Recueil de poèmes en hommage aux deux auteurs
«99% water»
- ARTICLE + VIDEO Histoire d’eau
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.
Comment l’abolition de la puissance paternelle sur les majeurs n’a pas conduit à l’affranchissement des épouses
Anne Verjus Le Bon Mari. Une histoire politique des hommes et des femmes à l’époque révolutionnaire Fayard, 392 pp., 25 €.
Si l’abolition des privilèges et celle du droit d’aînesse sont des réformes de la Révolution française connues de tous et qualifiées communément de fondamentales, qui se souvient de celle qui met fin, non sans heurts et tergiversations, au statut de fils de famille des pays de droit écrit, «enfant d’honnête famille, précise le Dictionnaire de l’Académie française de 1765, qui est encore sous la puissance paternelle», même devenu homme. Désireuse d’étudier la modification des rapports de sexes au sein de la famille, au cours de la Révolution, en raison de son recentrage sur le foyer conjugal et de la survalorisation du «chef de famille», Anne Verjus se penche sur la condition des fils de famille, sur le sens de leur exclusion originelle de la citoyenneté active. Son analyse minutieuse des débats qui conduisent à leur victoire le 28 août 1792 par un décret qui abolit la puissance paternelle sur les majeurs, la porte à conclure que c’est là «un des textes de loi les plus emblématiques de l’esprit révolutionnaire».
A l'occasion du XXIème Festival international du livre et du film, qui se déroulera à Saint-Malo du 22 au 24 mai 2010, l'écrivain Michel Le Bris, auteur du «Dictionnaire amoureux des explorateurs» (Plon), et d'un ouvrage collectif «Je est un autre, pour une identité-monde»(Gallimard), a répondu à vos questions.
Novice. Comment est née l'aventure des «Etonnants voyageurs»?
Chaque semaine, un écrivain lit un extrait de son oeuvre.
L'écrivain d'origine argentine Alberto Manguel lit un passage de son essai sur le livre et la bibliothèque (Acte Sud, réédité en poche).
Les foodingues. Tous les jeudis, passage en cuisine. Aujourd’hui, la moutarde.
Flickr/WordRidden
23,80 euros le bocal de 160 grammes de cendres volcaniques. A commander sur un site islandais.
http://www.liberation.fr/monde/0101635281-des-cendres-du-volcan-eyjafjoll-en-vente-sur-le-net
Ode à la tabagie ou élégie aux cendres? L'écrivain lit un extrait de son oeuvre.
http://www.liberation.fr/sciences/0101634075-un-peu-de-neandertal-en-nous
http://www.liberation.fr/regarder-l-actualite/1101857-regardez-l-actualite
http://www.liberation.fr/livres/06011948-l-album-des-ecrivains-max-pol-fouchet-en-1960
Immense helléniste, deuxième femme à entrer à l'Académie française, première femme professeur au Collège de France, Jacqueline de Romilly vient d'être élevée à la dignité de grand-croix de la Légion d'honneur (la cinquième à recevoir cette distinction). Toujours aussi vive à bientôt 94 ans, elle lance un cri d'alarme : la pensée et la réflexion se meurent. Rencontre.
Propos recueillis par Liliane Delwasse
Le Point : Vous venez de recevoir cette distinction suprême, la plus prestigieuse dont on puisse rêver. Etes-vous particulièrement heureuse ou est-ce juste un honneur de plus, tant il est vrai que vous avez déjà eu auparavant tous les honneurs imaginables. Vous avez même été nommée citoyenne grecque d'honneur.
Jacqueline de Romilly : C'est incontestable : j'ai été gâtée. J'ai eu la chance d'appartenir à une génération où les femmes accédaient pour la première fois au podium, où les portes s'ouvraient enfin. J'ai été la première femme à entrer à l'Académie des inscriptions et belles-lettres, la deuxième à l'Académie française après Marguerite Yourcenar, la première au Collège de France. Et je ne parle pas de l'Ecole normale supérieure. Savez-vous ce qui m'a procuré la plus grande joie ? En 1930, j'avais 17 ans, les filles ont eu pour la première fois le droit de se présenter au Concours général et j'ai eu cette année-là les prix de grec et de latin. Rien par la suite ne m'a jamais rendue aussi heureuse. C'était grisant. Ma mère a soigneusement collé dans un petit carnet les coupures de presse du monde entier qui relataient ce qui était alors considéré comme un exploit. Il y en avait dans toutes les langues. Un de ces articles est d'ailleurs signé par un très jeune journaliste débutant, Pierre Lazareff. C'était son premier article. Il lui a porté bonheur. Mais, pour répondre à votre question, c'est toujours agréable et flatteur pour son ego d'être reconnu pour son travail et félicité, mais c'est surtout un formidable encouragement pour continuer la lutte que je mène et assumer jusqu'au bout de mes forces la tâche que je me suis fixée.
