Recueil de poèmes en hommage aux deux auteurs
Dossier de l'Art n° 215 GUSTAVE DORE. L'IMAGINAIRE AU POUVOIR
Février 2014
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Février 2014
C'est l'angélus qui sonne là, très près, au-dessus de nous dans le clocher; et l'air s'emplit de vibrations d'airain.
Mon frère Yves (1883)
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C'est l'angélus qui sonne là, très près, au-dessus de nous dans le clocher; et l'air s'emplit de vibrations d'airain.
La Poste refuse de donner son timbre à L'Origine du monde
« Le Portement de Croix » de Peter Bruegel l’Ancien fait partie d’un remarquable ensemble de peintures du maître conservé dans la capitale autrichienne.
27/12/11 - 17 H 21
(Flikr/Michael Ducloux)

Honneur des Hommes, Saint LANGAGE,
Discours prophétique et paré,
Belles chaînes en qui s’engage
Le dieu dans la chair égaré,
Illumination, largesse!
Voici parler une Sagesse
Et sonner cette auguste Voix
Qui se connaît quand elle sonne
N’être plus la voix de personne
Tant que des ondes et des bois!
À Venise, Emilio Cane Memmi est le chevalier-servant (le mot italien pour amant) de la sublime Duchesse Massimilla Cataneo née Doni. Cet amour reste chaste malgré l'envie irrépréssible des deux amants. Survient la Tinti, fameuse diva, en représentation à la Fenice. Elle offrira à Emilio ce que la duchesse ne lui donnait pas. Comment vivre dans cette imposture ? Comment concilier les deux faces de l'amour ? Il faudra l'intelligence et la médiation d'un médecin Français pour débrouiller le cas.
Kaléidoscope
Ne dites pas à Olivier Widmaier Picasso qu'il ressemble à un Picasso. C'est une évidence un peu courte, tant ce brun Méditerranéen - par sa mère Maya, fille naturelle du Minotaure et de la douce Marie-Thérèse Walter - est chez lui dans la tribu des mâles trapus et toniques dessinés par le maître du XXe siècle. Ce gène fort n'est pas vraiment une spécificité, si l'on connaît sa sœur cadette, Diana, belle chasseresse sortie tout droit d'un tableau de la période néoclassique. Ou, plus frappants encore, ses oncle et tante Claude et Paloma, les enfants de Françoise Gilot, que l'objectif de Richard Avedon a saisis en Picasso plus vrais que nature en 1966. Paradoxe ? Ce précieux patronyme lui est venu par les femmes, puisque Picasso était le nom de la mère de Pablo avant de devenir sa signature, en 1901. D'abord nom d'usage ajouté à Widmaier, il est devenu le nom de famille définitif de sa fratrie, en 2003, par décision de Jean-Pierre Raffarin, alors premier ministre.
Que la guerre puisse être un objet de désir ? L'idée nous est presque devenue étrangère, tant les deux guerres mondiales ont puissamment déromantisé l’expérience combattante. Mais, à l’âge romantique, la guerre n’était pas tant jugée cruelle et sordide que belle et glorieuse avant tout. Arrimée à la culture de l’héroïsme et au modèle militaro-viril issus des grands conflits européens de la période 1792-1815, elle restait alors pourvoyeuse des plus hautes valeurs morales et esthétiques. C’est ainsi que, dès 1821, désespérant de l’éclipse des champs de bataille après Waterloo, des engagés volontaires venus de tout l’Occident, mêlant vétérans et jeunes romantiques, s’ébranlèrent vers l’Orient, fous d’enthousiasme, pour libérer les Grecs de quatre siècles de domination ottomane.
« la Vérité nue », est une version agrandie de la petite figure de Nika ,personnification de la Victoire, représentée sur le tableau Athéna-Pallas, le personnage tendant ici au spectateur le miroir de la vérité. On peut interpréter le serpent comme un puissant symbole sexuel. L'inscription placée en haut est une citation du grand poète et dramaturge allemand Cette phrase illustre la nouvelle voie dans laquelle Klimt s'engagea à la fin des années 1890 par son adhésion à la Sécession.
Gustav Klimt
1909
Huile sur toile
© Galerie d'Art Moderne
Venise
Gustav Klimt
vers 1906
Huile sur toile 110 x 110 cm
© Osterreichiches Galerie
Vienne
Le Bord de mer à Palavas" Gustave Courbet (1854, 37x46cm, Musée Fabre)Vous souvenez-vous ? C'était un matin. Vous vous êtes levé plus tôt que tout le monde dans la maison. On dormait tard. On était en vacances. Vous êtes sorti pour aller admirer la mer. Et là vous avez été saisi par la force de la nature. Le vent. Le bleu du ciel et celui des flots. A l'infini. La puissance des vagues. Vous avez été pris par un sentiment lyrique qui vous avez rarement traversé jusque-là. En 1854 c'est une sensation semblable qui a certainement inspiré à Courbet ce tableau.
