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  • Catégories : Le paysage

    Sur Auction.fr

    L'objet de la semaine


     


    Raoul DUFY (1877-1953)
    La place de Clichy, 1904

    Huile sur toile, signée en bas à droite.
    60,8 x 73 cm

    Provenance :
    Galerie Felix Vercel, Paris.
    Acquis par l'actuel propriétaire en 2000.

    Exposition :
    Paris Galerie Berthe Weill, Raoul Dufy, 1907.
    Destiné à figurer dans le Catalogue raisonné de Raoul Dufy préparé par Mme Fanny Guillon-Laffaille.
    Cette oeuvre est accompagnée d'un certificat d'authenticité délivré par Mme Fanny Guillon-Laffaille.

    Estimation : 150 000 / 170 000 euros [+]

  • Catégories : Nerval Gérard de

    Gounod, fasciné par Faust, composa son Ave Maria par amour

    Alain Duault Publié le 06/08/2011 à 16:38

    Entre Dieu et Diable, la chair et la religion, l'opéra et les cantiques, le compositeur de Faust et de la célébrissime ode à la Vierge, oeuvres qui firent le tour du monde, riait peu de se voir si double en ce miroir.

    Regardez-le, ce Charles Gounod en majesté, sa barbe parfaitement taillée encadrant son visage inspiré: c'est un compositeur révéré, dont le Faust sera longtemps un des opéras les plus joués au monde. Pourtant, derrière cette image, la véritable personnalité de Gounod est pleine d'ambiguïtés qu'un de ses amis d'enfance résume bien: «Un jour, il grimpait aux arbres et chantait tous azimuts; un autre, il entrait en transe religieuse. Un jour, il embrassait le mari; le lendemain, il courtisait la femme.» Moine ou voyou? Mystique ou érotomane? La double personnalité de Gounod a de quoi surprendre !

    Né à Paris le 18 juin 1818, Charles Gounod est le fils d'un peintre et d'une pianiste. Elève au lycée Saint-Louis, il y découvre le Don Juan de Mozart qui le bouleverse et l'incite à se vouer à la musique: conservatoire, concours de Rome, il arrive en 1839 à la villa Médicis où, accueilli par Ingres, ami de son père (qui fait de lui un joli portrait), il découvre d'abord à la Sixtine la musique de Palestrina : c'est un choc esthétique autant qu'éthique, sa conception de la musique religieuse trouvant à s'enraciner dans ce grand style sévère. Jusque-là, en effet, il a rejeté toute la musique sacrée de son temps: «Elle n'était même pas nulle, elle était exécrable.» Mais, à côté de cet intérêt pour l'expression de la foi en musique, Gounod aime la vie sous toutes ses formes et profite largement des délices de la dolce vita romaine... Il y fait entre autres la rencontre de Fanny Hensel, la sœur de Mendelssohn, qui le juge «passionné et romantique à l'excès», mais se dérobe à ses avances. Il rencontre aussi Pauline Viardot, la sœur de la Malibran, déjà grande cantatrice, qui, outre les voluptés qu'elle partage avec lui, lui fait découvrir le théâtre: c'est un autre choc. Toute sa vie, il sera déchiré entre ces deux aspirations, ces deux désirs, la foi et le théâtre. Et s'il assiste aux sermons de Lacordaire, qui font grand bruit à Rome, c'est peut-être qu'ils nouent ces deux faces. A l'issue de son séjour romain, il voyage en Autriche et en Allemagne jusqu'à Berlin où il retrouve Fanny Hensel qui l'envoie chez son frère à Leipzig : «Ah! C'est vous le fou dont ma sœur m'a parlé», lui lance Mendelssohn en l'accueillant... Mais si Gounod manifeste alors un inté rêt fasciné pour l'opéra, il ne compose que de la musique religieuse. D'ailleurs, à son retour à Paris en 1843, sa mère lui écrit: «Je ne sais de quel côté tu désires te loger: près des Missions ou près de l'Opéra?» Tout est dit. Finalement, il s'installe chez sa mère, vit en compagnie d'ecclésiastiques, devient maître de chapelle des Missions étrangères, compose deux messes au style très dépouillé et, en 1846, fait dire qu'il est «entré dans les ordres». C'est faux, mais il est en revanche vrai que, d'octobre 1847 à février 1848, il porte l'habit des Dominicains, se fait appeler «l'abbé Gounod » et obtient une lettre de l'archevêque de Paris l'autorisant à demeurer chez les Carmes.

