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  • Catégories : L'actualité, La presse

    Affaire des caricatures:le procès de Charlie Hebdo s'ouvre aujourd'hui

    Caricatures “Nous soutenons Charlie Hebdo dans son engagement en faveur de la liberté d’expression et du droit à la satire et dénonçons les intimidations de tous ordres dont l’hebdomadaire a été victime.  L’espace public doit demeurer ouvert au dialogue, mais aussi à la polémique. La décision de Charlie Hebdo de publier les caricatures danoises, il y a un an, a été prise dans un contexte particulièrement dur. Une dizaine de médias qui avaient reproduit les dessins avaient été interdits ou suspendus (au Maroc, en Arabie saoudite, en Indonésie, etc.), des journalistes avaient été arrêtés (en Jordanie, en Algérie, au Yémen, etc.). En publiant les caricatures, Charlie Hebdo a choisi de résister à la volonté d’imposer le silence par la menace. Et c’est bien de cela qu’il s’agit. L’espace public doit demeurer libre”, a déclaré l’organisation RSF.

    “Le procès de Charlie Hebdo qui s’ouvre le 7 février 2007 devant la 17e chambre du tribunal de grande instance de Paris, constitue un test pour la liberté d’expression en France. Nous exprimons notre soutien inconditionnel à Charlie Hebdo dans son combat pour le droit à la satire et espérons que la justice protègera ce principe. Comme l’ont fait, le 26 octobre 2006, les juges danois qui ont acquitté les responsables du Jyllands-Posten et considéré que les caricatures de Mahomet n’étaient pas offensantes à l’égard des musulmans”, a poursuivi Reporters sans frontières.

    “Depuis la parution, en septembre 2005, dans le quotidien danois, des douze caricatures controversées, la polémique autour de la question : “Peut-on publier des textes ou des caricatures pouvant offenser les sensibilités religieuses d’une partie de la population ?”, ne s’est jamais véritablement éteinte. Après la parution de la tribune de Robert Redeker dans le quotidien Le Figaro en septembre 2006, la justice va devoir se prononcer sur ce débat. Nous attendons une fin conforme aux principes de la liberté d’expression, de la liberté d’informer et d‘être informé”, a conclu l’organisation de défense de la liberté de la presse.

    Charlie Hebdo est poursuivi par la Grande Mosquée de Paris (GMP) et l’Union des organisations islamiques de France (UIOF). Les plaignants lui reprochent d’avoir délibérément cherché à heurter les personnes musulmanes dans “leur attachement communautaire à leur foi”. Ils demandent 30 000 euros de dommages-intérêts et la publication d’extraits du jugement. Le 1er février 2006, le quotidien France Soir avait publié les douze caricatures, parues pour la première fois le 30 septembre 2005 au Danemark. Cette décision avait entraîné le limogeage de son rédacteur en chef, Jacques Lefranc. Une semaine plus tard, Charlie Hebdo consacrait une édition spéciale aux dessins, dont la Une avait été réalisée par Cabu.

    Écrit par RSF.ORG   

    06-02-2007

    http://www.categorynet.com/v2/content/view/39263/315/

     

  • Catégories : Des expositions, Des musées, L'art, L'érotisme

    Rodin, les Figures d’Eros jusqu'au 18 mars 2007 au Musée Rodin

    Dessins et aquarelles érotiques. 1890-1917
    Exposition présentée au musée Rodin du 22 novembre 2006 au 18 mars 2007



    Ou se termine le nu ? Ou commence l’érotisme ?

    L’érotisme représente une part très importante de l’oeuvre de Rodin. Le musée Rodin présente aujourd’hui un exceptionnel ensemble de 145 dessins et aquarelles qui montre la fascination que Rodin eut pour le corps féminin.
    A partir des années 1890, Rodin réalise des centaines de dessins d’après les modèles féminins qui posent pour lui dans son atelier dans des attitudes inédites, rarement convenues, souvent sensuelles, extravagantes et provocantes. Ces dessins s’inscrivent souvent dans une recherche de la forme pure, l’érotisme se manifeste néanmoins comme une donnée essentielle, comme le moteur principal de sa démarche créatrice.

