Recueil de poèmes en hommage aux deux auteurs
Johan Barthold JONGKIND, Polder avec moulin au clair de lune (vu le 1 er mars 2014 au musée de Dôle)

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02/02/2014 - 18/05/2014
Odilon Redon (1840-1916) est l’un des artistes les plus surprenants des débuts de l’art moderne. L’œuvre de ce représentant majeur du symbolisme en France marque la transition du XIXe au XXe siècles, et par là même l’alternance entre tradition et innovation. L’exposition de la Fondation Beyeler qui présente de nombreux chefs-d’œuvre de Redon se concentre sur son rôle de précurseur de l’art moderne et donc sur les dimensions avant-gardistes de sa création. L’œuvre ambiguë et énigmatique de Redon se caractérise par des ruptures et des contrastes et suit une évolution conduisant du noir des premiers travaux au fusain et des lithographies des débuts à l’« explosion chromatique » des pastels et des huiles ultérieurs. Ses œuvres passent de l’inquiétant à la sérénité : des monstres bizarres surgissent au côté de créatures célestes — rêve et cauchemar, nature et imagination se côtoient.



Sur les 14 offres de reprises présentées le 10 février au juge du tribunal de commerce de Paris, 8 ont été retenues. 23 magasins ne rouvriront donc pas leurs portes demain matin, parmi lesquels 10 sont d’ores et déjà occupés par les salariés.
Dessinateur de génie, qui influença le cinématographe de Méliès et les péplums hollywoodiens de Cecil B. de Mille, Gustave Doré ne fut pas seulement un illustrateur prolifique, célébré dans l’Europe entière. Caricaturiste, peintre, aquarelliste et sculpteur, il embrassa tous les domaines de la création. La rétrospective du musée d’Orsay permet de découvrir toutes les facettes d’un œuvre étonnant et protéiforme et surtout, de réévaluer l’art d’un artiste hors normes. Par Christine Gouzi, maître de conférences à Paris-Sorbonne
Magazine : L'Estampille/L'Objet d'Art n° 498 Page : 40-49
Février 2014
C'est l'angélus qui sonne là, très près, au-dessus de nous dans le clocher; et l'air s'emplit de vibrations d'airain.
Mon frère Yves (1883)
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C'est l'angélus qui sonne là, très près, au-dessus de nous dans le clocher; et l'air s'emplit de vibrations d'airain.
La Poste refuse de donner son timbre à L'Origine du monde
« Le Portement de Croix » de Peter Bruegel l’Ancien fait partie d’un remarquable ensemble de peintures du maître conservé dans la capitale autrichienne.
27/12/11 - 17 H 21
(Flikr/Michael Ducloux)

