Recueil de poèmes en hommage aux deux auteurs
Vers d'infinis paysages au 13e Printemps des poètes
D'infinis Paysages...
Rédigé par Clémentine Baron, le lundi 07 mars 2011 à 11h01
La cérémonie d’ouverture aura lieu à midi et demi à la station Auber (RER A) où Juliette Binoche, marraine de l’édition 2011, nous lira certainement quelques vers. Puis, de 13 h 30 à 16 h 30, défileront dans les rues de Paris, plus de 400 comédiens qui réciteront des poèmes en pleine rue (voir l’itinéraire).
À l’instar de la fête de la musique, le printemps des poètes regroupe chaque année depuis 1999 des millions d’amateurs de poésie à travers plus de 12 000 manifestations, en France et à l’étranger. Ainsi, différents évènements seront organisés entre le 7 et le 21 mars : dans les bibliothèques et médiathèques, mais aussi dans les établissements scolaires, en toutes sortes de lieux culturels et enfin, dans les rues de certaines villes, dont en France : Paris, Lyon, Tours, Montpellier et La Rochelle.

Avant, il y avait les bordels, les maisons closes, les salons où l'on causait, et ceux, moins connus, où l'on se droguait. À lire Théophile Gautier, c'était même assez chic de se rendre aux séances mensuelles du très fermé Club des hachichins de l'hôtel Pimodan, sur l'île Saint-Louis, à Paris. Et non seulement on fumait le haschich et l'opium sans être inquiété, mais en plus on en faisait des feuilletons édités par les revues branchées de l'époque. Ainsi Gautier publia Le club des hachichins dans le numéro de février 1846 de La Revue des deux mondes. Il y raconte sa première réunion dans cette "oasis de solitude au milieu de Paris, que le fleuve, en l'entourant de ses deux bras, semblait défendre contre les empiétements de la civilisation", sa rencontre, décisive, avec Baudelaire (qui, lui aussi, évoquera cet hôtel dans Les paradis artificiels), Balzac, Nerval, Delacroix, Dumas et autres Flaubert. Cependant, à l'instar de son ami Baudelaire, Gautier arrêtera assez vite les séances : "Après une dizaine d'expériences, écrit-il, nous renonçâmes pour toujours à cette drogue enivrante, non qu'elle nous eût fait mal physiquement, mais le vrai littérateur n'a besoin que de ses rêves naturels, et il n'aime pas que sa pensée subisse l'influence d'un agent quelconque." Jolie leçon.















