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Oradour-sur-Glane : aux côtés de Macron, le président allemand exprime son « sentiment de honte » dans le village martyr de 1944

Emmanuel Macron rend ce lundi un hommage aux victimes d’exactions nazies lors de la Seconde Guerre mondiale, à Tulle (Corrèze) et dans le village d’Oradour-sur-Glane, où ont péri plus de 600 personnes.

Le 10 juin 2024 à 14h28
Le président allemand Frank-Walter Steinmeier et son homologue français Emmanuel Macron dans l'église d'Oradour-sur-Glane incendiée par les Nazis en juin 1944. AFP / Ludovic MARIN
 
 
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Alors qu’à Paris les partis politiques préparent déjà la campagne des élections législatives des 30 juin et 7 juillet, Emmanuel Macron poursuit ce lundi les commémorations du 80e anniversaire de la Seconde Guerre mondiale. Après Tulle (Corrèze), le chef de l’État s’est rendu en début d’après-midi à Oradour-sur-Glane (Haute-Vienne) aux côtés du président allemand pour rendre hommage aux victimes d’exactions nazies.

« Je tiens à exprimer au nom de l’Allemagne ma consternation et mon affliction face à ces crimes inconcevables, si cruels et inhumains, perpétrés ici par des Allemands », a déclaré Frank Walter-Steinmeier lors d’un discours prononcé sur les lieux et en français. « Et j’aimerais vous faire part du sentiment de honte qui m’habite quant au fait que des assassins soient ensuite restés impunis, qu’ils n’aient pas expié les crimes les plus graves. Mon pays s’est rendu par là même de nouveau coupable », a-t-il ajouté.



Le 10 juin de cette année-là, des soldats de la Waffen-SS tuaient presque tous les habitants. Les 643 victimes, dont une majorité de femmes et d’enfants, ont péri sous le feu des armes allemandes ou dans l’incendie de l’église du village et des granges. Seules six personnes échappèrent à l’un des pires massacres de civils par des nazis en Europe occidentale.

« Les massacres d’Oradour sont de l’ordre de l’impensable, l’indicible, l’imprescriptible », a de son côté déclaré Emmanuel Macron. Nous devons faire en sorte que « l’histoire jamais ne recommence, qu’elle soit choisie, qu’elle soit parfois subie », a ajouté Frank Walter-Steinmeier.

Un message politique

Le président allemand a aussi évoqué les élections européennes de dimanche, marquées par la progression de l’extrême droite, notamment en France et en Allemagne. « Alors que nous espérons aujourd’hui aussi que l’avenir sera bon, que nos enfants et petits-enfants vivront en paix et en liberté, cet espoir nous impose aussi une mission. Notre mission, c’est l’Union européenne ! », a-t-il déclaré.

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« N’oublions jamais les dégâts engendrés en Europe par le nationalisme et la haine ! N’oublions jamais quel miracle de réconciliation l’Union européenne a opéré ! Protégeons notre Europe unie ! Et n’oublions jamais combien la liberté est importante », a ajouté

Une autre commémoration à Tulle

Plus tôt lundi, Emmanuel Macron s’est rendu à Tulle, où a été accueilli par son prédécesseur socialiste François Hollande, longtemps maire de Tulle et député de Corrèze. Mais aussi par Claude Chirac, la fille d’un autre ancien président, Jacques Chirac, qui avait fait de la Corrèze son fief.

À Tulle, le 9 juin 1944, la division nazie Das Reich avait pendu aux arbres, réverbères et balcons de la ville 99 hommes qu’elle avait raflés. Le président s’est recueilli au mémorial sur le lieu où ils avaient ensuite été enterrés sur une décharge publique. Le 10 juin, 149 autres personnes avaient été envoyées en déportation à Dachau, dont seules 48 sont revenues vivantes.

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