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  • Catégories : Des expositions, La peinture, Paris(75,Ile de France):vécu,études

    Vollard au Musée d'Orsay

    L'Express en ligne du 13/06/2007

    Le célèbre galleriste parisien fait l'objet d'une formidable exposition au Musée d'Orsay. De Cézanne à Picasso en passant par Gauguin, Degas ou Van Gogh, découvrez en image les plus belles pièces de la collection de Vollard.

    Source:http://www.lexpress.fr/info/quotidien/reportage-photo/default.asp?id=461

  • Les écrivains-voyageurs (1)Monfreid, L'esclave de Dieu

    Le bout du monde a une capitale. Et la capitale règne sur la fin de tout. L'ultime est son fonds de commerce. On y vend de l'apocalypse au détail, et l'éternité s'y couche tous les soirs. Elle s'y lèverait tous les matins s'il y avait des matins. Mais le matin est un commencement, et ce n'est pas la spécialité du pays. De toute façon, quand cette brûlante ébauche est tombée de sa poche, Dieu n'avait encore rien décidé. Des lacs sans eau, ça vous a un petit côté pas fini. D'étincelantes plaines de chlorure qui ont l'air d'attendre le Déluge, à moins qu'il vienne juste de se retirer. Des chutes de soleil si brutales que les crépuscules passent à la trappe. Pour rosir le tableau il faut dépêcher de dispendieuses escadrilles de flamants, des nuages de flamants pilleurs de sel qui vous empourprent le ciel comme une joue de Botticelli. Tout ça sent la démesure inutile, l'abstraction pure, le rêve, l'imagination. Le fantasme. Dieu aurait-il un inconscient?

    Les écrivains ont accouru, fouillé sa corbeille. Du plus loin qu'on se souvienne, Djibouti a toujours fasciné les raconteurs. On pourrait même les réunir, toutes époques confondues, dans une sorte d'académie chamelière, les braves qu'a touchés un jour la violente poésie de cet enfer: vagabonds salariés, coloniaux mélancoliques, officiers de marine en rupture de dunette, aventuriers en mal de romans, coureurs de butins. Les uns viennent y chercher la poignante beauté d'un brouillon démiurgique, les autres, l'odeur de crime et de trafic qui paraît sourdre par toutes les failles d'un désert si absolu qu'il semble se fuir lui-même, et se fabriquer un alibi du néant auquel il aspire, depuis les temps canoniques, à retourner. D'ailleurs, il fut longtemps impossible de postuler à l'immortalité et d'espérer conquérir un fauteuil à l'Académie française si l'on n'avait pas fait au moins une escale dans le port de la mer Rouge. Les plus chanceux parvenaient même à faire coïncider leur séjour avec le traditionnel attentat anti-Français. On en revenait couvert de gloire (et de piqûres d'insectes, si l'on avait négligé de tirer le cordon de la moustiquaire, dans le modèle dit «en cloche»).

    Hélas, là-bas comme partout, les traditions se perdent. Depuis que Djibouti a cessé d'être français, la tradition de l'attentat anti-Français a pour ainsi dire perdu sa raison d'être. Mais du temps que la république de Djibouti s'appelait encore le Territoire français des Afars et des Issas, on venait y traquer l'inspiration. La plupart n'y trouvaient que la transpiration, mais savaient parfois la passer au lecteur. C'était l'époque où Romain Gary respirait la mort en ce désert et le trouvait plus fatal encore que le Tibesti, qu'il avait pourtant parcouru à la recherche de ses camarades de combat morts de soif auprès de leur avion. «Les affres du monde, confiait-il à un proche, paraissent plus lointaines ici que les Mille et Une Nuits...»

    La place du 23-Juin s'appelait encore place Ménélik, et plutôt qu'à la terrasse du Café de Paris, c'est à celle du légendaire Palmier en Zinc qu'on allait siroter la fraîcheur apéritive, sinon le frissonnement louche qu'avaient éprouvé sous ces mêmes arcades les grands faiseurs d'intrigues, Segalen et Joseph Kessel, Paul Nizan, Michel Leiris et Albert Londres, Pierre Loti et tant d'autres, les frères Tharaud, tenez, ceux-là mêmes qui avaient inspiré à Antoine Blondin un mot fameux quand le cadet eut rejoint l'aîné sous la Coupole: «Encore un Tharaud de casé», avait ricané l'Antoine. Il faut le savoir: jamais on n'aurait pu caser tant de Tharaud sans le concours du «81», comme on nommait entre connaisseurs le territoire. Djibouti, c'était la «Star Academy» des rebelles, l'agrégation des durs à cuire.

