Recueil de poèmes en hommage aux deux auteurs
Baudelaire, poète symétrique
Sans s’encombrer de lourds impedimenta méthodologiques, préférant plutôt prendre son bien là où sa grande agilité intellectuelle lui permet de le trouver, ici dans la psychanalyse et la déconstruction, là dans le discours de l’histoire et dans celui des études postcoloniales, Jean‑Louis Cornille s’engage dans le domaine de la poésie moderne avec le pas sûr et confiant de celui qui l’a beaucoup fréquenté1. S’ils procèdent souvent par poussées aventureusement spéculatives, les « petits braconnages » critiques (p. 13) auxquels il s’adonne dans son plus récent ouvrage, Fin de Baudelaire. Autopsie d’une œuvre sans nom, impliquent aussi de méticuleux ratissages exégético‑herméneutiques. Ils sont l’occasion d’explorer une dimension relativement peu connue, et à certains égards insoupçonnée, de l’œuvre baudelairienne : l’impressionnant dispositif autotextuel à travers lequel se manifesterait, pour le critique, le principe de cohésion interne et externe du Spleen de Paris.