Vous êtes helléniste. On connaît la bataille que vous menez depuis des décennies pour que perdure l'enseignement des langues anciennes, et en particulier du grec, en voie de disparition. N'êtes-vous pas finalement optimiste pour l'avenir puisque votre combat est reconnu et honoré ?
Je ne suis pas très optimiste, ni pour mes chères langues anciennes, ni pour la française d'ailleurs, ni pour les humanités en général et, pis, guère plus pour l'avenir de notre civilisation. S'il n'y a pas un sursaut, nous allons vers une catastrophe et nous entrons dans une ère de barbarie. Il y a un désintérêt et même un dédain pour la Raison et les Lumières.
Je ne suis pas historienne et les faits m'intéressent moins que les textes. Ce qui me passionne dans les textes grecs, c'est la rencontre avec la naissance de la pensée raisonnée, rationnelle, de la réflexion, c'est l'irruption de la lumière qui est apparue pour la première fois dans un monde encore confus et obscur. Toute la morale politique et la philosophie hellènes visent à la clarté et à l'universel. Et elles ont réussi, rien n'a vieilli, leurs préoccupations sont d'une telle actualité ! Apprendre à penser, à réfléchir, à être précis, à peser les termes de son discours, à échanger les concepts, à écouter l'autre, c'est être capable de dialoguer, c'est le seul moyen d'endiguer la violence effrayante qui monte autour de nous. La parole est le rempart contre la bestialité. Quand on ne sait pas, quand on ne peut pas s'exprimer, quand on ne manie que de vagues approximations, comme beaucoup de jeunes de nos jours, quand la parole n'est pas suffisante pour être entendue, pas assez élaborée parce que la pensée est confuse et embrouillée, il ne reste que les poings, les coups, la violence fruste, stupide, aveugle. Et c'est ce qui menace d'engloutir notre idéal occidental et humaniste.
Il existe d'autres formes de pensée que littéraire, sans pour autant tomber dans la barbarie.
Sans doute, mais plus simplistes, qui assènent des vérités toutes faites, pauvres et sans nuances. Et qui risquent donc de déboucher sur une pensée appauvrie, squelettique. La pensée demande des correctifs, des nuances, de la subtilité, pas des dogmes tout faits issus des fast-foods de la réflexion. Ma chaire au Collège de France s'intitulait « La Grèce et la formation de la pensée morale et politique ». C'est cette construction que j'admire, qui a jeté les fondements de notre organisation et de notre pensée occidentale et que je ne peux accepter de voir rejetée et oubliée alors qu'elle n'a jamais été aussi nécessaire. Je connais des cas d'établissements scolaires où l'on ferme l'option grec faute de crédits, soi-disant, ou pour des raisons fallacieuses d'emploi du temps alors qu'il y a quinze ou vingt élèves inscrits. On craint sans doute que les élèves ne se forment un jugement trop acéré, qu'ils ne deviennent trop intelligents, qu'ils ne remettent en question la société telle qu'elle est... J'ai créé une association, Sauvegarde des enseignements littéraires, et tout récemment une autre qui est le prolongement de la première, Elan nouveau des citoyens. Elles visent à réveiller les valeurs de la démocratie et à les remettre au coeur du débat citoyen. Le titre d'un de mes derniers ouvrages est explicite : « Actualité de la démocratie athénienne ».
Vous craignez une guerre des civilisations ?