    Faut-il y voir un phénomène de hantise dont des doctorants méticuleux tentent encore de recueillir les indices sous les semelles de vent du sieur Arthur Rimbaud, négociant pour le compte de la maison Bardey et Cie en 1887? On a perdu la trace de la caravane qu'il est chargé d'accompagner (quelques milliers de fusils à capsules pour le roi Ménélik), arraisonnée par les Danakils, de farouches guerriers qui émasculent leurs ennemis mais que la poésie française, semble-t-il, amuse définitivement. La fable était lancée. Depuis lors, la règle est simple: nul n'entre ici que par la littérature. Il n'est jusqu'à un gouverneur des âges gaulliens, haut-commissaire du «Caillou», Dominique Ponchardier, consigné dans son palais entre deux alertes, qui sous un pseudonyme censé préserver son honorabilité n'écrivit pour se désennuyer des polars que Lino Ventura a popularisés à l'écran. «Le gorille vous salue bien», «Le gorille a mordu l'archevêque», «Le gorille se mange froid», c'était de la prose d'ambassadeur. Nos lettres doivent beaucoup à ce maître oublié: c'est à lui qu'on doit l'invention du mot «barbouze». Un tel concept, en pareil endroit, ne saurait rien devoir au hasard.

    On arrive donc ici avec un métier: diplomate, agent secret, pêcheur de perles, grenadier voltigeur de l'infanterie de marine, trafiquant d'armes ou de haschisch. Et on repart écrivain, c'est l'usage. Trente ans après Rimbaud, et premier d'une interminable lignée, c'est la métamorphose qu'a vécue le long de la côte Somalie l'incontesté caïd de la corporation, celui qui a fait sur les tribus nomades et dans la mémoire locale la plus forte impression: Henry de Monfreid, l'auteur des «Secrets de la mer Rouge», issu d'une famille d'originaux et échoué là par désoeuvrement, parce que les grandes crues de la Seine, en 1910, avaient inondé sa ferme, près de Melun, et noyé ses vaches laitières. Dégoûté, il voulait fuir «le troupeau», et ce n'était pas son cheptel perdu qu'il désignait ainsi.

