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Laura Vanel-Coytte: écrivaine publique. Entreprise Siret:884 135 807 00011 à votre service - Page 1410

  • Le printemps des poètes à Lyon

    2058418605.jpgApéroésies,
    spectacle mardi 11 mars à 19h15
    à la médiathèque de Vaise

    Cele Cili – Ici et là-bas,
    spectacle, samedi 8 mars à 18h30
    à la bibliothèque du 2e

    Cesare Pavese,
    projection, conférence, lecture, mardi 18 mars à partir de 18h
    à la bibliothèque du 4e

    Nos plus beaux poèmes,
    lecture, mardi 11 mars à 18h
    à la bibliothèque du 7e Jean Macé

    Eloge de l'autre,
    rencontre autour de Charles Juliet, samedi 15 mars de 10h à 18h
    à la médiathèque du Bachut

    L'autre prolongé,
    lecture, samedi 8 mars à 17h
    à la bibliothèque du 9e La Duchère

    Et s'ils lisaient eux aussi,
    lecture, mardi 11 mars à 19h15
    à la bibliothèque du 9e Saint-Rambert

    Paesi "L'AuT re ? Tout un poème !"
    ,
    lecture publique, samedi 15 mars à 15h
    à la médiathèque de Vaise

    http://www.bm-lyon.fr/lettre_electronique/08/mars_08.html

  • Catégories : Des expositions

    Daumier, du charivari dans l'art

    Eric Biétry-Rivierre
    04/03/2008 | Mise à jour : 14:25 |
    .

    Le site Tolbiac de la BnF et la bibliothèque Richelieu rendent hommage au caricaturiste, à l'occasion du bicentenaire de sa naissance.

    Quel est l'artiste le plus scandaleux de l'histoire de France ? Sade ? Le divin marquis peut se prévaloir d'une douzaine années de captivité à Vincennes, la Bastille et Charenton, mais c'était surtout à cause de ses débauches sexuelles. Restif de La Bretonne ? Sa condamnation s'explique aussi par le libertinage. Marot qui, lui, séjourna au Châtelet, à la Conciergerie et dans les geôles de Chartres ? Il fut moins puni pour ses écrits que parce qu'il avait mangé du lard durant carême et bousculé la maréchaussée. De même, Courbet alla au cachot non pour ses nus mais parce qu'on lui imputait la destruction de la colonne Vendôme. En fait, si l'on regarde bien, en tête du palmarès des condamnés pour avoir été artiste et rien qu'artiste - palmarès honteux pour la patrie de droits de l'homme -, on trouve Daumier.

    Honoré-Victorien Daumier (1808-1879): six mois à Sainte-Pélagie sur décision de cour d'assises pour avoir représenté Louis-Philippe en Gargantua. À l'époque, on ne badinait pas avec la caricature. L'exposition qui s'ouvre aujourd'hui à l'occasion du bicentenaire de sa naissance, dans la galerie Mazarine du site Richelieu de la Bibliothèque nationale de France, dépositaire de la totalité de l'énorme oeuvre imprimé (4 000 lithographies et 1 000 bois), le rappelle. Elle suit scrupuleusement et légitimement l'histoire des éruptions de la censure et des coups de boutoir de la République naissante, de la monarchie de Juillet à la chute du Second Empire.

    Le fil conducteur de sa carrière

    Mais l'accrochage va bien au-delà du combat conjoncturel contre toutes les hypocrisies et pour la liberté. Elle souligne constamment à quel point Daumier est un immense artiste. Un peintre qui n'avait besoin que du noir et du blanc pour exprimer toute la palette, comme le comprirent Baudelaire le premier puis Corot, Degas, bien des réalistes après avoir vu son évocation d'une sobriété éloquente du massacre de La Rue Transnonain, les impressionnistes vingt ans après ses fulgurances, les expressionnistes et jusqu'aux surréalistes. «Même s'il fut excellent dessinateur, peintre et sculpteur, c'est la lithographie qui est son mode d'expression privilégié. L'estampe de presse est non seulement le fil conducteur de toute sa carrière, mais c'est elle qui exprime le plus vivement l'immense variété de son talent», affirme la commissaire Valérie Sueur-Hermel, conservateur au département des estampes et de la photographie de la BnF. Il est en effet facile, au grès des 220 pièces, des premiers tirages conservés au dépôt légal, parfaitement exposés sur des cimaises bordeaux, sous le décor classique du plafond dont seules les grisailles sont éclairées - un joli clin d'oeil du scénographe Massimo Quendolo - de repérer le génie plastique.

    De la pure caricature politique à celle des gens et des moeurs, à travers des personnages comme Robert Macaire ou Ratapoil, notons la concision, l'efficacité et la vigueur du trait. Relevons l'expressivité de la ligne tracée dans l'instant tout comme le rendu d'un mouvement, la puissance d'un contraste d'ombre et de lumière, la vérité d'une bougie ou d'une ondée. Voici un lissé jusqu'au blanc pour un clair-obscur virtuose. Voici des noirs épais ou moirés, plus ou moins gras, parfois rehaussé d'encre à la plume ou au pinceau pour les costumes. Et là quels dégradés de gris sur les paletots bourgeois ou les robes des gens de justice ! Hachures croisées, traces savamment estompées pour les velours des Parisiennes. Attardons-nous aussi sur les cadrages, franchement inédits, des scènes de spectacle à l'affiche sous le Second Empire. Daumier est sur scène, derrière le ténor qui guigne la veuve riche. Ou bien dans une loge de première, exprimant l'ennui d'une tragédie italienne en se concentrant sur un franc roupillon. Ou encore fixant carrément de face un public béat, oublieux de son siècle. Or, le plus souvent, Daumier se jetait directement sur la pierre calcaire, travaillait dans l'urgence du bouclage, laissait aux rédacteurs le soin de trouver la légende qui allait accompagner la prochaine et tant attendue pleine page, chaque fois événement du nouveau numéro de La Caricature ou du Charivari.

    Inventée à la toute fin du XVIIIe siècle, comme le détaille également l'exposition, la lithographie avait déjà été utilisée par des maîtres tels Géricault ou Delacroix mais jamais de manière aussi audacieuse. En fait, elle libéra Daumier qui, avec elle et son goût pour les portraits charges, tant de parlementaires que de héros antiques (Narcisse, Pénélope), ouvrit plus largement le champ du grand art. Après lui, la peinture ne serait plus jamais la même.

    Jusqu'au 8 juin: «Daumier. L'écriture du lithographe», BnF, 58, rue Richelieu, Paris 75002. Jusqu'au 4 mai: «Les héritiers de Daumier» , site François-Mitterrand, Paris 75013 et www.bnf.fr

    http://www.lefigaro.fr/culture/2008/03/04/03004-20080304ARTFIG00449-daumier-du-charivari-dans-l-art-.php

  • Catégories : La poésie

    Printemps des poètes à Peillon

     N V I T A T I O N

    Dans le cadre du 10ème PRINTEMPS des POETES
    Le 3ème SALON de la POESIE NJART ®
    ouvre ses portes à PEILLON
    les 8 et 9 mars 2008

    NJART ® et les poètes venus des différentes régions
    de France et de Suisse vous accueillent
    salle polyvalente "La Sousta" au Moulin de Peillon

    Entrée libre et gratuite de 11 h à 18 h

    SALON de la POESIE
    http://salon. njart.fr

    P R O G R A M M E

    Galerie des poètes thème «ELOGE DE L’AUTRE» d’hier et d’aujourd’hui
    Stand des poètes et leurs oeuvres
    Animations poétiques

    SAMEDI 8 MARS 2008
    accueil des visiteurs - 11 h 00
    lecture publique Galerie des Poètes par les auteurs - 12 h 00
    dédicaces des auteurs - 13 h 00
    vidéo projection - 14 h 00
    PARCOURS POETIQUE
    café-poésie - 15 h 00
    LE SONNET
    Né au coeur de l’Italie du XIIIème siècle, le sonnet, poème composé de quatorze vers distribués de différentes manières obéit à des règles strictes quant à la disposition des rimes, ce que nous dévoile Karine FRIBOULET.
    rendez-vous des Poètes - 16 h 30
    Rencontres dédicaces
    Joutes poétiques
    Fermeture du Salon - 18 h 00

    DIMANCHE 9 MARS 2008
    accueil des visiteurs - 11 h 00
    vidéo projection - 12 h 00
    Eloge à Emile RIPERT
    dédicaces des auteurs - 13 h 00
    lecture publique Galerie des Poètes par les auteurs - 14 h 00
    café-poésie - 15 h 00
    POESIE PLURIELLE
    La poésie réputée art solitaire se conjugue au pluriel lorsque les poètes décident d’écrire en commun.
    Présentation de deux expériences différentes :
    - un livre co-écrit par deux poètes en correspondance avec Eric DAVEUX et Karine FRIBOULET
    - un recueil collectif d’un groupe de 30 poètes informels avec Thérèse LE COQ et Nelly JOHNSON

    cocktail offert part NJART ® et cérémonie de clôture - 16 h 30
    Vente aux enchères du recueil unique des poètes disparus
    «ELOGE DE L’AUTRE - carrefours - croisements - métissages»
    Joutes poétiques

  • Balade artistique le 27 février à Casablanca

    1953265501.jpg

    D'abord à l'institut culturel espagnol Cervantes où expose le peintre Abderrahman Rahoule expose ses oeuvres(peintures et sculptures) jusqu'au 6 mars.

