jacno future: il est sorti, je l'ai et il est extra!

    Un concert évé­ne­ment à la Cité de la Mu­sique pour cé­lé­brer la mé­moire et sur­tout la mu­sique de Jacno, dandy elec­tro de la pop fran­çaise dis­paru en 2009.

    PAR Marc Zisman | SUR SCÈNE | 27 mai 2011
     
     
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    Informations pratiques

    Dates : du 30 juin 2011 au 30 juin 2011

    Région : Île-de-France

    Département : Paris (75)

    Ville : Paris

    Jeudi 30 juin, la mu­sique de Jacno sera fêtée de bien flam­boyante ma­nière, à la Cité de la Mu­sique, le temps d’un concert évé­ne­ment réunis­sant un cas­ting im­pres­sion­nant com­pre­nant, entre autre, Ben­ja­min Bio­lay, Do­mi­nique A, Etienne Daho, Alex Beau­pain & Fred Lo, Alexandre Cha­te­lard, Chris­tophe, Tho­mas Du­tronc, Bri­gitte Fon­taine, Ar­thur H, Jacques Hi­ge­lin, Mios­sec, Cha­teau Mar­mont et Co­coon ! Un concert unique consé­cu­tif à la sor­tie, le 6 juin, de l’al­bum Jacno Fu­ture.

     

     

    Dis­paru le 6 no­vembre 2009 à seule­ment 52 ans, Denis Quilliard alias Jacno avait illu­miné la scène punk, new wave et pop élec­tro fran­çaise de son style pré­cur­seur, mi­ni­ma­liste et cris­tal­lin. Au sein des Stinky Toys, en duo avec l’es­piègle Elli Me­dei­ros ou en solo, le « son Jacno » cha­huta jo­li­ment la pop et le rock de l’hexa­gone, sages et conser­va­teurs…

    Amis et ad­mi­ra­teurs lui ren­dront hom­mage le 30 juin en re­vi­si­tant ses chan­sons sous la di­rec­tion ar­tis­tique d’Edith Fam­buena. Plus qu’un simple hom­mage convenu, la vraie créa­tion, signé par un cas­ting trans­gé­né­ra­tion­nel, ha­bi­tée par l’âme de celui qui signa Rec­tangle, Amou­reux so­li­taires et Main dans la main.

    Né à Paris le 3 juillet 1957, Jacno était entré dans le grand livre d’or de l’his­toire du rock en 1976 lorsque ses Stinky Toys par­ti­ci­pèrent au pre­mier fes­ti­val punk lon­do­nien au my­thique 100 Club d’Ox­ford Street avec les Clash et les Sex Pis­tols ! Elli fait même la une du Me­lody Maker ! Mal­gré un cer­tain sou­tien de la presse rock de l’époque, ils ven­dront peu de disques et se sé­pa­re­ront en 1979, après seule­ment deux al­bums. Elli Me­dei­ros et Jacno de­viennent alors le duo Elli et Jacno…

    L'homme à l'al­lure de dandy avait éga­le­ment connu le suc­cès avec l’ins­tru­men­tal Rec­tangle joué tout au syn­thé­ti­seur. Avant de se sé­pa­rer, le tan­dem aux titres pop à l’elec­tro light avait par­ti­cipé à la com­po­si­tion de la bande ori­gi­nale du film d’Eric Roh­mer, Les Nuits de la pleine lune.

    De­venu pro­duc­teur, le temps d'al­bums ou de chan­sons, no­tam­ment pour Daho, Hi­ge­lin, Lio (Amou­reux so­li­taires) et Da­niel Darc, Jacno s'était tourné vers la car­rière de chan­teur, en­re­gis­trant plu­sieurs al­bums dont T'es loin t'es près, Une idée der­rière la tête, Faux té­moin, La part des anges et French Pa­ra­doxe.

    Le site de la Cité de la Mu­sique

    http://www.qobuz.com/info/MAGAZINE-ACTUALITES/SUR-SCENE/Jacno-future-et-present56970

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