    Débarqué dans le golfe d'Aden par un bateau des Messageries maritimes, une vague recommandation en poche auprès d'un affairiste d'Abyssinie, il s'était bientôt lassé d'écrire à son père de trop longues lettres où il s'épuisait à lui expliquer les mystères dont il était à la fois le témoin et l'acteur. Henri Michaux, de passage lui aussi bien des années plus tard dans cet étrange royaume abandonné à sa solitude, mais décidément très fréquenté, en avait rapporté cette simple phrase: «Il n'y a rien à voir, et tout est à interpréter...» Interpréter, c'est du travail de sphinx, d'oracle, de pythie, de sorcier de l'ombre. De la lettre au «cher papa», Henry de Monfreid est passé au récit avec un naturel déconcertant. L'ombre? Ce qui en tient lieu par ici, c'est l'inquiétante énigme des regards, des vies et des rumeurs que l'on traverse. Monfreid, oeil de caméléon sur cette terre en ruine, sans lois ni horizon, n'a pas son pareil pour interpréter. Un jeune journaliste enquêtant sur les trafics d'esclaves, et qui cherche un guide, demande à le rencontrer en 1930. Monfreid n'a encore rien publié, mais il est déjà une légende. Le journaliste est subjugué, au point de renoncer à recueillir son témoignage: «C'est à vous de raconter votre vie.» Joseph Kessel vient de convaincre Monfreid et de faire de lui un écrivain. L'envoyé spécial de «Paris-Soir» s'en souviendra dans «Fortune carrée», où Monfreid apparaît sous les traits de Mordhom. Dans le genre où il va bientôt s'illustrer et faire fortune, celui du roman d'aventures, très en vogue entre les deux guerres, il se révèle vite indépassable et sans exemple: il est le seul auteur qui soit lui-même son propre héros, sans mythomanie ni paranoïa d'aucune sorte. La contrebande des armes, du haschisch, qu'il va acheter en Inde et revendre en Egypte, c'est son ordinaire. Qu'un indélicat veuille lui piquer son magot, et l'affaire tourne à la flibuste. Alors il construit lui-même des boutres de plus en plus rapides à la mer.
    Evidemment, il sait tout faire, cultiver les huîtres perlières, jouer du piano, peindre (il a appris jeune, son père était le meilleur ami de Gauguin), reprendre tout seul des îles aux Turcs en pleine guerre mondiale (la première), ce qui va beaucoup fâcher le ministre des Colonies, Gaston Doumergue, au motif qu'on ne lui a rien demandé. Monfreid, que les fièvres ont laissé quelque peu «braque», comme il le dit parfois, c'est un sauvage qui adore la politique. Tellement, même, que l'empereur d'Ethiopie, Hailé Sélassié, dont il dénonce les visées sur Djibouti et le Yémen, tentera de l'empoisonner personnellement. Pendant une audience, avec une tasse de café. Le négus avait eu la main trop lourde, Monfreid a vomi le breuvage. Sauvé. C'est un indestructible. Il s'accommode de toutes les situations. En pleine guerre encore (la seconde), assigné à résidence au Kenya par les Anglais, privé de ses commerces coutumiers, il va inonder la bonne société britannique de ses aquarelles et, bientôt, se souvenant de ses débuts dans la laiterie, de ses camemberts. On se les arrache, jusque sur les bonnes tables londoniennes. L'histoire ne dit pas s'ils sont moulés à la louche ou fourrés à la cocaïne.
    «Où ce diable d'homme tivuve-t-il l'indispensable répit pour écouter, pour revenir à lui-même, pour écrire?» s'interroge le poète libanais Salah Stétié. La vérité est que Monfreid n'a besoin ni de répit ni de recul parce qu'il ne triche pas. Il porte son mal de vivre avec une élégance si radicale que Teilhard de Chardin tombera en amitié profonde pour le futur auteur de «Pilleurs d'épaves» et des «Derniers Jours de l'Arabie heureuse». Ils se sont rencontrés en avril 1926 sur l'«Angkor», un navire qui rallie l'Extrême-Orient par Djibouti. Qui aurait pu imaginer pareil casting, le théologien et le contrebandier accoudés au bastingage d'un paquebot revenu de tout (il avait été torpillé en 1918) et refaisant le monde après Dieu? Qui, sinon Dieu lui-même? A peine arrivé à Shanghai, le philosophe câble à Monfreid, que les Somalis, depuis sa conversion à l'islam, n'appellent plus que «Abd el-Haï» («Esclave de Dieu»): «La fin de traversée a été bonne mais -vous m'avez manqué. Je demande à Dieu de vous rendre heureux et de faire que nous nous retrouvions.» Ils se retrouveront, conduiront ensemble un chantier de fouilles en Ethiopie et le père jésuite s'occupera beaucoup d'un fils d'Henry. Entre eux, aucune ambiguïté: ce ne sont pas les relations du confesseur et de l'infidèle. On parle métaphysique et paléontologie, on discute de la structure de la monade, on cite Pascal et l'Evangile, et Monfreid écrit à Teilhard: «Une seule chose importe: aimer puissamment l'Univers, par-delà tout ce qui est individuel dans les individus. Je me fie éperdument à l'Univers.» Il se revendique vagabond, comme les peuples auxquels il se mêle et qui le reconnaissent pour un des leurs. Ces échanges en grande part inédits, Guillaume de Monfreid les révèle aujourd'hui dans un album où son fieffé pirate de grand-père apparaît plus vivant que dans bien des biographies.

    Il serait temps de retoucher le sombre portrait du «négrier» qui achetait des femmes pour une poignée de thalers et qui avouera le meurtre d'un homme qui l'avait trahi. Monfreid ne mangeait pas de ce pain-là. On l'a aussi blâmé parce que, se laissant manipuler par les Italiens contre son ennemi le négus, il a donné le sentiment de se rallier aux fascistes mussoliniens. En réalité, ce Don Quichotte orgueilleux et rude a toujours laissé dire. Il se moquait de l'opinion, du qu'en-dira-t-on, du jugement social. C'est le plus impardonnable des mépris. A-t-on le droit d'être libre à ce point?

    On hésite à remuer ce lyrisme des sables et des fortins, par crainte de réveiller on ne sait quelle rancune dans la profondeur des cafés de Tadjourah où luit toujours au mur, en guise de miroir de courtoisie, la courbe d'un long poignard. Il n'y a pourtant pas que de l'action dans les romans de Monfreid, des guerres tribales, du complot de comptoir, du libre-échange et du narcotrafic, comme on ne disait pas encore, toute cette pacotille qui entretient le charme clandestin de son oeuvre. Il a offert un purgatoire à l'utopie, au moment où elle se faisait massacrer dans les tranchées, et une oasis aux illusions perdues. Paul Morand a remarqué un jour que la mer Rouge avait la forme d'une bouteille qui se viderait dans l'océan Indien par le goulot, le détroit de Bab el-Mandeb, qui signifie justement «la passe des Affligés i>. On vient toujours ici vider quelque mélancolie. Djibouti, Asmara ou Cheik-Saïd, Djeddah ou Aden, où deux coups de canon annonçaient autrefois la Malle des Indes, ont toujours eu les faveurs du passager dépressif. Monfreid, en rupture de chimères (un chagrin d'amour s'était ajouté à ses déboires agricoles), a échoué là avec son lit de camp, son piano, ses gouaches et un dictionnaire arabe, car le spleen orientaliste n'exclut pas de s'organiser. Il en a fait un mythe.

