Recueil de poèmes en hommage aux deux auteurs
revue la savoie dans tous ses etats
http://www.liberation.fr/livres/0101610561-revue-la-savoie-dans-tous-ses-etats
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De Neneh Cherry à l'ex-New Order Bernard Sumner, en passant par Heavy Trash, Mélissa Laveaux ou Patrick Watson: 10 sessions à (re)découvrir.
Une année de Sessions, c'est 38 artistes ou groupes passés dans notre studio, choisis par la rédaction. C'est une année de fous-rires, de plantades, de rencontres et, surtout, de plaisir. Des heures de montage et des nuits de mix pour servir au mieux la musique de tous ceux qui ont accepté de venir nous visiter. Nous avons sélectionné, dans la douleur, 10 de ces 38 sessions 2009. 10 sessions différentes, illustrant une année de musique au Labo. Pour retrouver toutes les autres, c'est par ici.
http://www.liberation.fr/musique/06011534-le-best-of-des-sessions-2009
Foot. Un tour d’horizon des clubs, du carton de Montpellier à la lente agonie de Saint-Etienne. 
http://www.liberation.fr/sports/0101610575-ligue-1-bilan-de-noel-avant-le-mercato
http://www.liberation.fr/monde/0101610543-la-meilleure-gorgee-de-biere
Le président du groupe de produits de beauté éponyme est décédé samedi à Paris à l'âge de 79 ans. 
L'industriel français est décédé samedi à Paris, à l'âge de 79 ans. Le groupe de produits de beauté, auquel il a donné son nom, emploie plus de 15.000 personnes dans le monde. C'est son petit-fils, Bris Rocher, qui assumera désormais la présidence du groupe.
http://www.lefigaro.fr/societes/2009/12/26/04015-20091226ARTFIG00323-yves-rocher-est-mort-.php
Le «Journal» comme peinture sur soi
Eugène Delacroix Journal Nouvelle édition intégrale établie par Michèle Hannoosh. José Corti ; tome 1, 1 214 pp. ; tome 2, 2 520 pp. ; 80 € les deux volumes.
Le 29 septembre 1931, ayant ouvert l’édition à paraître du Journal de Delacroix par André Joubin, la seule disponible jusqu’à cet automne et dont l’unique tome, tant aimé et toujours réédité par Plon, va désormais rejoindre les oubliettes d’une maison de campagne, André Gide note : «Du temps que j’admirais encore Delacroix, la lecture de son Journal a été une grande déconvenue. Pas plus dans son style que dans son art, il ne parvient à être tout à fait près de lui-même, comme font Baudelaire, Stendhal ou Chopin, qu’il savait pourtant admirer.»
Publication du premier volume des «Œuvres complètes»
Walter Benjamin Œuvres et inédits Edition critique intégrale, éditée par Christoph Gödde et Henri Lonitz, sous la responsabilité (version française) de Gérard Raulet. Tome 3 : le Concept de critique esthétique dans le romantisme allemand, édition préparée par Uwe Steiner, traduction de l’allemand par Philippe Lacoue-Labarthe, Anne Marie Lang et Alexandra Richter. Fayard, 574 pp., 28 €.
Lire la suite dans le Libé d'aujourd'hui
Jean-Luc Pinol et Maurice Garden, "Atlas des parisiens des origines à nos jours"
La suite dans le Libé d'aujourd'hui
Voire la vidéo ici:
de Umberto Eco (Auteur), Jean-Claude Carrière (Auteur), Jean-Philippe de Tonnac (Auteur)
cf. aussi dans le supplément livres de "Libération" d'hier, l'intéressant article: "Plaioyer pour le papier."
Je vous conseille de l'acheter car les articles ne sont plus visibles que par les abonnés.
Dans un livre, le champion de tennis américain reconnaît avoir consommé de la méthamphétamine et avoir menti pour éviter une suspension sportive.
Suite et fin ici:
ARTICLE POUR CEUX QUI STIGMATISENT LE CYCLISME
et aussi:
"Sa carrière finie, Agassi peut se confesser"
Retraite. Meriem Selmi, psychologue à l’Insep, analyse le rapport amour-haine du champion face à son sport.
http://www.liberation.fr/sports/0101602412-sa-carriere-finie-agassi-peut-se-confesser
Les foodingues . Chaque jeudi, réveil des papilles. Novembre est le mois de la triperie, l’occasion de s’essayer à la tête de veau, aux rognons et autre langue de bœuf.
Par JACKY DURAND
http://www.liberation.fr/vous/0101602418-very-gout-de-tripes
La suite dans le Libé d'aujourd'hui
http://www.liberation.fr/recherche/?q=vidanges+tardives
Lire la suite dans Libé d'aujourd'hui.