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  • Catégories : Livre

    J'ai aimé lire cette semaine:"On ne peut plus dormir tranquille lorsqu'on a une fois ouvert les yeux" de Robert Bober

    19771826_jpg-r_160_214-b_1_CFD7E1-f_jpg-q_x-20110704_050731.jpgC'est le mercredi 24 janvier 1962 que Jules et Jim, dans lequel Bernard Appelbaum avait fait de la figuration, sortit sur les écrans, et c'est le vendredi soir qu'avec sa mère, il est allé le voir au cinéma Vendôme, avenue de l'Opéra.
    Après la séance, malgré le froid, sa mère lui donnant le bras, ils sont rentrés à pied jusqu'à leur domicile, au 7 de la rue Oberkampf, tout près du Cirque d'Hiver.
    "As-tu lu le livre d'où a été tiré le film?" Non, il ne l'avait pas lu. "J'aimerais bien le lire", lui a-t-elle dit, et ce fut le commencement de ce qu'il allait apprendre de ses parents.
    Cette histoire de Jules et Jim et Catherine -un pur amour à trois, avait dit François Truffaut- était comme l'écho de ce que sa mère avait vécu.
    Ainsi, il avait fallu un film pour que cette histoire -un peu de son histoire- lui parvienne enfin.

    "Si la vie est éphémère, disait Vladimir Jankélévitch, le fait d'avoir vécu une vie éphémère est un fait éternel."

    http://www.babelio.com/livres/Bober-On-ne-peut-plus-dormir-tranquille-lorsquon-a-une-/198674

  • Nous avons aimé la semaine dernière:Le barrage de Grangent

    100_1493.JPG

    Barrage de Grangent

    Construit: 1955 - 1957
    Lieu: Grangent, Loire (42), Rhône-Alpes, France
    Contient le/la: Loire
     
    Cliquez sur l'image pour l'agrandir.
    Il y a 9 images en tout.
    Type de construction:
      Barrage-voûte

    Fonction / usage:

      Centrale hydroélectrique

    Fait partie de:Aménagement hydroélectrique de la Loire

    Bureaux, entreprises, etc. ayant contribué à cet ouvrage
    Légende: Phase des travaux
    Rôle Nom Partie de la structure 
     
    Maître d'ouvrage Electricité de France  


    http://fr.structurae.de/structures/data/index.cfm?id=s0003837

    Littérature pertinente
    * Mauboussin, G.   Aménagement de la Loire - Le barrage de Grangent, dans "Travaux", août 1958, n. 286 .

    http://fr.structurae.de/structures/data/index.cfm?id=s0003837

    Photo perso

  • Catégories : Blog

    Même pas...

    pour me remonter le moral et la santé, vous m'acheterez mes livres?!!!!!!!!!

  • Ce midi à Roanne(dans la Loire, à une heure de chez moi)

    L’actuelle place de l’Hôtel de Ville n’était qu’un champ jusqu’à la construction du Couvent des Capucins au début du XVIIe siècle.
    Revenant à la ville à la Révolution, l’édifice abrite les services municipaux de 1800 à 1874 ainsi que le Tribunal de 1800 à 1810 et la Sous-préfecture de 1800 à 1824.

    Au 19e siècle, le Duc de Persigny, Ministre de l’Intérieur, convainc le maire de faire construire un nouvel Hôtel de Ville. Dix ans plus tard, un concours pour la construction du bâtiment est lancé.
    Le projet d’Edouard Corroyer, célèbre architecte parisien et ancien élève de Viollet le Duc est retenu.


    Les travaux du nouvel Hôtel de Ville commencent le 25 mai 1865. Suspendus pendant la guerre de 1870, ils s’achèvent en 1874. Le 24 octobre de la même année, le drapeau tricolore flotte sur le campanile.

    Des matériaux de différentes teintes ont été employés pour l’édification du nouveau bâtiment comme la pierre noire de Volvic, contrastant avec la pierre blanche de réminiscence byzantine.