    A chacun de ses retours à Paris, visité comme un monument (de 10 ans l'aîné de la tour Eiffel), le rituel est immuable. Une pipe d'opium à 10 heures, une autre à midi, une troisième à 15 heures. S'il y a une interview, double consommation. L'appartement de la rue Erlanger ne désemplit pas. Cocteau ou Gainsbourg, Montherlant ou Zitrone, France Gall ou Marcel Pagnol, l'auteur de «la Croisière du haschisch» ne fait pas de différence dans la clientèle, qu'elle vienne respirer là les poussières du vieil empire ou acheter à prix d'ami une dose de paradis. Kessel vient moins souvent qu'autrefois. «Monfreid a le plus mauvais opium de Paris», prétend-il. Le général de Gaulle lui écrit son admiration, on le presse de se présenter à l'Académie. Las, il ne prend pas l'habit, mais une belle veste. Trahi par de pâles épigones de la bourlingue, que son élection, par contraste, aurait sans doute ravalés à la classe touriste. Les ingrats, «Il n'y avait que des vieux», se console-t-il: il va lui-même alors sur les 90 ans. L'intenable gamin préfère sauter sur la moto de Guillaume, en charentaises parfois, pour aller donner une conférence à un auditoire ensorcelé ou signer des livres à tour de bras à la Fête de l'Humanité.

    Sa vraie gloire repose plutôt dans «Coke en stock», l'album de Tintin qu'il a inspiré à Hergé, et dans «les Cigares du Pharaon», où il apparaît tel qu'en lui-même, avec sa moustache de forban distingué, sur son boutre et dans son emploi, marchand d'armes. A la page 13, case 2, Henry de Monfreid lâche sa cargaison de fusils et sauve Tintin de la noyade. Un tel prodige lui mérite une place à part dans le gotha: il est celui qui a traversé le miroir. Une légende prétend qu'Hergé et lui sont les descendants du roi des Belges Léopold II. Que ne dirait-on pas pour admettre l'impossible et retenir encore un peu le mirage? A Djibouti, on a rasé le Palmier en Zinc et accroché à la place l'enseigne d'un Planet Hollywood. Peut-être bien qu'on a rêvé.

    «Mon pauvre Henry, MonfreidlDii soir an matin, y a des jets qui se posent/Au milieu des massifs de fleurs qu'on arrose...»
    , chante Gérard Manset dans un blues indémodable qui survit à l'âge du vinyle. Au Yémen, un centre culturel perpétue la mémoire du prince des baroudeurs. Djibouti, en face, a préféré effacer. Pourtant, on pourrait jurer que rien n'a changé. Nulle part ailleurs le passé évanoui n'a une présence plus envoûtante. Comme si le temps ne passait pas, brassé dans le refrain moite des ventilateurs, absorbé dans l'éternité incendiaire d'un soleil sans pitié. «Demain nous arrivons à Port-Saïd où nous faisons escale», dit Tintin, accoudé au bastingage d'un bateau qui ressemble à l'«Angkor». «Wbuah!», répond Milou. Le ciel est bleu, l'horizon est clair. «Ensuite, Aden.» Oui, demain.

    A lire

    Henry de Monfreid (1879-1974) a publié près de 70 ouvrages, principalement chez Grasset, parmi lesquels «les Secrets de la mer Rouge» (1932), «la Croisière du haschisch» (1937), «Pilleurs d'épaves» (1955). Viennent de paraître un album illustré de croquis de voyage par son petit-fils, Guillaume de Monfreid («Sur les pas d'Henry de Monfreid». Presses de la Renaissance, 108 p., 28 euros) et un volume de lettres d'Henry de Monfreid («Aventures extraordinaires», Arthaud, 890 p., 32 euros).

     



    Jean-Louis Ezine

    Le Nouvel Observateur - 2227 - 12/07/2007

     

    Source:http://artsetspectacles.nouvelobs.com/p2227/a349757.html

  • Catégories : L'actualité

    Explosion de l'usine AZF : le procès aura lieu en 2008

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    NOUVELOBS.COM | 12.07.2007 | 09:58

     

    Le site de l'Usine AZF après l'explosion survenue le 21 septembre 2001 (Sipa)

    L'ex-directeur de l'usine et de la société Grande Paroisse, filiale de Total, est renvoyé en correctionnelle pour "homicides et blessures involontaires" suite à l'explosion qui avait fait 30 morts à Toulouse, le 21 septembre 2001.