(CC HugoDeschamps / Flickr)
Le créateur des figurines Playmobil, Hans Beck, est mort vendredi à l’âge de 79 ans, a annoncé l’entreprise allemande qui fabrique ces jouets célèbres dans le monde entier.
Hans Beck «est mort le 30 janvier des suites d’une grave maladie», a indiqué un communiqué de la firme.
Le premier Playmobil, un personnage en plastique de 7,5 centimètres de haut, taille «idéale pour une main d’enfant» a été commercialisé en 1974, rappelle l’entreprise Geobra Brandstätter, basée à Zirndorf (Bavière, sud).
Depuis, 2,2 milliards de ces figurines articulées au visage souriant, qu’elles soient pirate, dentiste ou pharaon, ont été vendues à travers le monde.
Hans Beck, né dans une famille de 10 enfants, avait commencé à créer des jouets pour ses soeurs et frères.
Menuisier de formation, il avait plus tard été embauché par la firme Geobra qui l’avait encouragé à produire ces petits personnages à une échelle équivalent à 1/24 d’une taille humaine réelle.
Présenté au Salon du jouet de Nuremberg en 1974, Playmobil avait connu un succès immédiat à tel point que Geobra est devenu le premier fabricant de jouets d’Allemagne.
Depuis lors, l’entreprise a multiplié les personnages qui sont aujourd’hui accompagnés de tout un environnement d’animaux, de véhicules, et autres constructions.
Hans Beck avait pris sa retraite en 1998.
(Source AFP)
http://www.liberation.fr/economie/0101316406-le-pere-des-playmobil-est-mort
CritiqueUne sélection du service Livres de Libération
Par GÉRARD LEFORT
Michel Le Bris
N.C. Wyeth, l’esprit d’aventure
Hoëbeke, 144 pp., 35 euros.
Umberto Eco (sous la direction de)
Histoire de la beauté. Histoire de la laideur
Traduit par Myriem Bouzaher (italien), et François Rosso (grec et latin). Flammarion, 438 et 452 pp., 78,90 euros les deux volumes en coffret.
Dictionnaire international de la sculpture moderne et contemporaine
Editions du Regard, 560 pp., 86 euros.
30 000 ans d’art. Histoire de la créativité humaine à travers le monde et le temps
Phaidon, 1 064 pp., 49,95 euros.
Stéphane Audoin-Rouzeau et Gerd Krumeich
Cicatrices. La Grande Guerre aujourd’hui
Photographies de Jean Richardot Tallandier, 180 pp., 39 euros.
Eugene Richards
The Blue Room
Phaidon, 168 pp., 75 euros.
Théophile Gautier
Venise
Editions de l’Amateur, 160 pp., 15 euros.
DENIS DAILLEUX
Fils de roi
Gallimard, 127 pp., 29 euros.
L’Œil du IIIe Reich. Walter Frentz, le photographe de Hitler
Perrin, 256 pp., 29,90 euros.
Pierre Dubois et Camille Renversade
Dragons et chimères, carnets d’expédition
Hoëbeke «Légendaire», 128 pp., 32 euros.
L’autel de Tetschen(cf. note à ce titre), actuellement au musée de Dresde, est la première œuvre qui attire l’attention de ses contemporains (1808). Il voyage en Bohème – il existe une gravure de Kersting le représentant, de dos, lors de ce voyage – et de nouveau à Rügen. Les années suivantes, à partir de 1810, marquent l’émergence de son génie avec des œuvres comme Le Moine au bord de la mer et L’abbaye dans la forêt. En 1814, à l’occasion de la libération de Dresde, il expose Le chasseur dans la forêt.
L'un de nos plus grands poètes confie, à l'occasion de la parution de plusieurs recueils, sa dette à Jules Verne, et raconte son engouement de jeunesse pour le surréalisme. Explications
De son bureau du Collège de France, Yves Bonnefoy règle ses affaires courantes, qui sont celles de la poésie. Des contributions (les demandes affluent du monde entier), la réédition de textes, augmentés d'une longue introduction, qui datent de la fin des années 1940 (le magnifique «Cœur-Espace»), un recueil plus récent enfin, «la Longue Chaîne de l'ancre», où, magicien sans tours ni baguette, notre discret professeur transforme en or ce qu'il décrit. Bonnefoy poète majeur? Voici pourquoi.
Le Nouvel Observateur. - Pour commencer, pourquoi préférez-vous, en règle générale, répondre par écrit aux questions des journalistes?
