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Laura Vanel-Coytte: écrivaine publique. Entreprise Siret:884 135 807 00011 à votre service - Page 1411

  • Catégories : Des expositions

    LES BOYADJIAN : photographes arméniens à la cour du Négus en Ethiopie

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    Exposition de photographies

    Cette exposition met en relief le destin singulier d'une famille arménienne, les Boyadjian, photographes officiels du Négus sur plusieurs générations et témoins privilégiés de la vie de la communauté arménienne en Éthiopie dans la première moitié du XXe siècle jusqu'aux années 1970.

    Elle est composée d'une sélection de quatre-vingt photographies (quarante photos d'époque et quarante tirages modernes), issues pour la plupart des archives conservées à Addis Abeba par Berhanu Abebe. Des appareils photographiques et des textes (lettres, carnets,...) viennent enrichir cette exposition qui rend hommage à la famille Boyadjian.
    Dans un souci documentaire, l’exposition s'articule autour de différents thèmes : la famille Boyadjian, les portraits impériaux, les voyages officiels, la communauté arménienne, les cérémonies religieuses et l'Éthiopie.
    Si la photographie fut utilisée en Afrique relativement tôt, elle est restée un outil essentiellement occidental jusqu'à la Seconde Guerre mondiale. Avant cette période, on connaît très peu de photographes africains. En revanche, de nombreux photographes étrangers travaillent en Éthiopie dès les années 1860, moment où les soldats du Génie royal britannique importent ce médium dans la Corne de l'Afrique. Un certain Hénonqui serait l'auteur du plus ancien portrait de l'empereur Ménélik, réalisé vers 1888. Mais ce n'est qu'en 1905 que le premier photographe professionnel s'installe à Addis Abeba. D'origine arménienne, Bédros Boyadjian devient l'un des photographes officiels de la Cour de Ménélik. Ses fils Haigaz et Tony lui succèdent. Tony Boyadjian devient le photographe de la cour de Ras Tafari, futur empereur Hailé Sélassié à la fin des années 1920. C'est à lui que l'on doit de nombreux portraits officiels du souverain éthiopien.

    En partenariat avec l'association Amitié franco-éthiopienne et le musée du Jeu de Paume (Paris)

    jeudi 7 février à 19h : vernissage de l'exposition

    Dates (cliquez sur un lieu pour obtenir plus d'information)
     
    Du 07 février 2008 à 13:00 au 01 mars 2008 à 18:00  
    Entrée libre  
    Tous publics   

    Partenaires
    le jeu de paume

    l’association Amitié Franco-éthiopienne

    http://php.bm-lyon.fr/phpmyagenda/infoevent3.php3?id=1566

  • Catégories : CE QUE J'AIME/QUI M'INTERESSE, La littérature, Mes Avent et NOEL

    A rebours, quand l’écrivain se relit

    Noro Rakotobe-D’Alberto

    La Relecture de l’œuvre par ses écrivains mêmes, Tome I, Tombeaux et testaments, Tome II, Se relire contre l’oubli ? XXe siècle, sous la direction de Mireille Hilsum, « Les cahiers de Marge » n° 2 et 3 Paris, Éditions Kimé, 2007, 240 et 272p.

    Les deux tomes de La Relecture de l’œuvre par ses écrivains mêmes dirigés par Mireille Hilsum rassemblent les vingt-neuf études issues d’une journée d’étude et d’un colloque organisés à l’université de Jean Moulin en 2005 et 2006. Le premier tome s’attache aux auteurs du XVIIIe à la première moitié du XXe siècle, de Rousseau à Robert Musil. Le second se consacre à la relecture liée spécifiquement à l’édition au XXe. Se relire pour un écrivain le renvoie au temps de la genèse de l’œuvre et l’oblige à se repositionner par rapport à ce qu’il fut, dans un contexte différent, en tenant compte de la réception de l’œuvre, de ce que lui-même est devenu. Le sujet concerne autant le rapport à soi ressaisi dans des temporalités différentes et que le rapport à autrui, lecteur et critique. Il pose la question de la création, de la fabrique littéraire tout autant à travers l’élaboration du péritexte, préface, notes, postfaces et autres lieux où l’auteur entre en dialogue, qu’à travers le remaniement d’un texte. C’est une activité hautement ambivalente qui oscille entre rejet, mélancolie et émerveillement, nostalgie.

    Le premier tome, Tombeaux et testaments, s’ouvre sur une introduction de Mireille Hilsum qui pose les enjeux de la relecture. Il regroupe quatorze articles organisés autour de quatre pôles : I. Vieillir, relire, II. La scène et le livre, III. Refaire / défaire, IV. Se relire ou non. Le second recueil, Se relire contre l’oubli ? XXe siècle comporte quinze articles également précédés d’une préface de Mireille Hilsum. Ce second opus, s’organise en trois parties dont le deuxième se subdivise en trois chapitres : I Relecture et édition, II Relecture et histoire littéraire, chapitre 1 : se souvenir ou non ?, chapitre 2 : relecture et création, chapitre 3 : l’âge des anonymes, III Relire la poésie.

    La relecture ressuscite le passé et ce retour provoque des réactions ambivalentes. Certains artistes y voient l’occasion, de redéfinir leur ethos d’écrivain ou leur idéologie. Laurent Mattiusi s’attache à la façon dont Nietzsche à travers le texte Ecce Homo, se pose comme un génie, placé sous le patronage de Dionysos, le dieu des Mystères. David Vrydaghs s’attache au cas d’Emergences-Résurgences d’Henri Michaux. Le poète revient sur la supériorité du peintre sur l’écrivain. La fonction cathartique de la peinture, plus adéquate pour parler de soi, est soulignée.

    Modifier ses positions est parfois nécessaire face à une évolution du contexte ou de soi. Pour Aude Déruelle, Balzac en réécrivant les Chouans superpose plusieurs versions qui rendent le texte ambigu sur le plan politique et axiologique. Le palimpseste oriente le texte in fine vers le légitimisme quand les textes antérieurs demeuraient plus indéchiffrables et reflétaient davantage « l’opacité des signes et l’errance du sens » (Tome I, p. 183) caractéristiques du contexte historique agité. Proust adopte une posture de circonstance dans Pastiches et mélanges selon Françoise Leriche. La priorité qui motive ce travail de mise en recueil de divers textes publiés pour les journaux et revues est à mettre en rapport avec les visées académiques de Proust. Ces textes dressent opportunément l’ethos d’un écrivain conservateur en phase avec la société de l’après-guerre. Pour Laurent Mattiusi, Michel Foucault manifeste l’évolution de sa pensée en supprimant dans la réédition la préface de l’Histoire de la folie. Sa pensée est désormais plus nietzschéenne. Il tient surtout à se poser non plus tant comme sujet que comme auteur qui refuse d’imposer une grille de lecture.

    Relire conduit donc à réactualiser d’anciennes postures, à recontextualiser un ancien soi. Cette opération s’opère entre renoncement, mélancolie et pragmatisme éditorial. Il s’agit d’aller à la rencontre d’un public dont la réception doit être prise en compte. Pour Bérengère Voisin, l’édition de New York des œuvres de Henry James constitue « une ultime tentative de séduction » (Tome II, p. 25) du lectorat. L’auteur s’implique de façon passionnelle dans la relecture de ses œuvres. Revenir en arrière, c’est se replonger dans le plaisir de la création. Mais la réédition est liée à une stratégie commerciale qui vise à réorganiser l’œuvre, permettre une réévaluation par le biais notamment du choix des photographies illustrant l’œuvre. Séduire à nouveau et même restaurer l’image de soi, c’est ce à quoi s’efforce Lamartine selon Aurélie Loiseleur. Le recueil des Méditations que le poète commente est mythifié en tant qu’entreprise de refondation de l’œuvre. Il faut se revaloriser face aux attaques, aux adversités littéraires, politiques. Crébillon relecteur d’Ah quel conte ! souhaite aussi, selon Régine Jomand-Baudry, restaurer un ethos auctorial écorné. Il s’attache en outre plus fondamentalement à renouveler le genre du conte qui devient le laboratoire d’expérimentations littéraires, inachèvement, intégration de formes hétérogènes, métadiscours…

    Le travail sur le style manifeste en effet l’évolution de l’écrivain. Flaubert relisant et réécrivant l’Éducation sentimentale réoriente le texte sur le plan esthétique davantage vers le modèle de Bouvard et Pécuchet que celui de Mme Bovary pour Stéphanie Dord – Crouslé. La parataxe notamment place le monde « sous le signe du hasard et de la discontinuité ». (Tome I, p. 201) Cioran qui dirige la traduction roumaine de Des Larmes et des Saints selon Nicolas Cavaillès épure le texte et le mène vers une esthétique plus classique que l’original.

    La relecture reste le moment privilégié d’établir un dialogue constant avec ses lecteurs. Le discours poursuit un but clairement apologétique pour un Rousseau vieillissant qui se partage, selon Michel O’Dea, entre méditation et combat infini pour se défendre contre les ennemis. Beaumarchais utilise ses préfaces comme des boucliers contre la critique et tente d’orienter la réception de ses textes. Pour Christelle Bahier-Porte, elles permettent, en outre, au dramaturge d’établir des mises au point théoriques sur le statut de l’auteur et sur le projet de rénovation d’un théâtre qui prend le roman comme horizon. Champfleury aussi redéfinit sa pratique en se relisant selon Gilles Bonnet. Il s’agit de se poser comme le « mimographe » (Tome I, p.88), l’ « inventeur de la pantomime réaliste, logique et vraisemblable » (Tome I, p.89). Andréas Pfersmann étudie les marges de Henri Matisse, Roman d’Aragon. Celles-ci, par le biais des notes notamment, permettent à Aragon de présenter Matisse à la fois comme personnage et « co-auteur ». (Tome II, p.61) L’écrivain rapporte les commentaires sur le texte que le peintre a pu livrer de son vivant. Ces remarques portent également sur Aragon lui-même. Ils proposent en outre une lecture de l’œuvre non linéaire.

