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  • Catégories : L'histoire, La presse

    Je viens de lire:Figaro hors série: Toutankhamon

     

    Un hors série intégralement illustré par Araldo de Luca.

    medium_hs_fig.jpgC’est un masque d’or avec « une expression triste et calme ». Des coffres et des bijoux. Des vases à parfum en albâtre, des sarcophages, des cobras de cuivre. Des pharaons, des dieux, un mystérieux bestiaire. Des trônes en bois doré, des barques funéraires, des chars de guerre. Plusieurs centaines de pièces en or , en turquoise, en lapis lazulli. C’est un trésor, peut être le plus extraordinaire de toute l’histoire des hommes. Celui de Toutankhamon, ce "petit pharaon de rien du tout" dont le regard mélancolique a traversé les siècles. Quand le 24 novembre 1922 Howard Carter et Lord Carnarvon découvrirent sa tombe, dans la vallée des rois, ce fut comme la plus saisissante des apparitions : « /D’abord je ne vis rien (…) puis des formes se dessinèrent lentement : d’étranges animaux, des statues et partout un scintillement de l’or. Pendant quelques secondes je restai muet de stupeur. Et lorsque que Lord Carnarvon me demanda enfin : « vous voyez quelque chose ? » je ne pus que répondre » : oui, oui, des merveilles ».

    Au printemps 1967, grâce à la détermination de Christine Desroches-Noblecourt la France entière se ruait au Petit Palais pour admirer les merveilles du trésor de Toutankhamon.

    Quarante ans plus tard, nous avons voulu à travers un hors série exceptionnel offrir de les admirer avec un luxe de détail inoui. Grâce à un reportage de photographies extraordinaires, à la collaboration d’historiens, d’égyptologues, de journalistes, ce Hors- Série fait revivre le temps d’une lecture l’Egypte à l’apogée de la civilisation pharaonique, retrace l’épopée de la découverte de Carter, explore les sept mystères qui entourent encore le règne de ce pharaon célèbre et inconnu. Comme s’il vous était donné de visiter la plus somptueuse des expositions jamais consacrées à l’Egypte. Chez vous".

    Michel De Jaeghere

    Directeur de la Rédaction

    Vous pouvez vous procurer les HS du Figaro en cliquantici.
    - Retrouvez l’art d’Araldo de Luca : ici.
    - A Paraître en octobre 2007 : Les trésors de Toutankhamon, texte d’Alessia Amienta et photographies d’Araldo de Luca, White Star.

    SOURCE DE CET ARTICLE:http://www.canalacademie.com/Hors-Serie-du-Figaro-Toutankhamon.html

  • Etymologie: nos racines arabes

    Bougie, guitare, tulipe ou épinard... Un ouvrage recense près de 300 mots français issus de la langue arabe.
    Par Natalie LEVISALLES
    QUOTIDIEN : vendredi 18 mai 2007
    I l y a deux fois plus de mots français d'origine arabe que de mots français d'origine gauloise», nous apprend Salah Guemriche. Peut-être même trois fois plus. Pour une centaine de mots gaulois, donc, on a près de trois cents mots arabes dans le français d'aujourd'hui, les plus anciens arrivés il y a six ou sept siècles, les plus récents datant de la colonisation de l'Afrique du Nord, et de ses conséquences. Dans le Dictionnaire des mots français d'origine arabe (et turque et persane) (1), Salah Guemriche recense tous ces mots et nous raconte leur étymologie (certaine ou probable) et leur métamorphose progressive. En linguiste amateur et enthousiaste (il est romancier et journaliste), il a compilé différents dictionnaires ( Trésor de la langue française, Dictionnaire étymologique de tous les mots d'origine orientale ...), acceptant souvent leurs hypothèses, en proposant parfois d'autres. Comme l'indique la parenthèse du titre, et comme la lecture le confirme, une bonne partie de ces mots arabes sont eux-mêmes des importations du turc, et surtout du persan.
    Si l'origine de certains ­ «caravane», «bazar», «macache», «kif-kif», «maboul»... ­ est transparente, il y a bien d'autres mots dont la présence dans cette liste est inattendue. Au hasard (de az-zahr , le coup de chance) et fissa (de l'arabe maghrébin fissa'a , illico) : «arobase», «amiral», «avanie», «albatros», «bougie», «carat», «douane», «guitare», «houle», «luth», «mage», «mesquin», «mortaise», «raquette», «truchement» ou «vérin». On remarquera que la langue arabe a généreusement alimenté certains domaines du vocabulaire : équitation, astronomie, botanique, mais aussi cuisine («café», «pilaf», «sirop», «sorbet», «sucre»), chimie («alambic», «alchimie», «alcool») ou navigation («patache», «récif», «calfater»).
    Parmi les découvertes les plus surprenantes, on apprend que «crouillat» (ou «crouille»), ce terme violemment raciste, vient de l'arabe dialectal khouya , qui signifie «mon frère». De même que «bicot», autre terme raciste, vient de l'arbi (l'arabe), d'où «arbicot», puis «bicot». Autre étonnement : le nombre de doublets (mots différents qui ont une étymologie commune). «Azimut» et «zénith» viennent tous deux de as-samt (la direction), «turban» et «tulipe» de tülbent (turban en turc), «azur» et «lapis-lazuli» de l'arabe lazurd , emprunté au persan lazward , (bleu clair et intense), «tambour» et «timbale» du persan tabir (tambour). Mais le record est battu par qirmiz (cochenille) qui, à lui seul, a donné trois mots : «carmin», «cramoisi» et le médicament ancien «alkermès».
    Calligraphie Hassan Massoudy
    (1) Dictionnaire des mots français d'origine arabe, Salah Guemriche, Seuil, 878pp.
    Hassan Massoudy est aussi l'auteur de ABCdaire de la calligraphie arabe, Flammarion et de Calligraphie pour l'Homme, Alternatives.
    Mes propres textes sont en capitales dans la liste des catégories.