    Un article sur lui et l'image ci-dessus qui provient de cet article:

    Peintre, sculpteur et céramiste, Rahoule est l'une des figures qui marquent d'une empreinte, à la fois discrète et indélébile, le champ des arts plastiques au Maroc. Dans sa peinture, Rahoule s'intéresse plus au volume qu'à la lumière. Il peint des formes qui bondissent de la toile, imposant, comme dans un trompe-l'œil, des reliefs et des surfaces accidentées. Le métier de sculpteur de l'artiste explique son attrait pour les volumes.
    Par ailleurs, Rahoule est un fabuleux coloriste. Toutes ses toiles attestent sa passion pour la couleur. Il aime les couleurs chaudes et vives. Il les exploite dans son thème de prédilection :  l'architecture de son quartier  natale à Casablanca,  Derb Soltane. 
    Les maisons de l'enfance de l'artiste constituent souvent le sujet  qui exacerbe sa peinture. Rahoule ose au demeurant s'attaquer à une couleur tant crainte par les peintres : le rouge. Nombre des tableaux de cet artiste donnent à voir une victoire éclatante sur le rouge irréductible.

    Abderrahman Rahoule est né en 1944 à Casablanca. Il a commencé sa  formation artistique, en 1962, à l'école des Beaux Arts de Casablanca, avant de partir à Paris pour intégrer successivement l'école nationale supérieure des arts industriels et des métiers d'art, puis l'Académie populaire des arts. À la fois peintre et sculpteur, Abderrahman Rahoule crée des formes anthropomorphes souvent enlacées. Céramiste aguerri, l'artiste a participé à plusieurs grandes manifestations à l'étranger.

    Abderrahman Rahoule a été nommé en 2003 directeur de l'école supérieure des Beaux Arts de Casablanca où il possède, en tant que professeur, un atelier depuis 1972.

     
    Ensuite flânerie à l'Ecole supérieure des Beaux -Arts de Casablanca avec un joli parc et à l'intérieur de jolies toiles dont je ne connais pas les auteurs.
    Arrêt discussion avec une amie photographe sur les marches de la Cathédrale du Sacré-Coeur(désaffectée) où il n'y a pas acuellement d'exposition.
  • Catégories : Nerval Gérard de

    Investissement affectif dans le "Voyage en Orient" de Nerval

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    O. C, II, 334-335 : « Ne pouvant pénétrer dans l’enceinte du palais de Méhémet-Ali, […], je me rendis sur la terrasse d’où l’on domine tout Le Caire. On ne peut rendre que faiblement l’effet de cette perspective, l’une des plus belles du monde ; ce qui surtout saisit l’œil sur le premier plan, c’est l’immense développement de la mosquée du sultan Hassan, […]. La ville occupe devant vous tout l’horizon, qui se termine aux verts ombrages de Choubrah ; à droite, c’est toujours la longue cité des tombeaux musulmans, la campagne d’Héliopolis et la vaste plaine du désert arabique interrompue par la chaîne du Mokatam ; à gauche, le cours du Nil aux eaux rougeâtres, avec sa maigre bordure de dattiers et de sycomores. […]

    Voilà l’immense panorama qu’animait l’aspect d’un peuple en fête fourmillant sur les places et parmi les campagnes voisines. Mais déjà la nuit était proche, et le soleil avait plongé son front dans les sables de ce long ravin du désert d’Ammon que les Arabes appellent  mer sans eau ; on ne distinguait plus au loin que le cours du Nil, où des milliers de canges traçaient des réseaux argentés comme aux fêtes des Ptolémées. »

    Paysage vu du haut

     

    Cadrage

    Mes recherches sur les paysages dans le "Voyage en Orient" de Nerval en DEA sont dans la continuité de mon mémoire de maîtrise sur "Le paysage dans les oeuvres poétiques de Baudelaire et Nerval" publié maintenant comme mes 2 recueils sur The book sous le titre "Des paysages de Baudelaire et Nerval."

     

     

     

      

     

    http://www.thebookedition.com/des-paysages-de-baudelaire-et-nerval-jacques-coytte-p-1283.html

     

     

  • Catégories : Mes poèmes

    Un trait

    Exercice33 - du 04/03/2008 au 14/03/2008 - Ecriture sur Image proposé par  (Dame Aga)

    Juste un trait qui zèbre le ciel... Un signe... Quelque chose s'est passé... Vous pensez savoir ce que c'est...

    Mais qui vous dit que vos sens, vos connaissances... Ne vous trompent pas ?...

     vous de nous "dire" ce que vous y voyez....

    http://www.ecritureludique.net/article-17333669-6.html#anchorComment

    MON POEME:

    Un trait qui raye l’enfance

    Ses espoirs et ses rêves

    Comme une larme

    Qui efface un sourire

    Comme une frontière

    Interdite que l’on traverse

    Comme une limite

    Que l’on dépasse

    Un trait, une barrière

    Infranchissable

    Un trait tiré

    Sur l’avenir ; sombre

    Irrémédiable

    Spleen de Baudelaire

    Un trait qui raye le paysage

    De Nerval ; la corde

    De la rue de la Lanterne.


    1315974366.JPG

  • Catégories : Le Maroc:vie et travail

    Dominique Langlois

    278343743.jpg
    Exposition Peintures
    Danse, duende et clair-obscur
    Peintre originaire de Provence, Dominique Langlois
    trouve sont inspiration picturale dans le Caravagisme,
    pour ses clair-obscur et l'impressionnisme par sa
    touche et la pureté de ses couleurs.
    L'Orientalisme, qu'elle peignait en France l'attira
    jusqu'au Maroc ou elle s'installa en 2003.
    Par sa peinture aujourd'hui elle nous invite à sentir
    l'émotion profonde du duende des danses Flamenco,
    Indiennes et Tango dans la force du contrasse le
    mouvement des lignes les gestualités épurées ou
    doublées et le feu des couleurs.
    Vernissage le 7 avril 2008 à 19h00 à la Casa Del Arte
    n°7, rue Franceville, Oasis CASABLANCA,   MAROC

  • Catégories : Sport

    Un exploit dans l'antre du Diable ?

    Lyon doit impérativement marquer ce soir à Old Trafford pour espérer éliminer Manchester United de la C1.

    Tenus en échec (1-1) à Gerland, les Gones savent leur tâche difficile mais pas impossible: si les Red Devils présentent une armada offensive presque sans égale en Europe, la défense anglaise n'affiche pas -a priori- autant de sérénité. A Benzema, Juninho, Govou, Ben Arfa, Fred et les autres d'en profiter pour qualifier Lyon en quarts de finale.

     
    Potentiel offensif

    Lyon peut-il le faire ? Le sextuple champion de France peut-il sortir de la plus prestigieuse épreuve continentale le champion d'Angleterre en titre, double vainqueur de la C1 en 1968 et 1999 ? Jusqu'ici, les clubs français n'ont pas eu de veine avec Manchester United. Seuls l'OM et le LOSC l'ont battu (en poules) mais sans pouvoir l'éliminer. Saint-Etienne, Bordeaux ou Nantes n'ont eux pas été capable de s'imposer face au deuxième club anglais le plus titré (derrière Liverpool).

    C'est dire la complexité de l'affaire pour l'équipe d'Alain Perrin qui possède pourtant quelques atouts pour "tuer" le démon. En premier lieu, un pouvoir offensif intéressant. Sans rivaliser avec les dynamiteurs mancuniens (Rooney, Ronaldo, Nani, Tevez, Saha), les attaquants lyonnais possèdent de réelles qualités (vitesse, technique, sens du jeu et du placement) à même de perturber l'arrière garde rouge, solide mais parfois un peu lente (Rio Ferdinand et Vidic notamment).

    Des joueurs comme Benzema (voir son but à l'aller), Ben Arfa, Govou et Källström peuvent destabiliser n'importe quelle défense pour peu que la mayonnaise (collective) prenne. Le jeu sur les côtés, le échanges vifs et courts dans l'axe, les tirs de loin et les coups francs dans les trente mètres adverses constituent autant de possibilités de marquer le but indispensable à la qualification. Si le stade de United est surnommé depuis l'époque Eric Cantona "le théâtre des rêves", ça signifie que tous les artistes foulant la pelouse d'Old Trafford s'illustrent. Et pas seulement ceux vêtus de rouge.

    Kaka la saison dernière avec l'AC Milan ou Ronaldo il y a quelques années avec le Real Madrid (Barthez s'en souvient sûrement) ont ainsi été les grands artisans des performances de leurs équipes dans l'antre du club aux neuf couronnes locales en 15 ans. Auteur d'un but splendide lors d'un match aller où Lyon a bien rivalisé (tant qu'il n'a pas laissé le ballon à son rival), Karim Benzema pourrait être l'arme fatale de l'OL.