    Le retour sur l’œuvre passée est donc orienté vers le lecteur ou vers sa propre pratique, vers soi. Jean-Louis Jeannelle étudie la façon dont divers écrivains tentent de se ressaisir à travers leurs Mémoires, d’Elie Wiesel à Simone de Beauvoir, de Régis Debray à André Malraux.La relecture peut en effet jouer le rôle d’un point de départ, d’un tremplin vers de nouvelles créations plus fécondes ou au contraire celui d’une origine fantasmée qui échappe à jamais. Pour Philippe Jaccottet, le poème fini, lié à une émotion particulière est rejeté dans une étrangeté intrinsèque. Lionel Verdier souligne que pour le poète, relire relève d’une quête impossible d’un centre qui se dérobe. Les Écrits minuscules de Pierre Michon, selon Laurent Demanze, témoignent également de la frustration qu’entraîne l’entreprise de relecture en ce sens que le récit premier, mythifié, fétichisé et pétrifié reste la « ligne asymptotique » vers laquelle tendre indéfiniment. La répétition échoue, elle ne peut devenir une reprise satisfaisante. Françoise Genevray souligne que lorsque Georges Sand se relit, ce n’est pas tant pour commenter l’œuvre passée que pour se projeter dans l’œuvre à venir. L’oubli est préférable à un mouvement de rétrospection qui briserait l’élan créateur. « Eviter de relire », ce serait « donner une chance à Corambé1 de revenir » (Tome I, p. 196).

    D’autres auteurs en revanche, se relisent pour faire avancer la création, réagencer la matière narrative, faire surgir d’autres possibles narratifs. Goethe, auquel s’intéresse Martin Raether, retravaille inlassablement les motifs aquatiques qui lui permettent de juguler de façon cathartique ses tendances destructrices. Jean Giono d’Angelo au Hussard sur le toit, revient sur ses méthodes de travail selon Alain Schaffner. Il remanie la matière narrative tout en l’enrichissant de nouveaux épisodes. Dans le cas de Diderot auquel s’intéresse à nouveau Michel O’Dea, revenir sur l’œuvre écrite permet essentiellement de reprendre des textes antérieurs. Le Rêve de d’Alembert doit être reconstitué d’après des bouts de manuscrits retrouvés. La Lettre sur les aveugles permet de marquer l’évolution de la pensée par une mise à distance partielle. La Religieuse est à la fois remanié et doté d’une préface importante sur le plan théorique puisqu’y est abordé la question de l’illusion romanesque. André du Bouchet réagence également des textes antérieurs dans le recueil L’Ajour. Ce travail d’  « ajourage », véritable travail plastique pour Anne Malaprade « rétablit la lumière dans « l’obscurité des pré-textes sans pour autant résoudre l’énigme du réel » (Tome II, p. 215). L’accent est mis sur la matérialité d’un texte « assoiffé de ruptures » qui tente de faire circuler « ce dont l’être humain manque : l’air, le vent, le souffle. » (Tome II, p. 217)

    Réécrire les textes s’opère parfois de façon plus radicale par des réorientations génériques ou la mise en place d’expérimentations littéraires. Jean-Marie Seillan revient sur les trois états du texte de Zola, L’Attaque du moulin. Les transformations génériques font passer le texte de la relation d’une simple anecdote historique à un quasi manifeste et pour finir à un livret d’opéra. Les changements de statut s’accompagnent du passage du naturalisme au lyrisme. La réception polémique de son roman contre la guerre d’Algérie qui actualise la notion originale de « sensure » (Tome II, p. 133), (« [dénaturer] les mots en vouant un culte à l’information quantitative qui dévalue le langage et véhicule un savoir vidé de toute substance critique (Tome II, p. 133)) pousse Bernard Noël à transformer Le Château de Cène en pièce de théâtre. Mais le réel, le procès, s’invitent dans les marges du texte selon Anne Malaprade.

    La relecture qui oscille entre création et déconstruction, oubli et célébration nostalgique se joue fondamentalement entre clôture et inachèvement, morcellement et totalisation, élaboration de l’œuvre monument. Olivier Catel assimile la composition de la Vie de Rancé à une « esthétique de la mosaïque » (Tome I, p. 137). Chateaubriand dans une œuvre plus autobiographique que réellement biographique peut enfin mettre en œuvre ce qu’il admire tant dans les beaux-arts, le « sublime de la religion » (Tome 1, p. 150). Le texte met le point d’orgue à la création par l’auteur de sa cathédrale littéraire, en revenant à travers l’autocitation et l’intratextualité sur le reste de l’œuvre monumentale.

    Florence Godeau pose la question de la modernité à travers celle de l’ouverture de l’œuvre, de son inachèvement à travers Marcel Proust et Robert Musil  La critique rappelle le débat qui oppose les critiques proustiens sur l’achèvement ou non de l’œuvre. Jean-Yves Tadié souligne l’achèvement fondamental d’une « œuvre cathédrale » (Tome I, p. 218) conçue comme un tout. D’autres critiques soulignent la relecture et les corrections incessantes auxquels se livraient l’auteur de la Recherche. L’impossibilité de revenir sur les trois derniers romans publiés de façon posthume inscrit l’œuvre dans l’inachèvement. Pour Musil, la question se pose autrement, s’il corrige également ses textes d’une façon inlassable, en butte à des circonstances extérieures qui l’oblige à échelonner la publication de ses textes, en revanche, il porte le projet d’un livre intrinsèquement ouvert, un « Livre-mobile, dont les feuillets auraient pu être lus de manière plus ou moins aléatoire ». (Tome I, p. 225) Pour Roland Barthes, la question éminemment moderne de l’inachèvement se pose aussi. Laurent Demanze s’intéresse au retour incessant sur soi d’un sujet mélancolique. La relecture permet de fictionnaliser le sujet. Différents masques se mettent en place et permettent de le morceler.

    Le dernier mot est laissé au poète Esther Tellerman qui revient sur sa propre pratique et assimile la relecture à une zone vide « entre-deux-morts » (Tome II, p. 253). C’est un moment qui se situe entre fécondité et dépossession. Il est mélancolique et heureux à la fois.

    Publié sur Acta le 21 janvier 2008
    Notes :
    1 Voir pour cette figure de Corambé l’étude de Pierre Laforgue, Corambé. Identité et fiction de soi chez George Sand, Paris, Kliencksieck, 2003.
  • Catégories : Des femmes comme je les aime

    Françoise Sagan: les héritiers

    par Amélie Dor
    Lire, février 2008

     Ils sont six à se confier, six hommes - et pas une femme. Loin de trahir un complot macho, cette surreprésentation masculine reflète le prestige de Sagan parmi les écrivains mâles! Les cadets l'ont lue. Les aînés l'ont aussi rencontrée. Quelles influences et quels souvenirs leur a-t-elle inspirés? Leurs réactions.

    Eric Neuhoff
    (Dernier livre paru: Pension alimentaire, Albin Michel,

    F rançoise Sagan? Elle a fait fantasmer des générations entières de jeunes écrivains qui rêvaient de devenir comme elle, riche, célèbre, et de faire la fête. Tout en écrivant d'excellents livres et en ayant un talent fou. Tout romancier en herbe qui envoyait un manuscrit espérait secrètement que le livre aurait le même succès que Bonjour tristesse. Et elle était unique, personne aujourd'hui ne peut se revendiquer d'elle, avec une vie aussi importante que l'oeuvre. Et la fête au coeur de son oeuvre. Sagan et la fête, c'est un peu comme Proust et l'asthme, ou Blondin et l'alcool, l'un ne va pas sans l'autre. Même si ses derniers romans étaient un peu bâclés, tous les premiers, Bonjour tristesse, Dans un mois, dans un an, Aimez-vous Brahms..., étaient formidables et tiennent encore la route aujourd'hui.»

    Christian Authier
    (Dernier livre paru: Une si douce fureur, Stock, 2006)

    «Blondin et Sagan sont les deux écrivains qui allient la mélancolie et la légèreté de manière remarquable. Ils sont des emblèmes de ma sensibilité et me touchent infiniment. Chez Sagan, tous les clichés ont une part de vérité. Elle a son propre style jusque dans les titres de ses romans qui sont comme des oxymores pleins de promesses. J'aime son écriture classique et indémodable, son côté petite-cousine de Scott Fitzgerald, avec cette élégance dans la façon de présenter les blessures tout en étant dans l'élan.»

    Bernard Chapuis
    (Dernier livre paru: Vieux garçon, Stock, 2006)

    «Chez Sagan, cas assez rare, le personnage est aussi important que l'écrivain. Fille de bonne famille, pas en rupture de ban, mais différente, elle avait de la tenue et un humour qui pouvait être assez caustique. Elle avait de l'éducation, et une culture transmise par sa famille, pas vraiment bourgeoise, bien qu'issue des beaux quartiers. C'était un sacré personnage, d'une étonnante liberté. Dans les années 1950, elle était unique. D'autres jeunes femmes buvaient, fumaient, et faisaient la fête, mais pas comme elle; d'autres portaient des pantalons, mais pas à sa façon. Ce n'était pas de la provocation gratuite, c'était simplement de la liberté, une grâce insolente. Il faut se rappeler que les codes sociaux en vigueur à l'époque étaient d'une rigueur dont on n'a pas idée aujourd'hui: une divorcée n'était plus invitée à dîner en ville, par exemple. Et elle avait cette liberté de ton, de parole et de comportement. Je l'ai rencontrée deux fois chez mon amie Inès de La Fressange. Elle était de compagnie agréable, flanquée de son "chien de races", un bâtard qui ne la quittait pas. En société elle était accorte, souriante, agréable. Personne aujourd'hui n'a son élégance, son talent, ni son indépendance. Notre époque est trop narcissique, ce que Françoise Sagan n'était pas. Si elle a été regrettée, c'est aussi à cause de son incroyable potentiel d'humour. Elle était la soeur, la copine et la complice. Son amitié avec Bernard Frank me fait penser à celle que l'on devine à la lecture de la correspondance de Sand et de Flaubert, une vraie générosité, une franche camaraderie. Un de ses plus beaux textes reste pour moi sa préface à la correspondance de Sand et Musset (Lettres d'amour, Hermann). Elle était géniale quand elle parlait de livres, de l'amitié. Les deux mots qui me viennent à l'esprit sont amitié et générosité. C'était une cigale intelligente. Mais l'hiver est passé...»

