Recueil de poèmes en hommage aux deux auteurs
Au Jeu de Paume aussi mais les Hors les murs à Tours:Vivian Maier (1926-2009), une photographe révélée

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Picasso estimait qu’elle était meilleure portraitiste que lui. André Breton, fasciné par son originalité, parlait de son art comme d’« un ruban autour d’une bombe ». Plongée dans la vie artistique et politique mouvementée de la première moitié du XXe siècle, Frida Kahlo (1907-1954), célèbre peintre mexicaine, est une femme hors du commun. Elle a puisé ses sources d’inspiration en grande partie dans ses douleurs physiques, conséquences d’un terrible accident de la circulation à l’âge de dix-huit ans. Sa passion amoureuse et tumultueuse avec le peintre Diego Rivera retrace l’histoire fascinante d’un couple d’artistes d’exception. Engagée auprès des Indiens et des plus démunis de son pays, aimant les hommes comme les femmes, maîtresse de Léon Trotski et du photographe Nicolas Murray, Frida Kahlo était drôle, généreuse, intelligente, libre, emportée… et un brin manipulatrice. Elle a bâti une oeuvre artistique unique.
http://www.editionslibretto.fr/frida-kahlo-bernadette-costa-prades-9782369140269
'A toutes celles qui vivent dans l'illusion que l'égalité est acquise et que l'Histoire ne revient pas en arrière, je voudrais dire que rien n'est plus précaire que les droits des femmes. A celles qui ne regardent ni derrière elles ni autour, je voudrais rappeler que les Allemandes de l'Est par exemple ont perdu, à la chute du mur de Berlin, des droits qu'elles croyaient acquis pour toujours. Que les Algériennes, les Iraniennes, les Afghanes et tant d'autres, qui avaient goûté aux premiers fruits de la liberté, ont disparu, du jour au lendemain, sous un voile de silence. Aux Françaises je rappelle que l'on déplore encore 220 000 avortements en 1999. A celles enfin qui font confiance aux hommes au pouvoir pour que les choses s'arrangent peu à peu, je voudrais citer une phrase de Virginia Woolf : 'L' histoire de la résistance des hommes à l'émancipation des femmes est encore plus instructive que l'histoire de l'émancipation des femmes.' Si elles ne défendent pas elles-mêmes les droits conquis par leurs mères, personne ne le fera pour elles. La condition des femmes ne va pas en s'améliorant dans le monde, contrairement à ce qu'il est reposant de croire. Les hommes sont des analphabètes du féminisme, on le sait. Mais les femmes le sont à peine moins. C'est pourquoi il n'est jamais trop tard pour lire un livre féministe. Ni trop tôt. Ils n'ont hélas pas pris une ride depuis 25 ans.' B.G.
Inquiète d’une dérive du sionisme qui légitime l’intensification de la colonisation israélienne, cette historienne promeut, à contre-courant, la pensée de la philosophe Hannah Arendt.
9/1/14 - 09 H 48
(D.R.)
À gauche, France Roche dans une soirée déguisée en 1951. À droite, en 1992 sur France 2.
Journaliste, critique de cinéma, adaptatrice, dialoguiste, France Roche a consacré sa vie au septième art. Elle s'est éteinte dans sa quatre-vingt-treizième année, samedi 14 décembre à Paris.

Anaïs Nin et Henry Miller ont entretenu pendant vingt ans une correspondance passionnée. Commencée en 1932, celle-ci s'achève vingt ans après, en Californie, alors qu'ils sont tous les deux devenus célèbres. Récit d'un amour fou, qui fait place peu à peu à la tendresse, ces lettres retracent également l'évolution de leur oeuvre littéraire, permettant d'accéder à des éléments très instructifs et concrets comme les conseils et les critiques bienveillantes qu'ils pouvaient s'adresser. Cette correspondance constitue un document de première main sur l'époque qu'ils traversent et les personnalités du monde des lettres et des arts qu'ils fréquentent.
http://evene.lefigaro.fr/livres/livre/anais-nin-et-henry-miller-correspondance-passionnee-24341.php