    Ouvert tous les jours sauf le lundi de 9h30 à 16h45.
    79 rue de Varenne 75007 Paris. M° Varenne
    exposition+parc : 6 euro , tarif réduit 4 euro
    billet jumelé : exposition+musée+parc : 9 euro, tarif réduit : 7 euro

     Le petit Journal de l'exposition (.pdf 2.4 Mb)

    http://www.musee-rodin.fr/accueil.htm


     

  • Catégories : Science

    Un bras artificiel « intuitif » pour amputés

    JEAN-MICHEL BADER.
     Publié le 07 février 2007
    Actualisé le 07 février 2007 : 08h01
    Les capteurs collés sur la poitrine de Claudia Mitchell relayent vers la prothèse les messages partis du cortex moteur cérébral.<BR>
    Les capteurs collés sur la poitrine de Claudia Mitchell relayent vers la prothèse les messages partis du cortex moteur cérébral.

    Rehabilitation Institute of Chicago/AP

    Grâce à des déviations nerveuses, une jeune fille arrive à contrôler - et à ressentir - sa prothèse biomécanique.

    CLAUDIA Mitchell est une jeune femme marine américaine de 25 ans, qui a perdu en mai 2004 la totalité de son bras gauche, amputé au ras de l'épaule, dans un accident de moto. Comme 26 000 autres Américains amputés du membre supérieur chaque année, elle a rejoint les amputés nord-américains, qui sont au nombre de 1,8 million. Mais elle a eu la chance unique, en août 2005, de bénéficier, comme cinq autres sujets, d'une méthode expérimentale révolutionnaire d'installation d'une prothèse totale de bras mise au point par les chirurgiens et chercheurs du Rehabilitation Institute of Chicago (Illinois).
    En septembre 2006, elle était venue au Press Club de Washington avec Jesse Sullivan, un autre marine amputé des deux bras, pour montrer aux journalistes stupéfaits la finesse et le contrôle parfait de leurs prothèses respectives. L'avancée scientifique, saluée le 2 février 2007 par un article dans la revue médicale britannique The Lancet, est importante : elle porte le nom barbare de « réinnervation motrice ciblée », et elle permet à Claudia non seulement de bouger le bras et le poignet spontanément, mais bientôt de recevoir aussi des informations sensitives sur la pression, la température, l'angulation des doigts et des articulations de sa prothèse biomécanique. Claudia peut ainsi écrire, porter une tasse pleine de café à ses lèvres, serrer votre main, tourner des pages d'un livre.
    Pour mieux comprendre, il faut rappeler que la plupart des prothèses actuelles utilisent pour leurs déplacements des moteurs électriques, habituellement commandés par les signaux myoélectriques vo­lontaires (envoyés par le cerveau) dans les muscles agonistes-antagonistes qui restent au-dessus du membre amputé. Cette méthode ne permet qu'un seul mouvement à la fois, n'a aucune finesse car ces gros muscles proximaux ne sont pas faits pour les mouvements déliés, et surtout les prothèses sont lentes et maladroites. De plus, elles ne procurent à l'utilisateur aucune sensation de toucher, aucun retour sensoriel.
    Le cas de Mlle Mitchell ouvre sans aucun doute une nouvelle ère de l'ingénierie bionique : les chirurgiens du Rehabilitation Institute of Chicago sont en effet parvenus à reconnecter indirectement son cerveau avec son bras prothétique. Comment ? En utilisant l'anatomie : les extrémités des nerfs moteurs coupés du bras amputé (nerf mé­dian, nerf radial, nerf brachial) sont en quelque sorte déroutées chirurgicalement vers un groupe de muscles de la paroi thoracique.
    Jusqu'à 22 fonctions distinctes
    En effet, le circuit moteur normal, qui part du cortex moteur du cerveau, descend dans la moelle épinière, sort entre les vertèbres pour constituer les nerfs périphériques, est ­toujours présent. Certes, il est quiescent, ne trouvant plus sa cible du bras, mais il existe toujours. Commandés par ce circuit moteur cérébral, les muscles thoraciques se contractent et envoient à travers la peau des signaux myoélectriques, véritable « signature » électrique re­connaissable entre toutes.
    Ces messages sont relayés par plusieurs dizaines de capteurs collés sur la poitrine vers la prothèse pour la mettre en mouvement. L'extrémité du nerf médian amputé est par exemple connectée au muscle pectoral, qui envoie un signal « ouvert / fermé » à la pince des doigts. La puce embarquée pourrait analyser une centaine de signaux neuronaux et commander jusqu'à 22 fonctions distinctes de la prothèse. C'est le secret de la finesse, du délié du mouvement observé chez les quelques utilisateurs. Sur une vidéo récente de PBS , la télévision publique américaine, on voit soudain Claudia ébaucher un gracieux mouvement de dé­ploiement de toute la prothèse.
    Depuis les premières tentatives du Walter Reed Army Re­search Institute, voilà trente ans, où nous assistions dans la banlieue de Wa­shington aux pas chaotiques, télécommandés et surtout épuisants d'une jeune paraplégique, grâce à un lourd ordinateur portable commandant un gros stimulateur électrique, le bond est énorme. Pour le professeur Olivier Gagey, chirurgien orthopédiste au CHU de Bicêtre : « Les chercheurs ont le mérite d'avoir pris le recul suffisant avant de publier leurs résultats. C'est un très bel exemple d'utilisation de la plasticité neuronale. La question est : jusqu'où peut-on aller avec ce système ? »
    Le même circuit pourra bientôt être utilisé pour restaurer le sens du toucher : sur une zone du thorax, on grefferait l'extrémité des nerfs sensitifs qui transmettaient au cerveau les sensations du bras avant son amputation. Des signaux transmis des capteurs des doigts de la prothèse jusqu'à cette zone seraient ainsi retransmis jusqu'au cortex sensitif.

