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Laura Vanel-Coytte: écrivaine publique. Entreprise Siret:884 135 807 00011 à votre service - Page 1244

  • Catégories : Mes photos, Saint-Etienne(Loire(42,Rhône-Alpes: vie, travail)

    Un petit tour sur les bords de Loire

     

    La ramberte est un bateau à usage unique fabriqué sur la Loire de 1704 à 1860.

    La ramberte tire son nom de la ville de Saint-Rambert-sur-Loire, dans la région de Saint-Étienne, où elle était construite. On la trouve aussi nommée "saint-ramberte" qui par déformation deviendra "salambarde". Nommer ainsi un bateau à partir de la ville ou de la région où il est construit est chose courante en milieu fluvial (cf la sisselande, le coutrillon, le marnois...)

    C'est à la suite du dégagement des gorges de Villerest des rochers qui les encombraient, par la Compagnie La Gardette en 1704, qu'une navigation exclusivement avalante put alors s'établir à partir de la région stéphanoise, afin d'exporter la houille, mais aussi les autres produits foréziens : céramiques et vins principalement. (Notons au passage que ce dérochement des gorges de Villerest aura des conséquences dramatiques dans la basse vallée de la Loire lors de la cure de 1707, le flot n'étant plus freiné par les rochers. Cela conduira à l'édification rapide des digues de Pinay et de la Roche, en 1711).

    La ramberte est un bateau assez sommaire, conçu pour tenir le temps d'un voyage unique à la descente, qui l'emmène en basse Loire ou à Paris (par la canal de Briare). C'est une version fruste et légère du chaland de Loire, construite en sapin. On le trouve aussi nommé "sapine", mais d'autres bateaux différents portent aussi ce nom sur la Saône, le Rhône et le Midi.

    Une version un peu plus grande de la ramberte sera construite à Roanne à la même époque. Elle s'appelle bien logiquement "roannaise".

    Rambertes et roannaises fréquenteront la Loire de 1704 à 1860, après avoir connu leur apogée en 1846. Quand elles cessent d'être construites en 1860, concurrencées à la fois par le rail et les canaux latéraux à la Loire (Roanne-Digoin et Latéral, ouverts tous deux en 1838), ce furent ainsi des centaines de milliers de bateaux qui, en un siècle et demi, seront descendus du haut Forez. Cette construction massive est aussi responsable de la déforestation de la haute-vallée de la Loire, et en partie de la gravité des grandes crues des XVIIIe et XIXe siècle, en particulier 1790, 1846, 1856 et 1866.

    La ramberte est assez fréquemment représentée sur des lithographies et autres gravures, mais beaucoup moins en photographie, ce qui s'explique facilement par la date de l'arrêt de sa fabrication. Néanmoins, on trouve des clichés en représentant.

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Ramberte

    Photo perso de cet après-midi100_0504.JPG

  • Un petit tour du côté du Crêt du Roch

    Plan de Saint-Étienne
    • Situation :A l'est du Centre ville.
    • Habitant :7 700
    • Axes routiers :5 min du centre ville.
    • Historique :
    Formé à l'origine du faubourg de la Croix et du hameau de Neyzieu, ce quartier collinaire fut le secteur historique des armuriers et à la fin du XIXe siècle de la passementerie. Il se distingue par une architecture variée composée d'un riche patrimoine résidentiel et d’anciens ateliers éclairés de grandes fenêtres permettant de profiter de leurs bonne exposition solaire.
    Il est actuellement en profonde mutation avec une rénovation des anciens immeubles et places ainsi que de la création sur le secteur Desjoyaux des habitations haute qualité environnementale.
    • Curiosité :
      • Les rues et traboulesqui dominent toute la ville.
      • Le cimetière du Crêt de Roc fondé en 1802 où sont enterrés tous les notables de Saint-Étienne.
    • Bus STAS :  37

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Quartiers_de_Saint-%C3%89tienne

    100_0488.JPGPhoto perso de samedi

  • Catégories : Des poètes et poétesses

    Une découverte dans Arpa

    La Venue
    (extraits)