    La fontaine sculptée située devant l’Hôtel de Ville, est l’œuvre de l’artiste roannais Charles-Louis Picaud. Inaugurée le 5 août 1914 par le 98e Régiment d’Infanterie partant pour le front, elle rend hommage au maire François Populle, qui défendit la ville, aidé de milliers de paysans, face à l’invasion autrichienne de 1814.

    100_1593.JPG100_1595.JPGhttp://www.roanne.fr/45-l-hotel-de-ville.htm

    Photo perso

  • Catégories : Des musées

    J'ai aimé ce matin:Le musée Joseph Déchelette

    Informations pratiques

    Salle des visites du musée

    Le musée est ouvert au public tous les jours (sauf le mardi et les jours fériés) : de 10h à 12h et de 14h à 18h,
    le samedi de 10h à 18h,
    le dimanche de 14h à 18h

    Ouvert sur demande pour les groupes le mardi

    Des visites guidées et des animations sont organisées sur rendez-vous
    Entrée : 4,50 € - Demi-tarif : 2,50 €
    Carte abonnement : 9 €
    Visite guidée groupe à partir de 10 personnes : 50 € + demi-tarif / personne
    Visite guidée individuelle : 7,50 €

    Gratuit pour les moins de 26 ans
    Etudiants : demi-tarif
    Gratuité tout public le mercredi après-midi

    Associations

    Culture

    Association des Amis du Musée et de la Médiathèque de Roanne

     

     

    http://www.roanneasso.fr/asso/725-amis-du-musee-et-de-la-mediatheque-de-roanne.htm

     

    Contacter le musée

    Musée Joseph Déchelette - Culture

     

    22, rue Anatole France
    42300 Roanne

    04 77 23 68 77
    04 77 23 68 78

    Géopositionner ce point sur une carte

  • Catégories : Des expositions

    J'ai aimé ce matin:Paul Day, sculpteur du quotidien

    Exposition : Du 25 juin au 25 septembre 2011 (sous réserve de prolongation).     Voir la vidéo

    Artiste céramiste né en 1967 en Angleterre, passionné par les Maîtres de la Renaissance, Paul Day construit en hautrelief d’incroyables scènes urbaines aux effets perspectifs étonnants. Dans ces panoramas très  réalistes qui tiennent du cinémascope et de la frise antique, les foules des mégapoles se croisent, s’aiment et se détestent, jouent la solitude née de la promiscuité. Au coeur de ses grandes compositions  spectaculaires, dans ces architectures savantes en trompe-l’oeil, le détail humaniste ou cynique invite à explorer chaque saynète qui anime la concentration des foules, à savourer les actes de la comédie humaine qui se jouent sous nos yeux. Le talent particulier de Paul Day est de mettre en scène le quotidien le plus intime dans les compositions les plus vastes.

    http://www.roanne.fr/188-expositions-temporaires-musee-joseph-dechelette.htm

    Le Musée de Roanne, fidèle à l’histoire de ses  collections, organise presque chaque année une exposition autour des artistes les plus marquants de la céramique contemporaine. Bien qu’il ait été célébré partout en Europe, c’est la première fois qu’un musée  français expose Paul Day, cet artiste honoré par des commandes publiques importantes, notamment à Londres « The Meeting Point » à la gare de l’Eurostar Saint- Pancras et le long de la Tamise avec le  monument commémoratif « The Battle of Britain », pour lequel il a été choisi à l’issue d’un concours de projets. Dans ce dernier exemple l’artiste se fait historien, il reconstitue une époque, son décor et ses grandes et petites figures, de la Reine au petit peuple, pour rendre hommage au courage des londoniens pendant cette période.

    Le musée présentera les terres cuites originales de l’oeuvre monumentale « The Meeting Point » ainsi que d’autres oeuvres ayant pour thème l’architecture (« Le Palais de Justice », « L’Opéra », Après cela », « The Nave », « The Saint-Hubert Galleries, etc.) mais aussi des bronzes ou résines,  portraits, scènes intimes comme saisies sur le vif, avec humour et sensibilité. Des agrandissements de croquis préparatoires pour la frise qui orne le socle du spectaculaire « meeting point » (un couple de plus de dix mètres de haut qui se  rencontre et s’enlace dans le hall de la gare), permettront de cerner l’imaginaire à l’oeuvre chez cet artiste virtuose.