    Le procès de l'affaire de l'explosion AZF à Toulouse, qui a fait 30 morts le 21 septembre 2001, devrait s'ouvrir en 2008 après le renvoi, mercredi 11 juillet, en correctionnelle pour "homicides et blessures involontaires" de l'ex-directeur de l'usine et de la société Grande Paroisse (groupe Total).
    Les renvois devant le tribunal correctionnel de l'ancien directeur Serge Biechlin et de Grande Paroisse en qualité de personne morale, notifiés dans l'ordonnance de renvoi du juge d'instruction Thierry Perriquet sont conformes "pour l'essentiel" au réquisitoire définitif du parquet de Toulouse remis début juillet.
    La fin des travaux du palais de justice de Toulouse pourrait influer sur la date de l'audience.
    Début mai, le rejet de dernières demandes de nouvelles investigations sur l'explosion avait donné le signal de la fin de l'instruction et ouvert la voie à ce procès.

    L'association des familles endeuillées fait appel de trois non-lieux


    Serge Biechlin et Grande Paroisse, respectivement mis en examen depuis mai 2006 et juin 2002, devront également répondre de "destructions de biens", a indiqué l'Association des familles endeuillées, qui rassemble de nombreuses familles ayant perdu l'un des leurs dans l'explosion du 21 septembre 2001.
    Douze autres personnes, dont un manutentionnaire soupçonné d'être à l'origine du mélange chimique, poursuivies pour les mêmes raisons, avaient, elles, bénéficié d'un non-lieu durant l'instruction.
    L'association des familles endeuillées a décidé de faire appel de trois non-lieux figurant dans l'ordonnance de renvoi.
    Les deux premiers concernent les infractions "de mise en danger de la vie d'autrui" et "d'entrave à l'enquête pénale". Cette seconde plainte a, selon l'association, démontré que sous couvert d'une enquête interne les membres de la société Grande Paroisse sont venus modifier l'état des lieux et dissimuler des preuves".

    L'association a également relevé appel du 3e non-lieu pour "les infractions au droit au travail", qui avaient été, selon elle, notées par l'Inspection du travail et particulièrement "l'abus de sous-traitance".

    Onde de choc


    De son côté, l'avocat de Grande Paroisse Me Daniel Soulez-Larivière a indiqué qu'il n'avait pas "la possibilité procédurale de faire appel". "La lecture du réquisitoire définitif n'a répondu à aucune question de la défense", a-t-il ajouté.  Par ailleurs, il a renouvelé sa réserve concernant le rapport des experts sur les causes de l'explosion.
    Les experts ont retenu l'hypothèse d'un mélange malencontreux de quelques kilos de DCCNa (un produit chloré) avec 500 kilos de nitrate d'ammonium déversés sur le tas principal de nitrate, 20 minutes avant l'explosion, une thèse accidentelle réfutée par Total. Ils ont en revanche rejeté celles d'une explosion due à un météorite, au gaz ou à un arc électrique.
    L'explosion de l'usine AZote Fertilisant (AZF) avait provoqué une secousse équivalente à un séisme de 3,4 degrés sur l'échelle de Richter. L'onde de choc avait soufflé ou endommagé de nombreux bâtiments à des kilomètres à la ronde, et des milliers de personnes avaient été blessées.

    Source:http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/societe/20070712.OBS6217/explosion_de_lusine_azf__le_proces_aura_lieu_en_2008.html

  • Catégories : CE QUE J'AIME/QUI M'INTERESSE, La littérature, Libération

    Littérature:Le seul regret de Norman Mailer

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    Vingt-six ans après le second meurtre commis en 1981 par Jack Henry Abbott, Norman Mailer se sent coupable et responsable.
    S. Soriano/Le Figaro.

    JEAN-LOUIS TURLIN (à New York). Publié le 16 juillet 2007Actualisé le 16 juillet 2007 : 08h07


    Chaque jour, une personnalité du monde de la politique, des arts, du sport et de l'économie confie. Aujourd'hui, le géant de la littérature américaine Norman Mailer.


    « JE LE REGRETTE, oui, je le regrette prodigieusement. » Vingt-six ans après le second meurtre commis en 1981 par Jack Henry Abbott, Norman Mailer se sent coupable et responsable. Non tant d'avoir joint sa voix au choeur des intellectuels new-yorkais qui plaidaient pour la remise en liberté d'un assassin repenti et publié, mais de n'être pas allé jusqu'au bout de ses responsabilités envers un instable, incapable d'affronter sa liberté provisoirement retrouvée.


    En 1978, Norman Mailer travaille sur son livre Le Chant du bourreau, fondé sur l'exécution d'un assassin célèbre, Gary Gilmore. Pour sa documentation sur la vie dans les couloirs de la mort, il s'adresse à un autre condamné, Jack Abbott, qui se révèle un correspondant de talent. Au point que Mailer publie certaines de ses lettres dans la prestigieuse New York Review of Books avant de les réunir dans un livre : Dans le ventre de la bête. Trois ans plus tard, la notoriété épistolaire du meurtrier ferait contrepoids à son casier judiciaire.