Yves Bonnefoy. - Parce que cela me permet de mieux dire ce que je pense. La simple conversation est trop rapide, elle incite à des idées, à des arguments que l'on a tout prêts dans l'esprit, et c'est aux dépens de ce que révélerait le temps de la réflexion. J'ai l'esprit de l'escalier, comme on dit. Et, de surcroît, je crois comme Cézanne qu'il n'est de vérité que dans la nuance.
N. O. - Vous êtes issu d'un milieu modeste, une famille d'instituteurs, notamment. Pouvez-vous, en quelques mots, nous parler de votre père, qui semble associé, écrivez-vous dans l'introduction au «Traité du pianiste», au souvenir de Jules Verne?
Y. Bonnefoy. - Ma mère était institutrice, fille d'un maître d'école de village, il y avait donc de son côté une certaine habitude de la chose écrite. Mais mon père était un ouvrier, ce qui lui donna, je le crains, le sentiment qu'il n'appartenait pas au même monde et fit qu'il se tint un peu en retrait de la vie familiale, et non sans tristesse. Je le voyais rentrer du travail, silencieux, il me semblait qu'il imaginait que même l'enfant que j'étais ne pourrait parler avec lui. Et c'est pour cela comme en effet je l'ai écrit récemment qu'ont tant compté pour moi «les Enfants du capitaine Grant», le magnifique roman de Jules Verne. Dans ce livre, un père manque. Il a été abandonné sur un rivage désert, aux antipodes, et ses enfants, son fils surtout, veulent le retrouver, mais c'est difficile car les messages qu'il a envoyés ont été brouillés par l'eau de la mer et sont partiellement illisibles. J'ai fait mienne cette situation, j'ai voulu retrouver ce père laissé à son silence, et comme bientôt le mien serait mort, je crois qu'une des raisons que j'ai eues d'écrire, et d'écrire comme je fais, ce fut mon désir de lui donner la parole, de faire qu'il parlerait à travers moi.
N. O. - Vous avez grandi dans un «milieu de peu de livres», livres qui vous ont cependant tôt fait apercevoir, comme vous l'écrivez si joliment, au bord des mots, une «irisation». Pouvez-vous être plus précis? Quels livres vous ont marqué, enfant?
Y. Bonnefoy. - Je ne me plains pas de ne pas avoir grandi dans une maison de beaucoup de livres. C'est vrai qu'il y en avait assez peu chez mes parents, en tout cas qui fussent dignes de ce nom, mais chacun d'eux avait de ce fait même la capacité de déployer librement son être de livre, au sein duquel se découvrait un second niveau dans la parole. Qu'un livre soit seul ou presque à solliciter un enfant, dans l'enfance, et ses mots s'élargiront, s'approfondiront, ils se feront les moyens de rêver à un réel autre que le nôtre ordinaire. C'est une expérience métaphysique que ne permettent pas comme telle, ils ont d'autres soucis, les grands livres de la littérature. J'ai peu lu dans l'enfance, pas une ligne de ses classiques, Alexandre Dumas, par exemple, qui est toujours inconnu de moi; et j'étais content de peu lire, d'en rester avec quelques livres brefs et modestes, que le hasard avait apportés. Peut-être puis-je penser, avec à nouveau le souvenir de mon père, que cette sorte de livre, c'était lui, dans son île là-bas, laissée audehors des cartes. Mais bientôt je lus tout de même la poésie, parce qu'elle aussi laissait pressentir un autre niveau de réalité.
N. O. - Vous publiez, dans «Traité du pianiste», plusieurs écrits anciens, d'influence surréaliste. Un texte notamment, «le Cœur-Espace», que vous avez écrit en 1945, étonne par sa flamme, sa fulgurance. Vous souvenezvous dans quelles circonstances précises vous l'avez écrit?
Y. Bonnefoy. - Oui, c'était la fin de la guerre, la découverte de l'étendue du désastre. Il se faisait évident que le discours social à travers les siècles n'avait guère été qu'iflusionnements et mensonges; et d'autre part j'avais appris d'André Breton et de Max Ernst à mettre en question de façon radicale la réalité quotidienne. L'enthousiasme que vous dites, c'est celui de la table rase. Mais la rénovation du rapport à soi ne se fait pas aussi aisément que l'esprit la rêve, et dans ces pages, quant à moi, je vois surtout surgir des conflits, carences, drames qu'il m'avait fallu traverser dans les années antérieures. Une flamme, une fulgurance? Il est vrai que c'est exaltant d'avoir tant à faire, et aussi je venais de découvrir ce que me cachait le surréalisme, qui veut rêver plus que vivre: à savoir qu'il y a dans les mots un rythme qui peut prendre le pas sur les représentations, les bousculer, et faire apparaître du vrai, dans le désordre. Le rythme pour soulever la vague d'images, changer la vie. Le rythme, ce fut cela ma libération, dans ce «Cœur-Espace».
