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  • Catégories : Des poètes et poétesses

    "Léo Ferré - Artiste de vie", de Thierry Rollet

    801721f3b8f140f9fea53c5f0e1fa8d3.jpgBREF AVANT-PROPOS DE L’AUTEUR

    Le 15ème anniversaire du décès de Léo Ferré doit marquer la redécouverte d’un des plus grands personnages de la chanson et de la poésie françaises.

    C’est du moins ce que comprendra aisément le grand public. Les aficionados et surtout les héritiers de Léo sauront en plus qu’il s’agit de redécouvrir un apôtre inconditionnel de la musique.

    Ferré était un musicien dans l’âme, même s’il a surtout chanté. Mais c’est la musique qui a porté son œuvre multiforme, qu’elle soit poétique ou littéraire.


    ____________ _________ _________ ______

    « Notre langage, à nous autres artistes,
    est à la portée de toutes les oreilles
    et de tous les yeux,
    parce qu’il est chant, lumière, galbe, sourire. »


    - Léo Ferré, la mauvaise Graine


    Léo Ferré - Artiste de vie

    Auteur : Thierry Rollet
    ISBN : 000-0-0000-0000- 0
    Format : 84 pages, 6.0 x 9.0 po., broché,

    papier intérieur crème #60, encre intérieur noir et blanc,
    couverture extérieure #100 en quatre couleurs

    EN VENTE ICI >>>>>
    Source: Mille poètes

  • Catégories : L'actualité

    La justice finlandaise réhabilite le balcon fumeur

    7fa30fe1268b3f2dbba1a2f57e3b50e4.jpgAFP - Lundi 21 janvier, 15h39

    HELSINKI (AFP) - Les fumeurs ont remporté une victoire symbolique lundi en Finlande, où la justice a invalidé l'interdiction faite par un syndic aux habitants de fumer sur leurs balcons.

    (Publicité)

    Deux ans après le dépôt de sa plainte, la Cour suprême a définitivement donné raison au requérant fumeur en jugeant cette interdiction "abusive", même si celle-ci avait été adoptée à l'issue d'un vote en assemblée de copropriétaires.

    "L'interdiction étendue aux balcons où les nuisances causées par la fumée aux voisins ne seraient pas excessives constitue une entrave infondée au droit de copropriété", a estimé la cour.

    Les sages de la plus haute juridiction du pays nordique ont néanmoins rappelé qu'une interdiction partielle était prévue par la loi sur le voisinage en cas de gêne immédiate et significative de la fumée de tabac pour un copropriétaire ou un locataire.

    Un Finlandais sur cinq est fumeur, un taux parmi les plus faibles d'Europe.

    Depuis le 1er juin 2007, il est totalement interdit de fumer dans les lieux publics en Finlande.

    http://fr.news.yahoo.com/afp/20080121/tod-finlande-tabac-sante-insolite-7f81b96_2.html

  • Catégories : L'art

    Les sculpteurs vivent plus vieux que les peintres

    9575f31c8c18764af1aa8ffc898ca809.jpgYves Miserey
    21/01/2008 | Mise à jour : 23:31 |

    À l’époque d’Auguste Rodin, où il n’y avait pas d’antibiotiques, la dépense physique des sculpteurs aurait servi de rempart aux microbes (musée Rodin).

    En Europe, les artistes qui travaillent le marbre ou le fer vivent en moyenne quatre ans de plus que les artistes peintres.

    Peintre ou sculpteur ? Des artistes comme Michel-Ange ou, plus près de nous, Degas et Picasso, ont pratiqué ces deux arts avec une égale maîtrise. Le choix n'a donc rien d'exclusif mais il est pourtant fréquent. Selon une étude publiée dans une revue spécialisée dans le vieillissement (Age and Ageing, vol. 37, n° 1, janvier 2008), ce choix pourrait avoir des implications éloignées de toute considération artistique. Phillip Greenspan et deux de ses collègues de l'université de Géorgie, à Athens (États-Unis), affirment en effet que la sculpture conserve mieux que la peinture.

     

    Michel-Ange est mort à 88 ans

     

    Les trois chercheurs ont comparé la longévité de 144 sculpteurs avec celle de 262 peintres. Ils ont pris leurs références dans le Dictionnaire Larousse des peintres et l'Encyclopédie de la sculpture. Autrement dit, ils se sont intéressés aux artistes européens, du XVe siècle à la fin du XIXe siècle.

    Selon leurs calculs, la longévité moyenne des maîtres de la peinture est de 63,6 ans contre 67,4 ans pour ceux qui travaillent le marbre, la terre, le métal ou le plâtre. Du côté des peintres, il est vrai que nombre d'entre eux, parmi les plus célèbres, sont morts assez jeunes. Ainsi les Italiens Raphaël et Le Caravage sont décédés à 37 ans, tandis que Donatello et Bernin, deux sculpteurs fameux, ont soufflé leurs 80 bougies et Michel-Ange s'est éteint à 88 ans. Déjà, dans la Grèce antique, les sculpteurs Praxitèle et Polyclète étaient décédés à un âge avancé pour l'époque (71 ans).

