Recueil de poèmes en hommage aux deux auteurs
Route entre Nyons et Die le 27 septembre 2009
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A mes amis du net et d’ailleurs
Je veux dire ma gratitude
Dans les moments de malheur
Et partager les moments de béatitude
Photos de Lilounette:
http://reveries.over-blog.net/
Par Laurence Legoupil
«Pour éliminer le chagrin (conseille Sacha au jeune narrateur du roman), il y a trois remèdes. Il faut manger. Un bon repas, des gâteaux, du chocolat. Ensuite écouter de la musique…Il y a peu de chagrins qu’un moment avec Chostakovitch n’ait pas effacés, même quelques minutes. Le troisième remède, c’est le cinéma. Une journée complète. Trois ou quatre films d’affilée. Là, on oublie tout.» (p 516)
J’ajouterai un quatrième remède: lire le roman dont ces lignes sont extraites.
Des chats espiègles, de drôles de diablotins, un homard ubuesque, d'autres bestioles griffues… André Malraux, entre écriture, discours et virées en Asie, et toujours en bonne compagnie, aimait à prendre le crayon pour esquisser ce qui constituera un bestiaire de papier, fantaisiste et poétique. Plus encore, il se plaisait à déposer ses feuilles griffonnées sur le piano de Madeleine. «C'était comme un jeu entre nous», se rappelle-t-elle. Madeleine Malraux ? Oui, la seconde femme de feu le premier ministre de la Culture. Bien moins célèbre que Clara, Louise de Vilmorin ou Josette Clotis, Madeleine a partagé la vie de Malraux un quart de siècle durant. Àgée aujourd'hui de 95 ans, elle a décidé de publier une centaine de dessins inédits sous le titre : L'Univers farfelu d'André Malraux (Chêne), sous la direction de l'écrivain Marie-Josèphe Guers. Elle a même pris la plume pour signer, avec son fils Alain, auteur des Marronniers de Boulogne, une préface à l'ouvrage : «Du chat, il avait le caractère fuyant, les manières d'être énigmatique, secret». Sans compter les coups de griffe… Un appartement cossu dans le quartier huppé de Passy, à Paris. Aux murs, de nombreux dessins de Malraux, mais également des toiles de Fautrier, Braque, Bonnard… Et de nombreuses photos des grands de ce monde, tous côtoyés par le couple : Kennedy, De Gaulle, Stravinsky, Pasternak… Deux pianos à queue trônent dans le vaste salon tendu de jaune crépusculaire. Sur un des pupitres, une partition de Messiaen : «Quatuor pour la fin du temps», pièce écrite pendant la captivité du compositeur au stalag. À l'époque de sa rencontre avec André, Madeleine Lioux est une brillante concertiste. Premier prix de Conservatoire sous la houlette de Marguerite Long, l'amie de Ravel, cette fille de la bourgeoisie industrielle de Toulouse se produit régulièrement. À son répertoire : les grands romantiques et Couperin, que Malraux appréciait.
Ils se voient pour la première fois en 1943 ; elle a 29 ans et vient d'épouser un des deux demi-frères d'André : le journaliste Roland Malraux, qui introduira l'écrivain dans les réseaux de la Résistance. Roland est déporté l'année suivante ; il ne verra jamais leur enfant, Alain. Au même moment, Josette Clotis, la compagne d'André et mère de ses deux fils, Pierre-Gauthier et Vincent, meurt, écrasée sous un train. En 1945, Madeleine rejoint Paris à la recherche de son mari dont elle n'a aucune nouvelle. Comme ces milliers de femmes qui font alors le siège de l'Hôtel Lutetia, où sont rassemblés les rescapés des camps. Malraux se trouve sur le front Est, à la tête de la brigade Alsace-Lorraine. Roland décède quelques jours avant la capitulation allemande.
Établie à Boulogne-Billancourt, Madeleine propose à Malraux de partager sa maison. Elle s'occupera des trois enfants et mettra sous le boisseau sa carrière de soliste. Plus d'un demi-siècle plus tard, elle se souvient : «Deux deuils, deux solitudes, s'étaient rencontrés. Deux âmes se sont liées.» Ils s'épousent au printemps de 1948. Malraux est au faîte de sa gloire. Il est responsable de la propagande du tout nouveau RPF de De Gaulle, premier auteur à être publié de son vivant dans la prestigieuse «Pléiade», son Musée imaginaire rencontre un vif succès. Madeleine pianote quand le temps le lui permet.
Le couple vit ses meilleures années. Malraux lui dédie Les Voix du silence, recueil de réflexions sur l'art paru en 1951 ; elle lui joue les Ballades de Brahms, des opus de Chopin. Avec une émotion retenue, Madeleine évoque ce «personnage multiple qui ne parvenait pas à donner toute sa richesse. Il avait également voulu être peintre, musicien… Il lui aurait fallu plusieurs vies pour s'accomplir totalement». Ils multiplient les escapades à Venise, au Palazzo Gritti, cher à Hemingway.