  • Catégories : La cuisine

    Echange de recettes

    Monette m' a proposé un échange de recettes préférées.

    Voici la sienne:

    Raviolis de nutella au thé.

                                                          medium_raviolis.jpgIngrédients :
    75 cl de thé Earl Grey léger et bouillant
    24 feuilles de pâte à raviolis chinois
    12 c. à café de nutella
    4 blancs d'oeufs

    Pour 6 personnes Préparation : 20 min Cuisson : 2 min
     
    Préparation :
    Mettez les blancs d'oeufs dans un bol et battez-les légèrement à la fourchette.
    Etalez 12 feuilles de pâte à raviolis sur le plan de travail. Déposez 1 c. à café de nutella au centre de chaque feuille.
    A l'aide d'un pinceau, badigeonnez les bordures d'1 feuille de pâte de blanc d'oeuf.
    Posez immédiatement par-dessus une feuille de pâte et soudez les coins en les pressant entre vos doigts. Recommencez l'opération pour chaque ravioli. Il est essentiel de faire les raviolis un par un car, une fois sec, le blanc d'oeuf ne colle plus.
    Relevez les 4 bords de chaque raviolis et nouez-les ensemble avec un petit lien de votre inspiration (fil de réglisse ou de bonbons).
    Répartissez les raviolis dans des bols et versez le thé bouillant dessus. Laissez-les pocher pendant 2 min puis retirez-les. Servez immédiatement.

    Aurélien Gandré, notre spécialiste en vin, vous aide à marier ce plat :
    Quelle douceur que ces raviolis au Nutella.Il leurs faut du moelleux, des câlins, des caresses... Bref, que mettrions-nous en face en dehors d'un vin blanc sucrés de Sauternes ou de Bergerac ? Peut-être un Maury 10 ans d'âge de Mas Amiel.

    http://chezmonette.hautetfort.com/archive/2007/05/13/echange-de-recettes.html

    Et la mienne: Tartiflette savoyarde

    medium_tartiflette2.jpg

    Pour 4 personnes :

    - 1 reblochon
    - 1 Kg de pommes de terre
    - 10 cl de crème fraiche
    - 150 gr de lardons
    - 1 oignon
    - Sel, Poivre


    Faire revenir dans une poêle dans du beurre des pommes de terre et un oignon. Saler et poivrer. Quand les pommes de terre sont cuites sans être dorées, les diposer dans un plat à gratin avec les lardons. Grattez légèrement le reblochon. Le couper dans le sens de l'épaisseur. L'étendre sur les pommes de terre, la croûte vers le haut. Arrosez le plat de crème fraiche
    Mettre à four chaud (Th. 7-8) pendant 10 à 15 mn.

    Dégustez avec une salade verte et un blanc de Savoie

    Bon appetit.
    Mon mari a appris à la faire quand il travaillait en Savoie et même si j'ai appris par la suite à la faire, c'est traditionnellement lui qui l'a fait.
    Alors pour changer (car la cuisine n'est pas, je crois, génétiquement féminine), je vais demander à des hommes de nous proposer leurs recettes préférées: TAJ,Geb,Jos, Christian, Sic.
    TAJ  a donné l'exemple et j'espère que d'autres hommes(ceux que j'ai cités et d'autres qui passent par ici) participeront à cette échange de recettes.
    Ce qui ne veut pas dire que j'exclue les femmes....
    RECETTE DE TAJ
    Chop suey de dinde .. préparation au wok

    Pour 2 personnes

    4 escalopes de dindes
    4 carottes
    1 poivron vert
    1 poivron jaune
    1 pot de pousses de maïs
    1 pot de pousses de bambous
    3 gros champignons frais
    4 cuillères à soupe de nuoc mâm
    poivre
    un brick de crème de coco