     
  • Catégories : Des expositions, La peinture

    Orangerie 1934 : Les “peintres de la réalité” (Paris) jusqu'au 5 mars 2007

    medium_orangerie.jpg

    Nature morte à l'échiquier
    Lubin Baugin
    Musée du Louvre, Département des Peintures


    Photo
    © RMN/G.Blot

    lieu : Musée de l'Orangerie, Jardin des Tuileries - 75001 Paris

    date : jusqu'au 5 mars 2007

    http://www.linternaute.com/sortir/diaporama_expositions/1.shtml

    medium_affiche.jpg

     

    Commissaire : Pierre Georgel, directeur du musée de l’Orangerie

    Exposition organisée par la Réunion des musées nationaux et le musée national de l’Orangerie

    Cette exposition inaugure la nouvelle politique culturelle et les nouveaux espaces d'expositions temporaires de l'Orangerie, rendus possibles par sa récente rénovation.

    Conçue par le directeur du musée, Pierre Georgel, elle fait un lien symbolique entre le passé et l'avenir de l'Orangerie en évoquant une de ses expositions les plus notoires et les plus fécondes de l’entre-deux-guerres, Les Peintres de la réalité en France au XVIIe siècle, organisée en 1934 par Paul Jamot et Charles Sterling. Cette exposition, où fut notamment révélé l’œuvre de Georges de La Tour, eut un retentissement profond. Elle allait durablement renouveler l'appréciation de l'art français du XVIIe siècle.

    Outre une reconstitution virtuelle intégrale et un large choix d'originaux présentés en 1934 (environ soixante-dix peintures du XVIIe siècle, œuvres de Georges de La Tour, des frères Le Nain et d’autres « peintres de la réalité » comme Valentin, Tournier, Bourdon, Rivalz ou les spécialistes de nature morte Baugin et Linard, mais aussi, de façon plus inattendue, de Poussin ou de Claude Gellée), l'exposition de 1934 est replacée dans son contexte politique et intellectuel par un substantiel "dossier" historique. Une salle fait ainsi découvrir des consonances parfois déconcertantes entre "peintres de la réalité" du XVIIe  et du XXe siècles, avec une quinzaine d'œuvres de Maurice Denis, Picasso, Léger, Magritte, Balthus, Hélion, ainsi que de peintres des années trente qui furent fameux en leur temps et qu'on pourra  redécouvrir.

