Recueil de poèmes en hommage aux deux auteurs
J'ai terminé ce matin:Les Revenants(j'ai adoré)

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Cité portuaire en pleine effervescence, Trieste est le carrefour des humeurs italienne, slave et viennoise qui se projettent au coeur de la nouvelle Europe. C'est le moment d'en saisir toute la magie.
La piazza dell'Unita.
© Atlantide Phototravel/Corbis
A première vue, Trieste s'offre tout entière sur la piazza dell'Unita, célébrant son rattachement à l'Italie en 1918, après un long protectorat austro-hongrois. Bras grands ouverts au reste du monde, son effigie ailée vole au sommet de la fontaine des Quatre-Continents. La place, immense scène d'opéra, avec mer Adriatique et ciel changeants en toile de fond, fut restructurée pour le troisième millénaire par l'architecte français Bernard Huet. Elle est sillonnée par des passants dopés au "capo in b" (cappuccino in bicchiere), café hyperdistillé servi dans un minuscule verre qu'on avale, debout, au comptoir. Ils s'engouffrent dans les édifices du commerce ou du gouvernement qui bordent quais et corsos, collection unique d'architectures grandiloquentes. Ce méli-mélo stylistique fraîchement toiletté -maniérisme baroque ou gothique post-vénitien, colonnades néoclassiques ou mosaïques Art nouveau, styles Liberty ou rococo, en passant par les portiques en sucre glacé du Savoia Excelsior, "le plus luxueux palace de l'Empire" lors de sa construction en 1912- accompagna une prospérité galopante, puis un déclin mélancolique, quand le Rideau de fer tomba sur ses frontières orientales.
Un petit plat et un "capo in b" au comptoir, scénario habituel sur la piazza dell'Unita.
REUTERS
Après avoir remis en beauté les pompeux monuments de la période habsbourgeoise, entre 1750 et 1914, les pros de la culture lorgnent ces jours-ci sur les milliers de mètres carrés d'entrepôts désertés qui prolongent les quais et s'allongent à l'est de la baie, sur les espaces préservés de la zone franche. Ils réhabilitent ces lieux gigantesques, que décorèrent à l'image de leurs palais du commerce les bâtisseurs d'empires maritimes, profitant du statut de port franc octroyé par l'Autriche en 1719. Déjà, le Magazzino 26 -le plus grand des hangars couverts de lierre s'alignant sur les kilomètres du Porto-Vecchio, trois immenses étages soutenus par des colonnades massives de pierre et de fonte coiffées de chapiteaux corinthiens- a accueilli la dernière Biennale de Venise "hors les murs". Le marché au poisson, surnommé par les pêcheurs "Santa Maria del Guatto" (Sainte-Marie du poisson pas cher) pour son allure incongrue de basilique 1900 aux bas-reliefs de coquillages et crustacés, s'est métamorphosé en "Salone degli incanti" (Salon des enchantements) pour événements "de prestige". On y célébrera en peintures l'entrée de la Croatie dans l'Union européenne, en juillet prochain. Les autres appareillages du Vieux-Port, telle la forteresse d'opérette de la Lloyd Adriatico, attendent encore la baguette magique de la municipalité, qui doit négocier avec les embarras diplomatiques de la zone franche... et la crise économique actuelle !
Vernissage de la Biennale de Venise "hors les murs" au Magazzino 26.
D.Balbi/Photokroma/DR
Sa magnificence reste sa plus grande séduction quand elle attire les affairistes cosmopolites et encourage des exploits aussi romanesques que lucratifs. Armateurs, banquiers et assureurs en sont les héros -le canal de Suez fut percé grâce aux coffres-forts du baron Revoltella, ami intime de Ferdinand de Lesseps. Ce beau monde fut bientôt rejoint par quelques génies littéraires décalés ou en transit: James Joyce, professeur d'anglais à qui son élève Italo Svevo, fabricant de peinture sous-marine, inspire le Leopold Bloom d'Ulysse, avant de devenir l'auteur tardif et déboussolé de La Conscience de Zeno; Rainer Maria Rilke, élégiaque courtisan en résidence chez la princesse Maria della Torre e Tasso dans son château de Duino. Leurs errances épiques tracent encore, entre sentiers venteux, quartiers chauds et cafés littéraires aux réminiscences viennoises, des itinéraires parallèles soigneusement balisés.