    émincez votre viande , vos poivrons , carottes et champignons .

    dans le wok faites fondre un peu de matière grasse (une préférence pour la margarine semi liquide) , après avoir poivré votre viande , faites la revenir jusqu'a ce que l'extérieur soit saisi , ajoutez vos champignons , remuez le tout 2 mn environs , puis incorporez le reste des ingrédients , salez avec le nuoc mâm , remuez pour bien mélanger , laissez mijoter à l'étoufée entre 3 et 4 minutes (feu moyen) , puis ajoutez la crème de coco et mélangez à nouveau , couvrez le tout et laissez mijoter (feu doux) , 6 à 7 mn ..
    Servez avec un riz blanc (une préférence pour les parfumés d'asie) ..
    LA RECETTE PREFEREE D' ELISABETH

    TARTE AUX OIGNONS

    Faites cuire un fond de tarte en pâte brisée 10 mn.

    Emincez 2 à 4 oignons, sans les brunir. Faites les fondre au beurre ou à la margarine. Mettez-les sur le fond de tarte. Battez 2 oeufs avec 50 grs de gruyère et 2 dl de lait. Ajoutez une pincée de sel, du poivre, de la muscade.

    Faites cuire à four chaud 30 mn environ en surveillant.

    Vous pouvez ajouter des lardons à cette tarte.

    SUR SON BLOG: http://boulevarddesresistants.hautetfort.com/archive/2007/05/14/echange-de-recettes-preferees.html

    AUTRE BLOG D'ELISABETH:

    http://depoesiesenpoesies.hautetfort.com/

  • Catégories : Des expositions

    Expo:Les esprits chinois grimacent au musée

    MARIE-DOUCE ALBERT.
     Publié le 03 mai 2007
    Actualisé le 03 mai 2007 : 10h28

    À Paris, Jacquemart-André présente une centaine de masques servant aux exorcismes.

    SI ON NE craignait d'irriter les esprits chinois, on dirait qu'ils ont une drôle de trogne. Ils sont tordus, cornus, joufflus. Et pourtant ils ont les honneurs du Musée Jacquemart-André, à Paris. Jusqu'au 26 août, l'exposition « Masques de Chine, rites magiques de Nuo » invite à rencontrer divinités et chasseurs de démons qui, depuis des millénaires, ont le pouvoir de conjurer le sort dans l'empire du Milieu. La centaine de figures grimaçantes qui cernent là le visiteur lui permet d'entrevoir une longue tra- dition d'exorcisme « pour la première fois en Occident, assure Jacques Lebrat qui, avec Yves Créhalet, assure le commissariat de l'exposition. Ces objets n'étaient pas connus il y a une vingtaine d'années, malgré une existence ancestrale. »
    Tirés de collections privées, les masques datent pour les plus anciens de l'époque Ming, « mais, poursuit Jacques Lebrat, le Nuo est une tradition qui remonte à l'antiquité ». Depuis ces temps reculés, et peut-être même bien avant, les Chinois se sont attachés, lors de céré- monies, à convoquer les dieux, incarnés par les masques, pour faire fuir les mauvais esprits. Nuo signifie d'ailleurs « expulsion des démons ». Jacquemart-André convoque donc de malfaisantes figures, mais aussi des personnages aussi bienveillants que laids. Ainsi Xiao Gui, le petit démon, peut ricaner. Il devra quand même côtoyer une cohorte de bons dieux. Aux côtés du juge Bao aux traits sévères et aux décisions justes, on croise Lei Gong, ce dieu du tonnerre qui, malgré sa tête de poulet, est capable de purifier le monde par un déluge dévastateur, ou encore le rigolard Ji Gong. Ce bonze fou, capable de miracles, est un soiffard insolent et exhibitionniste.
    Au fil des siècles, le Nuo est parvenu à absorber les influences taoïstes, bouddhistes et a survécu malgré la Révolution culturelle. Ainsi, explique Jacques Lebrat, « il existe encore des cérémonies. Le Nuo est toujours vivant ».
    Jusqu'au 26 août, 158, boulevard Haussmann, 75008 Paris. Tél. : 01 45 62 11 59. www.musee-jacquemart-andre.com
  • Catégories : La culture

    Culture:Un ténor de la contre-modernité:Joseph de Maistre

    medium_de_maistre.jpg
    JACQUES DE SAINT-VICTOR.
     Publié le 03 mai 2007
    Actualisé le 03 mai 2007 : 11h43

    Joseph de Maistre - Les oeuvres de ce penseur de la contre-révolution restent un précieux viatique pour temps de désenchantement.