    «C'est une observation intéressante», admet, dans la revue Nature, James Hanley, un épidémiologiste canadien pourtant réputé pour sa sévérité à l'égard de ce type d'étude. Les causes d'une telle disparité restent néanmoins énigmatiques. De tout temps, il y a eu des substances plus ou moins toxiques dans les peintures. Certes, mais les poussières de pierre et les coups de burin ne sont pas non plus inoffensifs. En 2006, la Cnam a recensé 95 cas de maladies chez les sculpteurs, tailleurs et fendeurs de pierre professionnels.

    Phillip Greenspan et ses deux collègues estiment pour leur part que c'est la dépense d'énergie physique imposée aux sculpteurs qui a constitué un rempart naturel contre les microbes, à une époque où il n'y avait pas encore d'antibiotiques.

    http://www.lefigaro.fr/sciences/2008/01/22/01008-20080122ARTFIG00002-les-sculpteurs-viventplus-vieux-que-les-peintres-.php

  • Catégories : La littérature

    Irène Heidelberger-Leonard : l'homme qui n'a pas connu la paix

    LE MONDE DES LIVRES | 17.01.08 | 12h43  •  Mis à jour le 17.01.08 | 12h43
    "L'intellectuel à Auschwitz" : c'est ainsi qu'on présentait Jean Améry depuis la publication, en 1966, de Par-delà le crime et le châtiment, essai fondateur pour surmonter l'insurmontable. Dix ans plus tard, son Traité sur le suicide, qui défendait la mort volontaire comme un droit inaliénable, connaissait lui aussi un retentissement considérable. Mais qui était Jean Améry ?

     


    Primo Levi est resté lui-même très elliptique sur le "philosophe suicidé" croisé à Auschwitz : "Hans Mayer, alias Jean Améry : sa vie est tendue entre ces deux noms, une vie qui n'a pas connu la paix et ne l'a pas recherchée." Qui s'était alors interrogé sur l'homme et qui connaît aujourd'hui la nature de ses écrits ? La somme biographique d'Irène Heidelberger-Leonard a l'immense mérite de restituer à cet "exilé perpétuel" son oeuvre et sa vie. Une vie que l'histoire s'est acharnée à lui refuser.

    Mêlant subtilement empathie et distance critique, recourant autant à la documentation qu'à l'interprétation, Irene Heidelberger-Leonard, par ailleurs éditrice allemande des oeuvres complètes de Jean Améry, redonne d'abord une physionomie aux "quarante-cinq kilos de vie réchappée en pyjama rayé" qui s'étaient établis à Bruxelles. Petit homme frêle, une inévitable Gauloise à la main et le regard concentré sous d'épaisses paupières, Améry sort de l'ombre, tels "Mozart et Voltaire", mélange d'obscurité et de lumière, union de la grâce et du démoniaque. Mais le travail patient et pionnier de la biographe - ses entretiens avec les témoins encore vivants (amis d'enfance et compagnons d'exil), sa quête minutieuse d'archives souvent inédites, son exploration de milliers d'articles de presse écrits pour survivre - restitue également à cette "vie âpre et sombre d'écriture" un arrière-plan historique, sociologique et culturel.

    De son vrai nom Hans Mayer, Jean Améry est né le 31 octobre 1912, à Vienne, dans une famille de la petite bourgeoise ; il perd très tôt son père à la guerre. Ce n'est sans doute pas un hasard si l'une des premières évocations de la figure de Jean Améry se trouve dans une oeuvre de fiction écrite par Ingeborg Bachmann, elle-même autrichienne hors d'Autriche. Lecteur insatiable, Jean Améry avait toujours rêvé de devenir écrivain, et n'aura finalement eu le droit que d'être "le déporté professionnel", "le juif souffrant de la souffrance juive". Une première fois meurtri par les jugements condescendants portés sur son roman Lefeu ou la démolition, il est littéralement anéanti par l'échec de son Charles Bovary : "Si Bovary se plante, je saurai ce qu'il me reste à faire." Le 17 octobre 1978, Jean Améry, qui n'avait jamais voulu retourner s'établir dans son pays, se donne la mort dans une chambre d'hôtel de Salzbourg. Quelques mois auparavant, il avait écrit à Ernst Maier, son ami d'enfance : "J'appartiens à ce paysage de collines."