Des atlantes façon Musclor
En glissant sur le damier du borgo Teresiano, quadrillage strict et immeubles calibrés, quartier ordonné dès la fin du XVIIIe siècle par l'impératrice Marie-Thérèse d'Autriche, les flâneurs sont escortés, et émoustillés, par la multitude de corps nus qui en peuplent les façades. Des atlantes, façon Musclor, réapparaissent sous les toits, flirtant avec des nymphes échevelées et, planant au-dessus des volutes de la casa Smolars, un couple de géants dénudés affole les passants. Quant aux clients des terrasses des cafés, sous les frondaisons de la très animée viale XX Settembre, ils reluquent deux caryatides aux arrogants tétons, soutenant l'entrée du cinéma Ambasciatori. Baptisées Barbara et Gigogin, elles furent les pensionnaires vedettes de la villa Orientale, lupanar huppé de la Belle Epoque.
Le château de Miramare.
REUTERS
De l'autre coté de la ville, en grimpant par les rues aux ambiances plus latines qui serpentent autour de la cathédrale de San Giusto, quelques demeures, revisitées en musées, accueillent leurs invités dans la fastueuse intimité des grandes familles triestines. Sous les combles de la villa des Sartorio, potentats du grain, 254 dessins de Tiepolo font contrepoint à un délirant décor néogothique. Le palais Revoltella a annexé deux bâtiments voisins pour une double vue: d'un côté, salons d'apparat ruisselants d'or, de marbre et de soieries; de l'autre, une galerie d'art moderne aux volumes blancs et rigoureux due à l'architecte Carlo Scarpa. Dans l'enfilade des pièces de la casa Morpurgo, on surprend, flottant sur les parquets cirés entre les meubles Boulle, les fantômes d'une haute société levantine qui sillonnait la Méditerranée et resplendissait à Trieste. Seul le château de Miramare, à l'extrémité de la baie, sur son promontoire battu par les rafales de la bora, dépasse en trésors et péripéties romantiques ces extravagances. Maximilien d'Autriche, plus jardinier que guerrier, y vécut un conte de fées dramatique: il troqua l'éden princier qu'il avait rêvé avec une épouse adorée pour un empire mexicain d'or et de pacotille, y revenant trois ans plus tard cadavre criblé de balles révolutionnaires, accompagné d'une veuve qui en perdit la tête. Au crépuscule, en promenade rituelle sur le môle Audace, étrangers et Triestins mêlés remémorent sur ces rivages une fortune aussi capricieuse que les cieux de l'Adriatique et rêvent...
Comment y aller?
Italie and co propose un forfait à partir de 470 euros par personne incluant les vols A/R Paris-Venise (à 1h30 de Trieste environ), trois jours de location de voiture et deux nuits au Savoia Excelsior, avec les petits déjeuners.
Où dormir?
Le Savoia Excelsior Palace.Sous les verrières, les ors et les stucs rénovés, un superbe palace pour une escapade ultra-romantique et abordable, dans des chambres face à l'Adriatique. A partir de 160 euros la nuit en chambre double. Renseignements: 00-39-040-779-41.
L'Urban Hotel. Implanté dans les ruines romaines au pied de la città vecchia, un exercice de design contemporain pour se reposer les yeux des ornements omniprésents alentour, tout en blancheur et bois blond réveillés par les couleurs vives du mobilier de Ron Arad pour Morosco.
A partir de 114 euros la nuit en chambre double . 00-39-040-302-065.
Où déjeunier, dîner?
Salumar,le "labo du poisson", pour un rebechin (buffet) très frais, garni de calamars, de saumon ou d'une purée de polenta blanche et de morue, arrosé de vins blancs du Frioul. Fréquenté par la jeunesse locale. Tartines à partir de 2 euros, plats, 8 euros
13, via di Cavana, 00-39-040-322-97-43.
Al Bagatto. Dans des boiseries très Mitteleuropa, on dîne au milieu d'une véritable "librairie" de crus locaux à l'une des meilleures tables familiales de la ville. Sublime tartare de loup de mer aux pommes fruits et ricotta, et risotto aux palourdes et citron vert.