N. O. - Vous aviez fréquenté les surréalistes. Qu'est-ce qui vous attirait dans ce mouvement? Vous souvenez-vous de vos rencontres avec André Breton?
Y. Bonnefoy. - Ce qui m'attirait dans le surréalisme, c'était ce mot d'ordre rimbaldien, «changer la vie». Mais proclamer ainsi, c'est s'exposer à critique, et nombre de ceux qui vinrent au surréalisme dans ces années d'après-guerre ne pouvaient pas ne pas voir que les façons de vivre de leurs aînés restaient bien en deçà de cette grande exigence. Du mouvement auquel j'avais fait confiance, je retins la lucidité politique du Breton d'entre les deux guerres, et cet instrument, l'image qui rassemble les mots d'une façon quelquefois si neuve que nos représentations en sont désorganisées, avec émergence du réel profond, indéfait. L'image qui fait tomber les clôtures entre l'inconscient et la conscience, comme c'est tellement nécessaire et pourtant si peu souvent pratiqué aujourd'hui encore.
N. O. - Vous publiez donc, au Mercure de France, ce recueil de textes anciens. Diriez-vous que votre poésie, avec les années, s'est rapprochée de l'essentiel?
Y. Bonnefoy. - Qu'est-ce que l'essentiel ? Rester au contact des désirs, des sentiments de l'être qui en nous se sait mortel, une simple étincelle; et, de ce fait, peut reprendre place dans la lumière. Autrement dit se porter en amont du moi, qui ne veut pas de cette sorte de connaissance. Ai-je approché de ce fond que la poésie désigne? Evidemment non. Mais je vois que dans des pages du dernier livre je ne puis m'empêcher de laisser entrer dans ma voix des êtres dont je ne sais rien, hommes et femmes. Et j'ai l'impression de passer au-dessous du plan où le moi opère ses synthèses, et se referme sur soi, c'est-à-dire sur sa chimère.
N. O. - Vous écrivez, dans «la Longue Chaîne de l'ancre»: «L'écriture de poésie? La terre de sous nos pas mais trempée comme après l'orage, creusée par de grandes roues qui ont passé, se sont éloignées. Terre tout ornières dont de brèves lueurs remontent.» Magnifique définition, ancrée dans la terre à un degré extrême. La poésie, c'est plus terre que ciel?
Y. Bonnefoy. - Certes! Puisque c'est un emploi des mots et que chaque mot désigne un aspect ou un élément de la terre, notre lieu. Le ciel n'est qu'un aspect de la terre. Il vaut par ces nuages qui sont par leurs grandes couleurs comme une région de la terre dans le ciel. Ou parce qu'il se reflète dans une flaque. Et il est infini mais les feuilles d'un arbre, c'est un infini de même puissance. Si j'étais un croyant, je placerais mes dieux dans l'arbre, ou le ruisseau, ou un essaim d'abeilles, comme les Grecs. Ou dans le peu d'eau d'une flaque qui s'évapore.
N. O. - Quels sont, parmi les poètes qui n'ont jamais cessé de vous accompagner tout au long de votre vie, ceux pour lesquels vous ressentez une affection particulière?
Y. Bonnefoy. - Ce n'est pas là une question à laquelle je puisse répondre en peu de mots. Mais je relève ce mot, affection, car c'est de cela qu'il s'agit. Les poètes qui comptent, c'est d'abord de l'affection que l'on éprouve pour eux. C'est à partir d'un sentiment de cette sorte, irraisonné, que l'on éprouve le besoin de les mieux connaître et qu'alors on peut s'instruire auprès d'eux. Et on va peut-être me dire que ce n'est pas là la bonne façon d'apprécier une œuvre, parce qu'on s'attache plus à ceux qui souffrent ou qui sont faibles qu'aux forts et aux heureux, qui pourtant écrivent aussi. Mais la poésie n'est précisément pas du côté de ceux qui réussissent. La transgression qu'elle se doit d'accomplir des représentations du monde, ces voiles que nous jetons sur lui, cette transgression passe d'abord au travers de la personne du poète, et ce n'est pas sans le déchirer qu'il avoue cela ou qu'il le cache, qu'il cherche ou non le bonheur, qu'il sache ou non tirer parti de ce que le hasard de la vie propose. Qui j'aime, parmi les poètes? Je saisis l'occasion que vous m'offrez pour avancer une fois de plus le nom de Pierre-Albert Jourdan, dont des pages me bouleversent.