    Ô vieux silence
    Comme tu trembles

    Tes mains serrant
    Leur poids d’argile

    Leur poids de sang
    Terre invisible

    Où toute nuit
    Se pétrifie

    *

    Tant de poings nus
    Pour tant de chaînes

    Si l’on avance
    L’air se dérobe

    Tous les appels
    Les cris se perdent

    Le vide avale
    L’espoir qui reste

    *

    Cette menace
    Aurait suffi

    Son œil de cendre
    Au bord du ciel

    Mais cet étau
    Sans plus de nom

    Ces deux mâchoires
    Qui se referment

    *

    Ton corps tout près
    Son verrou d’ambre

    Lampe happée
    Par les ténèbres

    Cage fébrile
    Close en son sang

    Ton corps si loin
    Au bout des lèvres

    http://www.arfuyen.fr/html/ficheauteur.asp?id_aut=1023

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  • Des poèmes dans Arpa

    NAVIGATEUR SOLITAIRE

    À présent, chaque mille que je naviguerai vers l’ouest
    m’éloignera de tout. Pas le moindre signe
    de vie : ni poissons, ni oiseaux, ni sirènes,
    ni cafard zigzaguant sur la couverture.
    Seulement l’eau et le ciel, l’horizon détruit,
    la mer, qui chante toujours comme moi la même chanson.
    Ni poissons, ni oiseaux, ni sirènes,
    ni cette étrange conversation sur la sentine
    que perçoit l’oreille aux heures de calme.
    Seulement l’eau et le ciel, le roulis du temps.
    La nuit, l’étoile Achernar apparaît sur la proue ;
    entre les haubans, Aldébaran ; à tribord,
    un peu plus haut que l’horizon,
    le Bélier. Alors j’amène, je dors. Et le néant,
    avec délicatesse, vient manger dans ma main.

    Horacio Castillo (Arpa 99)

     

    Elle chantait. Et c’était comme
    la roche doit se réjouir
    d’être pour l’eau ruisselante un passage
    ou comme le cageot dans l’herbe
    défend son coin
    de lumière quand vient le soir
    et l’écorce du sapin n’est plus
    qu’une rose halte.

    Tant, disait-elle, que cette joie
    reconnaîtra son lieu en ma voix.

    Judith Chavanne (Arpa 98)

     

     

    CE QUE SEPTEMBRE DÉCLENCHE

    Quand à la fin,
    la peau trop gonflée,
    d'un coup
    le grain de l'été se déchire,
    c'est le monde qui fait eau
    et chacun par la déchirure
    qui cherche à s'enfuir.

    Toi non. Tu es toujours là
    à aller le long de ton fleuve
    goûtant une à une
    les gouttes détachées
    de sa trop longue et brûlante
    journée.

    Jean-Marc Sourdillon (Arpa 97)

     

    LE MYSTÈRE DE LA BEAUTÉ

    L’absolu s’est manifesté dans un verre
    d’eau, quand le soleil est apparu derrière un nuage
    et lui a donné un éclat inattendu dans le plus
    gris des matins. Parfois, pense l’agnostique,
    ce qui est invraisemblable naît d’une simple explication
    logique comme si le hasard n’existait pas. Ce qu’il
    fait, cependant, c’est se mettre à la place de l’homme
    qui n’accepte pas que la beauté puisse naître de rien,
    quand il découvre qu’il est à la frontière entre ce
    qu’on sait et ce qu’on n’a pas même besoin de
    comprendre. C’est pour ça que, en buvant l’eau, j’ai senti
    l’éclat du matin me remplir l’âme, comme
    si l’eau était plus qu’un liquide incolore
    et inodore. Cependant, quand j’ai posé le verre vide,
    que j’ai senti le manque de la lumière qui l’avait rempli, j’ai pensé :
    comme elle est fragile cette petite beauté,
    peut-être aurait-il mieux valu que je reste avec ma soif.

    Nuno Júdice (Arpa 96)

    (traduit par l'auteur et Yves Humann)


     

    LE PROMENOIR MAGIQUE

    la promenade au fond du parc
    avait lieu les soirs de grand vent

    c’était la guerre et le printemps
    ne devait jamais revenir

    cependant contre toute attente
    nous étions heureux dans l’exil

    et de ce bonheur déchirant
    nous goûtions le sel dans nos larmes

    Jean-Claude Pirotte (Arpa 95)


    APRÈS L’ÉPIPHANIE

    Les lumières des crèches
    s’éteignent dans la ville.
    Il ne reste que les miettes
    clignotantes de l’étoile
    tombée en mer et sur la terre :
    le fanal d’un pêcheur,
    minuscule entre deux vagues,
    les phares dédoublés
    sur l’asphalte humide
    – et toi qui t’allumes
    avec d’autres ici-bas
    dans l’aube assombrie
    où les nuages seuls
    ont remplacé la nuit
    pour indiquer l’enfant
    à ceux qui le cherchent


    LA TOURTERELLE

    à Jean-Marc

    Le soleil de mars peine à réchauffer
    le cœur de chaque chose.
    La tourterelle seule en haut du noyer
    reflète sa tendresse
    comme si elle avait la lune dans la gorge.
    Elle répond à notre place,
    telle une sœur aînée,
    en attendant le frisson de la pierre,
    celui de la feuille à l’intérieur de l’arbre
    et celui de l’homme, encore plus secret,
    avec une tache de sang dans la voix :
    c’est le consentement amoureux aux douleurs
    de toute naissance,
    au martyre dans les pays lointains,
    aux sacrifices de la ménagère
    qui l’écoute longuement
    derrière sa vitre embuée à midi.

