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  • Catégories : Lyon(Rhône,69:études,travail)

    Vu vendredi 29 mai aux Assises Internationales du Roman à Lyon:Will Self

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    "Vu d'ailleurs" #3 : Louis Ferdinand Céline / Will Self

    Vendredi 29 Mai   |   18h30   |   90 min   |   Vu d'ailleurs   |   Les Subsistances - Verrière
    Avec : Will Self
    Rencontre animée par : Thomas Wieder
    « Céline, reconnu principalement comme styliste et comme chroniqueur de l’absurde mérite, à mon avis, qu’on le considère comme un écrivain du lieu, et de la désintégration du lieu par le transit et la communication de masse du XXe siècle. Ayant beaucoup voyagé, il a passé deux longues périodes en Angleterre : l’une en tant qu’écolier (il en parlera dans Mort à crédit ), l’autre en tant qu’employé du service des passeports à Londres (il s’en servira dans Guignols’ Band et Le Pont de Londres). Je me propose d’examiner la psychogéographie de Céline, et de le présenter comme le grand maillon littéraire – manquant – entre l’Angleterre et la France. »  
    Will Self

    5 €

    Subsistances, Verrières
    8, Bis Quai Saint-Vincent , 69001 Lyon
    04 78 39 10 02  

    http://air.villagillet.net/what/65-vu-dailleurs-3-louis-ferdinand-celine-will-self

    L'auteur nous a lu son texte sur Céline en anglais mais nous avions le texte en français et un casque  qui nous traduisait dans la langue que nous voulions la discussion qui a suivi.

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    Vu vendredi 29 mai aux Assises Internationales du Roman à Lyon:Sergio González Rodríguez

    Les Avocats du barreau de Lyon invitent Sergio González Rodríguez

    SERGIO_c_D_R_web_thumb.jpgVendredi 29 Mai   |   16h30   |   90 min   |   Rencontre   |   Nouveau Palais de Justice de Lyon
    En partenariat avec l'Ordre des Avocats du Barreau de Lyon
    En association avec la Chaire Lyonnaise des Droits de l'Homme

    En présence de : 

    - Monsieur RICHAUD, Procureur de la République
    - Maître Jean-Félix LUCIANI, Avocat
    - Maître Jacques DEBRAY, Avocat
    - Maître Thierry BONNET, Consul du Mexique
    - Maître Ugo IANNUCCI, ancien Bâtonnier, Président de la Chaire Lyonnaise des Droits de l'Homme

    Remerciement à Catherine Beauthéac, Avocat, Président de la Commission Culturelle

    Journaliste, écrivain et scénariste, Sergio González Rodríguez est né en 1950 à Mexico où il vit toujours. Après la publication de plusieurs essais et romans, il nous livre un roman sans fiction, un livre enquête sur l’un des plus stupéfiants mystères criminels de tous les temps : les meurtres impunis de centaines de femmes dans la ville frontière Ciudad Juarez. Des os dans le désert nous fait voir l’autre face du monde, les bas-fonds d’un Mexique gangrené par la corruption, où la conspiration s’acharne contre les plus démunis.

    gratuit

    67 rue Servient, 69003 Lyon   
    Précédente note sur les Assises:

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    Vu vendredi 29 mai aux Assises Internationales du Roman à Lyon:Siri Hustvedt et Nancy Huston

    lyon 29 mai 2009 002.jpg

    Le Club de lecteurs du Progrès invite Siri Hustvedt et Nancy Huston

    Vendredi 29 Mai   |   14h00   |   90 min   |   Rencontre   |   Le Progrès - La Confluence
    Née de parents immigrés norvégiens dans le Minnesota, Siri Hustvedt a écrit quatre romans, dont le très célèbre Tout ce que j’aimais (Actes Sud, 2003). Avec Elégie pour un Américain, elle nous plonge dans l’intériorité bouleversante d’un psychanalyste américain, en proie à de lourds secrets de famille et traumatisé par la tragédie du 11 septembre. À travers ce récit intime et ouvert sur l’Histoire, elle peint brillamment l’inconscient d’une Amérique attachée à ses valeurs fondamentales et fragilisée par les grandes tragédies qui la frappent aujourd’hui.