Propos recueillis par Didier Jacob
«La Longue Chaîne de l'ancre», par Yves Bonnefoy, Mercure de France, 170 p., 15 euros. Du même auteur chez le même éditeur, «Traité du pianiste et autres écrits anciens», 200 p., 16,50 euros. Et «le Grand Espace», Galilée, 70 p., 13 euros.
....est parti de Lavelanet (après être arrivé hier à Foix où j'avais assisté notamment au feu d'artifice du 14 juillet magnifique avec le château de Foix) où j'ai vécu trois ans puis à Quillan où j'ai assisté au plus vieux critérium de France. Il arrive ce soir à Narbonne, la ville de Charles Trenet.
Le tour de France m'a aussi permis de revoir certains des châteaux cathares ... fascinants.
Sur Lavelanet, cf.
http://www.midi-pyrenees.biz/mp/ariege/ariege_lavelanet.htm
Sur Foix:
http://www.mairie-foix.fr/pagesEditos.asp?IDPAGE=55&sX_Menu_selectedID=m1_B9D35D06
Sur Quillan:
http://www.ville-quillan.fr/visiter.htm
Sur les châteaux cathares:
http://lescathares.free.fr/chateau/chateaux.html
Sur Narbonne:
http://www.narbonne-plage.com/index.php?pge=tourisme1&cat=Narbonne
Photo de la fontaine de Fontestorbes où j'ai emmené tous mes visiteurs:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Fontaine_intermittente_de_Fontestorbes
Pour en savoir plus sur ce lieu magique:
http://www.midi-pyrenees.biz/mp/ariege/ariege_la_fontaine_de_fontestorbes.htm
Voir aussi le Défilé de Pierre Lys:
http://www.ville-quillan.fr/pierrelys.htm
Pour répondre à l'avance aux commentaires négatifs sur le vélo (et le dopage ... surtout hier), je vous invite à lire cet article de Libération de jeudi dernier(celui d'aujourd'hui est très bien aussi mais je ne l'ai pas trouvé sur le net) qui reflète mon sentiment mais ne m'empêche pas d'aimer le vélo envers et contre tout depuis au moins vingt ans.
Passion dans laquelle j'ai entraîné mon mari.
Au commencement était la fumée : celle dégagée par la vapeur d’un fameux train entrant en gare de La Ciotat, ou celle qu’Etienne-Jules Marey tenta, expérimentalement, de capturer. Mais aussi la fumée que trace dans les salles obscures le rayon jupitérien des projecteurs, cette «gloire» horizontale qui se dessine entre la cabine et l’écran et qui troue l’espace de sa lumière.
Nostalgie. La fumée a enlacé le film dès ses origines, mais a trouvé avec le tabac un vecteur magique pour pénétrer les images et les écrans, les volutes de cigares, pipes et cigarettes devenant très vite et pour plus d’un siècle un motif à la fois capital et clandestin de l’histoire du cinéma mondial. Selon le paradoxe bien connu de la nostalgie, on prend conscience de cette histoire d’amour très particulière entre filmeurs et fumeurs au moment même où elle perd de sa substance, stérilisée à la fois par les lois antitabac, les autocensures du politiquement correct et, sans doute, par la marche triomphale de l’humanité vers une mort en parfaite santé.
Dans un charmant petit livre copieusement illustré (1), Adrien Gombeaud (qui collabore notamment à Positif) ose une anthropologie très personnelle du rapport entretenu par la cigarette et le ciné. Accessoire comique, érotique ou inquiétant, signe de mort ou de vie (la dernière cigarette), objet de classe ou d’initiation, rituel ou cliché, ce ne sont pas tous les états du tabac filmé qui sont ici recensés, mais quelques-unes des figures rhétoriques par lesquelles l’herbe à Nicot a accompagné l’histoire du cinéma depuis ses origines.
Elégance. Au tableau de chasse des hautes figures de la passion tabagique sur grand écran, le name-dropping est étourdissant : Groucho Marx, Asia Argento, James Dean, Humphrey Bogart, John Ford, Carette, Gabin, Delon, Deneuve, Tony Leung, Scarlett Johansson, Rita Hayworth… Mais ce pêle-mêle n’a pas de sens en soi ; il est une fresque évanescente, immatérielle : le tabac à l’écran n’a pour nous aucune odeur ni saveur, il est une image, un instant, une allure. Même, et peut-être surtout, lorsqu’il s’agit de films qui en font leur thème, titre ou objet, tels les programmatiques Roi du tabac (Curtiz), Coffee and Cigarettes (Jarmusch) ou, mieux, Smoking/No Smoking (Resnais).