    Scénographie : présentation conçue par Pierre Georgel avec le concours de l’Agence Pylône

    Télécharger le dossier de presse

     http://www.rmn.fr/peintres-realite/index1-1.html

     

  • Catégories : L'actualité

    Al Gore (pour Elisabeth)

    medium_AL_GORE.jpgAlbert Arnold Gore, Jr., plus connu sous le nom d'Al Gore, né le 31 mars 1948, a été le 45e vice-président des États-Unis d'Amérique.

    En 1999, Al Gore se présente à l'élection présidentielle. Après avoir facilement battu son principal adversaire démocrate Bill Bradley (ancienne star du basket-ball et Sénateur du New-Jersey) lors des primaires, il est distancé dans les sondages par son opposant républicain George W. Bush, alors que tous lui prédisaient une victoire facile. Le choix comme colistier de Joseph Lieberman lors de la Convention Démocrate de Los Angeles et une campagne orientée plus à gauche le remettent dans la course.

    Le 7 novembre 2000, Al Gore obtient 550 000 voix de plus que son adversaire au niveau national, mais le système des Grands Électeurs rend la Floride indispensable à la victoire d'un des deux candidats. Bush, dont le frère Jeb est gouverneur de l'État, y obtient 2 700 voix d'avance sur Gore. Après plus d'un mois de décomptes incertains, la Cour Suprême des États-Unis ordonne l'arrêt des vérifications, décidant de fait de l'élection de George W. Bush à la présidence, celui-ci obtenant officiellement 537 bulletins de plus que son adversaire, sur un total de 6 millions. En 2001 et 2002, deux nouveaux recomptes financés par les grands journaux américains démontrent que les résultats diffèrent selon les méthodes de recompte employées permettant à Bush soit de l'emporter avec une marge allant jusqu'à 3 000 voix d'avance soit de perdre par 3 voix contre Al Gore.

    Toujours préoccupé par les questions écologiques, il est l'acteur et l'orateur du documentaire réalisé par David Guggenheim, An Inconvenient Truth (Une vérité qui dérange). Présenté au Festival du film de Sundance et au Festival de Cannes de 2006, ce film montre les effets dramatiques du réchauffement climatique sur la planète Terre. Il rencontre un grand succès public aux États-Unis pendant l'été 2006. Ce film est sorti dans les salles françaises le 11 octobre 2006, jour qu'a choisi Al Gore pour venir le présenter à Paris.

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Al_Gore

  • Catégories : La littérature

    Écrivains, vos papiers !(Pour Ambroise et Elisabeth)

    J.-C. Z..
     Publié le 01 février 2007
    Actualisé le 01 février 2007 : 11h27

    Ceux qui en appellent à la liberté d'expression sont parfois les plus prompts à exiger la censure au nom d'une « vigilance » aussi rigoureuse que vague.