    Mais le club du président Aulas aura également besoin d'un bloc efficace pour maîtriser et si possible annihiler les fulgurances rouges qui ne manqueront pas vu les talents alignés par Sir Alex Ferguson. L'absence de Réveillère (suspendu), le retour probable d'un Cris pas encore au top, l'instabilité d'un Boumsong ou le manque de rigueur de Grosso pourraient ainsi se payer cash malgré le retour en forme de Grégory Coupet dans la cage. Ce sera au milieu de terrain lyonnais (Toulalan d'abord mais aussi les autres) d'endiguer assez haut les offensives anglaises afin de ne pas subir trop bas. Surtout quand on connait le jeu de tête d'un Manchester irrésisitible en ce moment (United est revenu à un point d'Arsenal alors qu'il avait 5 longueurs de retard voici quinze jours).

    Pour Lyon, le billet pour les quarts de finale passe par un match quasi parfait. Mais ne dit-on pas qu'impossible n'est pas français ?

     
    Benzema attendu

    L'Observer n'y est pas allé par quatre chemins ! "Le buteur convoité par Alex Ferguson pourrait être sa Némésis en Ligue des champions", prévenait ce week-end le magazine anglais. Qu'on le compare aux plus grands footballeurs ne suffisait donc pas. Voilà le gamin de Bron assimilé à la déesse grecque de la Vengeance, maîtresse de Zeus, dont elle exécute la justice pleine de colère, infligeant son châtiment inéluctable aux rois pour prix de leur vanité et de leur ostentation...

    A sa décharge, depuis que Benzema a ouvert le score à l'aller, la presse anglaise avait épuisé les comparaisons grandiloquentes pour exprimer sa béatitude devant le talent du "nouveau Zinédine Zidane", "mélange de Ronaldinho et de Ronaldo", "plus grand espoir du football européen", celui "par qui tout peut arriver". Pour Sir Alex Ferguson, le "Gone" est la plus grande menace lyonnaise, un joueur qui "peut marquer à partir de rien". "Et il est légitime de s'inquiéter des joueurs qui marquent à partir de rien". N'en jetez plus, la coupe est pleine !

  • Catégories : La poésie

    Sans René Char

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    Le Printemps des poètes fête ses dix ans et Charles Dantzig n'y est pour rien. L'auteur de l'indispensable « Dictionnaire égoïste de la littérature française » (Grasset) écrit : « Je ne suis pas sûr que le Printemps des poètes, institué par un ancien ministre de la Culture, soit très malin, mais ça ! Nous avons fini par prendre un petit air kitsch soviétique, avec nos scoutismes d'Etat, Printemps des poètes, Fête de la musique, Paris-Plages (...) » (p. 669). Il ajoute : « Grâce à cette manifestation, les journaux parlent de poésie une fois par an, après quoi ils sont tranquilles. »

    Le Printemps des poètes a démarré hier avec une soirée au théâtre Mogador à Paris. Des comédiens ont lu Andrée Chedid, Aimé Césaire, Henri Michaux ou Walt Whitman. La manifestation se prolonge jusqu'au 16 mars. A La Rochelle, la poésie québécoise est à la fête, à Reims, la poésie africaine (www.printempsdespoètes.com). Les éditeurs publient des anthologies : « A poèmes ouverts » (Seuil), « Je est un autre » (Seghers) et « Les Plus Belles Pages de la poésie française » de la Sélection du Reader's Digest.

    Les ouvrages de la Sélection sont à l'édition ce que les bonnes vieilles berlines familiales sont à l'automobile. La créativité, l'imagination, l'esthétique ne sont pas toujours au rendez-vous, mais l'acheteur en a pour son argent : solidité, fiabilité. « Les Plus Belles Pages... » débutent sans surprise par l'anonyme « Chanson de Roland ». « Beau sire Ganelon, dit Marsile le roi/J'ai telle armée, plus belle m'en verrez... » La Sélection - c'est le côté caisse à outils - a prévu quatre pages de glossaire pour lire les poèmes les plus anciens. Plus étonnant, l'anthologie se termine par « Le Jeu », un poème de Hector Saint-Denys Garneau. Franchement, qui connaît ce poète ? Même Dantzig, qui a tout lu, n'en parle pas. L'index biographique de la Sélection - là encore, le côté fiable, break confortable, de l'éditeur - sort le lecteur de l'ignorance. Hector de Saint-Denys Garneau (1912-1943) appartient à une famille célèbre des lettres canadiennes. Il a vécu reclus, il est mort mystérieusement au bord d'une rivière. Son poème démarre bien : « Ne me dérangez pas je suis profondément occupé ». On s'attend à une facétie à la Queneau, on débouche sur du Sully Prudhomme (p. 476), terreur des écoliers de jadis qui butaient sur ses vers et premier prix Nobel de littérature (1901). Tous les plus grands poètes sont présents dans ces 800 pages : de Malherbe à La Fontaine, de Hugo, Lamartine, Baudelaire, Nerval à Tzara, Péret, Aragon... Ou presque. Il en manque au moins un, majeur : René Char.

    EMMANUEL HECHT

    http://www.lesechos.fr/info/loisirs/4695002.htm

  • Catégories : CE QUE J'AIME/QUI M'INTERESSE, Des expositions, Libération

    Exposition "Les années folles (1919-1929)"

    1579912683.jpgRobe à danser, vers 1925. Anonyme - Les Années folles à Galliera Photo : Anonyme © Galliera / Roger-Viollet
    Le musée Galliera prolonge jusqu'au 30 mars 2008 une exposition consacrée aux années folles

    Au sortir de la Première Guerre mondiale, la mode des années folles reflète l’appétit d’une génération éprise de mouvement, de vitesse et de frénésie.
    Entre 1919 et 1929, l’esprit du temps est à l’émancipation des femmes et de leur corps.

    L’élégante des années 1920 connaît l’ivresse de conduire une automobile, la liberté de se couper les cheveux, de se maquiller, de fumer en public, de s’afficher en «garçonne» et d’avoir un style de vie moderne. En témoignent les 170 modèles, 200 accessoires et 50 parfums et cosmétiques présentés dans l’exposition et provenant principalement du fonds Galliera.

     

    L'exposition se déroule dans un des quatre anciens réfectoires de l'Hôtel des Invalides. La scénographie, qui met en évidence des grands lieux scéniques français et étrangers, présente une centaine de costumes, quatre uniformes issus des collections du musée de l'Armée et des affiches.

    Corinne JEAMMET
    Publié le 02/03 à 20:59
    La mode des Années folles

    Madeleine Vionnet, vers 1924. Robe du soir en mousseline de soie vert Les Années folles à Galliera © Stéphane Piera / Galliera / Roger-Violletdégradé.Le style de vie est moderne : avion, voiture, loisirs de plein air... Sur un rythme de charleston, ces Années folles révèlent en même temps que les chevilles, puis les genoux, une mode cheveu court et chapeau cloche, taille basse et forme tubulaire… Au-delà de ces clichés, c’est l’avènement d’une mode libérée, facile à vivre.

    Les tableaux scénographiés de l’exposition sont une invitation à partager vingt-quatre heures de la vie d’une parisienne élégante. Le soir, la pureté des lignes du vêtement alliée à la préciosité des effets décoratifs révèle, tout en jeux de lumières, les lamés, dentelles métalliques et franges, les satins et mousselines brodés de perles, pierreries, plumes et strass. Le jour, la sobriété est de mise : la simplicité de la coupe est associée à des matières confortables, les broderies laissent place à des rubans, galons et lacets. La femme des années 20 éprouve la souplesse et l’aisance de vêtements calqués sur le vestiaire masculin ou sportif - sweater, ensemble en maille, pyjama… Elle connaît l’ivresse de conduire, la liberté de se couper les cheveux, de se maquiller, de fumer en public et de s’afficher en «garçonne».

    Les soeurs Callot, Chanel, Heim, Jenny, Patou, Poiret, Talbot, Worth sont parmi les grands noms présents dans l’exposition, de même que Lanvin, avec l’évocation du Pavillon de l’Élégance (Exposition internationale des Arts décoratifs de 1925, à Paris). Le parcours s’achève sur les grands courants qui ont traversé la mode des années 20 : la modernité avec Vionnet, Lelong, l’Art déco avec Dunand, la peinture avec Delaunay, Gontcharova… et les influences qui, du Japon à la Russie en passant par l’Afrique, ont inspiré imprimés et broderies typiques de ces Années folles.

    Scénographie selon M. Jeanclos et A.Fontaine

    Robe du soir vers 1925 (Anonyme). Crêpe de soie noir, broderies de paillettes, de tubes et de strass. Les Années folles à Galliera © R.Briant et L.Degrâces / Galliera / Roger-ViolletFaire vivre le vêtement sans le porter, qui plus est lui faire exprimer la folie malgré son immobilité n’est pas chose facile. Il nous a paru plus sûr de faire tourner, chercher, le visiteur ; lui donner l’envie, à travers la profusion d’une collection et un parcours complexe et labyrinthique, de trouver cette ivresse propre à la richesse de cette période. La présentation des oeuvres s’articule autour du paravent et du kiosque. Le paravent est lié au vêtement, on se réfugie derrière, on apparaît devant, c’est un écrin à taille humaine. Architecturalement, c’est un support en deux dimensions qui se développe dans l’espace, tout comme le tissu prend vie sur le volume du corps. Pour cette époque, c’est un élément qui rappelle la décomposition de l’espace, le cubisme et l’architecture modulaire. Il en va de même du kiosque, élément géométrique distinct, cellule autonome. Il a beaucoup été utilisé comme pavillon éphémère dans les expositions universelles, symbole de la boutique construite dans un but de représentation.