Ne simplifions pas, là encore. Je refuse de résumer, de schématiser les enjeux en termes politiciens qui seraient plein d'allusions anachroniques. Le danger de la démocratie, le seul, le vrai danger, c'est la démagogie. Ne tombons pas dedans. Dans mon « Alcibiade ou les dangers de l'ambition », j'analyse cet écueil. Rien n'a changé depuis le temps d'Alcibiade. Les mutations sont marginales, anecdotiques. Sauf que l'inculture a gagné du terrain. Je vais vous confier à ce propos la question que m'a posée une fois une élève d'hypokhâgne : « Madame, les langues mortes étaient-elles déjà mortes quand vous étiez jeune ? » Pas mal, non ?
L'âge ne vous a pas atteinte. Vous avez une forme, une fraîcheur, un dynamisme étonnants. Et toujours le même humour, la même aptitude au bonheur de vivre. Quel est votre secret de jouvence ?
La passion, pardi ! La passion de ce que je fais, de mon travail, de mes recherches, et puis l'amour, l'amour pour mon cher Thucydide. Quant à parler de fraîcheur, vous êtes très gentille, mais j'aurai 94 ans dans quelques semaines. Et je me sens plutôt défraîchie. La vieillesse est un terrible combat que l'on est sûr de perdre et que l'on s'obstine à mener. Tout se dégrade, se défait, pouah, affreux ! On peut avoir acquis des qualités de sagesse, de hauteur de vues, de courage moral, de stoïcisme (il faut bien se consoler avec des aspects positifs), mais on perd la vue, l'ouïe, la marche. Il n'y a pas de quoi se réjouir. Je reconnais cependant que j'ai toujours gardé mon humour et la capacité de rire des situations cocasses. Je vais vous conter une anecdote pourtant cruelle à laquelle j'ai repensé récemment et qui me fait rire comme au premier jour. Pendant la guerre, j'ai bénéficié si l'on peut dire du statut des juifs mis en place par le régime de Vichy, mon père étant juif. Entre autres gracieusetés, les juifs n'avaient plus droit à avoir un téléphone. Sitôt la Libération, il a été décidé par les autorités que les juifs à qui on avait coupé le téléphone seraient prioritaires pour récupérer leur ligne. Il faut dire qu'à l'époque il n'était pas facile de faire installer une ligne téléphonique, cela prenait des mois. Me voilà donc allant à la poste pour demander à récupérer ma ligne d'avant guerre. La préposée me reçoit et, plutôt sèche, me remballe : « Y a de l'attente. » Je lui explique que nous sommes prioritaires parce que juifs. Elle rétorque : « Vous êtes juifs ? Facile à dire, n'importe qui peut se vanter. Prouvez-le ! » Entendre ça en 1945, c'est génial, non ? Avec ma mère, nous en avons ri aux larmes. Soixante ans après, ça me fait encore rire. J'ai partagé toute ma vie beaucoup de fous rires avec ma mère. Nous étions totalement fusionnelles. Je pense que l'amour de ma mère, sa tendresse, sa gaieté m'ont donné une grande force
|
© le point 25/01/07 - N°1793 - Page 84 - 1304 mots
par Andrée CHEDID
J'ai ancré l'espérance
Aux racines de la vie
*
Face aux ténèbres
J'ai dressé des clartés
Planté des flambeaux
A la lisière des nuits
*
Des clartés qui persistent
Des flambeaux qui se glissent
Entre ombres et barbaries
*
Des clartés qui renaissent
Des flambeaux qui se dressent
Sans jamais dépérir
*
J'enracine l'espérance
Dans le terreau du coeur
J'adopte toute l'espérance
En son esprit frondeur.
(http://mapage.noos.fr/roselyneb/Html/Esperance.htm)
Sa lettre pour la jeunesse - Printemps des poètes 2003
BIOGRAPHIE :
«Je suis née au Caire, en Égypte. J'habite Paris par choix, parce que j'aime cette ville depuis l'enfance. J'écris depuis l'âge de dix-huit ans, en plusieurs genre : poésie, roman, théâtre. Écrire, c'est très dur, c'est de grande fenêtres de joie…
J'écris pour essayer de dire des choses vivantes qui bouillonnent au fond de chacun ; j'espère ainsi communiquer. Les sujets que je choisis sont en général marqués par la tragédie et par l'espérance. Je veux garder les yeux ouverts sur les souffrances, le malheur, la cruauté du monde ; mais aussi sur la lumière, sur la beauté, sur tout ce qui nous aide à nous dépasser, à mieux vivre, à parier sur l'avenir.» A. C.