Environ 60 euros le repas. 7, via Cadorna, 00-39-040-301-771.
Al Bragozzo. Sur le front de mer, plats marins (exquis bar à la croûte de sel, somptueux spaghettis à la langouste) à déguster dans tous leurs états, crus ou cuits, après une dégustation de la spécialité d'anchois marinés.
Environ 30 euros le repas. 22, riva Nazario Sauro, 00-39-040-314-111.
Où boire un café?
Caffè San Marco.Lieu légendaire à l'ambiance viennoise, pour savourer cappuccino et pâtisseries en compagnie de douairières et d'étudiants, émules de Joyce, refaisant le monde.
18, via Battisti.
La Portizza.Réputé pour ses cocktails Negroni, alliage de Campari, de gin et de vermouth.
5b, piazza della Borsa.
En savoir plus sur http://www.lexpress.fr/tendances/voyage/trieste-ville-ouverte_1230828.html?xtmc=svevo&xtcr=2#TlIACEkhA4uZ78fo.99
Cité portuaire en pleine effervescence, Trieste est le carrefour des humeurs italienne, slave et viennoise qui se projettent au coeur de la nouvelle Europe. C'est le moment d'en saisir toute la magie.
Cité portuaire en pleine effervescence, Trieste est le carrefour des humeurs italienne, slave et viennoise qui se projettent au coeur de la nouvelle Europe. C'est le moment d'en saisir toute la magie.
Le spéléologue Éric Gilli dans le souterrain qu'il a découvert. Il avait repéré les deux entrées du tunnel en 1984, lors d'un de ses nombreux voyages dans la région. Crédits photo : Eric Gilli
INFOGRAPHIE - Un géologue français a mis au jour un tunnel de 177 m de long dont Hérodote attribuait la paternité à Thalès.
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Autres essais sur Yves Bonnefoy :
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Yves Bonnefoy partage avec Philippe Jaccottet et d'autres poètes de la même génération le souci de ne pas se laisser leurrer par les jeux ou les facilités du langage, par le désir de l'infini, par tout ce qui relève du magique ou de l'angélique dans les discours sur la poésie, tels qu’ils demeurent plus ou moins tributaires d'une mythologie romantique de l'acte créateur.
Il résiste à tout ce qui conduit à l'absolutisation du poétique et donc à sa constitution en univers séparé du réel, autosuffisant ou autarcique.
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© Hélène Bamberger
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William Marx (Villeneuve-lès-Avignon, 1966). Critique et historien de la littérature. Après des études à l'Ecole normale supérieure et l'agrégation de lettres classiques, il a longtemps enseigné aux Etats-Unis et au Japon. Il est actuellement professeur de littératures comparées à l'université de Paris X (Paris Ouest Nanterre La Défense), membre de l'Institut universitaire de France. http://leseditionsdeminuit.fr/f/index.php?sp=livAut&auteur_id=1783 |
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EN IMAGES - Voisine de Venise, Trieste, prise par le roulis d'une histoire hautement contrariée, goûte aujourd'hui une paix dans le calme d'un tourisme de discrétion, avec, à la clé, le souvenir d'écrivains illustres et l'incroyable dispositif de cafés dignes de Vienne.
À 71 ans, éclatant de santé, il a donné le ton de la rentrée en annonçant son retour à la pop, après des détours par le classique et le jazz: sir Paul McCartney dévoilera le 14 octobre prochain New, un album sur lequel le maître a collaboré avec de jeunes producteurs comme Mark Ronson ou Ethan Johns. Parallèlement, son ancien collaborateur, le très éclectique Elvis Costello, présente une série de chansons enregistrées avec le groupe de hip-hop The Roots. Une alliance étonnante, qui fait perdre à l'Anglais sa raideur et son aspect académique (Wise Up Ghost, le 16 septembre).
Manifestation devant le Panthéon, le 26 août, por réclamer qu'on l'ouvre plus aux femmes. Crédits photo : Julien MUGUET/© Julien Muguet/IP3
Le monument n'a jamais été autant convoité. Chacun pousse son candidat. Le chef de l'État songe à y faire entrer une femme.