    LA CENSURE est un sujet à la mode. Les médias regorgent de « bonnes âmes » promptes à s'émouvoir en la matière. Pour un oui ou pour un non, on crie au retour de l'ordre moral, on exhume les fantômes du procureur Pinard et de ses célèbres victimes, Flaubert et Baudelaire. Il est vrai qu'avec de tels précédents on ne peut que mettre les braves gens de son côté. Sans doute est-ce précisément le rôle des « vigilants » de crier ainsi au loup, et nul ne songerait (moi le dernier) à leur en faire grief. Encore faut-il « garder raison ». Et notamment s'entendre sur les mots.
    La censure au sens propre, faut-il le rappeler, est la censure « préalable » telle qu'elle existait sous l'Ancien Régime et sous l'Empire des deux Napoléons : pas de publication qui n'ait reçu auparavant une autorisation de paraître. Elle était évidemment absurde et, d'ailleurs, Malesherbes, ce grand commis qui avait été lui-même « directeur de la librairie », c'est-à-dire chargé de la censure royale, l'avait bien saisi : « Un homme qui n'aurait jamais lu que les livres qui, dans leur origine, ont paru avec l'attache expresse du gouvernement, comme la loi le prescrit, serait en arrière de ses contemporains presque d'un siècle. » On se souvient que Malesherbes, celui qui deviendra l'avocat de Louis XVI et finira sur l'échafaud, avait en son temps caché à son domicile les épreuves de l'Encyclopédie !
    Or ce n'est pas sous un tel régime - tant s'en faut - que nous vivons depuis qu'en juillet 1881 le législateur a posé en principe que « la presse et l'imprimerie sont libres ». On publie librement quitte, mais ensuite seulement, à encourir les « foudres » de la justice, si d'aventure elle se trouve saisie par tel ou tel. On pourra parler d'actes de censure lorsque les procédures visent l'interdiction. Lorsqu'elles n'aspirent qu'à des dommages et intérêts... libre à chacun de se faire une religion ! À proprement parler, il n'existe donc pas aujourd'hui de véritable censure, c'est-à-dire de contrôle préalable.
    On remarquera en passant qu'il n'en va pas tout à fait de même pour le cinéma, et plus généralement l'audiovisuel, autrement réglementés (autorisations d'exercice, visa d'exploitation, etc.), cette réglementation, il faut le dire aussi, n'allant toutefois pas sans contrepartie financière (soutiens divers, quotas, etc.) au bénéfice de la création.
    Sans doute cette liberté conquise en 1881 ne va-t-elle pas sans garde-fous, sans contraintes, affirment les bonnes âmes que j'ai dites. Et de qualifier de censure toutes les initiatives ; d'où qu'elles viennent (particuliers, associations ou ministère public), qui veulent à tort ou à raison interdire un livre. Le plus souvent à tort, si l'on veut bien se donner la peine d'examiner la jurisprudence subséquente, c'est-à-dire les décisions qui font suite à ces procédures généralement qualifiées de « liberticides » mais qui ne peuvent intervenir qu'a posteriori, après publication. Il faut bien voir encore que non seulement ces initiatives échouent le plus souvent mais qu'elles ne sont que le résultat d'une autre liberté, consacrée elle aussi par les textes normatifs qui régissent les sociétés occidentales : le droit d'accès à un juge, tout simplement. Et je peux m'étonner que plus souvent qu'à son tour cette donnée, fondamentale elle aussi dans une société démocratique, soit passée sous silence par les contempteurs de ces actions judiciaires.
     «Pogrom» est-il un roman raciste ?
    Aussi bien la statistique nous apprend-elle que les décisions de condamnation sont rares. On voit bien que le livre a connu pire époque que la nôtre, qui permet d'en dire et d'en montrer beaucoup. De la tolérance et de la juste mesure de nos tribunaux, on me permettra de prendre pour exemples certains attendus extraits du jugement qui, en novembre dernier, « relaxait » Éric Bénier-Bürckel, auteur d'un roman intitulé Pogrom, source d'une vaine poursuite pour provocation à la discrimination et à la haine ou à la violence raciale. La 17e chambre du tribunal de Paris, après avoir rappelé que le principe de la liberté d'expression « doit être d'autant plus largement apprécié qu'il porte sur une oeuvre littéraire, la création artistique nécessitant une liberté accrue de l'auteur qui peut s'exprimer tant sur des thèmes consensuels que sur des sujets qui heurtent, choquent ou inquiètent, que s'il ne peut impunément se livrer à l'apologie expresse et délibérée de crimes, comportements ou pensées unanimement réprouvés, il ne saurait être exigé de lui qu'il soit contraint à les dénoncer ostensiblement ». Et encore « que la notion même d'oeuvre de fiction implique l'existence d'une distanciation qui peut être irréductible entre l'auteur lui-même et les propos ou actions de ses personnages ». Ayant enfin relevé que l'auteur « s'est abstenu de toute dimension apologétique dans la réalisation de son projet de description et d'exploration des formes du mal », le tribunal, je l'ai dit, est entré en voie de relaxe.
    Les bonnes âmes qui veillent sur la liberté d'expression constateront qu'elles ne sont pas seules dans un combat qui, j'espère aussi l'avoir montré, n'a rien de douteux.