    Marc Lambron
    (Dernier livre paru: Mignonne, allons voir si la rose..., Grasset, 2006)

    «C'est un cas typique où la légende a précédé la lecture. Parce que mes parents lisaient Paris Match à l'époque et qu'il y avait une chronique photo régulière. Sagan a été la première à faire de la "peopolisation littéraire", en existant par l'image et par les interviews. Elle était une légende vivante. L'imaginaire saganesque est formidable, avec ses frasques, les voitures, les accidents... Je ne l'ai lue que plus tard, comme critique littéraire, et je l'ai découverte comme auteur avec ses derniers livres, Les faux-fuyants, La laisse: j'ai trouvé ces textes en totale harmonie avec la légende, avec un vrai charme au sens fort du mot. Je n'ai pu redire que tardivement ce que tout le monde avait déjà dit sur elle. A ce jour, j'avoue, je n'ai toujours pas lu Bonjour tristesse. J'ai eu la chance de la rencontrer grâce à Bernard Frank. Pour un provincial comme moi, approcher une telle légende était le summum. Je me souviens d'un réveillon chez elle quand elle habitait rue de l'Université. Je n'étais pas informé de son addiction. Elle, en robe noire et collier de perles, était entourée de philosophes, de chanteurs, de banquiers et d'amis proches, et des membres de sa famille. C'était l'avant-guerre et la fin de siècle réunis. Cela tenait du bal et de la boum, avec des musiques des années 1960, et beaucoup de slows. Même Bernard Frank dansait le slow, et Sagan était là comme dans un de ses romans, discrète, mais auteur de cette fiction. Puis elle s'est retirée pour lire dans sa chambre. On change d'année, je m'efface, semblait-elle nous dire. Ses amis sont encore éblouis quand ils parlent de sa désinvolture, de ce devoir d'esprit qu'elle a maintenu jusqu'au bout. C'est un petit monstre qui vient à la fin de l'époque des grands monstres. C'est aussi le premier écrivain sans guerre, ce qui n'est pas rien. Elle commence à écrire en temps de paix. C'est la culture de l'été et de la jeunesse, un miroir des Trente Glorieuses dans ce qu'elles avaient de détaché et d'heureux, et qui s'est achevée dans le pourri et le moisi. Bonsoir tristesse...»

    Adrien Goetz
    (Derniers livres parus: Intrigue à l'anglaise, Grasset, 2007 et Le soliloque de l'empailleur, Le Promeneur, 2008)

    «Pour le lecteur de Saint-Simon que je suis, Sagan appartenait à ce groupe surprenant de vieilles dames qui avaient choisi des pseudonymes de duchesses d'Ancien Régime pour se faire un nom: Duras, Sagan ou celle qui resta selon moi la plus jeune et mourut en 2005, à 95 ans, Aurélie Nemours, dont j'aime tant les tableaux. Du haut de leurs tabourets, ces duchesses jouaient à être indignes. Pour découvrir la jeune fille qu'elle avait été, il a fallu que j'entende un enregistrement de Bertrand Poirot-Delpech à la télévision. C'était bouleversant de la voir ensuite apparaître à l'écran et dire: "Quand je serai morte, j'aimerais qu'on repasse ça", ce que, je crois, personne ne s'est soucié de faire en 2004. Surtout, je suis tombé, dans une maison de vacances, comme il se doit, sur un exemplaire de Bonjour tristesse qui sentait le sel de mer et la crème solaire, et je l'ai tout de suite aimé. Au hasard des bouquinistes, j'ai lu un ou deux autres romans, dont je n'ai rien vraiment retenu. Puis, ce sont les titres de ses livres que j'ai trouvés séduisants. Je ne les ai pas tous lus. Certains ne sont pour moi que des têtes de chapitres dans ce joli livre autobiographique intitulé Derrière l'épaule. Je ne crois pas que ses romans m'aient "influencé", c'est pourquoi j'aimerais maintenant la relire - et lire d'elle ce qui ne se trouve plus dans les librairies.» A.D.

    David Foenkinos
    (Dernier livre paru: Qui se souvient de David Foenkinos?, Gallimard, 2007)

    «Ala différence de ceux qui ont découvert Bernard Frank dans le sillage de Françoise Sagan, je suis venu à elle par Bernard Frank. C'est lui qui a été déterminant dans mon écriture, alors qu'elle est pour moi en périphérie. Mais j'ai lu tant de choses sur lui que j'ai l'impression de la connaître aussi. Quand, très vite, elle est devenue célèbre, il a cessé d'écrire des romans; il a été journaliste, a écrit des essais. Il disait: "Françoise Sagan est célèbre pour nous deux." Sa vie de romancier est restée dans l'ombre. J'ai lu Sagan comme tout le monde, mais ce n'est pas un écrivain qui compte pour moi. Même dans le style de vie, je serais plutôt son opposé: je ne suis pas le genre à acheter une maison après avoir raflé la mise au casino, mais plutôt à voir quinze banquiers avant!»

    http://www.lire.fr/enquete.asp/idC=52062/idR=200

  • Catégories : Des femmes comme je les aime

    Le cas Taslima Nasreen embarrasse New Delhi

    De notre correspondante à New Delhi Marie-France Calle
    07/02/2008 | Mise à jour : 21:55 |

    040f88a5bfa1e8baafe202a733637066.jpgTaslima Nasreen s'est attiré la colère des islamistes indiens par ses positions sur le statut des femmes musulmanes. Crédits photo : ASSOCIATED PRESS

    Menacé par les intégristes islamistes, l'écrivain très controversé vit caché dans la capitale indienne. Cette «Rushdie au féminin» ne viendra pas à Paris recevoir le prix Simone-de-Beauvoir.

    Taslima Nasreen ne viendra pas en France chercher le prix Simone-de-Beauvoir qui lui a été décerné le 9 janvier, au Couvent des cordeliers à Paris. Poursuivie par la vindicte de quelques groupuscules extrémistes musulmans indiens, la femme écrivain la plus controversée du sous-continent vit, depuis la fin novembre, en un endroit tenu secret, dans la grande banlieue de Delhi. Sous haute surveillance, et pas vraiment de son plein gré. «J'apprécie le geste de la France et je suis reconnaissante de l'invitation à me rendre à Paris (…) mais je préfère rentrer chez moi, à Calcutta, pour y retrouver tout mon univers», a fait savoir Taslima du fond de sa cachette.

    Exilée, depuis 1994, de son Bangladesh natal où plusieurs fatwas la menaçaient de mort, cette «Rushdie au féminin», comme on la surnomme parfois, a erré dix ans durant dans une Europe où elle ne s'est jamais sentie chez elle. En 2004, elle avait trouvé en Calcutta plus qu'un asile, et en l'Inde une seconde patrie. Malgré la Partition de 1947, qui a coupé le Bengale en deux, Calcutta reste, aujourd'hui encore, la capitale culturelle de tous les Bengalis, qu'ils soient bangladais ou indiens.

    140 millions de musulmans

     

    Le 22 novembre dernier, Taslima Nasreen a pourtant été forcée de quitter le Bengale-Occidental après de violentes manifestations organisées par des groupes musulmans contre sa présence. Voyant poindre le spectre d'émeutes intercommunautaires, le gouvernement communiste de Calcutta a d'abord appelé l'armée en renfort. Puis il a exfiltré Taslima. Elle s'est retrouvée à Jaipur, au Rajasthan. Mais cet État redoutant, lui aussi, des tensions entre hindous et musulmans, elle a été «déportée» en pleine nuit à Delhi, où le gouvernement central s'est résolu à prendre en main sa sécurité. Bien embarrassées, les autorités indiennes viennent de lui renouveler son visa pour six mois, réveillant la colère des islamistes qui demandent son expulsion. Delhi a toujours refusé à Nasreen la nationalité indienne qu'elle réclame depuis 2005.

    Pour l'Inde, Taslima Nasreen, bangladaise, musulmane et en rupture de ban avec l'islam, c'est de la dynamite. Cette immense démocratie multiculturelle, multiconfessionnelle, abrite bien des réfugiés politiques, dont le dalaï-lama, avec son gouvernement tibétain en exil. Elle accueille aussi des Birmans, des Sri Lankais… Mais, pour Taslima, c'est une autre histoire : l'Inde compte quelque 140 millions de musulmans sur plus d'un milliard d'habitants, et pas question de courir le moindre risque de rompre l'équilibre précaire qui prévaut depuis soixante ans entre hindous et musulmans.

    D'autant que la sulfureuse Nasreen n'en est pas à ses premiers déboires avec des islamistes indiens. En août dernier, elle a été violemment attaquée par des activistes d'un parti musulman à Hyderabad (Sud) où elle s'était rendue pour le lancement de l'un de ses ouvrages en telugu, la langue de l'Andhra Pradesh. Dans la foulée, un imam avait lancé contre elle une fatwa, exigeant une nouvelle fois son expulsion. À la suite de cet incident, des militants musulmans ayant porté plainte pour atteinte à l'islam, l'écrivain iconoclaste risque jusqu'à trois ans de prison pour «avoir attisé la discorde, la haine et la malveillance  » entre groupes religieux.

