À Orsay, la magie fragile des pastels réalistes ou symbolistes
«Le mystère et l'éclat» au Musée d'Orsay est l'outsider des expositions de l'automne : réussite totale, accrochage harmonieux et intelligent, œuvres superbes, fragiles et lumineuses, signées Édouard Manet, Edgar Degas, Auguste Rodin ou de ce génie trop méconnu qu'était William Degouve de Nuncques (1867-1935).
Son Nocturne au Parc royal de Bruxelles, une abstraction de 1897 scandée comme un poème d'Émile Verhaeren, est une mélodie envoûtante.
Dans chaque salle, Philippe Saunier, conservateur au Musée d'Orsay, a su restituer, du réalisme au symbolisme, la force de ce médium alors très à la mode, le pastel.
C'est aussi la preuve que pour réussir une exposition, on peut se passer de prêts onéreux, de valeurs d'assurances mirobolantes et de publicité tapageuse : ces pastels d'Orsay, dont bon nombre viennent d'être restaurés, craignent la lumière et les chocs des convoiements, ils méritent d'être à l'honneur aux cimaises… du Musée d'Orsay !
«Le pastel craint la lumière prolongée. Aussi bien il la désire, ne serait-ce que pour activer la délicieuse alchimie dont il résulte» , écrit joliment Guy Cogeval le président de l'institution, dans la préface du catalogue.
CE TABLEAU FAIT PARTIE DES
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