    Après une enfance difficile marquée par des séjours successifs en maison de correction, Abbott avait 18 ans quand il a été condamné en 1962 à cinq ans de prison pour falsification de chèques. Trois ans plus tard, il y poignardait à mort un détenu et en blessait un autre au cours d'une rixe. En 1980, il avait fait naturellement appel à son mentor littéraire pour appuyer sa demande de libération sous surveillance après 18 ans de détention. Mailer s'était porté garant de lui en promettant de l'aider à trouver du travail. Mais Abbott était un récidiviste. Lors d'une première remise en liberté, il avait tenté de dévaliser une banque. La seconde allait avoir de plus graves conséquences : six semaines après sa sortie, le protégé de Mailer donnait un coup de couteau mortel à un garçon de restaurant de 22 ans sur le point de commencer une carrière d'acteur à New York, Richard Adan. Réincarcéré à vie, Abbott publiait en 1987 un second livre : Mon retour. Le 10 février 2002, on le retrouvait pendu avec un drap dans sa cellule.


    Aujourd'hui âgé de 84 ans, Mailer est encore hanté par l'affaire Abbott : « Je me suis senti coupable quand c'est arrivé, parce que j'en savais assez sur le compte de Jack Abbott... J'avais écrit Le Chant du bourreau et Jack m'y avait aidé. C'est une des raisons pour lesquelles j'ai voulu l'aider à mon tour. Il m'avait envoyé de prison 70 lettres merveilleuses et elles m'avaient permis de mieux comprendre la situation carcérale. Je savais donc que quand il sortirait, il causerait des ennuis. Mais quand il m'avait demandé de faire partie du comité qui devait émettre un avis sur sa remise en liberté, j'avais dit oui, pensant qu'il n'avait aucune chance. J'avais bien tort. Ce que j'ai appris des années plus tard, c'est que la commission des libérations conditionnelles était très contente que nous, les intellectuels new- yorkais, nous nous soyons engagés en faveur de sa sortie, car cela lui enlevait une épine du pied. De toute façon, elle l'aurait laissé sortir un an plus tard. Quand Jack s'est retrouvé libre, je savais que mon devoir était de rester proche de lui. J'étais son oncle Norm. Il venait dîner à la maison, mes enfants étaient là et ils ne se sont jamais sentis plus en sécurité près d'un autre homme. Mais, pendant tout ce temps, je savais qu'il n'était pas équilibré, qu'il enrageait et qu'il gardait toute sa rancoeur ramassée. Je ne voulais pas passer tout mon temps avec lui. Ce n'était pas le type le plus intéressant de la terre et je n'avais pas envie de lui consacrer toutes mes soirées, ce qui aurait pourtant été nécessaire, j'en étais conscient. Alors quand c'est arrivé, je ne pouvais être tout à fait surpris. Je n'avais pas assumé mes responsabilités. Je le regrette donc, oui, je le regrette prodigieusement. »


    Agirait-il différemment aujourd'hui ? « Je crois que j'hésiterais à prendre ce genre de responsabilité à moins d'être prêt à m'y sacrifier totalement. Si l'on prend la responsabilité de faire sortir quelqu'un de prison, il faut assumer ou ne pas le faire. J'ai eu du mal à vivre avec ça, car je me suis rendu compte que j'avais non seulement mal agi, mais que les dégâts étaient immenses. Voyez-vous, les détenus détestent Jack Abbott, même s'il est mort maintenant, car il a obéré leurs propres chances de bénéficier d'une libération conditionnelle. Je ne pense pas qu'un type comme Abott soit jamais à 100 % sincère. Il était incapable de faire face à sa nouvelle vie. Il n'était absolument pas prêt à affronter le monde. »


    « Si l'on prend la responsabilité de faire sortir quelqu'un de prison, il faut assumer ou ne pas le faire. J'ai eu du mal à vivre avec ça. »





    Source:http://www.lefigaro.fr/reportage/20070716.FIG000000253_le_seul_regret_de_norman_mailer.html

  • Catégories : Des évènements

    Lire en fête 2007:concours de nouvelles en direct sur internet

    Dans le cadre de Lire en Fête 2007, l'atelier d'écriture Points de Suspension organise un concours d'écriture de nouvelles :


    Le 19 octobre à 19h, le sujet est mis en ligne sur le site.

    Vous avez jusqu'au lendemain, 7h, pour envoyer votre histoire par mail.

    La nuit promet d'être caféinée...

    Participation gratuite, publication du recueil des lauréats.