    Une exposition littéralement spectaculaire qui devrait faire naître des vocations – de sculpteurs,  de dessinateurs, de voyageurs, d’observateurs de la société humaine.

    Une publication est réalisée à l’occasion de cet événement. Elle sera en vente sur place au prix de 7 euros.

  • Catégories : A lire, Des femmes comme je les aime

    "Les femmes qui écrivent vivent dangereusement " de Laure Adler

    19771826_jpg-r_160_214-b_1_CFD7E1-f_jpg-q_x-20110704_050731.jpgPendant longtemps, la majorité des femmes surent lire, mais pas écrire, l'écrit restant, dans la répartition traditionnelle des tâches entre les sexes, la chasse gardée des hommes. Quand elles accédèrent enfin au droit à l'écriture, elles durent mener une lutte encore plus longue, celle de la reconnaissance de leur production écrite. Alors que la plupart de ces femmes aspiraient à une vie sans contrainte, où elles auraient pu exprimer librement leur art, les obstacles qui ne cessèrent en effet de se dresser devant elles- trouver du temps pour écrire constituant déjà une tâche en soi - les vouèrent à un anticonformisme qui les mettait en danger. À ces contraintes sociales s'ajouta une contrainte intérieure, une quête inconditionnelle d'authenticité qui, entravée, put les mener à la folie ou au suicide. Cet ouvrage dresse le portrait d'une cinquantaine de ces auteures, depuis le Moyen Age avec Hildegard de Bingen et Christine de Pisan, jusqu'à l'époque contemporaine avec Carson McCullers, Marguerite Yourcenar, Anaïs Nin, Simone de Beauvoir, Marguerite Duras, Françoise Sagan - ou plus récemment Toni Morrison, Isabel Allende ou Arundhati Roy - en passant par les incontournables sœurs Brontë, George Sand, Colette, Virginia Woolf ou Karen Blixen.

    http://www.babelio.com/livres/Adler-Les-femmes-quiecrivent-vivent-dangereusement/39141

  • Catégories : A lire, Balades, Le cyclisme

    "Meli-vélo" de Paul Fournel

    19771826_jpg-r_160_214-b_1_CFD7E1-f_jpg-q_x-20110704_050731.jpgLe vélo est une langue. Une langue où tout .se mêle dans l'essoufflement de l'effort. Une langue de cris. Une langue d'alerte et de joie qui perd dans Le silence de la montagne et se retrouve au coin du bois. Une langue du soir, paisible qui raconte et reraconte Ie souvenir des grands, et des petits. exploits. Je la parle couramment depuis. mon enfance et la voici rangée de A à Z. Ce petit dictionnaire fait la part belle aux mots, du peloton: on y flingue, on y bâche, on y gicle, mais aussi aux coureurs que j'admire les Robic, les Anquetilles, Ies Merckx: aux montagnes que je grimpe Izoard, Ie GaIibier. Le Tourmalet: aux batailles héroïques des grands. Tours et aux balades du dimanche dans la vallée de Chevreuse. C'est l'abécédaire d' une passion tranquille pour Ie vélo. cet engin merveilleux qui vous emmène sans bruit plus vite que vous-même, jusqu'au bout de la route. Paul Fournel


    http://www.babelio.com/livres/Fournel-Meli-Velo/292211


     

    19771826_jpg-r_160_214-b_1_CFD7E1-f_jpg-q_x-20110704_050731.jpg

  • Catégories : A lire, Truffaut François

    "On ne peut plus dormir tranquille lorsqu'on a une fois ouvert les yeux " de Robert Bober

    19771826_jpg-r_160_214-b_1_CFD7E1-f_jpg-q_x-20110704_050731.jpgC'est le mercredi 24 janvier 1962 que Jules et Jim, dans lequel Bernard Appelbaum avait fait de la figuration, sortit sur les écrans, et c'est le vendredi soir qu'avec sa mère, il est allé le voir au cinéma Vendôme, avenue de l'Opéra.
    Après la séance, malgré le froid, sa mère lui donnant le bras, ils sont rentrés à pied jusqu'à leur domicile, au 7 de la rue Oberkampf, tout près du Cirque d'Hiver.
    "As-tu lu le livre d'où a été tiré le film?" Non, il ne l'avait pas lu. "J'aimerais bien le lire", lui a-t-elle dit, et ce fut le commencement de ce qu'il allait apprendre de ses parents.
    Cette histoire de Jules et Jim et Catherine -un pur amour à trois, avait dit François Truffaut- était comme l'écho de ce que sa mère avait vécu.
    Ainsi, il avait fallu un film pour que cette histoire -un peu de son histoire- lui parvienne enfin.