On pourrait, inversement, divaguer longtemps sur le cas des cinéastes comme Wong Kar-waï ou Hou Hsiao-hsien, l’un et l’autre d’ailleurs fumeurs invétérés, dont on ne peut imaginer les films délestés de leur fumée. Ils sont comme les derniers représentants d’une élégance un peu surannée, où s’exprime leur plaisir manifeste à filmer des acteurs qui fabriquent aussi du glamour avec les gestes rétro de fumeurs iconiques. Ces deux noms fournissent d’ailleurs un bon indice pour se représenter la géopolitique de la clope dans le cinéma moderne : c’est en effet vers l’Asie que le balancier fumeur est en train de pencher, exactement comme dans l’économie réelle.
Dans ce panoptique, seul le joint semble avoir été un peu négligé par l’auteur. Son livre n’en reste pas moins à faire tourner.
http://www.liberation.fr/culture/cinema/332906.FR.php?xtor=EPR-450206
Elle est vraiment forte, très forte, voilà ce qu’on se dit dès le deuxième chapitre d’Un lieu incertain, le dixième roman policier de Fred Vargas. Il est évident, dès cette affaire de pieds coupés retrouvés devant le fameux cimetière londonien d’Highgate, qu’une main très ferme tient déjà personnages et intrigues, et qu’il va y avoir de l’ampleur, de l’ambition.
La colonne vertébrale est inchangée, ça aurait pu poser problème: on commence à bien connaître Jean-Baptiste Adamsberg, patron de la Brigade criminelle parisienne, rêveur («pelleteur de nuages») mais réputé pour ses fulgurances. Idem de son équipe, qui fournit les personnages secondaires. Que cette sorte de famille recomposée ait déjà fait l’objet de deux films (1), pourrait aussi contribuer à un ras-le-bol. Mais, pour que l’on se lasse, il faudrait qu’elle se fasse paresseuse, Vargas. Or elle bataille, dans Un lieu incertain, et sa détermination est palpable, jubilatoire.
Le seul contexte suffit à donner une idée de son abattage : au lendemain des pieds coupés de Londres, un meurtre terrible appelle Jean-Baptiste Adamsberg dans la banlieue bourgeoise de Garches. Pierre Vaudel, 73 ans, ancien journaliste spécialisé dans les affaires judiciaires, a été réduit en miettes dans son bureau, «à première vue avec une scie électrique et une masse». Quelle colère a pu engendrer pareille boucherie ? Plusieurs pistes sont prometteuses, du jardinier violent au fils rejeté, en passant par la famille d’un artiste suicidé. Du crottin, des poils de chien et un mouchoir en papier porteur d’un ADN inconnu sèment aussi le trouble. C’est alors qu’est découverte une lettre sibylline et incantatoire en allemand, signée du défunt. Elle se conclut sur un terme en cyrillique, d’abord identifié comme «Kiss Love», baisers d’amour…
Si son épicentre est parisien, Un lieu incertain accomplit, par voyage ou téléphone, un tour d’Europe. Et l’étranger, les langues étrangères, sont une des clés du livre - dont deux des mots capitaux sont «Zerquetscher» (l’écrabouilleur, en allemand) et «plog». C’est aussi un adjectif, un détail, qui va permettre l’identification du tueur. Entre-temps, l’archéozoologue médiéviste en disponibilité du CNRS aura encore revisité l’histoire autour du premier cas de vampire répertorié, tout en tissant un réseau d’histoires personnelles, ici particulièrement marquées par les liens du sang. Rencontre avec l’auteur, toujours feu follet, dans un café de son XIVe arrondissement.
Nous sommes un vendredi 13… Superstitieuse, Fred Vargas ?
Dans la vie, pas du tout. Pourtant, ma grand-mère l’était beaucoup, à mettre en garde contre le chapeau posé sur le lit, par exemple, ou à me tirer par le col quand il y avait des échelles… J’en suis venue à élaborer un début de théorie sur les superstitions de notre monde occidental. A savoir : les objets qui véhiculent les superstitions appartiennent fonctionnellement au monde extérieur, potentiellement menaçant pour le monde intérieur - chez soi, soi, donc. D’ailleurs, dans les maisons, on fait des sas de protection instinctifs, pour les lieux où on met les bottes, les cirés, où on dépose les parapluies : dans la mesure du possible, on fait en sorte qu’ils n’entrent pas trop. Comme disait Deleuze, rien n’est neutre. Voilà, ça fait partie des choses qui me passent par la tête…
Deux ans séparent Un lieu incertain et Dans les bois éternels, c’est votre rythme de parution ?
