Recueil de poèmes en hommage aux deux auteurs
Magazine Connaissance des Arts Juillet-Août 2016
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C’était une promesse des avant-gardes, écrite dans leurs manifestes (ceux du futurisme ou du surréalisme, par exemple) et annoncée dans leurs enseignements (au Bauhaus notamment) : l’art peut se nicher partout, dans nos maisons, dans nos vies et même dans nos villes, à condition de savoir le dénicher. Cela n’a pas échappé à Brassaï qui, dès 1932, photographie au gré de ses flâneries les graffitis qu’il découvre sur les murs des rues. Il les a photographiés jusqu’à la parution de son livre Graffiti, en 1960. À cette époque, beaucoup d’artistes ont déjà quitté leur atelier pour travailler dans la rue, leur nouveau terrain de jeu. Raymond Hains, Jacques Villeglé et Mimmo Rotella, par exemple, y sont descendus non pas, comme le poétisait Breton, « pour tirer au hasard », mais pour extraire les affiches lacérées sur les palissades et révéler au monde leur beauté cachée. Ernest Pignon-Ernest décide quant à lui de faire de la rue le théâtre ...



ET SI… Avec des si on mettrait Paris en bouteille. L’adage est connu : « Le nez de Cléopâtre, s’il eût été plus court, toute la face de la terre aurait changé », dit Pascal dans ses Pensées, qui souligne par là que, sans la beauté de la reine d’Égypte – qu’elle soit inventée ou non par Shakespeare importe peu ici –, Rome serait demeurée une république. Ce mode de raisonnement, appelé « histoire contrefactuelle » ou « uchronie » dans sa version littéraire (mot inventé par Renouvier en 1857), est le sujet d’un livre passionnant écrit par deux historiens français : Pour une histoire des possibles [Seuil, 450 p., 24 €]. En France, « ces fictions plaisantes sont inutiles, la cause est entendue », ironisent Quentin Deluermoz et Pierre Singaravélou dans leur introduction, qui font néanmoins la démonstration au fil de leur enquête de la pertinence de l’approche contrefactuelle – la What if History américaine. Celle-ci ...

Date de sortie 8 juin 2016 (1h 56min)
Paysages d'ici et d'ailleurs
Dans le nord-ouest de l'Italie, surplombant la mer Méditerranée, la région des Cinque Terre s'étend sur 10 kilomètres à peine. Depuis le XIe siècle, des vignes y ont été plantées en terrasses face à la mer. L'air iodé et une très bonne exposition au soleil donnent au vin son originalité.
Paysages d'ici et d'ailleurs
Entre mer Ionienne et mer Égée, l'isthme de Corinthe relie la péninsule du Péloponnèse à la Grèce continentale. Dominant l'ancienne ville, la citadelle de l'Acrocorinthe contrôlait et défendait l'isthme. Au XIXe siècle, le creusement du canal de Corinthe permet d'éviter un détour de 400 kilomètres autour de la péninsule.
Comment la ville portuaire d'Anvers, en Belgique, a-t-elle revitalisé ses friches industrielles ? Pour le savoir, Jakob Dunkl a imaginé une promenade architecturale qui débute par le musée historique et maritime MAS, se poursuit dans une gare où l'architecte Carl Verdickt a transformé un ancien dépôt de trains en installations sportives, et s'achève par un musée en plein air.
Jardins d'ici et d'ailleurs
Jean-Philippe Teyssier, architecte paysagiste, nous emmène à la découverte des plus beaux jardins d'Europe. Au XIXe siècle, sur la côte normande, Guillaume Mallet acquiert un vaste terrain vierge dominant la mer. Pour aménager le jardin, il fait appel à Gertrude Jekyll, l'une des plus célèbres paysagistes anglaises de son temps.
Gertrude Jekyll y développe son concept de mixed-borders ou "bordures mélangées" : des massifs où se mêlent toutes sortes de fleurs et qui servent autant à délimiter des espaces qu'à composer des tableaux naturels évoluant au fil des saisons.