    Pour Mahmood A. Madani, qui siège au Sénat à Delhi et dirige le Jamiat Ulema e-Hind, la plus importante formation musulmane en Inde, le problème n'est pas le féminisme de Taslima, ses tirades contre la burqa ou le statut des femmes dans la religion musulmane. «Nous sommes favorables à tous les débats intellectuels. Mais nous refusons la manière indécente dont elle parle du prophète Mahomet  », a-t-il affirmé à l'hebdomadaire Outlook. Jugeant que Taslima a offensé les sentiments de plusieurs millions d'individus.

    Le prix Simone-de-Beauvoir pour la liberté des femmes a été créé cette année à l'occasion du 100e anniversaire de la naissance de l'écrivain-philosophe, auteur, entre autres, du Deuxième Sexe. Une œuvre de référence pour les féministes du monde entier, où Beauvoir dénonce les préjugés à l'encontre des femmes. Rien d'étonnant à ce que Taslima Nasreen en ait été l'une des lauréates.

    Ce prix, Nicolas Sarkozy avait souhaité le lui remettre en main propre lors de sa visite d'État en Inde, fin janvier. Preuve que la France est le pays des libertés. Tollé discret, certes du côté des autorités de New Delhi. Et ferme dissuasion. Ni le moment ni l'endroit n'étaient propices à une leçon sur les droits de l'homme à la française. Nicolas Sarkozy n'a pas insisté, se contentant de se réjouir de la bonne volonté des responsables indiens, qui lui ont donné l'assurance que Nasreen pourrait se rendre à Paris… si elle le souhaitait.

    http://www.lefigaro.fr/international/2008/02/08/01003-20080208ARTFIG00058-le-cas-taslima-nasreen-embarrasse-new-delhi.php

  • Catégories : Des expositions

    Giono, archives de la création

    Le Centre Jean Giono propose :

    Giono, archives de la création,

    une exposition coréalisée par les Archives Départementales de Digne-les-Bains et

    l'Association des Amis de Jean Giono,

    du 22 janvier au 29 mars 2008.

    Cette exposition est une invitation à découvrir l'auteur de Hussard sur le toit en

    pleine activité créatrice.

    Lire la suite sur le site ...

    http://www.litterature-lieux.com

  • Catégories : Des femmes comme je les aime

    Un roman retrouvé de Marguerite Duras?

    717598c766e94f0c784e9fdadcb6b5f6.jpgFrançoise Dargent
    13/02/2008 | Mise à jour : 17:57

    (François Bouchon/ Le Figaro)

    Un mystérieux roman signé M. Donnadieu, publié en 1941, intrigue les passionnés de l'auteur de «L'Amant». L'écrivain Dominique Noguez, qui a trouvé l'ouvrage chez un bouquiniste, soutient que Marguerite Duras aurait pu l'écrire, pendant la guerre, à des fins alimentaires. Qu'en pensent les spécialistes? Voici l'étonnante histoire d'un roman en quête d'auteur

    La traque a duré dix ans. Une décennie est le temps qu'il a fallu à l'écrivain Dominique Noguez pour mettre la main sur un roman au parfum d'inédit, peut-être un ouvrage de jeunesse de Marguerite Duras. Lorsqu'il tombe, il y a deux ans, sur une mise en vente sur Internet de ce livre signé M. Donnadieu dont un ami lui a déjà parlé en 1996, Dominique Noguez n'hésite pas une seconde. Il pense alors tenir enfin l'un de ces fameux romans de gare que Marguerite Duras aurait écrit pendant la guerre. Nous sommes en 2006. Noguez passe commande. Quelques jours plus tard, il rend visite au libraire de livres anciens tenant boutique près du marché d'Aligre à Paris. Le roman l'attend sous la forme d'un petit volume sans prétention de 195 pages imprimées, à la couverture jaunie. Son titre écrit à l'encre verte, Heures chaudes, et plus encore cette lettre, M. devant Donnadieu, imprimée comme une promesse d'énigme à résoudre, relancent d'emblée la curiosité de l'acquéreur. «Je l'ai payé 25 €. Au vendeur qui s'étonnait, j'ai dit que Donnadieu était le vrai nom de Marguerite Duras. Il a fait une drôle de tête», se souvient Dominique Noguez.

    L'écrivain a pris un plaisir évident à raconter comme une farce cette aventure dans le dernier numéro de La Revue littéraire (n° 33). Il rapporte comment il a endossé l'habit de détective littéraire et comment il s'est laissé prendre au jeu, traquant les indices dans cet ouvrage publié en 1941 par «Les Livres nouveaux», éditeur parisien qui périclita peu de temps après. «Une colonne pour et une colonne contre. J'ai fait très simplement en prenant des notes tout au long de la lecture. À la fin, j'ai été surpris de constater que les deux colonnes étaient égales.»

    Une certaine météorologie des passions

     

    Les indices tombés dans l'escarcelle de la colonne durassienne sont débusqués par un fin connaisseur. On doit notamment à cet auteur féru de cinéma expérimental un recueil intitulé Duras Marguerite (Flammarion) dans lequel est passée au crible son œuvre littéraire et cinématographique. Dominique Noguez croit d'emblée reconnaître la patte de l'auteur de L'Amant dans le titre qui laisse présager du climat de l'histoire. Dans le tableau, cet indice signale un auteur sensible à une certaine « météorologie de la passion». Tout devient possible. La citation apposée sur la couverture est ainsi directement portée au bénéfice de la colonne des «pour». «Vous saurez qu'en ce pays on ne voit guère d'amours médiocres. Toutes les passions y sont démesurées. » Cette épigraphe de Racine pourrait avoir été écrite par Marguerite Duras.

    Dominique Noguez se replonge dans les biographies pour ferrer sa «romancière des amours extrêmes». Celle de Laure Adler le conforte: l'auteur y rappelle que Duras fréquentait assidûment la Comédie-Française, qu'elle aimait plus que tout le tragédien. Devenue cinéaste, ne citera-t-elle pas Bérénice comme une source d'inspiration pour son court-métrage Césarée? Las, le miracle Racine ne dépasse pourtant pas la couverture et c'est finalement du côté de Delly que Noguez se range après avoir lu cette histoire d'amour triangulaire. Pourquoi Delly? Parce que son livre Magali «a joué un rôle capital dans ma jeunesse. C'était le plus beau/le seul que j'eusse lu…» a écrit un jour Marguerite Duras.

    Pour Noguez, l'indice est à prendre en considération. Il repasse l'intrigue d'Heures chaudes à la moulinette durassienne. Mona, l'héroïne, serait Magali qui attise la passion de Pierre pourtant fiancé à Lucienne Vadier. Dans la foulée, il continue à noircir la colonne des « pour » : Pierre est bien le prénom du frère de Marguerite, Lucienne Vadier a bien les mêmes initiales que Lol. V et le tout se passe bien à Sète comme certaines scènes du Marin de Gibraltar. Opiniâtre, il tient jusqu'à la fin, jusqu'à la dernière phrase du roman où l'auteur chute sur une tournure durassienne, un « sans réaction aucune » très littéraire qui ponctue le roman et ferme victorieusement la colonne des «pour».

    Dans la balance des «pour» et des «contre»

     

    À ce stade, notre détective devrait donc sauter de joie et rendre la nouvelle publique: Heures chaudes a de fortes chances d'être un roman caché de Marguerite Duras. Mais la colonne des «contre» est là, rappelant à un lecteur qui se serait emballé que quelques indices, aussi troublants soient-ils, ne sont pas suffisants pour clore l'enquête. D'autant quela colonne des «contre» clignote à côté des «pour» comme une alarme à incendie. Il y a d'abord l'avalanche des clichés et des poncifs relevés dans le style, les références littéraires qui, passé Racine, ne mentionnent que des écrivains oubliables. Il y a enfin ce petit côté machiste qui plane sur l'œuvre avec un amant malheureux fustigeant «la femme éternelle menteuse». Marguerite Duras, misogyne primaire? La chose est si difficile à croire qu'elle en devient décourageante.

    L'affaire aurait pu s'arrêter là si Dominique Noguez n'avait pas décidé de jouer avec cette découverte. En 2007, il décide de faire une conférence lors des journées Duras à l'abbaye d'Ardenne, au siège de l'Imec (Institut pour la mémoire de l'édition contemporaine). Il affronte là un public de spécialistes, forcément alléchés par la perspective de découvrir un inédit de la grande romancière. Certains se souviennent de cette phrase lue dans le recueil Outside (Albin Michel) : «Il y a eu aussi tous ces romans que nous avons faits pendant la guerre, une bande de jeunes, jamais retrouvés non plus, écrits pour acheter du beurre au marché noir, des cigarettes, du café.» Alimentaire mon cher Noguez ! chuchote le fantôme de Duras à l'oreille du détective qui conclut pourtant devant l'auditoire dépité que M. pourrait être aussi bien Marcel, Maurice ou Marius. Mais quel que soit son prénom, ce ou cette Donnadieu-là a aujourd'hui rejoint Marguerite Duras à l'abbaye d'Ardenne. Admirateur trompé mais pas rancunier, Dominique Noguez a en effet versé les photocopies d'Heures chaudes à l'Imec.

    http://www.lefigaro.fr/livres/2008/02/13/03005-20080213ARTFIG00542-un-roman-retrouve-de-marguerite-duras-.php

  • Catégories : Des femmes comme je les aime

    Editez Sagan!

    par Alexandre Fillon
    Lire, février 2008

     Son oeuvre n'est aujourd'hui plus disponible. La faute à la dispersion des droits parmi différentes maisons d'édition et à une gestion avec le fisc encore difficile. Cependant, une embellie semble se dessiner. L'Herne montre l'exemple. Et Gallimard pourrait l'accueillir dans la Pléiade.