    Source:http://nuitecriture.hautetfort.com/

    Recommandé par les influenceurs.

    cf. liens à droite sur le blog

  • Catégories : Des évènements, Des femmes comme je les aime, KHALO Frida

    Frida Kahlo est morte dans la nuit du 13 juillet (1954)

    438d04429357b949d6c66478bd5adf54.jpgAvec Diego Riviera en 1932.

     

    Atteinte d’une grave pneumonie, Frida Kahlo s’éteignit dans la nuit du 13 juillet 1954, sept jours après son quarante-septième anniversaire. Les derniers mots de son journal furent « J'espère que la sortie sera joyeuse… et j’espère bien ne jamais revenir… Frida » pourtant en travers de son dernier tableau, peint juste avant de mourir, elle a écrit : « Viva la Vida » (Vive la Vie). Elle fut incinérée le 14 juillet comme elle le désirait. « Même dans un cercueil, je ne veux plus jamais rester couchée ! ». Ses cendres reposent dans sa maison a Coyoacan, connue comme "La Casa Azul" (La maison bleue), sur son lit, dans une urne qui a la forme de son visage.

    Source:http://fr.wikipedia.org/wiki/Frida_Kahlo

  • Catégories : Jeux, Mes poèmes, Mes textes d'adulte

    Le soleil brille mais...

    Le soleil brille
    L’océan est calme
    Mais elle n’arrive
    Pas à se décider

    A être autre chose
    Qu’infiniment triste
    Avec un butin de larmes
    Dans sa coque de noix

    Sa seule idée fixe
    C’est la souffrance
    La douleur de la perte
    De sa vie, auparavant.

    C’est un jeu macabre
    Et ce temps chaud
    Ne la réconforte pas
    Pas ; un fayot

    A dénoncé ses manques
    Comme un grand vide
    Qui la déprime :
    L’absence de son chat.

    PUBLIE CHEZ AMBROISE DANS LE CADRE D'UN PETIT JEU ENTRE NOUS:

    http://ambroise.hautetfort.com/archive/2007/07/15/petit-jeu-entre-nous.html#comments

  • Catégories : Mes textes en prose

    George Sand et "L'orgue du Titan"

    Aurore Dupin est née à Paris en 1804 mais a passé toute son enfance dans le Berry, à Nohant. Son éducation s’achève dans un couvent parisien. En 1822, elle épouse le baron Dudevant avec lequel elle a deux enfants mais elle se détache vite de son mari. C’est à Jules Sandeau(1811-1883) qu’elle doit son pseudonyme. Ils écrivent ensemble un roman. Sur Jules Sandeau, cf. http://fr.wikipedia.org/wiki/Jules_Sandeau En 1832,  « Indiana » est le premier  des romans romanesques et romantiques de George Sand. Elle y exprime aussi ses révoltes politiques et ses revendications féministes. Après ses rencontres avec Lamennais et Pierre Leroux, elle publie des romans d’inspiration socialiste comme « Le Compagnon du Tour de France » (1841) ou mystiques comme « Consuelo » (1842). Sur Lamennais, cf. http://fr.wikipedia.org/wiki/F%C3%A9licit%C3%A9_Robert_de_Lamennais Sur Pierre Leroux, cf. http://www.educreuse23.ac-limoges.fr/sand/leroux.htm En 1838, elle s’est installée à Nohant et sa sensibilité socialiste s’oriente vers les paysans du Berry qui la vénère comme « la bonne dame de Nohant » mais jusqu’à sa mort en 1876, son activité intellectuelle reste intense comme l’atteste sa correspondance et l’intérêt qu’elle témoigne aux écrivains de la nouvelle génération comme Flaubert, About(« L’homme à l’oreille cassée » que j’ai lu quand j’étais enfant) et Fromentin(dont je parle comme peintre surtout dans mon mémoire de maîtrise). A Nohant, elle écrit les romans champêtres  ou régionalistes comme « La mare au diable » (1846) ou « Les Maîtres Sonneurs »(1853), un chef d’œuvre.

    Après avoir publié ses souvenirs (« Histoire de ma vie », 1854), elle revient sous le second Empire au roman romanesque  avec entre autres « Le Marquis de Villemer »(1860).