    Jean-Pierre Lemaire (Arpa 94)

     

    PRIÈRE

    Mon Dieu ! si plus tard un jour je suis faible,
    Si, perdant ma solitude aimée,
    Je cède à mon désir de gloire
    Et que de moi se détache ce qu’on appelle un livre, –
    Mon Dieu ! que ce ne soit pas un livre de vacances, un livre de plage :
    Un livre que des gens riches prennent pour passer le temps
    Ou être au courant,
    Mais qu’un jeune homme le soir en sa chambre solitaire
    Le lise avec toute son âme,
    Qu’ayant souffert tout le jour des gens trop bêtes
    et de la vie trop rude,
    Blessé dans sa chair et dans son cœur, –
    Il me prenne, moi,
    Comme la coquille où l’on entend la mer,
    Pour le mener en la nuit heureuse
    Où vous l’attendez.
    Mon Dieu ! que ce jeune homme m’aime,
    Qu’il ait le désir de me serrer les mains,
    Qu’il m’appelle son ami, –
    Qu’en lui il y ait joie !

    Guillevic (Arpa 83)

    (Strasbourg, 10/1/29)
    http://www.arpa-poesie.fr/Pagepoeme.html

  • J'ai aimé: Revue Arpa(poésie) numéro 99

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      Numéro 99 / SOMMAIRE

     

     
     
       

    Poèmes et proses : Horacio Castillo(traduit par Yves Roullière) • Gérard Pfister • Jean-Christophe Ribeyre • Philippe Rosset • Tonin Palazzotto • Robert Nédélec • Alain Quagliarini • Solesli • Isabelle Lévesque • Marie-Josée Desvignes • Philippe Fouché-Saillenfest • Christianne Rollet • Henri Heurtebise • Camille Ganne • Jacques Allemand • Thibault Marthouret • Jean-Louis Cluse • Anne Lugon-Moulin • Sanford Fraser(traduit par Françoise Parouty) • Jean-Pierre Farines

    Études : Jeanne-Marie Baude • Jean-Pierre Lemaire

     

    Chronique et lectures : Katty Verny-Dugelay • Denise Borias • Lucien Wasselin • Max Alhau • Colette Minois • Gérard Bocholier

    Gravures : Fabienne Yvetot

     

     
     
    Numéro 99 / SOMMAIRE

     

     
     
       

    Poèmes et proses : Horacio Castillo(traduit par Yves Roullière) • Gérard Pfister • Jean-Christophe Ribeyre • Philippe Rosset • Tonin Palazzotto • Robert Nédélec • Alain Quagliarini • Solesli • Isabelle Lévesque • Marie-Josée Desvignes • Philippe Fouché-Saillenfest • Christianne Rollet • Henri Heurtebise • Camille Ganne • Jacques Allemand • Thibault Marthouret • Jean-Louis Cluse • Anne Lugon-Moulin • Sanford Fraser(traduit par Françoise Parouty) • Jean-Pierre Farines

    Études : Jeanne-Marie Baude • Jean-Pierre Lemaire

     

    Chronique et lectures : Katty Verny-Dugelay • Denise Borias • Lucien Wasselin • Max Alhau • Colette Minois • Gérard Bocholier

    Gravures : Fabienne Yvetot

     

     
     
       
    Fabienne Yvetot
     
     
    Fabienne Yvetot
     
       
       
     
     
     
      Numéro 99 / SOMMAIRE

     

     
     
       

    Poèmes et proses : Horacio Castillo(traduit par Yves Roullière) • Gérard Pfister • Jean-Christophe Ribeyre • Philippe Rosset • Tonin Palazzotto • Robert Nédélec • Alain Quagliarini • Solesli • Isabelle Lévesque • Marie-Josée Desvignes • Philippe Fouché-Saillenfest • Christianne Rollet • Henri Heurtebise • Camille Ganne • Jacques Allemand • Thibault Marthouret • Jean-Louis Cluse • Anne Lugon-Moulin • Sanford Fraser(traduit par Françoise Parouty) • Jean-Pierre Farines

    Études : Jeanne-Marie Baude • Jean-Pierre Lemaire

     

    Chronique et lectures : Katty Verny-Dugelay • Denise Borias • Lucien Wasselin • Max Alhau • Colette Minois • Gérard Bocholier

    Gravures : Fabienne Yvetot

     http://www.arpa-poesie.fr/Derniernumero.html

    Le genre de revue qu'on trouve trop rarement en librairie(quand on trouve des revues de poésie... ou même de la poésie) mais que j'achète quand j'en trouve car ça fait vivre la poésie(pas comme celle sur les blogs) ou que j'emprunte dans les bonnes médiathèques comme celle de Saint-Etienne.