![]()
Andrée Chédid est née en 1920 au Caire de parents libanais séparés. Elle est mise en pension à l'âge de 10 ans. Elle apprend alors l'anglais aini que le français. Elle exprime sa tendresse en mots arabes. A 14 ans Andrée Chédid part en Europe. Elle revient ensuite au Caire pour aller dans une université américaine. Son rêve était d'être danseuse mais elle se maria à 22 ans avec un médecin. Elle aura d'ailleurs avec lui deux enfants : Michèle et Louis. Son oeuvre est un questionnement ardent sur la condition humaine, les liens qui tisse l'individu au monde. Souvent portée par une ferveur mystique, son écriture est d'une grande sensualité pour évoquer l'Orient et ses parfums mais se montre plus apre pour dénoncer la guerre civile qui déchire le Liban. Elle est poète, romancière, auteur dramatique.
Andrée Chedid a ses racines ancestrales en Egypte et au Liban, mais elle est installée en France depuis 1946. Pour y avoir vécu et fait des études, elle connaît aussi intimement le Moyen Orient que la France et l'Occident en général. Son œuvre entière porte les marques de ce multiculturalisme. Le français est sa langue maternelle et sa langue d'écriture. Son tout premier livre cependant, était rédigé en anglais, le recueil poétique On the Trails of my Fancy (Le Caire, 1943).
Aujourd'hui elle occupe une place de choix parmi les auteurs français contemporains. Romancière, nouvelliste, dramaturge et surtout poète (" Je reviens toujours à la poésie, comme si c'était une source essentielle "), ses nombreux ouvrages en prose ou en vers lui ont valu d'importants prix littéraires, entre autres le Goncourt de la nouvelle, le Grand Prix de la Société des Gens de Lettres, le prix Louise Labé, le Prix Mallarmé…pour ne citer que ceux-ci.
Un récent article du Nouvel Observateur titre: " Les Chedid. Une famille en or ", évoquant à la fois le grand talent de l'écrivaine, celui de son fils Louis, auteur-compositeur-interprète de renom, et celui de son petit-fils Matthieu, bien connu pour sa chanson " Je dis aime ". Or, c'est Andrée Chedid elle-même qui a écrit les paroles de ce qui est plus qu'un " tube " à la mode, car il est porteur d'un message émouvant et fort nécessaire dans le monde où nous vivons. Le poème de la grand-mère mis en musique par le petit-fils, quel superbe exemple du " pont " que l'écrivaine s'est de tout temps attachée à établir entre les générations!
Andrée Chedid est une femme bien de notre temps ; ses écrits restent jeunes dans le plein sens du terme. " Avancer, reprendre joie, défier l'obstacle, peut-être le vaincre, puis aller de nouveau: tels sont nos possibles ". Ainsi s'exprime-t-elle dans une sorte d'art poétique qui est aussi art de vivre intitulé " Terre et Poésie " dans le recueil Visage Premier (1972). Toujours active aujourd'hui dans le monde des lettres, elle a publié récemment des poèmes réunis sous le titre Territoires du souffle (1999) et un roman, Le Message (2000), tous deux aux éditions Flammarion.
Lors d'une interview, Andrée Chedid a parlé de son œuvre comme de l'éternelle quête d'une humanité. En effet, elle poursuit une quête incessante, et c'est dans le processus plutôt que dans l'aboutissement que s'accomplit et se renouvelle la fraternité si bien mise en évidence dans un recueil de1976, Fraternité de la parole. C'est là un titre éloquent qui résume le rôle du poète dont la Parole poursuit " jusqu'au tréfonds/de la terre et des hommes/l'unité dérobée de leur nom ". Dans les récits, ses personnages sont pour la plupart (mais non exclusivement) des femmes.
L'auteure n'en est pas pour autant " féministe " dans le sens militant du terme, de même que son écriture ne peut être qualifiée de " féminine ", terme trop souvent associé à une certaine mièvrerie de convention. Identités sexuelles et actantes sociales, les héroïnes chedidiennes s'inscrivent dans le mouvement solidaire du monde contemporain, tout comme d'autres femmes se sont incarnées dans la réalité d'un autre temps. C'est ainsi que même les personnages-femmes du Moyen Orient sont généralement celles qui savent faire " craquer la carapace " des injustices, comme le dit si bien la poète dans " La femme des longues patiences " (Fraternité de la parole).