     

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  • Catégories : La littérature

    Quand Flaubert et Baudelaire "offensaient" (Pour Ambroise et Elisabeth)

    Par Jean-Claude Zylberstein.
     Publié le 01 février 2007
    Actualisé le 01 février 2007 : 11h27

    Il y a cent cinquante ans, Flaubert et Baudelaire comparaissaient devant la justice. Aujourd'hui encore, des romanciers sont poursuivis. Qu'en est-il de l'antagonisme entre la société et les lettres ?

    LES ESPRITS forts, qui crient aujourd'hui à la censure, devraient se souvenir de l'époque - récente - où les auteurs n'avaient pas la chance d'être régis par la loi de 1881 et la jurisprudence de nos tribunaux. Deux auteurs fameux, Gustave Flaubert et Charles ­Baudelaire, en ont fait les frais. Si on cite toujours leurs noms à propos de toute forme de censure, c'est parce qu'ils ont été victimes d'une mesure inique.
    Madame Bovary et Les Fleurs du mal ont eu le malheur d'être publiés trop tard ou trop tôt. En ces années-là, la liberté révolutionnaire, qui avait engendré un « raz de marée » de pamphlets, relevait du passé. Le premier Empire et les régimes qui lui ont succédé ont remis l'imprimerie et la librairie, bref l'édition, sous très haute surveillance. Et ce ne sont pas seulement les libelles politiques qui sont mis au pas, l'ordre moral est de rigueur. C'en est fait du colportage qui risquait de diffuser des écrits pernicieux. Car le mauvais livre est un poison dangereux pour la santé morale du peuple. Surtout s'il est de nature à rencontrer le succès. Le « redoutable » (dixit Baudelaire), l'avocat impérial Ernest Pinard, qui va requérir contre lui le 18 août 1857, le dit bien : « On ne poursuivra pas un livre immoral qui n'aura nulle chance d'être lu ou d'être compris ; le déférer à la justice, ce serait l'indiquer au public, et lui assurer peut-être un succès d'un jour qu'il n'aurait point eu sans cela» Bel argument en effet et que tels esprits chagrins qui ces derniers temps ont « fait de la publicité » à diverses brochures qui se voulaient poivrées en les poursuivant en vain auraient dû méditer.
    Flaubert ne s'y était pas trompé. Il aura beau être acquitté le 7 février 1857, au terme d'un jugement qui, après l'avoir assez sévèrement étrillé, conclut enfin à l'acquittement, motif pris de ce qu'« il n'apparaît pas que son livre ait été, comme certaines oeuvres, écrit dans le but unique de donner une satisfaction aux passions sensuelles, à l'esprit de licence et de débauche, ou de ridiculiser des choses qui doivent être entourées du respect de tous ». L'auteur de Madame Bovary hésite à publier son roman en volume, demande à son éditeur, Michel Lévy, de « tout arrêter », se dit honteux, dégoûté du « mauvais » succès qui attend son roman. « Et puis l'avenir m'inquiète : quoi écrire qui soit plus inoffensif que ma pauvre Bovary traînée par les ­cheveux comme une catin en pleine police correctionnelle ?» écrit-il à Louise Pradier. Et à Elisa Schlesinger : « Mon livre va se vendre de façon inusitée. »
    Baudelaire à l'aune de cette décision pouvait s'attendre au pire. Tant les fameuses « pièces condamnées » en effet pouvaient « donner satisfaction aux passions sensuelles » ou du moins y inciter. Le réquisitoire de M. Pinard fut presque moins sévère mais plus habile sans doute que contre Flaubert. « Poursuivre un livre pour offense à la morale publique est toujours chose délicate », ainsi entame-t-il sa péroraison. Mais il terminera en force : « Réagissez (...) contre cette fièvre malsaine qui porte à tout peindre, à tout décrire, à tout dire. » Et il termine ainsi : « Soyez indulgent pour Baudelaire, qui est une nature inquiète et sans équilibre. (...) Mais donnez, en condamnant au moins certaines pièces du livre, un avertissement devenu nécessaire. »
    La longue plaidoirie de l'avocat de Baudelaire, Gustave Chaix d'Ange, fut admirable d'analyse et de style (et bien de nature, comme celle de l'avocat de Flaubert, à ramener à la modestie plus d'un praticien du droit d'aujourd'hui !). S'il obtint satisfaction sur la prévention d'offense à la morale religieuse, le tribunal jugea le 27 août, comme on sait, que « les pièces incriminées conduisent nécessairement à l'excitation des sens par un réalisme grossier et offensant pour la pudeur ». Ce n'est que le 31 mai 1949 que la chambre criminelle de la Cour de cassation devait réhabiliter le poète et son oeuvre.

