Recueil de poèmes en hommage aux deux auteurs
Nous avons vu mercredi au Jeu de Paume: Mathieu PERNOT

110 x 150 cm, édition de 7.
Collection de l’artiste, © Mathieu Pernot
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«Colorado Springs, Colorado», 1969. San Francisco et Matthew Marks Gallery, New York (Photo Robert Adams. Courtesy Fraenkel Gallery.)
Henri Cartier-Bresson, grand bourgeois élancé comme les premiers tennismen, signera Henri Cartier en 1934 par engagement populaire et militant jusqu'à la fin de la Guerre d'Espagne. Jeune homme dégingandé au long cou de héron, statue sanctifiée au fil des années et du siècle qu'il finit par incarner, homme singulier par cette retenue qui tient le monde à distance, il est appelé aujourd'hui Cartier-Bresson comme un militaire ou HCB comme une appellation d'origine contrôlée.
Mots clés : Photographie, Paris, Raymond Depardon, Grand Palais
Duponchelle, Valérie
14/11/2013 | Mise à jour : 06:00

Jusqu'au 26 janvier, le Mona Bismarck American Center for art & culture présente Yousuf Karsh: Icônes du XXe siècle, une exposition qui rassemble plus de 70 clichés rares de personnages publics, réalisés par le photographe Yousuf Karsh.
“Yousuf Karsh” Icônes du XXe siècle
au Mona Bismarck American Center for art & culture, Paris
du 16 octobre 2013 au 26 janvier 2014
© Anne-Frédérique Fer, vernissage presse, le 15 octobre 2013.
En recherchant, depuis les sarcophages antiques jusqu’aux œuvres de la Renaissance, un fil de « survivance » (Nachleben) capable de mettre au jour la prégnance temporelle de certaines « formules de pathos » (Pathosformeln), Aby Warburg a tenté de dresser quelque chose comme un inventaire des états psychiques et corporels incarnés dans les œuvres de la culture figurative. Ce n’est rien moins qu’une archive historique des intensités qu’il visait en cette recherche.
LE MONDE | 18.04.2013 à 16h34 • Mis à jour le 19.04.2013 à 11h30
Claire Guillot

Low Tide - Le Japon du chaos
À la Pinacothèque de Paris, du 03 octobre 2012 au 17 mars 2013
Dans le cadre du Mois de la Photo à Paris en novembre 2012, la Pinacothèque de Paris propose aux visiteurs de découvrir en accès libre l'exposition de Denis Rouvre.
Le 11 mars 2011, un tremblement de terre de magnitude 9 survenait au large des côtes de l’île de Honshu au Japon. Le tsunami qui s’ensuivit dévasta près de 600 kilomètres de côtes de la région de Tohoku, faisant 21 000 victimes et disparus et détruisant totalement ou partiellement de nombreuses villes et zones portuaires. La catastrophe naturelle enclencha une série d’accidents majeurs dans les centrales nucléaires de Fukushima. Le jour même, environ deux cent quinze mille personnes habitant au plus près de la zone sinistrée furent évacuées puis, par centaines de milliers, celles résidant dans un rayon de trente kilomètres durent également partir.
En novembre 2011 ainsi qu'en février 2012, je me suis rendu sur place, sans idée préconçue de ce que j’y ferais. J'étais mû avant tout par la nécessité de me confronter à une réalité qui m'échappait et que mon imagination rejetait.
J’ai parcouru 300 kilomètres de côtes, celles qui avaient été le plus touchées. Une désolation extrême y régnait. La vague géante n’ avait rien épargné. J'ai photographié ces paysages sans réfléchir, persuadé qu'il me fallait du temps pour appréhender le cataclysme. Sur ces lieux ravagés, il n’y avait personne pour témoigner de ce qui s’était passé. C’était un désert mort, sans visages et sans voix.
J'ai alors voulu retrouver les gens qui vivaient là avant. Je suis allé dans les quartiers de logements temporaires - les kasetsu jūtaku —, construits après la catastrophe pour reloger ces sans-abris. Ce sont des maisons préfabriquées, organisées en petits villages et comme posées en retrait de la côte sur ce qui n’est plus que terrains vagues. Leurs occupants, surtout des personnes âgées, tentent vaille que vaille d’y subsister. La plupart ont tout perdu, famille, amis, maison, animaux, et souvent jusqu'au moindre souvenir propre à forger une histoire personnelle. Leur vie a basculé en quelques secondes.
Conscient de faire irruption dans l’intimité de ces gens, mais animé du désir de les photographier et de recueillir leurs paroles, j’ai frappé aux portes des logements jusqu’à ce que certaines s’ouvrent. Tous n’ont pas souhaité m’accueillir. Les hommes et les femmes qui ont accepté de me suivre au studio photo que j’avais aménagé dans la maison commune sont sûrement ceux dont l’envie de vivre était la plus forte. Pourtant, sur leur visage, j’ai lu l’implacable réalité, traversée d’autant de nuances qu'il y a de vies. Ces visages faisaient écho aux sites dévastés. Comme un puzzle à deux pièces dont chaque élément n'a d'autre choix que de correspondre à l’autre. Mais ils étaient debout ; eux, que les épreuves passées n’avaient pas détruits, étaient encore prêts à affronter celles à venir.
Quant à leurs témoignages, ils ont fini par devenir pour moi aussi essentiels que les portraits ou que les lieux du chaos, ajoutant leur motif à la trame d’un destin collectif où s’entrecroisent les fils d’histoires singulières. Dans ces fragments de vie se côtoient la détresse ou la résignation, la douleur ou l’inquiétude, mais aussi une demande à vivre, une formidable dignité. Capter ce subtil et poignant mélange de faiblesse et de force m’a fait tout autant m'interroger sur le devenir de l'homme au milieu d’un monde sans plus de repères que comprendre l’étendue des ressources qu’il peut déployer face à l’adversité. C’est le cheminement de ces survivants en quête de reconnaissance et de renaissance que j’ai tenu à partager et auquel j’ai souhaité rendre hommage.
Denis Rouvre
Denis Rouvre est né en 1967 à Épinay-sur-Seine. Il vit et travaille à Paris.
Les portraits de Denis Rouvre sont publiés dans la presse nationale et internationale. Un portfolio de son travail sur les rescapés du tsunami du 11 mars 2011 au Japon a été publié dans le New-York Times Magazine. Un des portraits de cette série lui a valu un 3e prix World Press Photo 2012 « Portraits isolés ». Il a été récompensé par des prix prestigieux : 2e prix World Press Photo 2010 pour sa série Lamb, 2e prix SONY World Photography Award 2011 pour sa série After meeting et par un Hasselblad Masters Portrait.
Ses dernières séries personnelles, recherches sur la puissance et la fragilité de l’homme, sont exposées en France et à l’étranger. Il a également publié plusieurs livres, dont Sortie de match aux Éditions de la Martinière. Il publie en octobre 2012 deux nouveaux livres chez Somogy Éditions d'art, Low Tide, sur les rescapés du tsunami de mars 2011 au Japon, et Lamb, sur les lutteurs sénégalais.
Denis Rouvre est représenté à Paris par la galerie Hélène Bailly, à La Haye par la galerie Project 2.0 et à Anvers par la galerie Axel Pairon.
Je précise que cet article n'est pas de moi (lien vers la page citée et si possible son auteur)mais que je suis auteure et que vous pouvez commander mes livres en cliquant sur les 11 bannières de ce blog
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http://www.mobbee.fr/A-galerie-presente-Listen-de-Mark-Seliger_a3576.html
Gustave Le Gray (1820-1884), le plus important photographe du Second Empire, a initié à la photographie une génération d’amateurs provenant de tous les milieux sociaux. Autour du maître, ces derniers ont inventé une esthétique en rupture avec l'enseignement des Beaux-Arts. Ebauchant, avec plus de 70 ans d’avance, le mouvement moderniste de l'entre-deux-guerres, ces photographes construisent des images qui surprennent par leur audace et leur perfection. La liste des élèves, aussi longue qu’hétéroclite, s’est étoffée depuis l’importante rétrospective, que la Bibliothèque nationale de France a consacrée à Le Gray, en 2002. De nouvelles œuvres ont surgi. Aux noms de Le Secq, Nègre, Greene, Salzmann, il faut désormais ajouter ceux de Bérenger, Delaunay, Du Manoir, et bien d’autres.