Dans le même ordre d'idées, Andrée Chedid ne croit pas qu'il existe une écriture spécifiquement féminine. " J'écris depuis longtemps et je ne pars pas de l'a priori que je suis une femme ", affirme-t-elle dans une interview de 1982. La quête d'Andrée Chedid, à la fois chant poétique et assertion d'une identité, se manifeste dans certains grands courants thématiques qui traversent son œuvre globale et que j'appelle: Vision cosmique, Libération, Energie vitale et Pouvoir de la Parole. Il va sans dire que ces subdivisions sont établies ici seulement pour les besoins de l'analyse et ne signifient nullement que l'œuvre se scinde en autant d'aspects particuliers. Tous s'interpénètrent et coexistent dans chaque ouvrage, qu'il s'agisse de poésie, de récits ou de théâtre.
Renée Laurentine - http://ecrits-vains.com
Venue très tôt à l’écriture, dès l’âge de 18 ans, Andrée Chedid publie donc ses tout premiers poèmes chez elle, en Égypte. À l’époque elle écrit en anglais, parce qu’elle aime beaucoup la poésie anglaise, et sous un pseudonyme, avec une seule initiale tenant lieu de prénom.
L’aventure rappelle celle des sœurs Brontë, même si Andrée Chedid a eu davantage le souci de demeurer anonyme plutôt que celui de masquer son sexe. Elle s’installe par la suite à Paris, « ville fascinante », et explore les autres genres littéraires. S’ébauche ainsi une œuvre patiente aux visages multiples : fastueuse et indéniablement sensuelle dans ses descriptions de l’Orient, voix intime qui aborde respectueusement les êtres, écriture déchirée et âpre qui se moule à la dureté de la guerre civile au Liban.
Une œuvre somme toute dépouillée, qui tend vers la simplicité et la nuance. En même temps j’oserai non pas comparer, mais rapprocher Andrée Chedid et Marguerite Yourcenar : deux écrivaines qui, malgré des problématiques et une reconnaissance différentes, ont une écriture marquée par un certain classicisme insensible aux modes. (...) Pour Andrée Chedid, l’écriture est ce qui permet la sortie vers l’Autre, comme un hors de soi qui ouvre vers ailleurs. « C’est sans doute pourquoi j’ai toujours éprouvé ce besoin qu’une histoire ait un certain espace, presque comme un symbole, qu’elle soit toute simple, mais qu’elle contienne à l’intérieur quelque chose de tout un monde qui nous englobe un peu tous. » (...)
Ce qui fait écrire Chedid, c’est toujours cette chose indéfinissable, indicible qui projette en-dehors de soi « l’impression perpétuelle que ce qu’on porte en soi est plus grand, est plus exigeant, est plus assoiffé que ce que la vie peut vous donner ». Impression qui, selon Chedid, répond à ce pourquoi élémentaire qu’a toujours posé l’existence de l’Art. « L’Art, c’est tout ce qui est en dehors de notre étroite peau. L’homme a toujours besoin d’échapper à son étroite peau. L’étroite peau, c’est l’autobiographie. Nous sommes plus que ça. »
L’œuvre d’Andrée Chedid : un ardent questionnement sur la condition humaine. Francine Bordeleauhttp://www.nuitblanche.com/archives/c/chedid.htm
BIBLIOGRAPHIE :
Jonathan (roman), Ed. Seuil, Paris, 1955 ; épuisé.
L'autre (roman), Ed. Flammarion, Paris, 1969.
La Cité fertile (roman), Ed. Flammarion, Paris, 1972
Le Sixième Jour (roman), 1960 ; réédition Flammarion, Paris, 1972 et 1985.
Visage premier (poésie), Ed. Flammarion, Paris, 1972.
Fêtes et Lubies (poésie), Ed. Flammarion, Paris, 1973.
Prendre corps (poésie), Ed. G.L.M., Paris, 1973.
Nefertiti et le rêve d'Akhnaton (roman), Ed. Flammarion, Paris, 1974.
Fraternité de la parole (poésie), Ed. Flammarion, Paris, 1975.
Le Sommeil délivré (roman), 1952 ; réédition Flammarion, Paris, 1975.