La scène se passe à Palavas. On a du mal à reconnaître le paysage de la station balnéaire populaire de la périphérie de Montpellier, mais c'est pourtant ici que prend place ce tableau romantique. Comme l'image de l'homme pensif placé au sommet de la montagne peint par l'Allemand Caspar David Friedrich, voici le chef-d'oeuvre français de celui qui salue la sublime nature. Mais descendons de nos sommets nuagueux pour revenir au niveau de la mer. Si Gustave Courbet le Franc-Comtois avait fait le déplacement jusqu'à Montpellier, c'est tout simplement parce qu'il y avait été invité par un banquier riche amateur d'art du nom d'Alfred Bruyas.
C'est la première fois qu'il vient à la rencontre de celui qui va jouer un rôle crucial dans sa carrière de peintre-entrepreneur. Aujourd'hui on dirait que Bruyas est son « backeur ». En saluant la mer, ce jour-là, Courbet salue aussi son destin, qui a mis sur sa route un homme capable de financer ses colossales ambitions.
Les échos d'aujourd'hui
Rebelle et jouisseur, artiste sécessionniste et artisan appliqué, il sera le visionnaire nostalgique d’un âge d’or et l’un des peintres les plus sensibles de la vie, de l’amour et du temps.Chacun des ouvrages du "Musée du Monde" vous convie à explorer les secrets d’un chef-d’oeuvre de la peinture. Plongez au coeur de l’oeuvre à la lumière des explications fournies par notre spécialiste. Le tableau s’éclaire soudain, dévoile ses significations cachées, sa place dans l’histoire de l’art, ses correspondances avec d’autres oeuvres. Et ainsi, chaque semaine, tableau après tableau, vous composerez votre propre musée imaginaire.
Étienne Daho
Crédit : AFP/THOMAS COEXJe pleure une morte, et je salue une immortelle. Je l’ai aimée, je l’ai admirée, je l’ai vénérée ; aujourd’hui dans l’auguste sérénité de la mort, je la contemple. Je la félicite parce que ce qu’elle a fait est grand et je la remercie parce que ce qu’elle a fait est bon. Je me souviens d’un jour où je lui ai écrit : « Je vous remercie d’être une si grande âme ». Est-ce que nous l’avons perdue ? Non. Ces hautes figures disparaissent, mais ne s’évanouissent pas. Loin de là ; on pourrait presque dire qu’elles se réalisent. En devenant invisibles sous une forme, elles deviennent visibles sous l’autre. Transfiguration sublime. La forme humaine est une occultation. Elle masque le vrai visage divin qui est l’idée. George Sand était une idée ; elle est hors de la chair, la voilà libre ; elle est morte, la voilà vivante
Je vous écris à bord du Lion d’Or, car les maisons ici ne sont autre chose que des vaisseaux à l’ancre. On voit de tout à Venise, excepté de la terre. Il y a cependant un petit coin, qu’on appelle la place Saint-Marc, et c’est là que les habitants vont se sécher le soir.
26 juillet 1806
Cette Venise, si je ne me trompe, vous déplairait autant qu’à moi. C’est une ville contre nature. On ne peut y faire un pas sans être obligé de s’embarquer, ou bien on est réduit à tourner dans d’étroits passages plus semblables à des corridors qu’à des rues. La place Saint-Marc seule, par l’ensemble plus que par sa beauté des bâtiments, est fort remarquable et mérite sa renommée.
L’architecture de Venise, presque toute de Palladio, est trop capricieuse et trop variée. Ce sont presque toujours deux, ou même trois palais bâtis les uns sur les autres.
Ces fameuses gondoles toutes noires ont l’air de bateaux qui portent des cercueils. J’ai pris la première que j’ai vue pour un mort qu’on portait en terre.
Le ciel n’est pas notre ciel de delà l’Apennin ; point d’antiquités. Rome et Naples, mon cher ami, et un peu de Florence, voilà toute l’Italie.
Il y a cependant quelque chose de remarquable à Venise, c’est la multitude de couvents placés sur des îles et sur des écueils autour de la ville, comme ces forts et ces bastions qui défendent ailleurs les villes maritimes. L’effet de ces monuments religieux, la nuit, sur une mer paisible, est pittoresque et touchant. Il reste quelques bons tableaux de Paul Véronèse, de son frère, du Tintoret, du Bassan et du Titien.