Honneur des Hommes, Saint LANGAGE,
Discours prophétique et paré,
Belles chaînes en qui s’engage
Le dieu dans la chair égaré,
Illumination, largesse!
Voici parler une Sagesse
Et sonner cette auguste Voix
Qui se connaît quand elle sonne
N’être plus la voix de personne
Tant que des ondes et des bois!
À Venise, Emilio Cane Memmi est le chevalier-servant (le mot italien pour amant) de la sublime Duchesse Massimilla Cataneo née Doni. Cet amour reste chaste malgré l'envie irrépréssible des deux amants. Survient la Tinti, fameuse diva, en représentation à la Fenice. Elle offrira à Emilio ce que la duchesse ne lui donnait pas. Comment vivre dans cette imposture ? Comment concilier les deux faces de l'amour ? Il faudra l'intelligence et la médiation d'un médecin Français pour débrouiller le cas.
Kaléidoscope
Ne dites pas à Olivier Widmaier Picasso qu'il ressemble à un Picasso. C'est une évidence un peu courte, tant ce brun Méditerranéen - par sa mère Maya, fille naturelle du Minotaure et de la douce Marie-Thérèse Walter - est chez lui dans la tribu des mâles trapus et toniques dessinés par le maître du XXe siècle. Ce gène fort n'est pas vraiment une spécificité, si l'on connaît sa sœur cadette, Diana, belle chasseresse sortie tout droit d'un tableau de la période néoclassique. Ou, plus frappants encore, ses oncle et tante Claude et Paloma, les enfants de Françoise Gilot, que l'objectif de Richard Avedon a saisis en Picasso plus vrais que nature en 1966. Paradoxe ? Ce précieux patronyme lui est venu par les femmes, puisque Picasso était le nom de la mère de Pablo avant de devenir sa signature, en 1901. D'abord nom d'usage ajouté à Widmaier, il est devenu le nom de famille définitif de sa fratrie, en 2003, par décision de Jean-Pierre Raffarin, alors premier ministre.
Que la guerre puisse être un objet de désir ? L'idée nous est presque devenue étrangère, tant les deux guerres mondiales ont puissamment déromantisé l’expérience combattante. Mais, à l’âge romantique, la guerre n’était pas tant jugée cruelle et sordide que belle et glorieuse avant tout. Arrimée à la culture de l’héroïsme et au modèle militaro-viril issus des grands conflits européens de la période 1792-1815, elle restait alors pourvoyeuse des plus hautes valeurs morales et esthétiques. C’est ainsi que, dès 1821, désespérant de l’éclipse des champs de bataille après Waterloo, des engagés volontaires venus de tout l’Occident, mêlant vétérans et jeunes romantiques, s’ébranlèrent vers l’Orient, fous d’enthousiasme, pour libérer les Grecs de quatre siècles de domination ottomane.
« la Vérité nue », est une version agrandie de la petite figure de Nika ,personnification de la Victoire, représentée sur le tableau Athéna-Pallas, le personnage tendant ici au spectateur le miroir de la vérité. On peut interpréter le serpent comme un puissant symbole sexuel. L'inscription placée en haut est une citation du grand poète et dramaturge allemand Cette phrase illustre la nouvelle voie dans laquelle Klimt s'engagea à la fin des années 1890 par son adhésion à la Sécession.
Gustav Klimt
1909
Huile sur toile
© Galerie d'Art Moderne
Venise
Gustav Klimt
vers 1906
Huile sur toile 110 x 110 cm
© Osterreichiches Galerie
Vienne
Le Bord de mer à Palavas" Gustave Courbet (1854, 37x46cm, Musée Fabre)Vous souvenez-vous ? C'était un matin. Vous vous êtes levé plus tôt que tout le monde dans la maison. On dormait tard. On était en vacances. Vous êtes sorti pour aller admirer la mer. Et là vous avez été saisi par la force de la nature. Le vent. Le bleu du ciel et celui des flots. A l'infini. La puissance des vagues. Vous avez été pris par un sentiment lyrique qui vous avez rarement traversé jusque-là. En 1854 c'est une sensation semblable qui a certainement inspiré à Courbet ce tableau.
La scène se passe à Palavas. On a du mal à reconnaître le paysage de la station balnéaire populaire de la périphérie de Montpellier, mais c'est pourtant ici que prend place ce tableau romantique. Comme l'image de l'homme pensif placé au sommet de la montagne peint par l'Allemand Caspar David Friedrich, voici le chef-d'oeuvre français de celui qui salue la sublime nature. Mais descendons de nos sommets nuagueux pour revenir au niveau de la mer. Si Gustave Courbet le Franc-Comtois avait fait le déplacement jusqu'à Montpellier, c'est tout simplement parce qu'il y avait été invité par un banquier riche amateur d'art du nom d'Alfred Bruyas.
C'est la première fois qu'il vient à la rencontre de celui qui va jouer un rôle crucial dans sa carrière de peintre-entrepreneur. Aujourd'hui on dirait que Bruyas est son « backeur ». En saluant la mer, ce jour-là, Courbet salue aussi son destin, qui a mis sur sa route un homme capable de financer ses colossales ambitions.
Les échos d'aujourd'hui