Si la période ministérielle, de 1959 à 1969, lui fait rencontrer le gotha politique et artistique international, Madeleine se voit réduite au rôle de femme de politique. «Tous ces protocoles, toutes ces réunions, ces dîners de luxe étaient très convenus», se souvient-elle. La relation se délite, précipitée par la disparition tragique des deux fils de Malraux, au début des années 1960. Ils avaient vingt ans à peine : «Pour lui, c'était encore le destin qui frappait. L'équilibre de sa vie en a été détruit.» Quelques années plus tard, fatigué par la vie, rongé par la maladie, il trouve consolation auprès de Louise de Vilmorin. Pour tromper la «douleur extrême» de la séparation, Madeleine part pour New York et renoue avec sa carrière. De Gaulle même la réconfortera dans l'adversité, n'hésitant pas à tancer Malraux : «Le Général était d'une insondable bonté.»
En 1968, elle joue à Carnegie Hall quelques sonates de Mozart avec le grand Isaac Stern : «J'avais changé de vie. Je me sentais bien. Je renaissais sur scène.» De retour à Paris, elle multiplie les prestations. Se replonge dans son péché mignon, Erik Satie et Chostakovitch. Elle n'en néglige pas pour autant ses anciennes amitiés, notamment celle qui la lie toujours avec Florence Malraux, la fille de Clara : «Je me sens un peu comme sa mère.»
Écrire ses mémoires ? Elle ne s'y résoudra pas, femme de clavier et non de plume. Elle gardera pour elle sa traversée du siècle. En septembre dernier, toujours aussi alerte, Madeleine a donné plusieurs récitals Satie au théâtre parisien des Bouffes du Nord. Dans quelques jours, elle part pour le Japon se produire en solo. Au programme de cette amie de l'impératrice : des fantaisies de Bach, Chopin et Mozart… Légèreté et virtuosité, à l'image de sa vie. On ne peut pas être sérieux quand on a 95 ans. Et que la musique n'est que la forme mystérieuse du temps
http://www.lefigaro.fr/livres/2009/10/09/03005-20091009ARTFIG00017-madeleine-malraux-la-dame-d-espoir-.php
AFP
08/10/2009 | Mise à jour : 17:11 |
Crédits photo : AFP
Du 1er juillet 2009 au 31 mars 2010, la Turquie sera l’invitée de la France avec la Saison de la Turquie en France. Plus de 400 événements culturels, économiques et intellectuels permettront de découvrir l’effervescence, la jeunesse et la modernité de ce pays, trop méconnu en France et souvent réduit à de faux clichés. Préparée en étroite collaboration par la Fondation pour la Culture et les Arts d’Istanbul (IKSV) et Culturesfrance, sous l’égide des Ministères des Affaires Etrangères et des Ministères de la Culture des deux pays, la Saison de la Turquie en France aura également à cœur de témoigner auprès du public, des liens historiques et vivants unissant la France et la Turquie, marqués par une amitié renouvellée remontant au XVIème siècle.
Mes projets à mettre sur pied
Mes grandes ambitions peut-être possibles
Me remuer enfin, m’imposer
Avoir le courage d’écrire
Ecrire pour vivre et non vivre pour vivre
Me lever pour écrire et non manger
M’abrutir d’inepties et d’idées creuses
Ecrire pour exister
Sortir quelque chose de moi
Ne plus baisser les bras
A la moindre difficulté
Me battre, lutter
Croire en ma valeur
Sans chercher d’excuses
A mes erreurs :
Ne pas les ressasser sans cesse
Travailler à écrire
En faire mon métier
Ecrire sans relâche
Ne pas abdiquer
Travailler sur les rimes
Lire mes illustres modèles
Etudier la technique
Ecrire du classique
Ne plus me disperser
Plutôt me concentrer
Sur ce que je veux être
Un écrivain peut-être
Ai-je un autre choix ?
Ai-je réussi autre chose ?
Aimé une autre activité
Que celle des mots
Les lire, les écrire
Jouer avec eux
Les entendre
M’en imprégner
Ecrire pour vivre
Parce que c’est ma destinée
Aimer mon mari
Et écrire pour vivre
Pour lire d'autres textes de moi, cf. mes 7 livres en vente sur ce blog.
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La cathédrale Notre-Dame de Die a été la cathédrale de l'évêché de Die du IVème siècle à 1801. A cette date, l'évêché de Die a été, en grande partie, rattaché à celui de Valence.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Cath%C3%A9drale_Notre-Dame_de_Die
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Photo perso de la brasserie Georges
Autres notes à ce sujet:
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Dès mon réveil
Tant que mes yeux
Verront les paysages
De ville ou de campagne
J'aurais le cœur heureux
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Toucheront la mer
Je ne serais pas amère
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Vers d'autres lieux
Dignes de dieux
Qui défient l'imagination
Tant que mes yeux
S'ouvriront
J'aurais la passion
Des paysages amoureux
Le 17 juin 2008