    De l'auberge bucolique de Haute-Autriche à l'université populaire de Vienne la rouge, de l'éveil politique pendant l'insurrection ouvrière de 1934 à l'exil sans retour de 1938, de la résistance en Belgique à la déportation en 1941 - l'itinéraire de Jean Améry ainsi recomposé vient croiser la destinée tragique des quelque 130 000 exilés autrichiens, majoritairement juifs, que la République d'Autriche n'aura jamais appelés officiellement au retour. Rien, ou presque, de ce qui avait constitué leur culture d'avant l'exil ne pouvait être à nouveau mobilisé pour rebâtir une quelconque identité autrichienne. On comprend alors un peu mieux tout ce qui sépare l'Italien Primo Levi de Jean Améry l'Autrichien. L'homme de science issu de la grande bourgeoisie juive de l'autodidacte prolétarisé dont même le judaïsme a été forgé "ex negativo". Pour l'apatride que fut Jean Améry, seul un certain type de littérature pouvait encore faire figure de "Heimat" (patrie, au sens de foyer) : "Ce pays peut nous rendre malade de dégoût quand c'est le nôtre. Mais on continuera toujours de l'aimer à notre façon, d'un amour tourmenté", affirmera Jean Améry à la parution de L'Origine, de Thomas Bernhard.

    Comme l'écrit si justement Irene Heidelberger-Leonard, Jean Améry ne pouvait être autrichien qu'au sens "sentimental" du terme. En témoignent ses lettres quasi quotidiennes à sa seconde femme, Maria, tour à tour ardentes ou querelleuses, truffées des diminutifs les plus fantaisistes puisés dans le dialecte autrichien. En témoigne aussi cet humour facétieux, volontiers morbide : "Figurez-vous qu'un étudiant m'a récemment demandé : "Pourquoi avez-vous écrit ce livre sur le suicide et ne vous êtes-vous pas suicidé ?" Je lui ai répondu : Patience !"

    Un Hans Mayer finalement enfantin et jouisseur à ses heures, amoureux des femmes et de Paris, dont l'âpreté de la vie éclaire l'intransigeance de l'oeuvre, et inversement. Un Jean Améry, dont il faut relire les essais limpides et découvrir la fiction expérimentale. Quelqu'un qui éblouit dans le noir, par sa négativité et sa force de démolition, son front bosselé "à force de se cogner aux limites", comme le dirait Ludwig Wittgenstein.


    JEAN AMÉRY de Irène Heidelberger-Leonard. Traduit de l'allemand par Sacha Zilberfarb. Actes Sud, 370 p., 28 €.
  • Catégories : Mes poèmes

    Violence conjuguale

    3684eff29cb968415119cbc2c4abbed8.jpgBaraqué, il gronde

    Et face à face

    Avec lui, le vertige

    De sa profonde

    Violence

    La submerge

    Il frappe en cadence

    Alors qu’il n’aime

    Ni la musique

    Ni la danse

    Et son corps

    Est celui des bêtes

    Fauves et rapaces

    Ses mots sonnent

    Faux mais il perce

    Sa résistance

    D ‘épouse

    Qui n’a plus d’espace

    Du tout entre

    Sa fureur réelle

    Et sa magie amoureuse

     

    Le 25/01/2008

     

    Avec les mots proposés ici:

    http://laviepeyrinoise.hautetfort.com/archive/2007/12/07/15-mots-donnes.html#c3046080

     

     

    http://ambroise.hautetfort.com/archive/2008/01/13/15-mots-donnes-par-la-bas.html#comments

    Pour lire d'autres poèmes, cf. mes 2 recueils en vente:

    http://www.thebookedition.com/paysages-amoureux-et-erotiques-jacques-coytte-p-143.html

    http://www.thebookedition.com/paysages-jacques-coytte-p-866.html

  • Catégories : Nerval Gérard de

    Importance des routes dans "Sylvie" de Nerval

    1e7415a2e5a8c29587fcaa6e43adee0a.jpgO. C, III, 547 : « En quittant le chemin pour traverser un petit bois qui sépare Loisy de Saint-S***, je ne tardai pas à m’engager dans une sente profonde qui longe la forêt d’Ermenonville ; je m’attendais ensuite à rencontrer les murs d’un couvent qu’il fallait suivre pendant un quart de lieue. La lune se cachait de temps à autre sous les nuages, éclairant à peine les roches de grès sombre et les bruyères qui se multipliaient sous mes pas. A droite et à gauche, des lisières de forêts sans routes tracées, et toujours devant moi ces roches druidiques de la contrée qui gardent le souvenir des fils d’Armen exterminés par les Romains ! Du haut de ces entassements sublimes, je voyais les étangs lointains se découper comme des miroirs sur la plaine brumeuse, sans pouvoir distinguer où s’était passée la fête. »

    Paysage ambulatoire
    Paysage vu du haut
    cadrage

    Mes recherches sur les paysages dans "Sylvie" de Nerval en DEA sont dans la continuité de mon mémoire de maîtrise sur "Le paysage dans les oeuvres poétiques de Baudelaire et Nerval" publié maintenant comme mes 2 recueils sur The book sous le titre "Des paysages de Baudelaire et Nerval."

    http://www.thebookedition.com/des-paysages-de-baudelaire-et-nerval-jacques-coytte-p-1283.html