    Françoise Sagan dans les librairies françaises, en ce début d'année 2008, c'est un peu «bonjour tristesse»! A part le best-seller de 1954, toujours édité en Pocket et qui s'écoule à un peu moins de 30 000 exemplaires par an après une poussée à plus de 150 000 exemplaires en 2004, année du décès de son auteur, il n'y a plus grand-chose à se mettre sous la dent. Ironie du sort, on trouve aujourd'hui plus de livres sur Sagan que du Sagan!

    Sur les quarante titres publiés de son vivant, huit seulement sont disponibles! Outre le susdit Bonjour tristesse, Aimez-vous Brahms..., Un chagrin de passage et Derrière l'épaule figurent au catalogue Pocket. Les trois livres publiés chez Gallimard, Avec mon meilleur souvenir (1984), De guerre lasse (1985) et Un sang d'aquarelle (1987) sont dans les rayons en Folio et dans la collection Blanche.

    Seul ou presque au milieu du désert, un volume de la collection Bouquins compile (pour moins de 29 euros) les principaux romans de la dame ainsi qu'une pièce de théâtre, Château en Suède. On peut regretter l'absence d'Un orage immobile, classique que l'on jurerait écrit en 1830, l'une des facettes les plus surprenantes de sa bibliographie, coédité par Pauvert et Julliard en 1983. Il existe pourtant une forte demande d'une jeune génération de lecteurs, comme l'explique Marie-Dominique Lelièvre, auteur de Sagan à toute allure.

    Directrice des droits étrangers de Gallimard, Anne-Solange Noble rappelle que Avec mon meilleur souvenir et De guerre lasse ont suscité quinze traductions, notamment aux Etats-Unis, en Angleterre, en Grèce, au Japon, en Suède, en Chine, en Espagne ou en Allemagne. Très célèbre à l'étranger, Françoise Sagan fut copieusement lue en Russie et dans les anciennes Républiques russes, dont la Géorgie et l'Ukraine. Curieusement, elle a été l'un des seuls écrivains français contemporains importés pendant la guerre froide.

    Denis Westhoff, le fils de Françoise Sagan, déplore que la bibliographie de sa mère soit si dispersée. Sagan, on s'en souvient, avait eu des démêlés épiques avec le fisc et s'était brouillée avec Flammarion, le principal éditeur de ses livres, notamment ceux des années 1970.

    En procès avec plusieurs maisons ayant «gelé» les livres inscrits à leurs catalogues, l'héritier aimerait «redonner un coup de pouce à l'oeuvre», qu'on la trouve enfin de nouveau en librairie. Tributaire de la clémence du ministère des Finances de Bercy à propos de la dette fiscale laissée par sa mère, Denis Westhoff ne cache pas qu'il a pressé Antoine Gallimard d'envisager un volume de la prestigieuse Pléiade...

    Tout n'est pas si noir. Aux éditions de L'Herne, Laurence Tacou a déjà ouvert le bal en exhumant quatre textes de voyage, parus dans le magazine Elle dans les années 1950 et aujourd'hui réunis dans la collection Carnets sous le titre clin d'oeil de Bonjour New York.

    L'Herne ne va pas s'arrêter en si bon chemin et prévoit de condenser en un seul volume Réponses (édité par Jean-Jacques Pauvert en 1974) et Répliques (Quai Voltaire, 1992), deux recueils d'aphorismes incisifs tirés des multiples entretiens que Sagan accorda à la presse.

    Infatigable, L'Herne annonce aussi pour le printemps la parution de deux recueils d'articles, l'un sur le cinéma et l'autre sur l'air du temps, ainsi que d'un album de photos avec de nombreux inédits, Bonjour Sagan. Pour celle que l'état civil connaissait sous le nom de Françoise Quoirez, l'année 2008 a un parfum de renaissance.

    http://www.lire.fr/enquete.asp/idC=52063/idR=200

  • Catégories : CE QUE J'AIME/QUI M'INTERESSE, La littérature, Libération

    François, Claude, Jean, Luce et les autres

    Jean-Claude Lamy
    31/01/2008 | Mise à jour : 11:22 |

    De Claude Mauriac à Anne Wiazemsky, l'auteur du «Mystère Frontenac» a donné naissance à une dynastie d'écrivains, tous différents.

    Fils à papa ou digne rejeton de leur célèbre père ? Chez les Mauriac, il n'était pas facile d'imposer son style à l'ombre du Dieu tutélaire que représentait le Prix Nobel de littérature. Sous sa protection, la famille vivait comme une tribu dont les enfants et petits-enfants se chamaillaient tout en témoignant ouvertement leur affection à l'auteur du Noeud de vipères.

    Claude Mauriac (1914-1996), l'aîné, et son frère cadet Jean, né en 1924, qui se sont souvent opposés, faisaient front commun lorsque François Mauriac était en butte à des attaques. Ainsi avaient-ils été révoltés par l'article de Bernard Frank dans France Observateur du 25 mai 1961. À l'époque, l'écrivain venait d'abandonner L'Express pour Le Figaro Littéraire où réapparut son « Bloc-notes ». Frank n'y est pas allé par quatre chemins : «Ce qui m'intéresse chez Mauriac, c'est que ce romancier médiocre, ce polémiste qui connaît bien, trop bien, trop scolairement la polémique d'antan, ce poète débile, ce dramaturge insignifiant, réussit à merveille, dans la grande presse et dans le grand public, à se faire passer pour un écrivain »capital». Un phare. Une conscience. Jules Renard disait : »Pour devenir un génie, il faut être un boeuf. » Écrire, écrire, écrire. Mais non, c'est plus simple, il faut durer, louvoyer à travers les modes et les guerres, les armistices, les résistances et les libérations. L'astuce de Mauriac, c'est d'avoir, fort jeune encore, joué le vieillard ingambe (...)»

    En déboulonnant ce « monstre sacré », Bernard Frank voulait condamner un homme qui trahissait la gauche en se réfugiant au Figaro Littéraire. L'étriller, c'était une façon de fustiger son soutien à de Gaulle. L'année précédente, il avait reçu la grand-croix de la Légion d'honneur des mains du chef de l'État. En Conseil des ministres, le général déclara : «N'oublions pas que François Mauriac est le plus grand écrivain français vivant. » Devant l'air renfrogné d'André Malraux, il ajouta : «Les personnes présentes étant toujours exceptées.»

    Mauriac, qui publia un De Gaulle en 1964, se souvenait d'avoir déjeuné avec le général vingt ans plus tôt. Ce 1er septembre 1944, ce dernier était surtout soucieux de faire entrer André Gide à l'Académie française. « Qui l'eût cru ? De Gaulle m'interrogeait sur André Gide ! (...) Je me trouvais empêtré dans ce filet que tenait fortement le Parti communiste, j'aurais eu mon mot à dire sur sa tactique... Mais non : De Gaulle s'intéressait à André Gide !»

    Claude Mauriac, qui fut d'août 1944 à 1949 le secrétaire particulier du général de Gaulle, l'un des deux hommes qu'il a le plus aimés, l'autre étant François Mauriac, aura l'occasion, grâce à son père, d'entrer dans l'intimité de Gide et de lui consacrer un livre, Conversations avec André Gide, un volume rattaché au Temps immobile, son fameux Journal. « J'oubliais bientôt en lui parlant qu'il était célèbre ; j'oubliais son âge et ce qui dans sa vie heurtait l'expérience que j'avais moi-même de la vie ; il ne savait plus que j'étais un obscur jeune homme. S'il y avait une différence encore, entre nous deux, elle tenait à sa jeunesse, plus triomphante et plus vive que n'était ma jeunesse (...) »

    Jean Touzot, spécialiste des oeuvres de François Mauriac et de Jean Cocteau, dans sa présentation de Quand le temps était mobile, recueil de chroniques de Claude Mauriac, remarque : « Lorsqu'on a un père célèbre et religieusement admiré, comment ne succomberait-on pas à la tentation de suivre son exemple, et dans les deux principaux domaines où il s'illustre : la littérature et le journalisme ? » Mais avant d'oser signer de son nom patronymique, il utilisera des pseudonymes. En 1936, une boutade désobligeante de son père faisant goûter à un invité le vin de sa propriété de Malagar l'avait terrassé : « Ce vin doit son seul intérêt à son propriétaire. Comme Claude. »

    «La Bicyclette bleue», écrite à Malagar

     

    De quoi traumatiser ce jeune homme de vingt-deux ans qui ne cessera de se démarquer de son illustre géniteur tout en continuant de l'aimer. Après avoir été un militant de droite en 1934, il se fera traiter par Georges Pompidou de « passionné gauchiste ». Son amitié pour Maurice Clavel et Michel Foucault, ses combats de « soixante-huitard », sa soif de fraternité, son coeur rebelle, le distinguent au sein d'une famille qui compte également deux oiseaux rares. Sa nièce Anne Wiazemsky, devenue romancière après avoir été actrice, notamment l'héroïne du film La Chinoise (1967) de Jean-Luc Godard qu'elle avait épousé, et son frère Pierre, le futur dessinateur caricaturiste sous le nom de Wiaz et mari de Régine Deforges, l'auteur de La Bicyclette bleue.

    Je me souviens d'un Claude Mauriac très choqué d'apprendre qu'elle avait écrit en partie son best-seller sur le bureau de François Mauriac à Malagar... En 1985, à l'occasion du centenaire de la naissance de son père, nous avions réalisé, sur une idée de son fils Gérard et de sa belle-fille Laurence, un album paru chez Stock. Il réunissait des photos prises par Jeanne Mauriac, l'épouse de François. Les découvrir au fil d'une vie, c'est tenter de déchiffrer des images, parfois surprenantes, de l'écrivain. Feuilleter aujourd'hui les pages de ce « Mauriac intime » nous renvoie à des temps oubliés qui voudraient échapper à la mort. Détresse et tendresse d'un clan lourd de secrets et d'intrigues.