    "Si la vie est éphémère, disait Vladimir Jankélévitch, le fait d'avoir vécu une vie éphémère est un fait éternel."

    http://www.babelio.com/livres/Bober-On-ne-peut-plus-dormir-tranquille-lorsquon-a-une-/198674

    19771826_jpg-r_160_214-b_1_CFD7E1-f_jpg-q_x-20110704_050731.jpg

  • Catégories : Les polars

    Alibi, nouvelle revue policière

    Par Adeline Journet (LEXPRESS.fr), publié le 04/02/2011 à 11:00

     

    Le 19 janvier 2011 a été publié le premier numéro d'une nouvelle revue trimestrielle, spécialisée dans le polar et le noir, Alibi.

    Alibi,  nouvelle revue policière

    La couverture d'Alibi.  

    DR

    Dans les librairies depuis le 19 janvier 2011, Alibi est une nouvelle revue entièrement dédiée à l'univers du polar et du noir. Les amateurs du monde du crime seront ravis. Mais ce projet, sur lequel Marc Fernandez, Jean-Christophe Rampal et le photographe Paolo Bevilacqua ont travaillé dans le plus grand secret pendant un an, a aussi pour volonté de parler de l'univers du noir d'un point de vue large et original.

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  • Catégories : La poésie

    Effacement de la poésie?

    19771826_jpg-r_160_214-b_1_CFD7E1-f_jpg-q_x-20110704_050731.jpgChristian Doumet du même auteurUniversité Paris 8

    Premières lignes

    La fameuse poétesse Ono no Komachi, étant parvenue au faîte de sa beauté et de son art, dut prendre part à une joute qui l’opposait à Ôtomo no Kuromushi. Sachant le talent de son adversaire, ce dernier entreprit d’espionner la poétesse afin de connaître l’ouvrage qu’elle préparait pour la circonstance. Il parvint à ses fins, et recopia le texte dans le livre du Man’yôshu, la...


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  • Nous avons aimé la semaine dernière:La Diana

    La salle héraldique de La Diana a été aménagée aux environs de l’an 1300 par le comte Jean 1er de Forez.
    La voute ogivale en bois
    La voute ogivale en bois

    Les Etats de la province se réunirent dans ce haut lieu de son histoire médiévale. François 1er y fut accueilli en 1536.

    Un ensemble de 1970 blasons de l’époque décore sa voûte ogivale en bois, unique en France par son ancienneté.

    La Ville de Montbrison l’acquit en 1862, à l’instigation du duc de Persigny, ministre de Napoléon III et forézien, la restaura, y installa la Société Historique et Archéologique du Forez, qui en prit le nom, et y aménagea une bibliothèque.

    Le musée archéologique, créé dès 1881, témoigne de la richesse du passé forézien à travers des collections paléolithiques, néolithiques, protohistoriques, et médiévales.

    Un trésor d’orfèvrerie gallo-romaine y est également exposé.

    Situation

    Société Historique et Archéologiques du Forez
    7, Rue Florimond Robertet
    42600 Montbrison
    Tél : 04 77 96 01 10
    Fax : 04 77 58 89 90
    Site internet : www.ladiana.com

    http://www.ville-montbrison.fr/spip.php?article206

    Les images jointes

    Le blason sculpté
    La voute ogivale
    Statuettes de bronze
  • Catégories : La culture

    Le Voyage d'Orient:1911-2011

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    XVIIe Rencontres de la Fondation le Corbusier
    Le Voyage d'Orient 1911-2011
    7 octobre - 12 novembre 2011
     
    "J'entrepris un grand voyage qui allait être décisif, à travers les campagnes et les villes des pays réputés encore intacts ; de Prague, je descendis le Danube, je vis les Balkans serbes, puis la Roumanie, puis les Balkans de Bulgarie, Andrinople, la mer de Marmara, Stamboul (et Bysance), Brousse d'Asie.
    Et puis l'Athos.
    Et puis la Grèce.
    Puis le sud de l'Italie avec Pompei.
    Rome.
    J'ai vu les grands monuments éternels, gloire de l'esprit humain.

