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6ème don de l'Esprit : le don d'intelligence « Vous connaîtrez ce qui dépasse toute connaissance : l’amour du Christ. Alors vous serez comblés jusqu’à entrer dans toute la plénitude de Dieu. » Lettre aux Ephésiens 3,19
Les soignants sont en première ligne dans la lutte contre le coronavirus. Derrière eux, dans l'ombre, des chercheurs, des scientifiques, des ingénieurs utilisent leur intelligence pour mieux comprendre comment fonctionne le virus et trouver les meilleures parades contre lui. De la même manière, le don d'intelligence nous est donné pour mieux connaître Dieu, comprendre son langage, ses choix, goûter sa Parole. Non pour le combattre, mais pour l'aimer, pour connaître « quelle est la largeur, la longueur, la hauteur, la profondeur » de son amour pour nous et ainsi nous laisser attirer par lui. Mieux connaître Dieu, telle est l'ambition de Corentine, une jeune pianiste, et pour cela, elle s'en donne les moyens. Elle a décidé de vivre une année exceptionnelle de formation théologique, humaine et spirituelle avec Philanthropos. Un cadeau pour toute une vie. Aujourd'hui, elle témoigne de son aventure.
Sophie de Villeneuve, rédactrice en chef de Croire
ÉDITO
Allons-nous en sortir différents ?
Depuis maintenant près de trois semaines que ce confinement nous est imposé, de très nombreux philosophes s’expriment sur ce retrait du monde, totalement imprévisible et inimaginable dans notre univers hyper agité. Et tous de se poser la question : allons-nous en sortir différents ? La philosophe Françoise Dastur, qui vit isolée à la campagne depuis longtemps, pense que c’est toute notre civilisation des loisirs qui est interrogée. Nous voici renvoyés à nous-mêmes, explique-t-elle dans Philosophie Magazine, et à la conscience que nous sommes fondamentalement mortels. Et d’ajouter que cette angoisse de la mort n’est nullement incompatible avec la joie d’exister. Quelle belle formule. Et qui nous renvoie à ce que nous allons vivre cette semaine sainte où peur, mort et joie vont se retrouver intimement liées. Peur de Jésus devant la mort qui l'attend, peur des disciples devant la haine et la violence, mort infâme et résurrection glorieuse. Cette joie d'exister dont parle Françoise Dastur puise sa force dans cette réalité : mort et vie vont de pair. Ce confinement serait donc un moyen de retrouver le sens profond de la vie. D'être joyeux, en dépit des nuages qui s'amoncellent. Le frère Laurent de la Résurrection, un carme du XVIIe siècle, a vécu, du fait d'un grave ulcère à la jambe, de longues années confiné. Et quand on lui demandait ce qu'il faisait, il répondait : "Je bénis Dieu, je l'adore, et je l'aime de tout mon cœur." Si ce temps de confinement nous apprend à faire la même chose, alors oui, nous sortirons différents ! Bonne semaine sainte à tous.
L’arrivée du mois d’avril est indissociablement associée au poisson - de tout temps symbole du Christ et signe de reconnaissance des Premiers Chrétiens. Ce symbole universel en forme de poisson, cette forme elliptique, en amande fine et parfaite, mandorle horizontale, on la retrouve omniprésente dans l’œuvre contemporaine de Pierre Mabille, déclinée à l’infini dans ses peintures et dans ses vitraux, comme ici dans la nef de l’église de Chalonnes-sur-Loire.
Ouverture sur un ailleurs transfiguré, le vitrail est tel un filtre chromatique, qui rend présente la perception vibrante du monde extérieur. Même si nous sommes reclus, confinés, à l’intérieur, sachons capter ces bribes de lumière annonciatrices de beauté inattendue !
Sur Narthex, plus que jamais, nous vous invitons à vous émerveiller et prendre le temps de méditer. Ainsi nous avons le plaisir de vous annoncer une nouvelle série de notre blog Ecrits mystiques, où Martine Petrini-Poli nous propose de découvrir les ouvrages et recherches naturalistes et médicinales de Sainte Hildegarde de Bingen – pour prendre soin des corps et des âmes, sujet de circonstance…
Dans notre parcours pascal, Sylvie Bethmont nous présente une figure exemplaire et inspirante : Sainte Geneviève, porteuse d’une lumière « qui ne peut s’éteindre » et protectrice de Paris contre de nombreux maux dont les épidémies - dont nous célébrons cette année le Jubilé.
Sophie de Villeneuve, rédactrice en chef de Croire
ÉDITO
Un cri du cœur !
Dans l’homélie prononcée lundi dernier lors de la messe célébrée à huis clos dans la chapelle de la maison Sainte-Marthe, le pape François a parlé de la prière. Selon lui, la prière requiert la foi, du courage et de la volonté. C’est ce qui nous est demandé aussi en ces temps si difficiles... Il nous faut la foi, c’est-à-dire la confiance. Confiance en un Dieu qui agit à travers tous ceux qui se dévouent pour les autres. Il nous faut du courage pour accepter ce confinement strict qui nous est si étranger. Il nous faut enfin de la volonté pour continuer à travailler, à nous occuper de nos enfants, de nos proches et de nous-mêmes. Foi, courage et volonté… Un triptyque sur lequel reposer, couronné par la prière, et dont elle est un fruit précieux. Jamais la prière n’a été aussi facilitée. Églises ouvertes et paisibles, messes quotidiennes sur la plupart des sites paroissiaux, temps pour lire, méditer, réfléchir. L’abbé Macaire, à qui on demandait comment prier, répondit : " Inutile de débiter beaucoup de mots. Il suffit d’étendre tes mains et de dire : Seigneur, comme il te plaît et comme tu sais, prends pitié. " Un cri du cœur à reprendre chaque jour…
Sophie de Villeneuve, rédactrice en chef de Croire
ÉDITO
Ora et labora
Comment ne pas faire le rapprochement entre ce temps de confinement et le temps du carême, que depuis toujours l’Église nous présente comme un temps de désert ? Depuis quelques jours, tous les commentateurs, y compris notre président, nous incitent à faire une pause dans nos vies. À réfléchir, à lire, à regarder le ciel… Nous voilà renvoyés à une vie quasi monastique. Incroyable… Beaucoup de grands contemplatifs se sont organisé une vie en solitaire, qui était loin d’être une vie d’oisiveté. Charles de Foucauld, seul dans son ermitage, priait et étudiait. Les pères du désert écrivaient, méditaient un chemin de foi qui nous sert encore aujourd’hui à grandir en maturité spirituelle. Nous voici encouragés à suivre leur exemple. Lire, travailler, prier, se reposer… Ora et labora. Et si nous retrouvions le sens d’une vie plus dépouillée, plus austère certes, mais aussi plus pleine et concentrée sur l’essentiel ? Croire poursuit avec vous cette route vers Pâques dans des circonstances très particulières. Peut-être, au bout de ces semaines, aurons-nous la chance d’avoir progressé en patience, en calme, en vigilance, en confiance, et… en joie ! Bonne route !
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