    En combinant ces deux éléments, les couloirs de paravents et l’enchevêtrement de kiosques, complétés par de grandes projections aériennes scintillantes et argentées, nous provoquons des points de vue accidentels, propres à favoriser la rencontre avec les oeuvres. L’éclairage de faible intensité, pour des raisons de conservation, reprend celui des devantures de magasins brillant dans la nuit, tels des lampions de fête.

    Les prémices

    Agnès, vers 1925. Robe du soir en satin et en tulle de soie rose, broderies de strass et fils métalliques. Les Années folles à Galliera © Stéphane Piera / Galliera / Roger-ViolletLa mode des années 20 consacre la libération du corps de la femme. Cette libération, dont Fortuny et Poiret sont les ardents défenseurs, se dessine en France dès le début du siècle, réactualisant le mouvement de réforme né en Angleterre vers 1880 ; les préraphaélites avaient tenté de transformer le vêtement et de supprimer le corset. En Autriche, la Sécession viennoise avait poursuivi le même objectif.

    C’est à partir de 1906 que Mariano Fortuny, artiste d’origine espagnole installé à Venise, peintre, graveur, photographe, designer se tourne vers le textile. Imprégné d’influences multiples dont l’Antiquité mais aussi le Moyen Âge et la Renaissance, Fortuny s’attache à la souplesse du vêtement sans taille, en créant des pièces sobres et intemporelles, aux lignes droites, parfaitement adaptées aux formes du corps qu’elles révèlent. Ainsi, la robe «Delphos», qui tire son nom de l’Aurige de Delphes, s’inspire du chiton ionien. Coupée dans une soie unie, finement plissée, elle reflète l’engouement pour la Grèce dont Isadora Duncan se fait alors l’interprète. Le succès de cette robe, brevetée en 1909, de taille unique, et dont le décolleté et les manches font l’objet de subtiles variantes, ne se dément pas durant plus de 40 ans auprès de l’élite mondaine avide de modernité.

    Paul Poiret ouvre sa maison en 1903, rue Auber, puis rue Pasquier, avant de s’installer en 1909 avenue d’Antin. Denise, qu’il épouse en 1905, est son inspiratrice et son mannequin privilégié. Elle le restera jusqu’en 1928, date de leur séparation. Pour cette femme indépendante qui bat en brèche les canons de la mode sont créées d’innombrables tenues où s’affirme la volonté du couturier de libérer le corps. En 1906 Denise Poiret porte ainsi des robes étroites, à la taille très haute, de ligne Directoire. Une large ceinture intérieure en gros grain a remplacé le corset, dont Poiret est l’adversaire.

    Une garde-robe adaptée aux circonstances

    Suzanne Talbot, 1927. Robe du soir en crêpe et mousseline de soie, frange de cordonnets, fils métalliques or. Les Années folles à Galliera © Ph. Ladet et Cl. Pignol / Galliera / Roger-ViolletLe dancing. Ces années raffolent de la robe à danser qui accompagne le mouvement sans l’entraver. Décolletée, sans manches, elle est de forme droite dite tubulaire- l’aisance est donnée à partir de la taille abaissée au niveau des hanches par des astuces de coupe : quilles, panneaux flottants, fentes et franges. La sobriété de sa ligne contraste avec la richesse de son décor brodé de fils d’or, d’argent, de strass, de perles, de pierreries qui étincèlent de mille feux. Certaines de ces broderies dessinent des bijoux en trompe-l’oeil – sautoirs, ceintures… De 1925 - à l’apparition du charleston en France - à 1927, l’accélération des rythmes de la danse va de pair avec le raccourcissement de la robe pour atteindre le genou.

    Le petit soir.
    Les soirées mondaines, au théâtre, au restaurant, au casino autorisent un déploiement d’élégance dont les modèles de la petite galerie donnent un aperçu. Les tenues du soir se déclinent à partir de 1922-1923 en ensembles raffinés, robe et manteau. Parfois accessoires et tenue sont assortis tandis que la doublure du manteau est taillée dans la même étoffe que la robe… En 1926 apparaît la dalmatique, manteau intermédiaire et sans manches, assorti à la robe et que l’on peut garder lors d’un dîner au restaurant.

    Le grand soir. La robe longue - souvent prolongée d’une traîne - est de mise lors des «galas de mode» (au cours desquels un défilé de mannequins présentait les dernières créations des maisons de haute couture) et lors de nombreux galas de bienfaisance organisés après guerre. Dans leurs colonnes, les chroniqueurs mondains détaillaient les modèles de haute couture que lançaient les invités du Tout-Paris et les mannequins.

    Les accessoires du soir. Diadèmes et coiffures du soir, perruques de couleur, longs sautoirs, éventails, réticules et pochettes, bas brodés de paillettes, chaussures aux talons de strass viennent rehausser les tenues de leur éclat.

    Le jour sportswear. La mode des années 20 introduit des «valeurs» appelées à devenir celles du siècle. Dynamisme, jeunesse, minceur, deviennent de nouvelles exigences que martèlent les publicités. La femme conquiert une liberté gestuelle à l’égal de celle des hommes. C’est ainsi que les couturiers font du mouvement un des fondements de leur coupe et de la maille un matériau aussi noble que la soie. (La maille était jusque-là réservée à la bonneterie). Ils créent des tenues de jour, de villégiature et de sport éclatantes de modernité. C’est un paradoxe de ces années où la simplicité du jour contraste avec la sophistication du soir. Confort, sobriété des matériaux - crêpe et jersey de soie ou de laine - s’opposent à la délicatesse, la fragilité des lamés, des mousselines du soir. Ainsi l’ensemble en maille - sweater et jupe – devient-il l’uniforme porté par toutes les femmes depuis le matin jusqu’à la fin d’après-midi. Les couturiers marquent une prédilection pour les motifs géométriques et les couleurs contrastées. En 1916, ayant récupéré un stock du fabricant de jersey Rodier, Chanel produit des tailleurs qui marqueront à jamais l’histoire de la mode.

    Le jour habillé. La fin de l’après-midi marque une rupture dans la journée d’une élégante. Le costume de sport fait place à une tenue habillée et que l’on peut garder pour se rendre à un cocktail, à un dîner ou au théâtre. On s’habille de même pour aller aux courses. Il est parfois difficile de distinguer ces modèles habillés de ceux du soir car, vers 1925, les nuances tendent à s’atténuer. «Le lamé ne connaît plus aucune retenue et s’impose même de jour», constate alors la Gazette du Bon Ton. Jusqu’alors réservé au deuil, le noir devient, sous les doigts de Chanel, symbole du chic. C’est en 1926 que le Vogue américain baptise la petite robe noire «la Ford de Chanel». Le succès est foudroyant. Promise à un long avenir, la petite robe noire opère la synthèse entre élégance et sobriété.

    L'influence du vestiaire masculin

    Jérôme, 1923. Robe du soir en satin de soie noir brodé de fils Dior. Les Années folles à Galliera © L.Degrâces et P. Ladet/ Galliera / Roger-ViolletL’influence du vestiaire masculin sur la garde-robe féminine. Le goût toujours plus affirmé de la femme moderne pour les tenues de sport contribue à estomper les frontières entre le vestiaire masculin et la garde-robe féminine. Dès 1923, hommes et femmes portent des chandails similaires. La cravate est si appréciée que l’on en fait des trompe-l’oeil en maille. La vogue du pyjama se répand vers 1923-1924. Sous un manteau d’intérieur, le pyjama est réservé à l’intimité. Les élégantes - en villégiature - l’adoptent rapidement comme tenue de plage. La haute couture crée des pyjamas de plus en plus raffinés.

    La garçonne. (cf. l’extrait du texte de Christine Bard p. 20). Figure emblématique des années 20, la garçonne* est une femme émancipée et rebelle, aux moeurs libérées. Dans une acception plus large, c’est une femme à la mode, à la silhouette jeune, plate et androgyne, active et sportive, éprise de mouvement, de liberté et de danse, qui conduit son automobile et fume la cigarette. Avec ses tenues sobres et masculines le jour, ultra féminines le soir, la garçonne est ambivalente. Elle ouvre la voie à la femme moderne. La garçonne se coupe les cheveux courts au carré à l’instar de Colette, dès 1902, puis de Mistinguett et de Chanel pendant la guerre. Elle porte un tailleur jupe de coupe masculine, une chemise à col et à manchettes. Les accessoires : chapeau melon, noeud papillon ou cravate, gants, canne… accentuent le caractère masculin de cette panoplie. Le monocle, accessoire emblématique de l’homosexualité est d’ailleurs le nom  d’une boîte célèbre, boulevard Edgar Quinet…

    Le sport. Les maisons de couture ouvrent des rayons spécialisés pour le sport. Ainsi Lanvin en 1923, Patou avec «le coin des sports» en 1925, Lelong, Vionnet, Worth, Schiaparelli ou Régny. Les femmes émancipées multiplient les activités. Cette tendance favorise les similitudes entre modèles masculins et féminins. Les golfeuses portent une jupe de lainage, parfois une jupe-culotte, un sweater de jersey, une cravate, des bas de laine et un chapeau de feutre. La maille est le matériau le plus adapté aux maillots de bain. Leur ligne est masculine. Les deux-pièces sont composés d’un jumper long, rayé ou à motifs, et d’une culotte unie et ceinturée. Les maillots une-pièce jouent le contraste entre haut décoré et bas uni. Dans les stations de ski à la mode les élégantes portent la culotte resserrée sous le genou ou le pantalon de ski (la jupe est encore portée pour le patinage). Gants, bonnet, écharpe, chaussettes de teintes vives sont assortis à des chandails très colorés.