    J'ai surtout cédé à cette invincible attirance méditerranéenne. Et il était temps après les dix années (copieusement rendues publiques par les revues) de l'art décoratif et de l'architecture allemands.
    Turquie d'Andrinople, Bysance de Sainte-Sophie ou de Salonique, Perse de Brousse. Le Parthénon, Pompéi, puis le Colisée. L'architecture me fut révélée. L'architecture est le jeu magnifique des formes sous la lumière. L'architecture est un système cohérent de l'esprit. L'architecture n'a rien à voir avec le décor. L'architecture est dans les grandes œuvres, difficiles et pompeuses léguées par le temps, mais elle est aussi dans la moindre masure, dans un mur de clôture, dans toute chose sublime ou modeste qui contient une géométrie suffisante pour qu'un rapport mathématique s'y installe.

    Après un tel voyage le prestige du décor est tombé définitivement. J'ai vu les pays célébrés pour leurs styles régionaux et si cocassement évoqués sur les tréteaux de l'Opéra comique. Il n'ya pas de décor qui fasse jaillir l'émotion du voyageur : il y a l'architecture qui est forme pure, intégrale, - sculpture, plastique, - et il y a les œuvres d'art : Phidias ou le pot du potier du Balkan serbe. Le provocateur d'émotion est un complexe de formes assemblées en un rapport précis : horizontale, verticale. Ou c'est l'œuvre qui à travers l'épuration des folklores nous révèle une pensée-type, passible d'universalité, langage du cœur de tous les hommes. Les folklores me montrèrent combien tout acte durable est sérieux, conditionné, mettant au point d'autres actes antérieurs semblables ; comment l'individuel se résorbe dans le collectif, comment, sous les auspices d'une âme élevée et d'un esprit puissant, le collectif donne sa sève à l'individuel. Il n'y a jamais de divertissement, de rigolade, de "chose drôle". Il y a le désir de faire un beau poème ou un bon outil. Dans les deux cas, toute la candeur et toute la science sont de consigne. Notre temps, avec les petits jeunes gens à autos et à "poule", prétendrait-il faire de l'ingénuité ? L'ingénuité des folklores est la somme de toutes les capacités séculaires.

    Après ce long voyage qui dura près d'un an, où pèlerin libre, sac au dos, livré aux initiatives impromptues, je traversais les pays à pied, à cheval, en bateau, en auto, confrontant dans la diversité des races, l'unité des bases foncièrement humaines, j'acquis cette certitude qu'un siècle neuf était là, le XXe, et que tout ce qui s'était fait était déjà révolu, qu'un mouvement continu, en avant, sans retour, empoigne époque après époque et conduit, à son heure, les peuples vers un point qui est en avant."

    Le Corbusier
    L'Art décoratif d'aujourd'hui
    Éditions G. Crès, Paris 1925

    http://www.fondationlecorbusier.fr/corbuweb/morpheus.aspx?sysId=13&sysLanguage=fr-fr&IrisObjectId=8149&itemPos=1&itemCount=8&sysParentId=11&sysParentName=Home

  • Nous avons aimé le 15 août 2011:Le Musée des sapeurs-pompiers de la Loire à Firminy

    Musée des Pompiers

    Le musée des sapeurs-pompiers de la Loire - FirminyLe musée des Sapeurs Pompiers de Firminy est le deuxième de France par son importance. Il existe, en effet, peu d’établissements du même type à aborder le thème des soldats du feu. Toute la richesse de ce musée tient dans son parc de véhicules comprenant plus de 150 pièces. Suite à de récents travaux, il sera désormais ouvert au public toute l’année.

     

    Le Musée des Sapeurs pompiers de la LOIRE, crée en 1997 occupe les locaux actuels depuis 1996, sous l’impulsion de Mr Bernard OUTIN, puis de Mr Dino CINIERI, maires de la commune, des Présidents respectifs du Conseil d’Administration du Service Départemental Incendie et Secours de la LOIRE, le Musée à connu une progression très importante ces dernières années.