    Quand le temps était mobile Chroniques 1935-1991 de Claude Mauriac Édition établie par Jean Touzot Bartillat, 343p., 22€.

    http://www.lefigaro.fr/livres/2008/01/31/03005-20080131ARTFIG00420-francois-claude-jean-luce-et-les-autres.php

  • Catégories : Des lieux

    Le Grand Palais sera encore plus grand en 2010

    d890b537e419291a0a503cc38307a3a4.jpgLe Grand Palais, monument parisien érigé pour accueillir l’exposition universelle de 1900, va subir quelques travaux pour s’agrandir et devenir plus fonctionnel. Il devrait doubler sa surface d'exploitation et révéler ses «richesses insoupçonnées», à l’horizon 2010.

    Le Grand Palais va devenir plus grand et plus beau. Le majestueux bâtiment parisien de pierre surmonté d’une immense verrière, construit pour l’exposition universelle de 1900, est l’objet d’un plan d’action de trois ans. Celui-ci comprend l’achèvement de la restauration des façades du bâtiment, un programme d’aménagement intérieur visant à doubler les surfaces d’expositions, ainsi que de nouveaux équipements.

    Le bâtiment de 77.000 m² situé près des Champs-Elysées, classé monument historique depuis 2000, verra les travaux effectués entre 2008 et 2010 pour 40 millions d’euros en emprunt et autofinancement. Outre la restauration des façades, le plan d’action comprend la reprise des mosaïques, des ornements et des escaliers monumentaux. Des aménagements pour mieux recevoir les personnes handicapées sont aussi au programme.

    Yves Saint-Geours, président de l’Etablissement public du Grand Palais, explique vouloir aussi mettre en avant les «richesses insoupçonnées» du lieu. Ainsi, les espaces en friches seront aménagés et les nouveaux espaces mis en lumière pour doubler la surface d’exploitation et passer à 20.000 m². «La Nef et ses balcons, les rotondes, le salon d’honneur, les galeries sud et la salle de conférences et de projection donneront une modularité nouvelle au monument», explique Yves Saint-Geours.



    25/01/2008

    http://www.batiactu.com/data/25012008/25012008-181646.html

  • Catégories : Des anniversaires

    Bon Anniversaire

    Les célébrations et commémorations en tous genres sont à la mode, et il est coutume de s'en plaindre. Passéisme, dit-on... Pourtant, ces anniversaires sont aussi l'occasion de découvrir ou relire des auteurs. Alors, faut-il vraiment gémir si cette année 2008 est l'occasion d'entendre évoquer pêle-mêle Simone de Beauvoir (née en 1908), Françoise Dolto et Maurice Merleau-Ponty (ils seraient centenaires, eux aussi), Barbey d'Aurevilly et Gérard de Nerval (nés en 1808), John Steinbeck (mort en 1968), Francis Carco et Roger Martin du Gard (décédés il y a 50 ans) — et avec eux, encore, John Steinbeck, Guillaume Apollinaire, Joseph Delteil, Tennessee Williams... ◆ Na.C.

    Source: Télérama.fr

  • Catégories : L'actualité

    La dispute conjugale bénéfique pour la santé

    S.P. (lefigaro.fr), avec AFP
    24/01/2008 | Mise à jour : 19:12 |a457bc6a4c8e5cfe5cd397f3d3724a69.jpg

    (Photo : Michel Gailard / Réa) Crédits photo : Michel GAILLARD/REA

    Selon une étude américaine, les couples qui répriment leur colère ont un taux de mortalité deux fois plus important que ceux qui l'extériorisent.

    Ernest Harburg est catégorique. «Si vous enfouissez votre colère, que vous la ressassez et que vous éprouvez du ressentiment pour l'autre, et que vous n'essayez pas de résoudre le conflit, alors vous avez un problème.» Ce professeur à l'université du Michigan est l'auteur principal d'une étude américaine, selon laquelle se disputer avec son conjoint se révèle bénéfique pour la santé.

    D'après cette enquête, à paraître dans l'édition de janvier du Journal of Family Communication, les ménages qui ne parviennent pas à exprimer leur colère ont un taux de mortalité deux fois plus important que ceux où seul un partenaire l'extériorise.

    Enquête sur l'impact de la colère enfouie

     

    Cette étude a porté sur l'impact de la colère enfouie et du ressentiment sur la mortalité au sein de 192 couples, étudiés de 1971 à 1988 parmi la classe moyenne d'une petite ville du Michigan. La plupart des femmes étaient mères au foyer. Résultat : 26 couples évitaient tout conflit, alors que chez les 166 autres, au moins un des conjoints exprimait sa colère.

    Après 17 ans, les couples où aucun conjoint n'avait exprimé son courroux avaient environ cinq fois plus de risques d'être tous deux décédés que ceux adeptes de la dispute. «Quand les couples s'unissent, l'une de leurs principales tâches est de savoir se réconcilier quand un conflit survient», assure Ernest Harburg.

    Une analyse des taux de survie de cette même population 30 ans après devrait prochainement fournir des résultats complémentaires. De précédentes études avaient déjà montré que le fait de réprimer sa colère augmentait les maladies liées au stress comme les problèmes cardiaques ou ceux liés à la tension artérielle.

    http://www.lefigaro.fr/sante/2008/01/24/01004-20080124ARTFIG00588-la-dispute-conjugale-benefique-pour-la-sante.php

  • Catégories : Des expositions

    Les maisons rouges suédoises, témoins de l’histoire

    18d129e1808c697300204712acc22521.jpgOlle Norling ©

    Vous êtes-vous déjà demandé pourquoi tant de maisons suédoises étaient rouges ? Une exposition au Centre culturel suédois à Paris vous propose jusqu’au 16 mars de remonter aux origines historiques de cette tendance ancestrale. Et de découvrir de très belles photos de maisons rouges, dont nous vous proposons un échantillon.



    A l’origine, le rouge était utilisé dans les constructions suédoises pour ses qualités de conservation. Depuis, cette couleur a fini par devenir un véritable symbole national. Si bien que si vous demandez aujourd’hui à un enfant suédois de vous dessiner une maison, elle sera très probablement de cette couleur.

    Cette exposition souhaite donc raconter "l’histoire d’une couleur qui a marqué l’architecture suédoise en bois". N’ayant jamais perdu de sa popularité à travers les siècles, elle est aujourd’hui doublement appréciée dans les constructions contemporaines grâce à son aspect écologique et à ses nouvelles teintes. Cette peinture datant du XVIIe siècle, toujours fabriquée de nos jours, fait partie depuis des siècles du paysage et du patrimoine du pays.

    En effet, cette peinture est fabriquée à partir des pigments de minéralisation dérivés de l’extraction de cuivre à la mine de Falun, en Dalécarlie (centre), depuis le XVIIe siècle. Les mêmes ingrédients sont encore utilisés aujourd’hui : pigment rouge à base d’ocre de fer, d’acide de silice et de zinc, possédant tous des propriétés de conservation du bois.

    Omniprésent

    "Ainsi omniprésent, ce rouge s’harmonise et crée un relief avec le vert de la végétation, le bleu du ciel et de l’eau, le gris des rochers, le blanc de la neige en hiver", notent les organisateurs de l’exposition, par ailleurs auteurs d’un livre intitulé "De röda husen", ou "Les maisons rouges" en Français. Derrière ce projet, quatre personnes ayant parcouru la Suède pendant deux ans pour rassembler quantité d’images et d’informations sur ces châteaux, chalets, bâtiments industriels et maisons d’architecte.

    Les photographies de l’exposition "captent les nuances de la couleur à travers les lumières et les saisons et décrivent ainsi un patrimoine architectural encore très vivant", poursuivent-ils. On apprendra par ailleurs les procédés de fabrication et d’utilisation de la peinture : présentation des ingrédients, échantillons de nuances et supports en bois... ainsi qu’une sélection de constructions récentes nominées par le prix Falu Rödfärg, décerné à un bâtiment dont la couleur constitue un élément important.

    Cliquez sur suivant pour voir quelques photos de l’exposition.

    Les Maisons Rouges – l’histoire d’une couleur
    Centre culturel suédois, Hôtel de Marle
    11 rue Payenne, 75003 Paris
    Infos : www.ccs.si.se / 01 44 78 80 20
    Ouvertures : 12h - 18h tlj (sauf lundi)
    Entrée libre


    Pilotage
    Pilotage
    Château d’eau
    Château
    Village
    Village
    Manoir
    Manoir
    Grue
    Grue
    Transformateurs
    Transfos
    Grange
    Grange
    Granges
    Duo
    Propriété
    Propriété
    16 photos : 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16
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    (22/01/2008)

    http://www.maisonapart.com/edito/immobilier-les-maisons-rouges-suedoises-temoins-de-l-histoire-1178.php
  • Catégories : L'art

    7 nouveaux territoires labellisés art et histoire (diaporama)

    34a98e94eb0c81a732529f9b98ded824.jpgLa ministre de la Culture et de la Communication, Christine Albanel a attribué le label Ville ou Pays d’art et d’histoire à 7 nouveaux territoires. Objectifs : valoriser le patrimoine et sensibiliser à l’architecture. Découvrez les nouveaux sites labellisés en images.

    Christine Albanel, ministre de la Culture et de la Communication, a accordé le label Villes ou Pays d'art et d'histoire à 7 nouveaux territoires. Ces attributions ont été délivrées sur proposition du Conseil national des Villes et Pays d’art et d’histoire, présidé par Michel Clément, directeur de l’architecture et du patrimoine.

    Ont été récompensés Dijon (Côte d’or), Limoges (Haute-Vienne), Pays de Saône-Vallée (Ain), Pays Mellois (Deux-Sèvres), Pays des Vallées d’Aure et du Lauron (Hautes-Pyrénées), Pays de Lens-Liévin (Pas-de-Calais), Sartène (Corse). Une convention de partenariat durable lie désormais l’Etat et ces collectivités territoriales.