Cérémonial de la violence (poésie), Ed. Flammarion, Paris, 1976.
Le Coeur et le Temps (contes), Ed. L'Ecole des Loisirs, Paris, 1976.
Cavernes et Soleils (poésie), Ed. Flammarion, Paris, 1979.
Les Corps et le Temps suivi de l'Etroite Peau (nouvelles), Ed. Flammarion, Paris, 1979.
Lubies (contes), Ed. L'Ecole des Loisirs, Paris, 1979.
Bérénice d'Egypte ; Les Nombres ; Le Montreur (théâtre), Ed. Flammarion, Paris, 1981.
Echec à la Reine (théâtre)
L'autre (contes), Ed. Père Castor-Flammarion, Paris, 1981.
Le Coeur suspendu (contes), Ed. Casterman, Paris, 1981.
Les marches de sable (roman), Ed. Flammarion, Paris, 1981.
Le Survivant (roman), 1963 ; réédition Flammarion, Paris, 1982.
Mon ami, mon frère (contes), Ed. Casterman, Paris, 1982.
Epreuves du vivant (poésie), Ed. Flammarion, Paris, 1983.
L'Etrange Mariée (contes), Ed. Le Sorbier, Paris, 1983.
Derrière les visages (contes), Ed. Père Castor-Flammarion, Paris, 1984.
Grammaire en fête (contes), Ed. Folle avoine, Paris, 1984.
La Maison sans racines (roman), Ed. Flammarion, Paris, 1985.
Le Survivant (contes), Ed. Père Castor-Flammarion, Paris, 1987.
Textes pour un poème (poésie) Ed. Flammarion, Paris, 1987.
Les manèges de la vie (contes), Ed. Flammarion, Paris, 1989.
L'enfant multiple (contes), 1989 ; Ed. J'ai lu, Paris, 1991.
Textes pour un texte (poésie), Ed. Flammarion, Paris, 1991.
A la vie, à la mort (roman), Ed. Flammarion, Paris, 1992.
La femme de Job (roman), Ed. Calmann Lévy, 1993
La femme en rouge et autre nouvelles (roman), Ed. J'ai lu, 1994
Le Liban (essai), Ed. Seuil.
Guy Levis-Mano (essai), Ed. Poètes d'aujourd'hui, Seghers.
Les métamorphoses de Batine (contes), Ed. Père Castor, 1994
(http://perso.orange.fr/mondalire/chedid.htm)
Son oeuvre était à l'honneur lors du dernier printemps des poètes et nous avons fait une expo dans notre CDI
Isabelle Huppert dans la série "New York Police Judiciaire"? L'actrice française pourrait jouer un rôle dans la série américaine diffusée sur TF1. Selon le producteur exécutif Neal Baer, la comédienne, actuellement à l'affiche de White Material de Claire Denis, est pressentie pour interpréter la mère d'un enfant enlevé.
L'épisode clôturerait la saison 11 et serait diffusé au mois de mai sur la chaîne américaine NBC. Les producteurs de la série, "Law & Order : New York District" en anglais, ont déjà fait appel à des guest-stars de choix : Sharon Stone et Mischa Barton ou encore les Françaises Jeanne Moreau et Leslie Caron.
http://next.liberation.fr/article/isabelle-huppert-dans-quot-new-york-police-judiciaire-quot#
La revanche posthume de la femme d’Elias Canetti à la vitesse des «Tortues» 
http://www.liberation.fr/livres/0101611047-veza-qu-en-est-il
J.M. Coetzee. L’écrivain sud-africain multiplie les prix et démultiplie son œuvre. 
sur le sujethttp://www.liberation.fr/livres/0101611257-le-nobel-afrikaner-a-vif
http://www.liberation.fr/societe/0101611167-d-auvergnat-a-pitot-les-mots-deux-mille-neuf


sur le sujethttp://www.liberation.fr/societe/1101719-ce-qui-s-est-passe-en-france-en-2009
http://voyages.liberation.fr/actualite/un-moai-paris-en-2010
http://www.liberation.fr/regarder-l-actualite/1101723-regardez-l-actualite
Biolay, Yuskek, K'naan... les albums de l'année choisis par nos chroniqueurs. 
http://www.liberation.fr/musique/06011542-la-playlist-les-choix-de-la-redaction-2-2