Photo Jean-François Robert.L’une se décrit « sauvage » quand l’autre s’affirme « barbare » : une amitié née sous le signe de la passion
Les professeurs l'ont négligée. On a considéré qu'elle n'était pas un "premier rôle". Et il est vrai qu'elle n'a pas, littérairement, l'importance de Rousseau ou de Chateaubriand, ni politiquement celle de Robespierre ou de Napoléon. Mais cette relégation en seconde place tient aussi, il faut bien l'avouer, à ce qu'elle est une femme. Or c'est en femme fière de l'être que Germaine de Staël s'est engagée dans la politique tumultueuse de son temps, défendant ses idées par sa plume et son action sur les puissants du jour, donnant l'exemple d'une liberté de pensée et d'expression courageusement assumée.
Ce livre-album est un voyage. Un voyage au bout des nuits (et des jours) d’Edith Piaf. Une vie pas toujours rose, qu’elle a pourtant voulu chanter, voire louer, en guise d’exorcisme. Ce voyage, au cœur d’une époque en noir et blanc, est conduit par le trait d’un artiste, l’illustrateur Philippe Lorin, maître du crayonné et du fusain. Un portraitiste d’abord, mais aussi un gardien d’atmosphères, tel que l’aurait adoubé Arletty. Ce voyage est guidé par les mots de Patrick Mahé, auteur de nombreuses biographies, récits, « beaux livres » et romans. C’est lui qui en a conçu le découpage. Ancien rédacteur en chef de Paris Match, il a ponctué du « poids des mots » cette balade autour d’une vie, pas comme les autres… De Piaf, on croit tout connaître, tout savoir. Pas si sûr… De sa naissance mystérieuse à sa mort pathétique, à 44 ans – on l’a d’abord cachée pour conduire clandestinement sa dépouille de la Côte d’azur à son domicile Parisien – l’histoire vraie tutoie le légendaire. Ce livre album jalonne les mille et une étapes d’une vie tumultueuse. Elle signe le contre-point des fastes de « la Belle Epoque ». Son fanal tient en un mot : l’amour. Mais le désespoir et la mort en rythment trop souvent l’infernal tempo
Arnaud Duprat
« Je ne sais pas tout jouer. Et je ne le veux pas », a déclaré Isabelle Adjani. Nul doute que cette conception du métier relève d’une profession de foi tant l’actrice l’a respectée tout au long de sa carrière. Cependant, si Isabelle Adjani se tourne naturellement vers les héroïnes qui interpellent son imaginaire, sa filmographie présente un caractère unitaire dont l’explication est à chercher ailleurs que dans une simple typologie des personnages. En « constituant une parole » pour l’actrice, ces héroïnes entretiennent un lien intime qui les réunit au-delà de leurs personnalités contradictoires et de leurs histoires, souvent à travers une figure adverse, qui fait obstacle à un processus de développement personnel et d’affirmation de soi.
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Publié le jeudi 17 octobre 2013 à 08h21 - Mis à jour le mercredi 23 octobre 2013 à 15h42