    L’exposition de 1925 (cf. le texte de Hélène Guéné p. 19). En 1925, l’Exposition internationale des Arts décoratifs et industriels modernes est organisée à Paris, dans le but de fonder la création d’un art nouveau adapté à la vie moderne, tout en soulignant la supériorité de la France face aux mouvements artistiques qui se sont progressivement développés dans les pays voisins. La mode s’insère parfaitement dans ce projet, l’exposition veut rappeler que Paris reste la capitale de l’élégance et du goût. Elle est divisée en 5 groupes : Architecture, Mobilier, Parure, Arts du théâtre, de la rue et des jardins et Enseignement. Vêtements sont classés dans le troisième groupe, Parure. Élevés au rang d’arts décoratifs, les arts de la mode revendiquent une place à la hauteur des enjeux économiques qu’ils génèrent. Avec la Rue des boutiques sur le Pont Alexandre III, les péniches de Paul Poiret sur la Seine, le Pavillon de l’Élégance sur le cours La Reine, le Grand Palais où sont regroupés les stands du groupe III-Parure ainsi que des défilés de mannequins au pavillon Pomone, la mode envahit tous les espaces de l’exposition.

    Parfums, cosmétiques, broderies

    Les Années folles à GallieraLes parfums et cosmétiques (cf. l’extrait du texte de Florence Muller p. 24). Reflets d’une mutation du mode de vie, les canons de la beauté changent. Il convient désormais d’être svelte et jeune pour être à la mode, le maquillage devient synonyme d’élégance. Crèmes de beauté et cosmétiques connaissent une véritable explosion, les marques rivalisent d’ingéniosité et déposent des brevets. La haute couture propose lignes de maquillage et parfums : en 1921 Chanel lance le N°5, en 1925 Guerlain commercialise Shalimar, Lanvin My Sin…

    Les broderies. Six détails de robes illustrent différentes techniques de broderies. Un diaporama présentant une cinquantaine de macrophotographies de broderies complète la démonstration.

    Les différents styles

    Paul Poiret, 1923 - Manteau de grand soir «Sésostris» en crêpe satin noir broché or, velours orange. Les Années folles à Galliera. © R. Briant et L. Degrâces /Galliera / Roger-ViolletLes styles mode et art. Les liens noués avant-guerre entre couturiers et artistes ou personnalités des Arts décoratifs tels Paul Poiret et Raoul Dufy se renforcent au cours des années 20 avec Jeanne Lanvin et Armand-Albert Rateau, Madeleine Vionnet et Ernesto Thayath, Charles Frédéric Worth ou Madame Agnès et Jean Dunand. Appliquant au textile ses recherches picturales tout comme celles de Robert Delaunay, Sonia Delaunay réalise en 1913 sa première robe «simultanée», assemblage de tissus de formes géométriques aux couleurs contrastées. Composition, couleurs et coupe sont liées. Le succès de ses créations l’amène à ouvrir son propre atelier sous l’enseigne «Sonia» et à déposer la marque «Simultané» en 1925. Elle édite ses premiers tissus imprimés. À l’Exposition de 1925, Sonia Delaunay présente avec Jacques Heim tenues, accessoires et tissus dans la «boutique simultanée» du pont Alexandre III. En 1926, elle dessine les costumes et les décors des films, Le Vertige de Marcel l’Herbier et Le P’tit Parigot de René Le Somptier. Entre 1922 et 1926 Natalia Gontcharova travaille pour la maison de couture Myrbor. Marqué par sa collaboration avec Diaghilev, son travail met en oeuvre applications et broderies aux couleurs vibrantes. Le décor lamé or d’une robe du soir, plus figuratif, relève de l’esthétique art déco. Myrbor présente des modèles à l’Exposition de 1925.

    Modernité. Logique constructive, rigueur formelle, économie de moyens : telles sont les valeurs de «l’esprit moderne» auxquelles adhèrent Lucien Lelong et Madeleine Vionnet. Ainsi, Lelong proclame-t-il en 1925 : «En matière de mode une seule époque est intéressante : celle où nous vivons. Une seule psychologie doit entrer en ligne de compte : celle de la vie moderne.» «Chacun de mes modèles est préparé en analysant l’effet qu’il produira en mouvement.» «Envisageant l’élément décoratif comme simple accessoire, je concentre toute mon attention sur la technique de la coupe» affirme-t-il en 1926. L’emploi du biais, dont elle exploite toutes les possibilités, et des incrustations permet à Madeleine Vionnet d’exalter le corps en volume et de réinventer le vêtement. Son travail - proche de la sculpture - échappe aux courants de la mode et lui vaut une place à part. Ses créations, d’une grande sobriété, lui apportent le succès dès 1912 et révèlent une savante maîtrise de la coupe. «Ses robes réalisent au premier chef l’expression de notre temps, synthèse harmonieuse de la pureté classique des lignes et du sens moderne de la couleur» note la Gazette du Bon Ton en 1924.

    Art déco. Né avant la Grande Guerre, le style Art déco, terme qui n’apparaît que dans les années 1960, est à son apogée lors de l’Exposition internationale des Arts décoratifs de 1925. Synthèse de multiples tendances, ce style connaît une diffusion internationale. L’éclectisme en est la caractéristique majeure. La mode reflète cet éclectisme au plus haut degré. Les décors à motifs végétaux - en particulier la rose «Iribe» - et animaliers sont parmi les plus courants. Pour la première fois, la représentation de l’eau et de la lumière est prédominante sous forme de jets d’eau, de rayons lumineux et d’éclairs qui étincellent comme autant de feux d’artifices. Les motifs géométriques sont récurrents. Le rythme des lignes circulaires ou brisées exprime le mouvement, la vitesse…

    Les sources d’inspiration.
    L’imagination des couturiers est sans bornes, leur soif d’exotisme sans limites : les décors brodés, les motifs des textiles et la dénomination des modèles en sont le reflet. Les sources d’inspiration sont multiples, parfois entremêlées. Cette frénésie d’accumulations, de croisements, ne doit rien à l’esprit moderne.

    Historicisme. La volonté de modernité n’empêche pas les couturiers de s’inspirer des décors et des modes d’autrefois. Ainsi, le style Louis XV - apothéose de l’art français - est la source d’inspiration majeure. On conserve la nostalgie de la robe à la française qui devient, sous les doigts de Jeanne Lanvin et de Boué Soeurs, la «robe de style».

    Musée, mode d'emploi

    Musée Galliera. 10, avenue Pierre 1er de Serbie. 75116 Paris.
    Tél.: 01 56 52 86 00. Site internet:
    www.galliera.paris.fr

    http://cultureetloisirs.france2.fr/mode/expos/35255664-fr.php
  • Catégories : Blog

    S'il vous plait

    Lorsque vous faites chez vous un jeu que vous trouvez ici, merci de citer comme je le fais(c'est normal et ça m'évite de me faire "e.......r") le lien exact vers ce jeu et le lien vers ma note où vous l'avez trouvé.

  • Catégories : Nerval Gérard de

    Investissement affectif dans le "Voyage en Orient" de Nerval

    1620053839.jpg

    O. C, II, 363, excursion dans les environs du Caire : « Au milieu d’un bois composé de ces arbres à fleurs qui semblent des bouquets gigantesques, par des chemins étroits, cachés sous des voûtes de lianes, on arrive à une sorte de labyrinthe qui gravit des rochers factices, surmontés d’un belvédère. […]

                Arrivé au sommet, je fus frappé d’admiration en apercevant dans tout leur développement, au-dessus de Gizeh qui borde l’autre côté du fleuve, les trois pyramides nettement découpées dans l’azur du ciel. Je ne les avais jamais si bien vues, et la transparence de l’air permettait, quoiqu’à une distance de trois lieues, d’en distinguer tous les détails. »

     

    Paysage vu du haut

    cadrage

    Mes recherches sur les paysages dans le "Voyage en Orient" de Nerval en DEA sont dans la continuité de mon mémoire de maîtrise sur "Le paysage dans les oeuvres poétiques de Baudelaire et Nerval" publié maintenant comme mes 2 recueils sur The book sous le titre "Des paysages de Baudelaire et Nerval."

     

     

     

      

     

    http://www.thebookedition.com/des-paysages-de-baudelaire-et-nerval-jacques-coytte-p-1283.html

     

  • Catégories : Mes poèmes

    La légende du blog maudit

    Blog maudit
    Maudit blog
    Blog des espoirs
    Poires de discorde
    Corde sans nœud
    Nœud coulant
    Lent processus
    Suspendus dans l’air
    Air vicié
    Sieds-tu à ton public ?
    Public de blog maudit.