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  • Catégories : Des spectacles

    Fabrice Luchini, seul sur scène avec brio

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    Dans ce spectacle, Fabrice Luchini s'aventure à l'extrême pointe de lui-même, exalté et étincelant.
    Sébastien Soriano/Le Figaro.
     
    MARION THÉBAUD.
     Publié le 08 février 2007
    Actualisé le 08 février 2007 : 11h18
     

    Valéry, Barthes, Molière et ses propres textes sont au programme de la Carte blanche que l'acteur propose au Paris-Villette avant de songer au Misanthrope.

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  • Catégories : La poésie

    Le Printemps des poètes, édition 2007

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    La 9ème édition se tiendra du 5 au 18 mars un peu partout en France avec pour thème principal le... "poème d'amour"

    Ce thème sera au centre de nombreuses manifestations ouvertes à tous les amateurs de la poésie.

    Des milliers de rencontres seront organisées pendant deux semaines dans les lieux "traditionnels" de la culture (bibliothèques, établissements scolaires, librairies...) et d'autres plus inattendus, comme les hôpitaux et les prisons.

    Des villes comme La Rochelle, Bordeaux, Lyon, Strasbourg ou
    Nantes ont commandé... des poèmes. Elles organiseront des "parcours poétiques" ou diffuseront des textes dans les transports en commun, indiquent les organisateurs.

    A Paris, la soirée de lancement du Printemps aura lieu le 5 mars au théâtre de l'Odéon, où des comédiens comme Charles Berling, Robin Renucci ou Laurent Terzieff diront de grands textes du répertoire amoureux.

    Le Printemps des poètes s'associera par ailleurs à la commémoration du centenaire de la naissance de René Char (1907-1988), avec des lectures publiques de ses textes.

    Laurent RIBADEAU-DUMAS
    Publié le 08/02 à 11:17
    http://cultureetloisirs.france3.fr/livres/actu/28140271-fr.php
  • Catégories : Chagall Marc, Des expositions, Des musées

    Expo:Chagall et Tériade, l’empreinte d’un peintre au musée Matisse du Cateau -Cambresis jusqu'au 28 février 2007

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    Chagall : la donation d’Alice Tériade

        

     

    Dans le cadre de l’opération Feuille à Feuille qui rassemble 12 expositions sur le thème des collections de gravures des musées du Nord-Pas de Calais, le Musée départemental Matisse du Cateau-Cambrésis a choisi de mettre en valeur les livres gravés par Marc Chagall et édités par Tériade provenant de la donation qu’Alice Tériade a faite au musée en 2000. Madame Tériade a en effet choisi le Musée départemental Matisse pour recevoir l’ensemble des 27 livres édités par Tériade avec les plus grands artistes du XX° siècle, les 500 gravures originales issues des publications et les 26 numéros de Verve, une des plus belles revue d’art du XXe siècle. 

    Le musée expose, pour la première fois dans leur quasi totalité, les cinq livres réalisés par Chagall et édités par Tériade qui condensent tous les thèmes que privilégiera Chagall : Les Âmes mortes, texte de Nicolas Gogol, 1948, Les Fables de la Fontaine, 1952, La Bible, 1956, Daphnis et Chloé, texte de Longus, 1961, Cirque, texte de Chagall, 1967, les éditions de Verve réalisées avec les œuvres de Chagall dont celui sur Les Contes de Boccace de la Bibliothèque de l’Arsenal.

    http://www.ac-amiens.fr/pedagogie/arts_plastiques/pages/8apamiens285.htm