    Une autre raison de vouloir me réinstaller dans une grande ville

     
     
       
    Fabienne Yvetot
     

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  • Catégories : Baudelaire Charles, Poe Edgar Allan

    « La Chute de la maison Usher » d’Edgar Allan Poe à la Maison de la Poésie

    mai 05, 2011

    Critique de Bruno Deslot -

    On tombe de haut !

    Dans une semi-obscurité, une porte claque et semble se refermer sur la nuit du tombeau, celle dont les mots d’Edgar Allan Poe (1809-1849) évoquent avec une inquiétante étrangeté l’atmosphère oppressante de ses Histoires extraordinaires, dont Baudelaire (1821-1867) effectue la traduction de la plus populaire : La Chute de la maison Usher.

    © Elisabeth Carecchio

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  • Catégories : La littérature, La presse

    La lettre du magazine littéraire

    L’homme accepte la mort, mais non l’heure de sa mort."
    Cioran, De l’inconvénient d’être né

    En kiosque

     Cioran, désespoir mode d'emploi

    À contre-courant de la plupart des philosophies, l’œuvre d’Emil Cioran nous apprend que le désespoir, l’angoisse et le désarroi valent mieux que l’insatiable et ennuyeuse quête du bonheur. À l’occasion de son centenaire, Le Magazine littéraire revient sur cet écrivain qui préféra l’instabilité des «idées noires» aux conforts de la béatitude. Point de salut chez l’auteur du Précis de décomposition, mais une vitalité puisée dans l’accablement, grâce à laquelle peuvent germer un lyrisme et un sens de l’humour que l’on aurait tort de chasser de son œuvre.

    Un dossier coordonné par Maxime Rovere avec les contributions de Peter Sloterdjik, Pierre Assouline, Nicolas Cavaillès, Virgil Tanase, Vincent Piednoir, Patrice Bollon… Et aussi l’enquête sur littérature et philosophie, inséparables soeurs ennemies, un inédit de Jean Giono…
    Abonnez-vous !

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  • Catégories : Baudelaire Charles

    André du Bouchet, la terre pour poème

    LE MONDE DES LIVRES | 05.05.11 | 12h14  •  Mis à jour le 05.05.11 | 13h16

    Considéré avec Yves Bonnefoy et Jacques Dupin comme un poète emblématique de la génération de l'après-guerre, André du Bouchet (1924-2001) incarne la poésie dans sa vivacité inquiète. A l'occasion du dixième anniversaire de sa disparition, les éditions Le Bruit du temps publient deux livres qui rassemblent une grande partie de ses oeuvres de jeunesse. Le premier, Aveuglante ou banale, permet de toucher du doigt la réflexion menée dans les années 1950. Plusieurs centaines de pages traduisent la lecture intensive de Baudelaire, René Char, Francis Ponge. Bel héritage pour un poète qui se cherche en refusant la pose ; triple horizon qui se déploie entre une modernité rebelle et conquérante, une écriture travaillée par la guerre et le parti pris des choses. La poésie lui semble déjà inacceptable, voire immorale si elle ne retient pas "un taux de réalité".

    La suite ici:

    http://www.lemonde.fr/livres/article/2011/05/05/andre-du-bouchet-la-terre-pour-poeme_1517171_3260.html

     

  • Catégories : CE QUE J'AIME/QUI M'INTERESSE, L'art, Libération

    «Les Peupliers» de Monet vendus 22millions de dollars

    Cette huile réalisée en 1891, estimée entre 20 et 30 millions de dollars, était l’une des principales pièces proposées par Christie's en cette seconde journée des grandes enchères de printemps à New York.

    Les Peupliers, une toile de l’impressionniste Claude Monet, a été vendue mercredi 22,4 millions de dollars par Christie’s en cette seconde journée des grandes enchères de printemps à New York. Cette huile réalisée en 1891, estimée entre 20 et 30 millions de dollars, était l’une des principales pièces proposées par le marchand d’art. Les Iris mauves, une autre toile de Monet estimée entre 15 et 20 millions de dollars, n’ont pas trouvé preneur. Les femmes d’Alger, peintes en 1955 par Picasso, se sont vendues à 21,3 millions de dollars. Elles étaient estimées entre 20 et 30 millions de dollars.

    "Les Femmes d'Alger"

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