    PEUT-ON encore lire Joseph de Maistre ? Y a-t-il pensée plus anachronique que celle de ce ténor de la contre-révolution théocratique ? Notre société est laïque et il penche, dans Du Pape (1819), pour une Europe chrétienne, dirigée par le successeur de Pierre. Notre monde occidental croit dur comme fer aux droits de l'homme et au message universaliste ; il s'en moque, ayant, dans ses Considérations sur la France (1797), cette remarque célèbre : « J'ai vu dans ma vie des Français, des Italiens, des Russes, etc., je sais même, grâce à Montesquieu, qu'on peut être persan : mais quant à l'homme, je déclare ne l'avoir rencontré de ma vie. » La France actuelle s'étourdit au vent fort du libéralisme marchand, d'origine protestante et anglo-saxonne, dont John Locke est le père spirituel. Maistre regarde le protestantisme comme le « dissolvant universel » et balaye d'un revers de main la pensée de l'Anglais en y flairant cette « odeur de magasin » qui annonce le triomphe de M. Homais. La France est républicaine et il est monarchiste, elle est hédoniste et il est dévot, elle cultive les émotions humanitaristes et il aime les héros de la « charité silencieuse ». Bref, rien de plus inactuel que ce penseur savoyard, héritier de l'illuminisme maçonnique du XVIIIe siècle - celui de Saint-Martin -, précipité dans un siècle de terreur et de sang.
    Lu par Cioran et Steiner
    Et pourtant, Joseph de Maistre continue à susciter de l'intérêt au-delà du quarteron moribond des derniers nostalgiques de la contre-révolution, même dans sa plus haute version littéraire (Barbey, Baudelaire). Car le style de Maistre, avec son remarquable talent pour les paradoxes et les oxymores, en fait un auteur plus que stimulant. Cioran, dans un texte célèbre, disait lire son oeuvre comme un « révulsif ». George Steiner voyait même en lui une sorte de prophète sombre, ayant su percevoir l'impuissance de la raison et la solitude postmoderne, précédant au fond, dans sa critique de la pensée sèche des secondes Lumières, la remarquable analyse critique de l'école de Francfort, celle d'Adorno et Horkheimer.
    Il y a chez Maistre des traits cruels ou accablants qui sont le fruit même de sa plume subtile et antimoderne et qui le porte aux excès. Son traditionalisme, qui a beaucoup contribué à l'ignorance hexagonale de la pensée anglaise, celle du libéralisme traditionaliste d'un Burke ou d'un lord Acton, a fourvoyé une bonne partie de la droite française d'avant 1945 dans l'antiparlementarisme et le sectarisme, celui de l'Action française. Son délire mystique, qui lui fait rompre sur certains points avec le dogme officiel, notamment dans son goût du sacrifice qu'il puise chez Origène, surprend largement, même si c'est justement par les aspects les plus tortueux de sa pensée antinomique qu'il résonne aujourd'hui avec beaucoup de force. Il développe ce thème magnifiquement lucide du sacrifice des innocents et du salut des coupables dans un texte méconnu, intitulé Éclaircissement sur les sacrifices.
    C'est peut-être là un des aspects les plus méconnus du personnage que met très bien en valeur la nouvelle édition des oeuvres de Maistre établie par les soins de Pierre Glaudes, qui avait déjà édité le Journal de Léon Bloy pour la collection «Bouquins». Il ne s'agit pas d'une oeuvre complète, mais d'un choix fort bien établi. On y trouve, à côté des oeuvres classiques, comme les Soirées de Saint-Pétersbourg, les Considérations ou l'Essai sur le principe générateur des constitutions, des textes peu connus qui offrent une approche légèrement différente de l'auteur *.
    Un précieux viatique
    Ainsi, outre ce texte sur les sacrifices, on peut lire avec profit l'étrange ouvrage inachevé et intitulé : Six paradoxes à madame la marquise de Nav... À ceux que ne laissent pas d'étonner aujourd'hui le goût du public pour certains auteurs très médiocres, il faut conseiller les réflexions du cinquième paradoxe, au sous-titre éloquent : « La réputation des livres ne dépend point de leur mérite », où Maistre explique fort bien pourquoi chaque époque ne peut que passer à côté des Stendhal. « Mille circonstances totalement étrangères au mérite d'un livre en font la réputation. »
    Lisons Maistre pour mieux comprendre les illusions de chaque époque. Sa lecture conduit, en tout point, au même constat que sa politique : les hommes étant ce qu'ils sont, et très peu lisant, il est fort peu probable qu'ils ne changent jamais un jour. Qu'importe... Au moins reste-t-il ce style, aristocratique et brillant comme un diamant tant il « paraît couper », disait Barbey, et qui fait de l'oeuvre de ce « soldat animé de l'esprit saint » un précieux viatique en ces temps de désenchantement.
    * À souligner aussi un très utile dictionnaire établi avec la collaboration de Jean-Louis Darcel et Jean-Yves Pranchère, deux éminents « maistriens ».