    Des actions en faveur du patrimoine
    Ainsi, avec le soutien de l’Etat, les nouveaux territoires labellisés vont devoir développer des actions en faveur du patrimoine et de l’architecture. Au programme : recrutement de personnel qualifié, opérations de sensibilisation, création d’ateliers. Mais ce n’est pas tout, un centre d’interprétation de l’architecture et du patrimoine va permettre à ces sites l’accueil de débats et conférences sur l’actualité de l’architecture, de l’urbanisme, du patrimoine et du paysage.
    Aujourd’hui, on totalise 131 Villes et Pays d’art et d’histoire dont 95 Villes d’art et d’histoire et 36 Pays d’art et d’histoire.

    Découvrez les 7 nouveaux territoires labellisés Ville et Pays d’art et d’histoire

    Qu’est ce que le label «Villes ou Pays d'art et d'histoire» ?

    Il est attribué par le ministère de la Culture et de la Communication à des collectivités locales qui souhaitent valoriser leur patrimoine, favoriser la création architecturale et promouvoir la qualité dans les espaces bâtis ou aménagés. Le terme de patrimoine concerne ici aussi bien l'ensemble de patrimoine bâti de la ville que les patrimoines naturels, industriels, maritimes ainsi que la mémoire des habitants. Il existe une convention intitulée «Ville d'art et d'histoire» ou «Pays d'art et d'histoire ». Elle définit des objectifs précis comme Initier le jeune public à l'architecture, au patrimoine et à l'urbanisme et comporte un volet financier.Les Villes et Pays d'art et d'histoire constituent un réseau national qui permet l'échange des expériences les plus innovantes.




    C.G

    24/01/2008

    http://www.batiactu.com/data/24012008/24012008-184234.html

  • Catégories : Mes poèmes

    L'école du rêve

    1677494370.jpg.2.jpg

    "Vous me copierez deux cents fois cette phrase" dit le maître...

    Qui réveilla  brutalement Cannelle en plein cœur de son rêve.

    « Ca t’apprendra à rêver pendant que je parle ! »

    « Le rêve est pour la nuit, la journée pour l’école. »

    Se mit-elle à copier avec sa nature obéissante.

    Mais sa nature fantasque repartit dans un rêve,

    Réveil de son univers de phrases et de mots,

    Mots dits, maudits soient les contraintes

    De ma vie d’écolière qui me détourne

    De ma chaude bibliothèque

    Avec ses livres de voyages

    Et ses recueils de poèmes.

     

     

    Jeu 14

    "Vous me copierez deux cents fois cette phrase" dit le maître...

    Ecrire à partir de cette phrase

     

     

    http://jeuxduchabidouil.canalblog.com/

     

    Pour lire d'autres poèmes de moi, cf. mes 2 recueils en vente ici:

    http://www.thebookedition.com/paysages-amoureux-et-erotiques-jacques-coytte-p-143.html

    http://www.thebookedition.com/paysages-jacques-coytte-p-866.html

  • Catégories : Train, tramway et autres transports en commun

    SNCF : hausse des vols de métaux sur les voies

    48063923.jpg

    Recrudescence importante des vols sur les emprises SNCF en 2008

    Nouvelle série de vol de cuivre dans la nuit de dimanche à lundi sur les voies SNCF à Laneuveville-devant-Nancy. Ces vols ont entraîné des perturbations de la signalisation, ce qui a généré des retards de 20 mn à 1 h 30 sur les liaisons TER.

     
    Reprise des actes délictueux

    Les voleurs risquent leur vie pour quelques dizaines d'euros. Un simple passage de train peut provoquer leur électrocution lorsqu'ils opérent la section de câble.

    Petite cause, grands effets, les perturbations enregistrées suite au vol coûtent 20.000 euros à la SNCF, sans compter les frais relatifs à la main d'oeuvre. Les gaines de câbles ont été vidées de leur cuivre, même le grillage de protection des voies a été cisaillé et dérobé.
    Des larcins, qui, s'ils ont enregistré une relative stagnation en 2007, connaissent une nette recrudescence, en augmentation de 10 à 20 % depuis le 1er janvier 2008.
    Situation qui n'est pas sans interpeller les responsables logistiques SNCF, mais également les professionnels du BTP, eux aussi régulièrement la cible des voleurs de métaux.

    - (c) France 3 LCA - Jacques Garniche -

    http:
    - (c) France 3 LCA - Jacques Garniche -

    http://lorraine-champagne-ardenne.france3.fr/info/40169863-fr.php//lorraine-champagne-ardenne.france3.fr/info/40169863-fr.php
  • Catégories : Nerval Gérard de

    Investissement affectif dans le "Voyage en Orient" de Nerval

    1620053839.jpgO. C, II, 245, Paleocastro : « Nous suivions dès lors le bord de la mer en marchant sur les sables et en admirant de loin en lion des cavernes où les flots vont s’engouffrer dans les temps d’orage ; […] Parvenus au fond de la baie, nous avons pu embrasser du regard toute la colline de Paleocastro couverte de débris, et que dominent encore les tours et les murs ruinés de l’antique ville de Cythère. »

      Cadrage

    Investissement affectif

    Mes recherches sur les paysages dans le "Voyage en Orient" de Nerval en DEA sont dans la continuité de mon mémoire de maîtrise sur "Le paysage dans les oeuvres poétiques de Baudelaire et Nerval" publié maintenant comme mes 2 recueils sur The book sous le titre "Des paysages de Baudelaire et Nerval."

    http://www.thebookedition.com/des-paysages-de-baudelaire-et-nerval-jacques-coytte-p-1283.html

  • Colloque : Gérard de Nerval et l'esthétique de la modernité

    Evénement

    Information publiée le lundi 25 février 2008 par CCIC) (source : Michaël Morel)

    Du 23 août 2008 au 30 août 2008, Centre Culturel International de Cerisy

    GÉRARD DE NERVAL ET L'ESTHÉTIQUE DE LA MODERNITÉ

    DIRECTION : Jacques BONY, Gabrielle CHAMARAT-MALANDAIN, Hisashi MIZUNO

    ARGUMENT :

    Ce colloque a plusieurs ambitions: examiner le parcours critique de l'œuvre de Nerval depuis sa mort, le rôle essentiel joué par la publication des Œuvres complètes dans la Pléiade, entre 1984 et 1993, mais aussi d'examiner l'actualité littéraire et historique de l'œuvre aujourd'hui en ouvrant des pistes pour les lectures à venir.
    De son vivant, Nerval s'est toujours montré attentif aux événements de son temps, littéraires, sociaux, religieux, politiques. Ses contemporains, écrivains, musiciens, artistes, français et étrangers, sont impliqués dans son œuvre, comme en témoigne l'abondance des adaptations, traductions, projets de collaboration, qu'ils ne cessent de concevoir. Ensuite chaque époque a relu cette œuvre selon un point de vue nouveau, imprimant sa marque à l'interprétation qui en était faite. Les textes sont passés par le prisme de la génération de ses amis et héritiers, Théophile Gautier, Arsène Houssaye... L'âge symboliste l'a ensuite salué et élu parmi ses prédécesseurs, avant que Proust ne le redécouvre en même temps que Barrès dans une tout autre perspective. Puis sont venus les surréalistes fascinés par l'écrivain du rêve et de la folie.
    L'histoire de l'œuvre nervalienne est aussi marquée par les projets d'Œuvres complètes et la difficulté qu'il y avait à établir les textes. Un renouveau critique s'est dessiné, en même temps que le texte était enfin établi avec rigueur, par un certain nombre de travaux critiques attentifs avant tout aux textes et à leur place dans les productions contemporaines. Un écrivain à part entière apparaissait, échappant à la commune définition jusque là de "petit romantique" et faisant de Nerval un écrivain romantique de premier plan.
    Deux cents ans après la naissance de Nerval, la rencontre de Cerisy reposera la question de ce qu'on peut appeler la "modernité", au sens très large du terme, de Nerval et de ce qu'il peut offrir à l'intelligence du monde contemporain.

    COMMUNICATIONS :

    * Michiko ASAHINA: Collection et archéologie: entre folie et poésie à venir
    * Guy BARTHÈLEMY: L'Ecriture contrastante du Voyage en Orient
    * Henri BONNET: Sous le signe de la Lorely, une Arcadie dans le monde germanique
    * Eric BORDAS: La prose lisse de Gérard de Nerval
    * Michel BRIX: Nerval et le christianisme
    * Pierre CAMPION: Lire Nerval au temps de notre crise
    * Philippe DESTRUEL: Nerval à l'heure?
    * Roselyne DE VILLENEUVE: Détermination et référence dans Promenades et Souvenirs
    * Lieven D'HULST: La notion de "traduction" chez Nerval
    * Fumiko ENDÔ: Une naissance rêvée. Polysémie d'un manuscrit délaissé de Promenades et Souvenirs
    * Antonia FONYI: Nerval, psychose et connaissance
    * Shu FUJITA: Les éléments politiques dans les œuvres théâtrales de Nerval
    * Karin GUNDERSEN: "Octavie" ou les registres de l'inquiétude
    * Etienne-Alain HUBERT: Echos sans fin, Nerval et les surréalistes
    * Pierre LAFORGUE: Les Illuminés, précurseurs du socialisme, précurseurs de la Révolution
    * Daniel LANÇON: Gérard de Nerval et Jean-Jacques Ampère en Egypte: mise à l'épreuve des savoirs et rencontres d'altérités
    * Gisèle SÉGINGER: La modernité du sacré nervalien: un chant du monde
    * Jean-Luc STEINMETZ: La non-révélation des Chimères
    * Janathan STRAUSS: Les Temps de Nerval
    * Françoise SYLVOS: Gérard de Nerval moderne et intemporel
    * Dagmar WIESER: Ecritures de l'irrationnel: Proust lecteur de Nerval

    Table Ronde : Sur la poésie de Nerval, avec Patrick LABARTHE (Remarques sur Nerval et les ruines) et Bertrand MARCHAL (Des Odelettes aux Chimères)


    Responsable : Centre Culturel International de Cerisy

    Url de référence :
    http://www.ccic-cerisy.asso.fr/gerarddenerval08.html

    Adresse : Le Château 50210 Cerisy-La-Salle
    http://www.fabula.org/actualites/article22618.php
  • Catégories : Mes poèmes

    Le livre du voyage

    1677494370.jpgLe livre du voyage

    Contient tous les paysages

    D’une vie, les paysages

    Extérieurs, les pays qu’on traverse

    L’horizon qu’on contemple

    Campagne, ville, plaine, mer et montagne

    Les paysages intérieurs, de l’âme

    Qui se construit de voyages-

    Paysages –lectures-images.