    « On dit que dans le cyberespace il existe un blogue maudit, malheur à celui qui lit ce blogue, malheur à celui qui y dépose un commentaire, sa vie ne sera plus jamais la même, il sera à jamais prisonnier de la malédiction virtuelle… Les rumeurs les plus folles circulent à propos de ce blogue. C’est une histoire que les blogueurs se racontent le soir en chuchotant sur leurs claviers…Beaucoup croient que ce n’est qu’une légende car ils ne l’ont jamais lu mais moi, je sais qu’il existe vraiment… »

    Certains d’entre vous se souviennent de la légende du blogue hanté que je vous révélais le 14 Février 2007…il est temps pour vous de découvrir la légende du blogue maudit…
    Je vous propose d‘écrire cette légende, en prose ou en vers, ou encore de l’illustrer (photos, dessins, peintures, calligraphies…). Une seule contrainte : publier votre participation dans la nuit du 28 au 29 Février aux alentours de minuit (ceux qui ne peuvent pas programmer leur note peuvent bien sûr la publier dans la journée du 29).
    Merci de vous inscrire sur ce blogue si vous comptez participer, nous ferons la liste de tous les participants.
    http://lequipedechoc.over-blog.com/article-16168598-6.html#anchorComment

  • Catégories : La culture

    La grammaire traditionnelle est de retour

    710853f7a7154721f2e69a8de4b91da0.jpgAude Sérès
    14/02/2008 | Mise à jour : 21:57 |

    Certains enseignants ont fait de la résistance à la dernière réforme de 1995, utilisant en classe des terminologies classiques. Crédits photo : Nicolas TAVERNIER/REA

    Les «connecteurs temporels et spatiaux» ou les «déterminants» vont céder leur place aux bons vieux «sujet, verbe, complément». L'apprentissage devra être rigoureux et non plus au fil des textes.

    Fini le jargon grammatical ! Les nombreux parents qui ont transpiré sur les explications grammaticales de leurs enfants seront rassurés. Les nouveaux programmes de l'école primaire, qu'évoquera aujourd'hui Nicolas Sarkozy en déplacement à Périgueux, seront détaillés dès la semaine prochaine par Xavier Darcos dans un document de 24 pages. C'est un changement radical dans l'apprentissage de la grammaire qui s'annonce.

    Une piste déjà recommandée par le linguiste Alain Bentolila et l'écrivain Erik Orsenna dans leur «rapport de mission sur l'enseignement de la grammaire» remis en novembre 2006 à Gilles de Robien, le précédent ministre de l'Éducation nationale.

    En 1995, à la suite d'une rénovation de l'enseignement de la grammaire, des termes barbares sont entrés dans les programmes et manuels scolaires : des «connecteurs temporels et spatiaux» au «groupe nominal» en passant par le «complément d'objet second» ou le «déterminant». «Les linguistes ont cherché à se démarquer de la grammaire traditionnelle», explique Alain Bentolila. Pour mieux enfoncer le clou, la matière a été rebaptisée «organisation réfléchie de la langue».

    Cependant, certains enseignants ont fait de la résistance, utilisant en classe des terminologies plus classiques. Et les valeurs sûres, telles que le Bled et le Bescherelle, restent de grands succès de librairie.

    Les parents applaudissent

     

    Depuis la rentrée 2007, la matière a déjà été rebaptisée «étude de la langue-grammaire». Et, désormais, les terminologies devraient redevenir plus traditionnelles. En clair, sera mis à l'honneur, le classique trio «sujet, verbe, complément». Parallèlement, les termes abscons devraient disparaître des manuels.

    D'ores et déjà les parents applaudissent. «Pourquoi utiliser des mots compliqués sur des apprentissages fondamentaux ? Il faut avoir des mots simples», explique Anne Kerkhove, présidente de la fédération de parents d'élèves PEEP. «Et peu importe si nous sommes taxés de passéistes…», souligne-t-on au gouvernement.

    Reste que le débat sur la terminologie grammaticale n'est pas nouveau. L'universitaire Éric Pellet rappelle que «lorsqu'au début du XXe siècle F. Brunot a introduit le terme de “complément d'objet” dans les programmes, il s'en est trouvé beaucoup pour dénoncer cette nouveauté scandaleuse, et pour estimer bien suffisant le terme “accusatif” que l'on avait “toujours employé”, ou même celui de “régime”, utilisé à l'époque par les grammairiens moins conservateurs…»

    Les nouveaux programmes devraient comporter une autre réforme fondamentale pour les élèves. Celle-ci concerne les modalités d'enseignement de la grammaire. En effet, les instructions de 1996-1997 recommandaient un traitement ponctuel des questions de grammaire à l'occasion de l'étude des textes, en excluant un cours spécifiquement grammatical. «Actuellement, on explique les règles de grammaire au fur et à mesure des éléments rencontrés dans les textes, ce qui peut entraîner des confusions pour les élèves», explique Alain Bentolila.

    Dans les dernières instructions concernant la mise en œuvre du cycle commun de connaissance et de compétences voulu par François Fillon lors de son passage à l'Éducation nationale, les nouveaux programmes datant de 2007 préconisaient déjà un enseignement de 20 à 30 minutes portant sur des questions précises. Cette démarche devrait être systématisée dès l'année prochaine. Il s'agira désormais non plus d'enseigner la grammaire au fil des textes, mais de manière rigoureuse et progressive. Sans garantie de rendre la matière moins rébarbative.

    http://www.lefigaro.fr/actualites/2008/02/15/01001-20080215ARTFIG00010-la-grammaire-traditionnelle-est-de-retour.php

  • Catégories : Des lieux

    Un parc de 18 éoliennes bientôt construit près de Troyes

    Les sociétés Eolfi (détenue à 50% par Veolia Environnement) et Siemens Energy ont conclu un contrat pour la construction d’un parc d’éoliennes d’une puissance totale de 41 mégawatts. Situé à 30 kilomètres au nord de Troyes, le parc aux 18 éoliennes sera baptisé «Les grandes chapelles».

    La société de développement d'éoliennes Eolfi, détenue à 50% par le français Veolia Environnement, a confié à l'allemand Siemens la construction et l'installation de 18 grandes éoliennes au nord de Troyes, d'une puissance totale de 41 mégawatts, ont-ils annoncé mardi.
    Baptisé «Les grandes chapelles», ce parc comptera 18 éoliennes d'une puissance de 2,3 mégawatts chacune. Celles-ci seront mises en service en février 2009. Il s’agira alors du «plus puissant parc éolien installé par Siemens en France», selon un communiqué commun aux deux groupes.

    Selon ces derniers, «chacune des 18 éoliennes installées sera montée sur un mât de 80 mètres et possédera une envergure de rotor de 93 mètres. Chaque éolienne produira à elle seule plus de 6 millions de kWh par an. Le parc permettra ainsi d’alimenter plus de 30.000 foyers en électricité».

    Il s'agit d'un contrat «clé en main» dans le sens où Siemens s’est vu confier la construction, l'installation et la maintenance des éoliennes pour lesquelles Eolfi sera propriétaire et exploitant.

    Avec AFP

    26/02/2008

  • Catégories : Lyon(Rhône,69:études,travail)

    L’artisanat du Bâtiment entre au musée (diaporama)

    Un musée consacré au Bâtiment vient d’être inauguré dans le 9ème arrondissement de Lyon. Des vieux outils de métallerie, des anciens objets de plomberie ou encore de maçonnerie, tout est réuni pour soulever la curiosité, notamment des plus jeunes. Visite et explication avec Patrick Gay, secrétaire général de la Capeb Rhône, qui soutient le projet.

    Une douche d’hydrothérapie datant de 1870, une forge portable, une baignoire ancienne de 1861, des chauffages ou encore une presse à recaler… Bienvenue au musée de la Capeb Rhône !

    Récemment inauguré, ce lieu expose sur 150 m2 des outils, des objets, des ouvrages, des articles… témoins du passé et de l’évolution de l’artisanat : «c’est la mémoire du secteur du bâtiment que nous voulons mettre en valeur. Tout est lié au fil du temps. Nous ne pouvons pas comprendre l’avenir sans comprendre le passé.», explique Patrick Gay, secrétaire général de la Capeb Rhône.

    Une initiative de retraités
    Mais d’où est venue l’idée de créer un musée de l’artisanat du Bâtiment ? «Il s’agit d’une initiative d’un groupe de retraités d’artisans. En parlant, tous se sont rendus compte qu’ils avaient conservé au fond de leurs entrepôts du matériel ancien et ils trouvaient dommage que cela parte à la benne», souligne Patrick Gay. Ces seniors ont donc décidé de nettoyer, réhabiliter, remettre en état leurs outils afin de les exposer. Au fur et à mesure, la collection s’est étoffée pour atteindre 1.100 pièces. Au final, environ 900 objets ont été sélectionnés «les plus spectaculaires mais aussi les plus significatifs et les plus proche de la vie courante de l’époque afin de voyager dans l’histoire», insiste Patrick Gay.