    Née en 1953 à Calgary au Canada, Nancy Huston vit à Paris depuis les années 1970. Dans Lignes de faille (Actes sud – Prix Femina 2006), elle convoque à rebours l’imaginaire et le vécu de quatre personnages de la même famille lorsqu’ils avaient six ans et balaie plus d’un demi-siècle d’Histoire. À travers une analyse intime et bouleversante des plus grands conflits internationaux, elle décrit la perversion de l’innocence de ces quatre enfants qui portent de génération en génération le douloureux poids de l’Histoire.
    gratuit
    4 rue Montrochet, 69002 Lyon     
    Photos perso
    Précédente note sur les Assises:
     lyon 29 mai 2009 001.jpg 

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    Vu vendredi 29 mai 2009 aux Assises Internationales du Roman à Lyon:Neil Bissoondath

    Neil_Bissoondath_web_thumb.jpgNeil Bissoondath a lu : La Clameur des ténèbres (Phébus, 2007) en anglais et nous avions le texte en français.

    C'était à la librairie "Raconte-moi la terre"

    14 rue du Plat - Lyon Bellecour, 69002 Lyon
    04 78 92 60 20      www.racontemoilaterre.com  

    où il y a un sympa petit resto-bar où j'ai mangé avant la lecture à 12h30 puis discussion en français.

    Enfin, dédicace de ses livres; pour moi "Retour à Casquemada"

    Romancier et nouvelliste, Neil Bissoondath, né à Trinidad en 1955, émigre au Canada en 1973 et vit au Québec depuis quelques années. Il est l’auteur de plusieurs romans et recueils de nouvelles, ainsi que d’un essai percutant sur le multiculturalisme canadien, Le Marché aux illusions (Boréal). Plusieurs de ses romans explorent le thème de l’insularité, comme son dernier livre, La Clameur des ténèbres, où l’île imaginaire qu’il invente, recouverte d’une forêt tropicale luxuriante, est le théâtre d’affrontements meurtriers entre une armée gouvernementale et des rebelles qui luttent pour leur indépendance.

    http://air.villagillet.net/what/62-neil-bissoondath-lit-la-clameur-des-tenebres-phebus-2007

    Précédente note sur les Assises:

    http://www.lauravanel-coytte.com/archive/2009/05/26/assises-internationales-du-roman-a-lyon.html

  • Salon de la Petite édition à Crest(Drôme)

    salon de la petite édition.jpg

    Samedi 2 mai 2009

    La quatrième personne du singulier



    La poésie

    Qu’est-ce que c’est, dit Bernard Noël

    C’est autre chose, dit Christian Hubin

    Qui parle ? dit Nietzsche

    et Mallarmé répond c’est le néant du mot qui tremble


    Ferlinghetti écrit la poésie c’est la voix de la quatrième personne du singulier. On ne parle plus guère de la Beat Generation dont Lawrence Ferlinghetti fut le chantre et l’éditeur, et qui seul survit. On parle encore de Kerouac mais peu de Ginsberg et pas de Bob Kaufman qui en fut le plus bouleversant matelot. Elle s’est perdue aux bords de ses propres routes mais les semences y voyagent encore, les souches restent, à l’état rélictuel, dans de petites poches de résistance qui sont celles du tiers paysage, d’un tiers quelque chose. Le rap et le slam, avant récupération, en sont des rejets, une misère vagabonde, chantante et révoltée. Voilà pour expliquer le titre de ce salon.