Mots clés : Liquid Spirit, Gregory Porter
Nuc, Olivier
28/08/2013 | Mise à jour : 16:03
Doté d'un outil de visioconférence via une webcam, le robot de la société américaine VGo Communications est testé dans des écoles, par des élèves qui ne peuvent pas se rendre en cours. Crédits photo : Deanne Fitzmaurice/Sports Illustrated/Getty Images
À Berlin, le Salon de l'électronique grand public devrait dévoiler de nouveaux appareils destinés à faciliter la vie.
Crédits photo : FREDERICK FLORIN/AFP
L'Alsace, qui ambitionne de devenir « la première région touristique française à vélo », accueille les premières stations de location et de recharge du réseau Movélo en France.
Elle s'est inscrite dans la continuité de Gerhard Schröder, en approfondissant ses réformes. Au terme de deux mandats, Angela Merkel n'est pas encore entrée dans l'histoire de façon spectaculaire. Kohl a été servi à deux reprises, accompagnant la réunification et parrainant la création de l'euro. Schröder a profondément réformé le pays, perdant le pouvoir au passage. Merkel attend encore son heure. Cependant, elle a déjà profondément marqué l'Allemagne, creusant son sillon avec sa politique des «petits pas».
De petits boulots en petits boulots, Gary est embauché dans une centrale nucléaire. Là, au plus près des réacteurs, où les doses radioactives sont les plus fortes, il tombe amoureux de Karole, la femme de Toni. L’amour interdit et les radiations contaminent lentement Gary. Chaque jour devient une menace.
Jean-Paul Avice Ivy Paolantonacci©Radio France
Extraits :
- Chopin, Ballade numéro 4 en F mineur (op. 52), interprété par Claudio Arrau.
- Baudelaire, "L'Albatros", Les Fleurs du Mal, lu par Denis Podalydès.
- Philip Glass, "The kiss", Bande originale du film The Hours, réalisé par Stephen Daldry (2003)
- Serge Gainsbourg, interprète "Le serpent qui danse" de Baudelaire.
Lectures :
- Baudelaire, "Le Cygne", Les Fleurs du mal.
- Baudelaire, Lettre à Fernand Desnoyers, fin 1853 ou début 1854.
Réalisation : Mydia Portis-Guérin
Lecture des textes : Jacques Bonnaffé
Invité(s) :
Jean-Paul Avice, bibliothécaire adjoint de la Bibliothèque historique de la Ville de Paris et spécialiste de l'oeuvre de Baudelaire
Thème(s) : Idées| Philosophie
La France, avec ses 8 500 km de voies navigables, possède le plus important réseau d'Europe. C'est dans un but économique que les fleuves et les rivières ont été aménagés. Désormais, le trafic est partagé entre le transport de marchandises et le tourisme fluvial, en plein essor. Cet ouvrage, après un bref historique et un tableau de la batellerie aujourd'hui, présente les différents bassins hydrauliques de France, et met en valeur les particularités géographiques et le patrimoine de chacun.
http://www.amazon.fr/Canaux-voies-navigables-France-Papazian/dp/2737343119
André Papazian a fondé et dirigé le mensuel "Rail Magazine" pendant 12 ans, puis il s'est consacré au tourisme avec le magazine "Destinations" avant de devenir rédacteur en chef de "Rails sans Frontières". Avec son agence "Edelweiss", il travaille désormais pour Hachette, Atlas, Flammarion ou Larousse. Il est déjà l'auteur, aux Éditions Ouest-France, de La fabuleuse aventure du train et, dans la collection "Itinéraires de découvertes", d'un ouvrage sur le Perche. Il habite dans l'Orne.
Critique d'Art |
C'est avant tout pour survivre que Baudelaire s'empresse de s'investir dans la critique d'art. Son premier ouvrage de critique d'art, publié sous le nom de Baudelaire-Dufays concerne le Salon de 1845. Ce salon ne le satisfait pas, et fera plus tard l'objet d'un retrait. A ce moment, il ne s'agit que du premier essai d'un jeune homme de 24 ans.