    Un lieu d’histoire pour les jeunes
    Et si ce lieu retrace l’histoire de l’artisanat, il a également vocation de séduire les jeunes : «nous ouvrons principalement nos portes aux jeunes en formation dans le bâtiment pour leur faire découvrir les métiers mais également aux collégiens et aux lycéens. A travers l’évolution des objets, on essaie de démystifier l’aspect pénible lié à notre secteur», indique Patrick Gay. Quant à l’avenir du musée, il semble bien défini : «il faut qu’il soit le plus vivant possible. C’est pourquoi on va faire tourner les pièces. D’autant plus que les artisans, motivés, sont toujours aussi nombreux à nous apporter leurs objets !», conclut le secrétaire général de la Capeb du Rhône.

    Musée Capeb Rhône, 59, rue de Saint-Cyr, Lyon.

    Visite du musée, en cliquant ici

    Céline Galoffre

    26/02/2008
    http://www.batiactu.com/data/26022008/26022008-183819.html1116565456.jpg

  • Catégories : La culture

    La lecture : agents, pratiques, usages et discours

    Evénement

    Information publiée le lundi 28 janvier 2008 par Alexandre Gefen) (source : Laure Miranda et Nicholas Giguère)

    Du 29 février 2008 au 29 février 2008, Carrefour de l'Information - Université de Sherbrooke (Une journée)

     

    3e colloque étudiant du Groupe de recherche sur l'édition littéraire au Québec

     

    Vendredi 29 février 2008

    Agora du Carrefour de l’information

    Pavillon Georges Cabana (B1-B2)

    (Bibliothèque des sciences humaines)

    Université de Sherbrooke

     

    Le 29 février prochain se tiendra, à l’Agora du Carrefour de l’information de l’Université de Sherbrooke, le 3e colloque étudiant du Groupe de recherche sur l’édition littéraire au Québec intitulé « La lecture : agents, pratiques, usages et discours ».

     

    Des étudiant(e)s de 2e et 3e cycle affilié(e)s à des universités québécoises et européennes feront état de leurs travaux en histoire du livre et de la lecture. Jean-Yves Mollier, professeur d’histoire contemporaine et ancien directeur du Centre d’histoire culturelle des sociétés contemporaines à l'Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines, prononcera la conférence de clôture. Il se penchera sur l’avenir de la lecture et des bibliothèques publiques alors que l’usage des ordinateurs et la numérisation changent désormais le rapport aux livres et à la lecture.


    Le programme est disponible à l'adresse suivante : www.usherbrooke.ca/grelq/act_recherche/colloques/


    Responsable : Laure Miranda et Nicholas Giguère

    Url de référence :
    http://www.usherbrooke.ca/grelq

    Adresse : Groupe de recherche sur l'édition littéraire au Québec Université de Sherbrooke Faculté des lettres et sciences humaines 2500, boulevard de l'Université Sherbrooke, Québec J1K 2R1
    http://www.fabula.org/actualites/article22135.php
  • Catégories : La littérature

    Sur L’Astrée

    Jean-Yves Vialleton

    Tony Gheeraert, Saturne aux deux visages. Introduction à L’Astrée d’Honoré d’Urfé, Rouen, Publications des Universités de Rouen et du Havre, 2006, coll. « Cours/Littérature ».

     

     

     

    On trouvera dans ce livre un panorama organisé de différentes lectures de L’Astrée. Le roman doit être resitué dans le genre pastoral : rêverie sur un âge d’or, mais sur fond de mélancolie (chapitre 2 et titre du livre). Il doit l’être aussi dans un contexte historique et idéologique (retour à la paix sous le règne du premier Bourbon, promotion de nouvelles valeurs sociales), qui donne tout son sens au cadre gaulois et à la représentation de l’ancienne chevalerie (chapitres 3 et 4). Une place importante doit être bien sûr faite aux questions posées par les représentations de l’amour (chapitre 5). Mais la question la plus fondamentale, parce que la plus troublante, est posée par l’importance donnée dans le roman à l’illusion et à l’ambiguïté des signes (chapitres 6 et 7). Le livre de Tony Gheeraert offre aussi une notice sur Urfé (chapitre 1), un aperçu de la fortune de L’Astrée (chapitre 8 et dernier), une « bibliographie sélective » et même quelques textes choisis. Il se présente en effet modestement comme un cours d’introduction à L’Astrée et, du genre dans lequel il s’inscrit, il a toutes les qualités de densité et de clarté, qui rendent ridicule la tentative d’en donner un résumé. Mais il offre bien plus que cela. Il y a d’abord l’effet d’intelligence que seule produit une synthèse, et qui fait regretter qu’on ne dispose pas sur bien d’autres œuvres et auteurs de tels ouvrages offrant commodément « l’état de la question ». Il y a ensuite une lecture personnelle de l’œuvre qui organise le panorama critique et donne à l’ensemble comme un sombre glacis : le livre s’inscrit en effet dans le fil des études qui voient l’univers de ce roman comme un « paradis désespéré », reflet de la crise de l’âge baroque.

    À propos de L’Astrée existent deux questions irritantes et fascinantes à la fois, en ce qu’elles impliquent des questions plus larges de théorie de la littérature, comme disent les auteurs anglo-saxons. La première concerne la « philosophie d’Urfé ». Le néo-platonisme a longtemps été donné comme la clé philosophique du roman (thèse de Maxime Gaume sur les sources de l’œuvre d’Urfé) : cette affirmation est encore reçue comme une évidence par certains, mais elles donnent lieu à des discussions (voir page 886-92 et note 4 de la page 88). La deuxième question porte sur la valeur à donner aux suites et fins publiées après la mort de l’auteur. On s’accordait à faire confiance à la fin du roman donnée par Baro. Le livre signale que cette hypothèse est aujourd’hui remise en question (Eglal Henein), mais il la retient dans la lecture qu’il propose (p. 18, p. 164-177). Tout se passe comme si lire L’Astrée, c’était donc inventer au roman la fin qui lui manque, ce « point final » (Paul Ricœur) par lequel le sens se construit, même si ce sens ne devait être que la révélation de la « faillite du sens ».

    Ce livre a le bonheur d’ouvrir une période qui ne pourra pas manquer de remettre sur le devant de la scène dix-septièmiste le roman d’Honoré d’Urfé. Le quatrième centenaire de la parution de la première partie de L’Astrée (1607-2007) qui a été marqué par la sortie du film d’Éric Rohmer constituera aussi sans aucun doute une date dans les études sur l’œuvre d’Honoré d’Urfé. Une équipe animée par le Professeur Delphine Denis prépare une édition critique du roman qui paraîtra chez Honoré Champion directement en format de poche. Cette équipe a déjà fondé un site qui offre notamment l’édition hypertextuelle du roman, « Le Règne d’Astrée » (http://www.astree.paris-sorbonne.fr/). Elle a organisé des colloques et journées d’études : « Éditer L’Astrée » (octobre 2006, actes à paraître dans la revue XVIIe siècle), « La gloire de L’Astrée (juillet 2006) et « Lire L’Astrée » (octobre 2007, actes à paraître aux Presses Universitaires de la Sorbonne). Parallèlement un colloque franco-allemand (Prof. Dr. Reinhard Krüger), « L’Astrée dans tous ces états » a eu lieu en juillet 2007. Ces différents travaux permettront d’approfondir certaines questions (héritage du roman grec dont la fortune a fait l’objet d’un livre de Laurence Plazenet signalé par T. Gheeraert dans la bibliographie), de les reposer en d’autres termes (rapport de la « pensée du roman » et de la pensée philosophique, objet d’une thèse en cours de J.-B. Rolland, Paris-IV) et d’en formuler de nouvelles, en particulier sur trois points différents mais qui constituent sûrement une trinité pour ce qui est d’Urfé, l’histoire du livre (« bibliographie matérielle » du roman), l’histoire de la langue française et l’histoire des idéaux stylistiques.

    Publié sur Acta le 13 février 2008
  • Catégories : Web

    Google n'échappe pas à la crise économique

    Valérie Collet
    28/02/2008 | Mise à jour : 11:06 |
    Les observateurs interprètent la baisse du taux de clic comme une désaffection des consommateurs, moins dépensiers au premier trimestre 2008. Crédits photo : DENIS/REA

    Les internautes américains ont moins cliqué sur leur moteur de recherche préféré.

    Google a-t-il épuisé son filon ? Hier, une étude publiée par le cabinet ComScore a fait trébucher le géant de l'Internet à Wall Street. Selon cet institut, le moteur de recherche le plus utilisé de la planète aurait enregistré en janvier une baisse de 7% de son «taux de clic» aux États-Unis, par rapport à celui du mois de décembre. Pis, c'est la deuxième baisse consécutive après celle de décembre. Le taux de clic est le nombre de connexions effectuées par les internautes sur les liens sponsorisés proposés lors des recherches. Ce sont ces connexions sur des liens commerciaux qui sont ensuite facturés par les moteurs de recherche aux annonceurs. C'est ce système qui a assuré la prospérité des moteurs de recherche.

    Crainte d'une récession

    ComScore a par ailleurs noté que Yahoo! a subi un recul de 1%, alors que Microsoft aurait au contraire vu son taux de clic progresser de 4%. Les dirigeants du géant de Mountain View n'ont pas commenté ces informations.