Difficile de dire si les Belges sont toujours, comme du temps de Jules César, les plus courageux. Mais les plus chanceux, cela ne fait pas l’ombre d’un doute. Un soir, à Bruxelles, il est possible de faire la fête avec les Diables Rouges dans un froid de canard tout en rêvant à la douce chaleur du Brésil et le lendemain, pendant que les neurones clapotent douillettement dans un bain de bière mousseuse, d’admirer Sophie Marceau en plein travail. Le bonheur à l’état pur.
Et ce n’est pas tout. Le plus beau sourire du cinéma français tourne actuellement à Bruxelles, Waterloo et Liège une comédie romantique de Tonie Marshall (Enfants de salaud, Vénus beauté institut ou France boutique), Les Missionnaires. Dans laquelle elle incarne une sex addict engagée comme assistante par un ex-accro du sexe auquel elle n’a pas du tout envie de résister, à savoir Patrick Bruel.
Les deux stars devraient affoler les veinards qui les croiseront jusqu’à vendredi, avant de boucler les prises de vues la semaine prochaine. "J’ai toujours eu envie de travailler avec Sophie Marceau et Patrick Bruel, a expliqué la réalisatrice dans une interview à Allociné. Je pense que c’est un rôle inhabituel pour elle, je n’étais pas sûre qu’elle accepte et quand elle a dit oui, on a été plus que ravis. C’est un beau couple, faux couple, et je crois qu’on va s’amuser."
Assez étrangement, les deux sex-symbols du cinéma français n’avaient jamais partagé l’écran. Alors qu’ils se côtoient régulièrement : leurs enfants vont à la même école. Pour les besoins du film, ils vont travailler ensemble dans un cabinet de conseil conjugal. Les premiers regards sont torrides mais ne peuvent être suivis d’effets sous peine de mettre leur carrière en danger. Il va donc falloir résister à la tentation.
À leurs côtés, mais pas sur les plateaux de notre petit pays, on retrouve quelques très grands noms du cinéma ou de la chanson. Jean-Pierre Marielle et François Morel tiennent en effet des rôles secondaires qu’on nous annonce hauts en couleur. André Wilms se prend pour sa part pour l’oncle de Sophie Marceau, tandis que Sylvie Vartan se transforme en maman de Patrick Bruel. Les réunions de famille doivent être sympas…
Je pleure une morte, et je salue une immortelle. Je l’ai aimée, je l’ai admirée, je l’ai vénérée ; aujourd’hui dans l’auguste sérénité de la mort, je la contemple. Je la félicite parce que ce qu’elle a fait est grand et je la remercie parce que ce qu’elle a fait est bon. Je me souviens d’un jour où je lui ai écrit : « Je vous remercie d’être une si grande âme ». Est-ce que nous l’avons perdue ? Non. Ces hautes figures disparaissent, mais ne s’évanouissent pas. Loin de là ; on pourrait presque dire qu’elles se réalisent. En devenant invisibles sous une forme, elles deviennent visibles sous l’autre. Transfiguration sublime. La forme humaine est une occultation. Elle masque le vrai visage divin qui est l’idée. George Sand était une idée ; elle est hors de la chair, la voilà libre ; elle est morte, la voilà vivante
Notre prochaine exposition au musée Art Nouveau , consacrée à la grande dame de l’écriture : Colette.
Pour la première fois, le musée Colette de Saint-Sauveur en Puysaie déménage et s’installe à Paris pour quatre mois.
Portraits – tableaux - photos – objets – caricatures la représentant ou lui ayant appartenus, dans un authentique décor Art Nouveau.
Venez rencontrez celles et ceux qui ont accompagné la célèbre romancière au cours de sa foisonnante vie. De Saint- Sauveur au Palais-Royal, les maris, les liaisons, les amis l’entourent et la suivent. Un parcours aux mille anecdotes et histoires vraies.
Musée Art Nouveau Maxim’s
Pierre-André Hélène
Conservateur