Je n’en ai pas vraiment, et j’ai la chance d’avoir une éditrice, Viviane Hamy, qui me laisse faire exactement à ma guise. Elle n’apprend que je vais lui rendre un livre que quand je suis déjà bien dedans, à mi-course disons : j’aurais trop peur qu’elle espère et que je n’y arrive pas, de la décevoir. Quand je commence, je ne sais pas où je vais, j’ai juste une idée, et quelques scènes en tête. Je suis incapable de faire un plan. J’ai essayé une fois, je me suis ennuyée, je ne trouvais rien alors qu’en y allant comme ça, je trouve toujours du poisson en route… J’ai beaucoup de bol.
C’est le seul moment de ma vie où je ne sais pas ce que je fais, le reste du temps, je suis blindée, méthodique, scientifique. Certains parlent de «construction diabolique», tu parles ! Là, je viens juste de me rendre compte qu’Adamsberg et Danglard sont une seule et même personne, comme les personnages du maître et du valet au théâtre. Mais je ne veux pas trop réfléchir à tout ça, sinon je ne vais plus pouvoir jouer ma partie et la laisser filer librement.
Pour ce livre-là, j’avais l’idée depuis deux ans de chaussures dans lesquelles on retrouverait des pieds coupés. C’est venu dans une discussion avec mon fils, en voiture, on rigolait : «Imagine qu’on trouve 17 chaussures» / «Ah oui, mais avec les pieds dedans»… Et puis j’avais envie d’une histoire de vampire, une bonne histoire de vampire, comme celles qu’on se raconte autour d’un feu pour suspendre l’anxiété de la vie. J’avais 13 ans quand j’ai lu Bram Stocker, ça m’a sacrément impressionnée. Et je me suis intéressée à cette affaire Plogojowitz, qui avait fait beaucoup de bruit au XVIIIe siècle. Je pensais que Plogojowitz venait de Slovénie, donc j’ai commencé à écrire dans ce sens, jusqu’à ce que je parvienne à contacter une dame serbe très cultivée qui m’a indiqué qu’en fait c’était en Serbie… Ah, ça m’a emmerdée : la Serbie, c’est trop sensible, les gens allaient forcément bondir, ça va à l’encontre de «l’extériorité» que je veux préserver dans mes histoires. Mais bon, Plogojowitz est un personnage qui a vraiment existé et qui vient vraiment de là. Donc j’ai trouvé cette astuce, de gens qui ne parlent pas de la guerre, et où les hommes n’avaient pas participé à la guerre parce que, «ici, on ne laisse pas les femmes et les enfants seuls au village».
Depuis toujours, vous écrivez vite, en trois semaines.
Pour l’histoire, le premier jet, oui. Mais à ce stade-là, c’est de la bouillasse. Ensuite vient «la mise en musique», qui me prend beaucoup plus de temps : correction, réécriture, je peux reprendre cinquante fois, jusqu’à la haine du livre. Avec ma sœur Jo, on appelle ça les moments où «on pousse la brouette» - elle, elle connaît ça quand elle prépare une exposition de ses peintures. Heureusement, grâce à Viviane Hamy, qui tisse des relations très personnelles avec les libraires, les imprimeurs, on a des délais de fabrication inespérés.
Vous êtes allée en Serbie ? Vous êtes voyageuse ?
La Serbie, j’ai pensé y aller mais finalement non. J’ai suivi les élections avec une attention extrême, mais heureusement, le réalisme ne m’a cette fois pas trop rattrapée. Si le nationaliste était passé, je ne sais pas ce que j’aurais fait… Je n’aime pas trop voyager, sinon pour le travail. Visiter, être touriste, ça m’ennuie.
Un lieu incertain fait la part belle aux langues étrangères.
Ah oui, j’adore les langues étrangères. Là, pour la défense de Cesare Battisti, j’apprends le portugais, c’est un vrai plaisir. L’étymologie, la linguistique, la manière dont on s’approprie les mots, c’est passionnant aussi.
Le premier chapitre s’ouvre sur un Adamsberg hostile à «la gestion des flux migratoires» età la volonté de «ceinturer l’Europe d’une herse»…
Et encore, j’en ai retiré, de même que j’en ai retiré sur la justice. J’ai toujours estimé que, soi-même, on n’est pas du matériau littéraire, et que Stendhal a complètement raison quand il dit que «la politique est une pierre accrochée au cou de la littérature». D’ailleurs, à chaque fois que, dans un roman, j’en ai profité pour balancer un truc qui me tient à cœur, ça s’est révélé mauvais. Là, j’ai juste laissé la thématique, qui est raccord avec le goût du fluide d’Adamsberg, en enlevant mon avis.
Quel mal pourrait-il y avoir à émettre un avis ?