     

    Mais l'annonce a fait l'effet d'une bombe aux États-Unis, où ce recul est pressenti comme le nouvel indicateur d'une récession plus générale de l'économie. L'action Google a été sanctionnée par une baisse de 4,6% à Wall Street mardi.

    Pourtant, les analystes prennent l'information avec des pincettes et estiment que ce ralentissement est peut-être exagéré. Imran Khan de Morgan Stanley pointe les divergences entre l'étude de ComScore et les résultats déjà publiés par Google (GOOGLE A). En effet, selon les dirigeants de Google, qui ont présenté des résultats annuels records le mois dernier, la croissance des clics sur les liens sponsorisés a atteint 30% lors du dernier trimestre de l'année. Et cette hausse avait été de 50% lors des trimestres précédents.

    Pic de la pub en ligne

    «La peur des investisseurs est démesurée, estime Jordan Rohan de RBC Capital Markets. Alors que le marché se focalise uniquement sur les volumes, l'amélioration du revenu dégagé par la recherche pourrait bien compenser la réduction des volumes.» Mais globalement, les observateurs interprètent la baisse du taux de clic comme une désaffection des consommateurs, moins dépensiers au premier trimestre 2008. D'ailleurs, le Wall Street Journal a cité mercredi une étude de Tepid Elecronic-Commerce Data. Elle permet d'établir un lien entre la baisse du taux de clic de Google et un ralentissement des dépenses en ligne aux États-Unis. Ces dernières auraient reculé de 17% en décembre dernier.

     

    Une réalité qui tranche avec les pronostics enthousiastes de l'Interactive Advertising Bureau qui prédit chaque année un accroissement des revenus publicitaires en ligne. En 2007, les recettes publicitaires en ligne aux États-Unis ont atteint 21,1 milliards de dollars, en croissance de 25% par rapport à l'année précédente. La tempête d'hier mérite d'être relativisée. Google a en effet vu son bénéfice progresser de 36% en 2007 et son chiffre d'affaires de 56%, à 16 milliards de dollars.

    LIRE AUSSI
    » Analyse technique - Google : vers une accalmie

         
    http://www.lefigaro.fr/societes-etrangeres/2008/02/28/04011-20080228ARTFIG00347-google-n-echappe-pasa-la-crise-economique-.php1022241380.jpg
  • Catégories : La peinture

    Le retour à la lumière d'un Van Gogh

    1912565547.jpgDe notre envoyée spéciale à Londres Valérie Duponchelle
    27/02/2008 | Mise à jour : 22:10 |
    L'Enfant à l'orange, estimé à plus de 30 millions de dollars, sera sans doute le tableau le plus cher de la foire de Maastricht. Crédits photo : akg-images

    Depuis quatre-vingt-dix ans, un petit portrait joyeux, peint par Van Gogh à Auvers-sur-Oise à un mois de sa mort, vivait à l'abri d'une collection suisse. Il sortira de sa réserve le 7 mars, à Maastricht.

    Ce drôle de petit tableau, frais et rose comme une bonne intention, était accroché juste à côté du cercueil de Van Gogh, dans la pièce funéraire improvisée à l'auberge Ravoux d'Auvers-sur-Oise, deux jours après son suicide par balle, en pleine poitrine, le 29 juillet 1890. À peine un mois avant le drame qui plongea le village dans le deuil, fin juin, comme en témoigne le pré en fleurs en arrière-plan, Vincent, 37 ans, peintre du tourment humain et du soleil divin, avait concentré sa joie de vivre dans ce petit format (50 × 51 cm), testament non prémonitoire. Traitant la robe bleue de l'enfant par de vifs traits de pinceau, comme un petit ciel captif et un condensé de bonheur.

    Coup de théâtre ! Connu des musées, où il fut montré de Detroit à Madrid, mais officiellement inconnu du marché de l'art, qui le voit sortir de quatre-vingt-dix ans de réserve en Suisse, L'Enfant à l'orange sera l'une des attractions de la prochaine foire de Maastricht, qui s'ouvre le 7 mars au public. Le secret était bien gardé aux Pays-Bas, où, il y a quinze jours encore, on jurait ne «rien savoir à propos du retour d'un Van Gogh au pays».

    Le vernissage de la 21e Tefaf (The European Fine Art Fair) de Maastricht approchant, sous la pression des affaires de l'année à conclure en dix jours de foire très compétitive, les langues se délient de l'autre côté de la Manche.

    C'est Dickinson, enseigne notable de Jermyn Street à Londres, qui a sorti ce portrait tendre de la fameuse collection d'Arthur et Hedy Hahnloser à Winterthur (Fondation Villa Flora). «Nous sommes fiers de proposer à Maastricht ce Van Gogh de grande provenance, petit tableau, mais plein de lumière, en état remarquable, resté quatre-vingt-dix ans dans la même collection historique. Un exploit », confirmait, hier matin depuis Hongkong, James Roundell, figure totémique de la galerie Dickinson, identifiable dans toute salle de ventes aux enchères, de Londres à New York, grâce à ses presque deux mètres de haut.

    Cet Enfant à l'orange, blond comme une fille, mais sans doute fils d'un modeste menuisier d'Auvers-sur-Oise, tenant peut-être plutôt une balle orange qu'un fruit, est estimé à plus de 30 millions de dollars, a priori le tableau le plus cher de la foire.

    Retour à cet été 1890 qui s'annonçait si prolifique dans la carrière de Van Gogh. Après la solitude, le soleil intense et les blés drus de Saint-Rémy-de-Provence (mai 1889-mai 1890), le peintre à l'oreille coupée depuis son accès de folie du 24 décembre 1888 était remonté au Nord, près de Paris et de son cher frère Théo. Le Dr Gachet, médecin homéopathe, lui avait été recommandé par Pissaro et jouissait de la réputation d'un amateur d'art, ayant déjà traité plusieurs artistes.

    Là, installé pour 3,50 francs par jour sous les combles de l'auberge d'Arthur-Gustave Ravoux, place de la Mairie (aujourd'hui un restaurant), le Vincent dépressif cher à Maurice Pialat œuvra comme un forcené. Près de 80 œuvres peintes dans ses 70 derniers jours passés à Auvers ! Dont des chefs-d'œuvre, comme L'Église d'Auvers ou Le Portrait du Dr Gachet qui atteignit le prix record de 82,5 millions de dollars, chez Christie's le 15 mai 1990.

    «Je m'attendais à voir un malade, mais c'était un homme costaud aux larges épaules, avec une bonne mine, le sourire au visage, et un air très résolu», raconta par la suite Jo, l'épouse de Théo Van Gogh. En partance pour sa dernière demeure, Vincent avait été heureux de découvrir à Paris son neveu et filleul, un bébé nommé, lui aussi, Vincent.

    Les historiens de l'art puisent dans cet amour filial, émerveillé et inhabituellement serein, l'inspiration des portraits d'enfants peints à Auvers-sur-Oise. Dont cet Enfant à l'Orange. Qui aurait pu dire l'avenir, même si son petit air chiffon peut être lu comme une faille ? «Je profite de chaque jour, le temps est si beau. Et je vais bien. Je me couche à 9 heures, mais je me lève le plus souvent à 5… Et j'espère que ce sentiment d'être plus maître de mon pinceau qu'avant d'aller à Arles va durer», écrit Vincent à Théo, dans l'une des plus belles correspondances qui soient.

    Le 5 juin, Vincent écrit à sa sœur Wilhelmina ce qui est resté comme son «manifeste d'Auvers» : «Ce qui me passionne le plus, bien plus que le reste de mon métier, c'est le portrait, le portrait moderne. Je le vois en couleur. (…) Je voudrais peindre des portraits qui apparaîtraient, un siècle plus tard à ceux qui vivraient alors, comme des apparitions.»

    Longtemps tenu pour le portrait d'une fillette dans les inventaires, L'Enfant à l'orange a été identifié par Adeline Ravoux, fille de l'aubergiste qui raconta, en 1957, les derniers jours d'un grand peintre, comme Raoul, 3 ans, fils du menuisier du village, Vincent Levert. Il fut probablement l'auteur du cadre en bois dans lequel le tableau est resté, comme du cercueil du peintre au pied duquel on posa palette et pinceaux.

    Après la mort de Vincent, Théo le décrocha des murs comme L'Église d'Auvers et les merveilleux Iris mouvant comme les serpents de la Méduse. Tous les tableaux furent rapatriés dans son appartement parisien. Six mois plus tard, Théo mourait à son tour, laissant Jo maîtresse d'un héritage historique et d'âpres débats sur les provenances. Le tableau fut proposé en décembre 1890 pour 500 francs à Octave Maus, puis exposé à Bossum (Hollande) au printemps 1891 avec 550 autres Van Gogh et encore en 1905 à la rétrospective du Stedelijk Museum d'Amsterdam.

    Les Suisses Arthur et Hedy Hahnloser l'achetèrent en 1916 et le tableau resta à Winterthur depuis. Si les grands pros du marché font un peu la moue devant un bébé, sujet toujours difficile à vendre, et devant une estimation jugée trop optimiste, personne, pour une fois, ne conteste la magistrale signature.

    http://www.lefigaro.fr/actualites/2008/02/28/01001-20080228ARTFIG00017-le-retour-a-la-lumiered-un-van-gogh-.php