Pourquoi la Villa Datris a-t-elle choisi d’exposer uniquement des sculptrices ?
Tout simplement parce que cela est passionnant et nécessaire et que cela s'impose comme une évidence : la réalité montre que les artistes femmes sont moins exposées que les hommes, et la parité artistique est loin d'être habituelle dans les musées et lieux culturels...
Plus symboliquement, la Villa Datris souhaite, à travers cette exposition, rendre hommage aux sculptrices et aux femmes. Montrer leur tempérament pionnier, leur talent, leur spécificité, ce qu'elles ont apporté au monde de l'art. Leur donner une visibilité, une reconnaissance.
Pour la Villa Datris, tout cela s'intègre dans une démarche cohérente, une fidélité à certaines convictions qui sont celles de la Fondation RAJA - Danièle Marcovici que j'ai créée en 2006, dont la mission est d'apporter son soutien aux femmes à travers le monde, qui offre son parrainage à l'exposition Sculptrices.
Avec l'exposition Sculptrices, la Villa Datris souhaite "donner une visibilité et une reconnaissance" à ces artistes qui revendiquent non pas un art 'au féminin', mais la sculpture par les femmes. Sous l'égide de la 'Blue Goddess' de Niki de Saint Phalle, Thoëris divinité égyptienne baroque et mordante, protectrice de la fécondité féminine, cette "exposition-manifeste" propose une lecture éclectique et fantaisiste, jubilatoire et sans concession de la création en trois dimensions telle qu'elle est perçue et pratiquée par les femmes. Surprenante, l'exposition Sculptrices réunit une soixantaine d'artistes, avec plus de 90 œuvres, dont une vingtaine de sculptures sont à découvrir dans le jardin de la Villa Datris, avec une sélection d'œuvres d'artistes confirmées ou émergentes de la scène internationale telles Ghada Amer, Rina Banerjee, Louise Bourgeois, Martha Boto, Geneviève Claisse, Camille Claudel, Parvine Curie, Odile Decq, Nathalie Elemento, Camille Henrot, Rebecca Horn, Louise Nevelson, Meret Oppenheim, Sarah Oppenheimer, Marta Pan, Alicia Penalba, Germaine Richier, Niki de Saint Phalle, Chiharu Shiota, Kiki Smith, Jessica Stockholder, Joana Vasconcelos...
A mille lieues de la vision traditionnelle de la sculpture, les sculptrices s'approprient cet art réputé 'viril' et s'expriment librement à travers les techniques les plus variées : de l'assemblage à la taille directe sur bois, du marbre au métal, de la porcelaine au néon...
Il en résulte une approche de la sculpture sans détour, émotionnelle ou cérébrale, troublante ou rebelle, toujours engagée et profondément ancrée dans la chair et l'esprit.
Réalisant avec Sculptrices une nouvelle avancée autour de la création des femmes, la Villa Datris souhaite amorcer une réflexion sur leur démarche, leur vision du monde et de l'art, à travers cette exposition qui se veut avant tout "joyeuse" et accessible au plus grand nombre.
http://www.villadatris.com/fr/expositions/exposition-2013/sculptrices/edito.html
Publié le 25/06/2013 à 18H42

Pages des carnets de Geneviève Asse, 1993, achat en 2000, Collection Centre Pompidou, Musée national d'art moderne, photos Georges Meguerditchian, Centre Pompidou / Dist. RMN-GP
© Adagp, Paris 2013

A partir du 21 février jusqu'au 30 juin 2013
Lieu: Musée Marmottan, 2, rue Louis-Boilly, 75016 Paris
Contact: 01 44 96 50 33
Liens: Réservez vos billets avec la Fnac
Plus de cinquante ans après sa disparition, le Musée Marmottan s’efforce de rendre hommage à une artiste à l’aura trop longtemps occultée, d’après le commissaire de l’exposition Daniel Marchesseau. Nous avons assisté au vernissage de cette première rétrospective dans un musée français.
Si l’hommage rendu à Berthe Morisot semblait une évidence, la peinture de Marie Laurencin ne fait pas toujours l’unanimité. Certes, elle fut la compagne d’Apollinaire, la muse et l’amante d’Henri-Pierre Roché, ainsi qu’une figure de la vie mondaine pendant les années folles. Cela ne saurait suffire à réhabiliter sa peinture. Elle-même le disait : « Si je ne suis pas devenue peintre cubiste, c’est que je n’ai pas pu. Je n’en étais pas capable, mais leurs recherches me passionnent. ».
Pourtant, en traversant les salles lumineuses du musée Marmottan, baignées par la vibration des derniers nymphéas de Monet, nous espérions en apprendre davantage sur le parcours de celle qui demeure une des rares femmes à mener une carrière de peintre dès le début XXe siècle. La déception n’a eu d’égale que le caractère répétitif de l’œuvre de Marie Laurencin