    Toute la poésie est aux terrains vagues où ce dont personne ne croit avoir besoin partage avec tout ce qui n’a pas encore parlé, l’espace du poème. Seuls, écrit le célèbre jardinier Gilles Clément, restent ces terrains vagues et le bord négligé des routes et les défaites publiques pour les herbes vagabondes chassées partout de nos paysages et de nos jolis jardins de magazines.* Seuls aujourd’hui, protègent la diversité, les jardins au ban donnés, parmi les pirates et les simples. Pendant qu’on imagine comment se partager entre états les nuages qui passent dans le ciel, au sol on répand le gazon uniforme engloutisseur de sources. Nous tentons comme nous le pouvons de cultiver des lisières où tant de choses sont à nommer, où le vide est peuplé de rivages ignorés, d’espèces non répertoriées, où le participe futur d’aventure triomphe. Où on reste nostalgique du futur. Où on rêve d’astrophysique en épluchant ses radis. La raréfaction, nous y sommes, terre et langue, alors soignons nos terrains vagues et si décharge publique tant mieux. On jette tant de choses plus nécessaires que ce qu’on garde. Déchargeons-nous, déchargeons, ces mots sont excitants, un peu mal famés, avec le Pet d’Apollinaire et ses deux ailes comme dit en souriant Valérie Rouzeau. On prend. C’est gratuit. Ça ne prend rien c’est même donné par prendre. Comme la mayonnaise. Et c’est ce qui échappe à la prise des définitions. On ne va pas pleurer toujours, du moins on ne va pas toujours dire je pleure pour je pleure. On va dire qu’est-ce que c’est  ce sel ? Ce doit être bien important pour que les larmes et la mer recueillent l’éternité de soif d’un grain de sel.


    Alors cette année, après Porté Disparu et les interrogations sur les difficultés et les vaillances de l’édition indépendante, nous allons jouer, dans ce terrain incertain, aux semences non homologuées par les grands semenciers. Car après tout se dit le poète, le monde, ce qu’on appelle le monde n’est peut-être que la métaphore d’appeler le monde. Pour ça nous faut de la camaraderie de différences, du chacun dans son ton pour petit unisson de trois jours. Car cette année, le salon ouvrira ses portes comme chaque année, pendant 15 jours mais les rencontres d’artistes et d’écritures se concentreront sur un grand week-end afin que les solitudes se joignent mieux et qu’apparaissent mieux au public les herbes et les zozios du jardin où nous convoquons et invoquons monts et vaux avec faune et lune.

    Pour que la vie invente.



    Dans la danse nous tenterons d’inviter des voix dissemblables pour fertiliser notre lopin de liberté.

    Sous réserve

    Nicolas Pesques,  Emanuelle Pagano, Jacques Demarq, Valérie Rouzeau, Fabienne Raphoz, Jean-Pascal Dubost, Patrick Beurard-Valdoye...


    Et si les vents nous sont favorables

    L’astrophysicien  poète Jean-Pierre Luminet, le jardinier d’étoiles

    Et le jardinier d’herbes et de simples, Gilles Clément.


    Ainsi que la librairie Bonnes Nouvelles de Grenoble pour que le vif argent de leur utopie contamine nos désarrois.



    En quelque sorte : Un territoire mental d’espérance, un jardin.




    *




    * Quand je m’approche pour chercher la diversité dans ces endroits (les territoires gérés, forestiers ou agricoles) elle n’existe pas. Elle est ailleurs, dans  les lieux dont on ne s’occupe pas : les bords de route, les délaissés, les morceaux de friches, les landes et les tourbières, là où il est difficile d’exploiter le terrain avec des machines. C’est cet ensemble que j’appelle tiers paysage, ensemble précieux si l’on songe à ce qu’il représente en tant que patrimoine de diversité génétique.


    Je ne sais pas si l’individu est programmé biologiquement ; je ne le pense pas. Je pense que la vie invente, vraiment , et que c’est le sens même de l’évolution.

    Gilles Clément, in Toujours la vie invente (édition de l’aube)


    télécharger le pdf du programme [PDF 1.2 Mo]

    http://galerieespaceliberte.free.fr/salons.html(photo et texte))

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