Adrien Goetz Mis à jour le 25/10/2012 à 14:23 | publié le 25/10/2012 à 06:00 
Low Tide - Le Japon du chaos
À la Pinacothèque de Paris, du 03 octobre 2012 au 17 mars 2013
Dans le cadre du Mois de la Photo à Paris en novembre 2012, la Pinacothèque de Paris propose aux visiteurs de découvrir en accès libre l'exposition de Denis Rouvre.
LE MONDE |18.10.2012 à 15h45
Par Claire Guillot
Charles Nègre "Le sculpteur Auguste Préault devant le 21 quai Bourbon", Paris vers 1856. | Collection particulière
>> Lire également l'article Avec la bande à Le Gray, primitifs de la modernité
Le photoreporter israélien Jonathan Torgovnik a décroché lundi le prix Découverte 2012 des Rencontres d'Arles, pour son travail sur les enfants nés des viols lors du génocide rwandais, en 1994.



La 12e édition du Festival Européen de la Photo de Nu, le seul événement en France et en Europe dédié au thème du nu et du corps, aeu
lieu à partir de vendredi à Arles et aux Baux de Provence. Cette nouvelle édition qui rend hommage à Lucien Lorelle réunit les oeuvres d'une trentaine de photographes, dont Richard Aujard, Franck Olivas, Louis Blanc, ou encore Sergio Veranes.
http://www.photographie.com/event/12e-edition-du-festival-europeen-de-la-photo-de-nu
pendant notre séjour, des expos de nus
Cavanna évoque ses souvenirs d'enfance dans la France des années 30 à 60. Ce que Doisneau photographiait avant et après-guerre, Cavanna l'avait vécu. Toutes ces photos émouvantes et drôles lui ont inspiré un texte où il nous raconte la vie des gosses de Doisneau. Les Doigts pleins d'encre nous invite à fouiller dans notre mémoire : les empoignades dans la cour de récréation, les exploits des terrains vagues et les courses folles en patins à roulettes; tous les plaisirs de l'enfance nous sont ainsi restitués et les enfants d'aujourd'hui découvriront, grâce à ces photos, que leurs parents aussi ont eu dix ans.
L’œuvre de Jean-Pierre Sudre est reconnue dès les années 1950. D'abord photographe de natures mortes, son inlassable curiosité va le conduire vers des images quasi abstraites. Il se risque à des expérimentations de formes et révèle des œuvres sculpturales. Technicien perfectionniste, il compose des paysages oniriques d’une maîtrise exceptionnelle : tirages virés, œuvres mordancées, intégrations de plantes et d’insectes, natures mortes au plus près de la matière… Ses créations lient invariablement art et photographie, elles sont originales autant dans le fond que dans la forme.
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