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  • Catégories : Courbet Gustave, Mes photos

    Nous avons vu(en région) et la presse(nationale) en parle

    Gustave Courbet : correspondances d'inspiration avec le sculpteur Clésinger

    LEMONDE | 12.08.11 | 17h26   •  Mis à jour le 12.08.11 | 17h26

    Ornans, envoyé spécial - En 1847, un jeune sculpteur ambitieux, bientôt gendre de George Sand, Jean-Baptiste Auguste Clésinger (1814-1883) présente au Salon son marbre, Femme piquée par un serpent, nu grandeur nature. La posture suggère moins la souffrance ou la peur que la pâmoison et l'orgasme. La critique bien pensante s'indigne de cette lascivité d'autant plus violemment que la rumeur révèle bientôt que l'oeuvre a été exécutée à partir du moulage du corps nu d'Aglaé-Joséphine Savatier.

    La jeune femme est bien plus connue dans l'histoire des arts et des lettres sous ses surnoms de Madame Sabatier et de la Présidente. Durant les décennies 1840 et 1850, elle est l'égérie des artistes et poètes modernes. Elle a - entre autres - Gautier, Nerval et Baudelaire pour admirateurs et soupirants. Elle tient salon. En 1846, elle est la maîtresse de l'industriel et collectionneur Alfred Mosselman, qui veut que ses amis mesurent son bonheur en constatant par eux-mêmes combien sa muse est séduisante. Il la fait donc mouler in extenso, puis sculpter par Clésinger, qui ne manque pas l'occasion de se rendre célèbre par ce coup d'éclat.

    De ce scandale artistique et moral à ceux qui accueillent Les Baigneuses ou Le Sommeil, de Courbet, le passage est instantané : Courbet, autant que Clésinger, célèbre le corps féminin dans tous ses détails, sans rien négliger et en provoquant autant de colères que d'enthousiasmes. Si L'Origine du monde n'est pas dans l'exposition présentée au Musée Courbet d'Ornans, il est impossible de ne pas penser à elle tant il est évident que les deux artistes s'affranchissent des mêmes interdits. Sur ce point, Clésinger précède même Courbet de plusieurs années. Et tous deux savent que la photographie obscène est alors en train de devenir une industrie puissante. Même contexte donc, et même réaction.

    Modèle partagé

    Ce serait assez de ces raisons pour mettre en présence la sculpture de Clésinger et la peinture de Courbet, mais il en est d'autres. Les deux artistes se rencontrent à la fin des années 1840 et ont des amis communs. Ils ont, en au moins une occasion, le même modèle - et peut-être plus souvent si l'on compare les visages de plusieurs jeunes femmes, bustes et toiles. Par ailleurs, Courbet s'essaie à la sculpture pour rivaliser avec Clésinger, lequel exécute des paysages honorables dans le genre réaliste - et avec un rien de rusticité à la Courbet.

    La fin de l'histoire est moins heureuse. Sous le Second Empire, les deux artistes s'écartent peu à peu l'un de l'autre, pour des raisons tant politiques qu'artistiques. Clésinger, en quête de commandes, s'efforce de plaire à Napoléon III et à sa cour, que Courbet défie ouvertement. En 1865, le sculpteur propose à l'empereur de dresser une colonne à sa gloire place de la Concorde. Elle serait parée de tout ce qu'il faut d'allégories antiques.

    Courbet commente le projet de son ami en ces termes : "Quels sont ces bonshommes qui semblent jouer au pot de chambre aux quatre coins du piédestal ? Le génie casqué pour moi ressemble aussi bien à Don Quichotte qu'à un génie. Voudrais-tu m'expliquer votre idée ?" On imagine que Clésinger apprécia peu. Au reste, sa colonne ne fut jamais édifiée, ce qui a dispensé Courbet de lui faire subir le triste sort de la colonne Vendôme.

     


    "Œuvres croisées : Courbet, Clésinger", Musée Courbet, place Robert-Fernier, Ornans (Doubs). Tél. : 03-81-86-22-88. Jusqu'au 3 octobre. De 10 heures à 18 heures, en août et septembre ; puis de 10 heures à 12 heures et de 14 heures à 18 heures. Fermé mardi. De 4 € à 6 €. Musee-courbet.fr

     

    Philippe Daegen

    http://www.lemonde.fr/culture/article/2011/08/12/gustave-courbet-correspondances-d-inspiration-avec-le-sculpteur-clesinger_1558937_3246.html

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