    Dans ses romans champêtres ou régionalistes notamment, George Sand trouve dans la peinture de paysages et d’êtres chers la meilleure expression de son talent. Elle a le don de traduire avec naturel la poésie des paysages familiers et des cœurs purs. Défendant contre Flaubert les « droits du cœur » en littérature, elle n’a jamais connu la tentation de l’art pour l’art, ni celle du réalisme cru ou pessimiste. Par tempérament et par principe, elle a tendance à embellir la réalité et à idéaliser ses personnages. On trouve dans « L ‘orgue du titan » ce qui charme encore aujourd’hui dans les récits de George Sand : une intrigue attachante et bien conduite, la note pittoresque et gracieuse des mœurs et traditions rustiques, la description des paysages. La description du paysage (des roches basaltiques) n’efface pas la méditation idéaliste devant la beauté, la poésie et la grandeur du spectacle. Cette partie descriptive m’a particulièrement frappé et intéressé bien sûr. Ce conte ressemble sans doute un peu à ceux qu’on racontait lors des veillées dans le Berry de George Sand (ou d’ailleurs). Rappelons que la région évoquée dans « L’orgue du titan » n’est pas si éloignée du Berry. « L’orgue du titan » m’a fait pensé aux « Maîtres sonneurs » à cause de la place centrale que tient dans le conte et dans le roman(où Sand a tenté de reproduire par son style la manière des conteurs du Berry), la musique.   « Les maîtres sonneurs »   Tiennet, la jolie Brulette sa cousine et Joset sont amis depuis l’enfance. Mais Joset n’est pas un garçon comme les autres : distrait et renfermé, il paraît un peu simple ; il rêve de musique mais il n’a pas de voix. Brulette devine qu’il a un secret et révèle à Tiennet la vérité de la chose : « c’est que Joset prétend inventer lui-même sa musique, et qu’il l’invente, de vrai. »   Ca fait évidemment penser au jeune Angelin qui joue un morceau inconnu de son maître et du vicaire mélomane.   « Il a réussi à faire une flûte de roseau, et il chante là-dessus. » Un mois plus tard, Joset consent à leur faire entendre sa musique. Quand il s’arrête de jouer, Tiennet s’écrie : « Où diantre prends-tu tout ça ! à quoi ça peut servir, et qu’est-ce que tu veux signifier par là ? » Joset interroge Brulette.   George Sand célèbre ici « le merveilleux pouvoir de la musique » qui ouvre les portes magiques du souvenir et du rêve, et permet à l’auditeur de communier  avec l’artiste, lui-même transfiguré par l’inspiration créatrice.    La magie de la musique   est un point commun entre le roman et le conte qui  tiennent  tous deux du roman d’apprentissage. Sur l’importance de la musique dans l’œuvre de George Sand, on est obligé de penser aux musiciens qu’elle a connus : Chopin, Liszt, Gounot, Berlioz etc. Sur son amour de la musique et des musiciens, cf.  http://www.georgesand.culture.fr/fr/ar/ar01.htm5(il  y aussi sur ce site, des pages sur ses amours) George Sand est très liée également à Pauline Viardot, célèbre cantatrice contralto qui connaît un succès international. Elle sert de modèle pour « Consuelo », roman qui raconte l’itinéraire d’une artiste qui trouve sa voie en vouant son existence à la musique. Mais ce qui différencie le jeune Angelin de Joset c’est que le premier est déjà initié à la musique  alors que le second est une « âme simple » et c’est l’effet de l’art sur les « âmes simples », les paysans qui intéresse George Sand dans « Les maîtres sonneurs. » (qui sont lisibles en poche, Folio, je crois et dans la bibliothèque numérique, Gallica).   La scène du curé bon vivant dans « L’orgue du titan », qui a les charmes de la comédie, introduit le rapprochement avec le roman picaresque. Sur le « picaresque », cf. Wikipedia à ce mot   La comparaison du début et de la fin de la nouvelle conduisent à mettre en évidence le procédé du retour en arrière ou flash-back que l’on retrouve dans « Mauprat. »   La découverte d’une vocation musicale par un récit fantastique met en évidence la notion de romantisme et la place accordée à l’artiste, l’explication du génie romantique. La figure du Titan (symbolisant le génie romantique) est essentiel.   Sur le titan, cf. wikipedia à ce mot    

    Je me suis aussi aidée de mon bon vieux Lagarde et Michard

    TEXTE PUBLIE CHEZ  AMBROISE DANS LE CADRE D 'UN VOYAGE DANS LE FANTASTIQUE:

    http://ambroise.hautetfort.com/archive/2007/05/30/voyage-dans-le-fantastique.html

  • 60e anniversaire de l'agence Magnum photos

    L'Express en ligne du 12/07/2007

    Magnum à l'affiche

    Pour leur 60e anniversaire, les Nouvelles messageries de la presse parisienne et Magnum Photos célèbrent leur engagement commun en faveur de la liberté d'expression et du droit de l'information. Jusqu'au 25 juillet, 60 kiosques parisiens exposent 20 photographes de la célèbre agence.
    Retrouvez la carte de cette promenade photographique à travers Paris.

    Source:

    http://www.lexpress.fr/info/quotidien/reportage-photo/default.asp?id=493