Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • Catégories : Mes poèmes

    Un pigeon voyageur porte un message

    Un pigeon voyageur  porte un message

    Est-il vraiment  bien sage 

    De l’ouvrir sur ce nuage ?

    Y a-t-il seulement une image

    Pour éclairer toutes les pages

    Des vieux grimoires des sages ?

    Un pigeon voyageur  porte un message

    Est-il vraiment bien sage

    D’ignorer ce présage ?

     

    28 AVRIL 2011

     

    Pour l'atelier réel d'écriture de Saint-Vallier

     

    Pour lire d'autres textes de moi, cf mes 11 livres en vente sur ce blog

  • Catégories : Des expositions, Le paysage

    Au-delà du paysage

    La chronique d'Olivier Cena Peinture 3

    Il y a quelque chose de Corot chez Carrache (1560-1609), le don de révéler l'air, de le rendre visible, de faire sentir l'agitation par le vent du feuillage des arbres. Sans doute est-ce ainsi que commence l'histoire de la peinture de paysage, par l'intérêt d'un artiste pour les feuilles d'un chêne animées par la brise - par une sensation cézannienne, en quelque sorte, la première. La nature émerveille le peintre bolognais. Jusque-là, elle inspirait de la crainte. On la domestiquait dans des jardins ordonnés. On lui donnait des allures géométriques.

    Lire la suite

  • Catégories : Baudelaire Charles, Des expositions

    La modernité d’Edouard Manet

    Le Musée d’Orsay met en lumière l’œuvre de ce peintre qui a souvent fait scandale. Son art était pourtant bien ancré dans son époque.

     
    Exposition du mardi 5 avril au 3 juillet 2011 au Musée d’Orsay
    Exposition du mardi 5 avril au 3 juillet 2011 au Musée d’Orsay SIPA

    Cela faisait vingt-huit ans qu’aucune exposition n’avait été entièrement consacrée à ce peintre prolifique du XIXe siècle. Edouard Manet, dont le nom est parfois confondu avec son contemporain Claude Monet, ne saurait se réduire à la célèbre toile du Déjeuner sur l’herbe, qui fit scandale en son temps. La rétrospective proposée par le Musée d’Orsay, intitulée Manet, inventeur du moderne, vient rompre ce silence et révéler la modernité d’Edouard Manet à travers les liens que son art entretenait avec la culture romantique, aussi bien visuelle et littéraire que politique. Articulée autour de douze thèmes, elle s’attarde notamment sur la formation de l’artiste à l’atelier Thomas Couture, après son refus d’épouser la carrière d’avocat souhaitée par son père, l’influence de Baudelaire et des peintres espagnols Goya et Velasquez, son imaginaire érotique et ses zones d’ombre. L’expo fait la part belle à son art du portrait, notamment des femmes qui ont marqué sa vie : Berthe Morisot, sa belle-sœur, Suzanne Leenhoff, sa compagne, une Néerlandaise aux formes généreuses, et surtout Victorine Meurent, son modèle préféré, qu’il a même peinte en costume d’espada, version féminine du toréador.

    Lire la suite

  • Catégories : Truffaut François

    J'ai aimé hier soir:Deux de la vague

    LebertHohenlandsbourg.jpg

    Date de sortie cinéma : 12 janvier 2011

    Réalisé par Antoine de Baecque, Emmanuel Laurent
    Avec Isild Le Besco, plus

    Long-métrage français . Genre : Documentaire
    Durée : 01h30min Année de production : 2010
    Distributeur : Les Films du Paradoxe

    Synopsis : Les débuts de deux cinéastes emblématiques de la Nouvelle Vague, Jean-Luc Godard et François Truffaut...

    Lire la suite

  • Catégories : Barbey d'Aurevilly Jules

    Au seuil de l’œuvre aurévillienne se tenaient Racine & Huysmans…

    Philippe Richard

    Céline Bricault, La Poétique du seuil dans l’œuvre romanesque de Jules Barbey d’Aurevilly, Paris : Honoré Champion, coll. « Romantisme et modernités », 2009, 546 p., EAN 9782745318817.
     

    Envisageant les multiples regards de la critique aurévillienne actuelle et forant les traits saillants de l’œuvre romanesque composée par celui auquel elle consacra sa thèse de doctorat (soutenue en 2006, à l’Université de Clermont-Ferrand, sous la direction de Pascale Auraix‑Jonchière), Céline Bricault se propose de cerner ici le schème unificateur capable de structurer en une dynamique commune les grands thèmes de l’univers fictionnel de Barbey d’Aurevilly — le mythologique et le politique, le tragique et le fantastique, la dissimulation et la fascination. Renaît ainsi ce passage mouvant qu’est le « seuil », déjà poursuivi chez Bernanos par Pierre Verdiel1 et chez Dostoïevski par Dominique Arban2, et apparaissant dans cet ouvrage pour désigner ce point nodal accueillant les enjeux esthétiques et idéologiques de l’œuvre aurévillienne. Par cette métaphore spatiale désignant autant le cadre concret d’un roman que son déploiement purement verbal, les dualités ambiguës qui tissent la poétique de textes comme L’Amour impossible, Un prêtre marié ou Une histoire sans nom, pourraient bien en effet cohabiter. C’est toutefois à un effort de compréhension plus globale que nous invite l’ouvrage, au‑delà de la simple volonté de réduire tel hiatus incessible ou de présenter telle dualité structurante. Au cœur du récit, le seuil, lieu de transition qui autorise pourtant la station, provoque en effet l’effacement de l’unicité du temps comme de la primauté du lieu, et nous lègue comme un chronotope à l’impossible régi par ces diverses structures littéraires d’enchâssements, de mises en abyme, de marques d’oralité ou de procédés de rétention qui érigent la dissonance en valeur axiale. C’est pourquoi volonté de vivre et attirance pour la mort opèreront de part et d’autre du seuil — mais seulement visibles grâce à lui — une synthèse de l’œuvre romanesque aurévillienne, en une poétique hantée par cet espace-limite.

    Lire la suite