Ce n’est pas mal, c’est une question de matériau, de registres. Plus j’y pense, et plus il me paraît évident que le roman policier à énigme, que je pratique et qui se termine bien, s’apparente de par sa charge cathartique au conte pour enfants : on se raconte une histoire pour purger l’inconscient collectif. Et pour cela, que cette catharsis s’accomplisse, il faut être dans le réel, que ça ait l’air vrai donc, mais pas dans le réalisme. Pour que celui auquel on raconte l’histoire se l’approprie. Moi, je ne donne pas une marque de voiture, pas un titre de musique, pas de repères temporels bien précis, et pas d’avis. Si je veux dire quelque chose sur la justice ou les flux migratoires, j’écris un article scientifique, je dis les choses frontalement, je ne crois pas à l’efficacité de la monstration des problèmes dans la fiction.
Pour la catharsis, qu’au bout du compte le soulagement ait lieu, je soigne les explications, même si moi, parfois, j’aimerais les raccourcir. Il m’est arrivé de le faire, les réactions n’ont pas manqué. Hergé fait ça dans un Tintin, le Crabe aux pinces d’or, je crois, où le capitaine Haddock surgit soudain pour sauver Tintin. Tintin demande : «Mais comment cela se fait-il, capitaine Haddock, que je vous retrouve ici à point nommé ?» Et Haddock lui répond : «Eh bien c’est une affaire à la fois très simple et très compliquée.» Tintin repose au moins quatre fois la question, toujours pas de réponse… Je me rappelle me demander, dans ma tête d’enfant : «Quand même, pourquoi il se retrouve là ?»
Vous lisez du polar ?
Plein, j’adore ça, depuis toujours. Je lis tout et n’importe quoi, sauf les romans violents, gore, je suis trop sensible ; c’est pareil au cinéma. Là, on me dit que je devrais lire Millénium, je vais essayer.
Le dernier film qui vous a plu ?
Into the Wild de Sean Penn m’a beaucoup frappée : cette idée qu’on ne négocie pas avec la nature. Et puis, pour moi, ça fait écho à l’immense crise écologique qu’on est en train de vivre. Depuis l’âge de 15 ans, je m’intéresse scientifiquement à cette question, et depuis, je m’inquiète. Avec l’épuisement des énergies, gaz, pétrole, uranium, on est acculés, et la seule conséquence positive, c’est que ça va faire péter la mondialisation, péter la folie de la consommation. Depuis trente ans, les scientifiques avertissent, mais personne n’a voulu entendre ; il se disait que l’homme, génial comme il est, trouverait des parades. Eh bien le voilà dans le mur, l’homme. Certains parlent de crise conjoncturelle, en fait elle est géologiquement structurelle, on arrive au bout des ressources naturelles, parce qu’on a touché à tout, pompé sur les phosphates par exemple pour l’agriculture intensive alors qu’ils ne se renouvellent pas.
Je pense qu’on est face à la troisième révolution de mode de vie, après la révolution néolithique et la révolution industrielle. Celle-là, je ne sais pas quel nom elle va porter, mais j’en ressens déjà de l’effroi. Il était temps certes que ça s’arrête, on était en train de tuer la terre, mais à quel prix ? Et s’il y avait deux milliards de morts ? «La croissance, la croissance», on n’entend que ça. Moi, je crois à la décroissance, comme une nécessité vitale.
Entre Un lieu incertain et Dans les bois éternels, il y a aussi eu l’affaire Battisti, qui vous a beaucoup mobilisée.
Et qui continue à me mobiliser, tous les jours. Il y a plusieurs aspects, notamment un travail de documentation pour ses avocats brésiliens : pour prouver que tout cela est politique, lié aux années de plomb (2), il faut éplucher les archives juridiques, historiques, même la balistique. Ce sont de très lourdes recherches à plusieurs axes. S’ajoute le soutien psychologique à Cesare : famille ou amis, on est plusieurs à se rendre régulièrement à la prison fédérale de Brasilia. J’y suis déjà allée trois fois, avec ma sœur, je m’apprête à y repartir. Ce sont des voyages de quinze jours, pendant lesquels je cale deux visites à Cesare, et le reste du temps je cavale pour essayer d’avoir des rendez-vous, rencontrer tel sénateur, tel député… Depuis que le procureur a refusé, en mai, le caractère politique des actions, Cesare est assez désespéré sur l’issue finale.
(1) Pars vite et reviens tard de Régis Wargnier, sorti en 2001, et Sous les vents de Neptune de Josée Dayan, l’an dernier.
(2) Le Brésil, constitutionnellement, n’extrade pas pour crime politique.
Robe à danser, vers 1925. Anonyme - Les Années folles à Galliera Photo : Anonyme © Galliera / Roger-Viollet
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| Corinne JEAMMET Publié le 02/03 à 20:59 |
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