On y perçoit néanmoins le talent et les qualités littéraires du jeune critique : « une démonstration rigoureuse d’un style net et ferme, une logique allant droit à son but, sans souci des objections, ni des tempéraments », écrira Asselineau. Il est vrai que Baudelaire ne ménage pas ses opinions. Dans son essai Conseil aux jeunes littérateurs, il décrira sa méthode, en ligne droite : «M. X... est un malhonnête homme, et de plus un imbécile; c'est ce que je vais prouver»; en opposition à la ligne courbe, qui « amuse la galerie, mais ne l'instruit pas »… (source : Baudelaire Litteratura).
Baudelaire n'hésite pas à critiquer durement certains peintres, allant parfois jusqu'à les traiter de mauvais artistes. Ce salon fonctionne un peu comme un catalogue que le lecteur peut parcourir en même temps que le salon. A cette période, Baudelaire n'ose pas encore mettre toute sa capacité rebelle dans la forme de son ouvrage. Cependant, le contenu est déjà très remarqué pour son agressivité autant que pour sa finesse.
Son tempérament le rattrapera au cours de ses prochains essais. Le Salon de 1846 ressemble davantage à une longue prose à thèmes, parmi lesquels Baudelaire compare Hugo et Delacroix : "Trop matériel, trop attentif aux superficies de la nature, Mr Victor Hugo est devenu un peintre en poésie ; Delacroix, toujours respectueux de son idéal, est souvent, à son insu, un poète en peinture". (CA, p. 92). C'est dans ce salon, pour la première fois, que l'auteur développe des considérations philosophiques personnelles au sujet de la peinture. Il entreprend de véritables essais dans lesquels il distingue les coloristes, les dessinateurs, les "imitateurs" de la nature, les "créateurs". Suit ensuite un Salon caricatural, parfaitement en accord avec la manière dont il avait commencé l'ouvrage : Baudelaire se retrouve alors critique de la critique. Le Salon de 1859 sera l'apogée du style et de l'investissement de l'auteur.
Mots clés : Carlos Tavares, Renault
Egloff, Emmanuel
29/08/2013 | Mise à jour : 16:41
Mots clés : Trieste, Boris Pahor
Clermont, Thierry
30/08/2013 | Mise à jour : 06:00

Article publié le 30 Août 2013
Par Philippe-Jean Catinchi
Source : LE MONDE DES LIVRES
Taille de l'article : 108 mots
Le 1er août, Reiner Kunze a eu 80 ans. Pour fêter l'anniversaire de ce grand poète, que son exigence stylistique comme son intransigeance éthique ont condamné à quitter dès 1977 l'Allemagne de l'Est, Cheyne, qui avait publié dès 2001 Ein Tag aus dieser Erde (« Un jour sur cette terre »), lui a commandé une anthologie personnelle de son oeuvre et en a fait l'un des invités d'honneur des Lectures sous l'arbre au Chambon-sur-Lignon (Haute-Loire), cet été. Ce corpus, qui intègre près d'une vingtaine de textes traduits par Mireille Gansel, infatigable passeuse de cette oeuvre aussi dépouillée que bouleversante, est l'invitation la plus convaincante qui soit pour découvrir une voix singulière et nue.
LE MONDE | 28.08.2013 à 20h34 • Mis à jour le 29.08.2013 à 07h59 | Par Véronique Mortaigne

LE MONDE | 29.08.2013 à 15h23 | Par Florence Evin

LE MONDE | 29.08.2013 à 14h38 • Mis à jour le 29.08.2013 à 14h42 | Par Emmanuelle Lequeux (Sète (Hérault))
lpless" : "Helpless", de Pierre Ardouvin (2013). Rideau velours, strass, renard taxidermé. Production CRAC LR.| PHOTO FLORENT GARDIN © CRAC LR 2013
Il pointe à peine son museau, regard perçant sur fourrure rousse, et tout de suite on comprend : derrière ce rideau de paillettes d'où surgit l'ami renard, cabotin de cabaret, il y a bien plus que le simple mur d'un centre d'art. Des forêts profondes, intérieures, des terres d'enfance, des restes de festin sauvage. Il suffit parfois de bien peu à Pierre Ardouvin pour nous emmener vers ces territoires qu'il explore depuis ses débuts, nos paradis perdus : ici, en ouverture de sa vaste exposition au Centre régional d'art contemporain de Sète, une longue tenture transpercée d'étoiles de supermarché.