    Le livre du voyage

    Est celui du poète

    Qui met le paysage

    En cauchemars ou rêves

    Et ses joies et peines

    En images du monde.

    Le livre du voyage

    Est un traité de poétique

    Des éléments de la nature

    Et des états de la matière.

    Le livre du voyage

    Entre visible et invisible

    Tisse des correspondances

    Entre paysage, poésie et peinture.

    Le livre du voyage

    Dit l’histoire, le contexte

    D’une œuvre et les histoires

    D’hommes qui errent

    A la recherche d’un pays source

    Oriental, exotique, antique

    Les origines du monde

    Le paysage de l’enfance.

    Le livre du voyage

    Dit la chute des poètes

    Dans un Ciel mièvre

    Ou leur envol vers les Limbes

    Sensuels des Enfers de lumière.

    Vous l'avez trouvé dans une vieille malle, ou au fond d'une bibliothèque de quartier.
    Un livre d'une centaine de pages dont le titre vous intrigue:
    Le livre du voyage.
    Il ne vous en faut pas plus pour que votre curiosité vous pousse à ouvrir ce livre.
    Que cache-t-il? A vous de me le raconter.

    http://kaleidoplumes.forumpro.fr/semaine-9-f29/consigne-d-ecriture-t303.htm

     

    Pour lire d'autres poèmes de moi, cf. mes recueils en vente ici:

     

    http://www.thebookedition.com/paysages-amoureux-et-erotiques-jacques-coytte-p-143.html

    http://www.thebookedition.com/paysages-jacques-coytte-p-866.html

  • Catégories : Jeux

    DEVOIR DE VACANCES ENVOYE PAR LAURENCE


    (adresse ci-dessous ou dans mes liens)

     

    Les  maîtresses sont dures cette année... Je parle de Trinity et Volsul...
     
    www.trinitylestoilesfilantes.com  - volsul.over-blog.com ...
     
    Elles m'ont refilé un drôle de devoir à faire... Bon ! J'espère que j'aurais une bonne note j'ai fait de mon mieux et je n'ai pas fait de pâté... je vous livre le résultat tout bien recopié au propre et l'encre... MES REPONSE EN ORANGE

    Alors voila le principe:
    - vous copiez-collez les règles et le questionnaire (pour ce faire, vous sélectionnez le texte, vous appuyez en même temps sur les touches CTRL+C de votre clavier et vous collez dans votre blog) et vous y répondez
    - vous choisissez 4 copines (si possible différentes de celles déjà taguées en même temps que vous) qui devront à leur tour y répondre et vous les prévenez du tag (dès fois qu'elles le loupent hihihi)

     

     

     

    1- As- tu un (ou des) surnom(s)?

     

    Oui mais je ne l’aime pas alors chut…

     

     NON

     


    2- Le nombre de bougies sur ton dernier gâteau?
    2
    JE N'AI PAS FAIT DE GATEAU SPECIAL...

    3 - A quelle date souffles-tu ces bougies?

     

    Le 1 er juillet

     

    DEBUT MAI...

    4 - A quelle heure te lèves-tu le matin?

     

    6h30

     

    8H30 A CAUSE DE MON HANDICAP AVANT C'ETAIT 7H...

    5 - Si tu pouvais déjeuner avec une personne connue, qui serait-elle?

     

    Etienne Daho
    MICHEL SARDOU

     

     

    6 - Or ou argent?

     

    Les deux, mon neveu

     

    OR je suis en plus allergique à bcp de trucs...

    7 - Quel est le dernier film que tu aies vu au ciné?

     

    La vérité ou presque

     

    VAIS PAS AU CINE MAIS JAURAIS AIME VOIR "LA MOME"...

    8 - Quelle est ta série télé préférée?

     

    Tout ce qui est policier

     

    PAS UNE SPECIFIQUE...

    9 - Que prends-tu au petit-dej' ?

     

    Jus d’orange, pain, beurre, confiture et thé sans sucre

     

    CAFE NOIR UN GRAND BOL... SANS SUCRE JE N'AIME PAS LE CAFE SUCRE...

    10- Avec quoi détesterais-tu être enfermé?

     

    Sans livre
    AVEC DES SERPENTS

     


    11 - Peux-tu toucher ton nez avec ta langue?

     

    Oui
    AVANT OUI  MAINTENANT NON CURIEUX...

     


    12 - Qu'est-ce qui t'inspire?

     

    La vie
    MA CAMPAGNE

     


    13- Plage, ville ou banlieue?

     

    La ville

     

    CAMPAGNE

    14 - Eté ou hiver?

     

    Eté

     

    ETE PAS TROP CHAUD SINON MALADE... DU COUP PRINTEMPS PREFERABLE

    15 - Quel est ton parfum de glace préféré?

     

    Pistache
    CHOCOLAT

     

     

    16 - Beurre, sucre ou sel sur le pop-corn?

     

    Sel

     

    AIME PAS LE POPCORN

    17 - Quelles sont tes couleurs préférées?

     

    L’orange
    NOIR ET VIOLET

     

     

    18 - Quelle est ta voiture préférée?

     

    Jaguar
    MON FAUTEUIL ROULANT...

     

     

    19 - Quels sont tes ingrédients préférés dans un sandwich?

     

    Le kebab … de Saint-Etienne
    JAMBON BEURRE

     


    20 - Quelle est ta fleur préférée?

     

    Les dahlias
    LES ROSES

     


    21 - Si tu gagnais à la loterie, combien de temps laisserais-tu durer le suspens?

     

    Je n’ai pas compris la question
    JE NE JOUE PAS

     


    22 - Eau plate ou gazeuse?

     

    Les deux mon neveu
    PLATE

     

     

    23 - De quelle couleur est ta salle de bain?

     

    Blanche
    CREME MARRON CLAIR

     


    24 - Combien de clefs y a t’il sur ton porte-clefs?

     

    Beaucoup trop
    DEUX LA MEME POUR LA PORTE AU CAS OU UNE NE MARCHERAIT PAS...

     

     

    25 - Ou aimerais-tu te retirer pour la retraite?

     

    A Saint-Etienne
    Y ARRIVERAIS JE...

     

     

    26 - Sais-tu jongler?

     

    Ca fait longtemps que je n’ai pas essayé
    NON AVEC LES MOTS OUI...

     

     

    27 - Quel jour de la semaine préféré?

     

    Le samedi et le dimanche avec mon mari
    AUCUN DE SPECIAL...


    28 - Vin rouge ou vin blanc?

     

    Les deux
    JE BOIS QUE DE L'EAU...

     

     

    29 - Possèdes-tu une carte de donneur d'organe?

     

    Oui
    OUI MAIS VU MON ETAT JE SAIS PAS SI ELLE EST VALABLE... MAIS JE L'AVAIS AVANT DE SAVOIR MALADE !

     


    30 - Quel trait de caractère méprises-tu?

     

    L’hypocrisie
    LE MENSONGE... ET LA VIOLENCE

     


    31 - Quelles sont tes plus grosses peurs dans la vie?

     

    Penser sans plus pouvoir rien faire d’autre
    PEURS POUR MES ENFANTS...

     


    32 - Quels sont tes buts dans la vie?

     

    Sortir la tête de l’eau
    ARRIVEE AU BOUT DU MIEUX POSSIBLE...

     

     

    33. Quelle est ta marque de vêtement préférée?

     

     Lacroix mais je n’ai pas les moyens
    PORTE PAS DE MARQUE...

     

     

    34 - Quelle est ta chanson préférée?

     

    Une chanson de Daho
    LA MALADIE D'AMOUR... ON VIENT DE MARIER LE DERNIER,  LE LAC DU CONNEMARA...
    idée du chanteur ?

     


    35 - Quel est ton film préféré?

     

    La boum
    BOF... si peut être titanic...

     

     

    36 - Quelle est ta pub préférée?
    Celle pour mes livres
    AIME PAS LES PUBS...

     

     

    37 - Es-tu déjà tombée amoureuse?

     

    Oui
    OUI DE MON MARI IL Y A 30 ANS...

     

     

    38 - Dors-tu avec un animal en peluche?

     

    Non
    NON PAS MAINTENANT MAIS AVANT MON MARI, OUI UN OURS JAUNE : CONONE IL S'APPELAIT...

     


    39 - Si tu pouvais avoir un tatouage, ce serait quoi et il serait où?

     

    Délébile sur la fesse
    AIME PAS CA...

     


    40 - Qu'y a-t-il sur le mur au-dessus de ton lit?

     

    Une carte du Maroc

     

    UNE PHOTO IMMENSE DE MES ENFANTS DANS UN PARC FLORAL ILS DEVAIENT ETRE AGES ENTRE 5 ET 12 ANS...

    41 - Qu'y a-t-il en dessous de ton lit?

     

    Un tapis
    PEUT ETRE UN PEU DE POUSSIERE SINON DU LINO...

     

     

    42 - As-tu déjà pris un bain de minuit?

     

    Oui

     

    NON

    43 - Fumes-tu?

     

    Avant beaucoup… trop ; maintenant de temps en temps
    NON JAMAIS !

     


    44 - Ou passes- tu la plupart de ton temps?

     

    N’importe où avec un livre
    SUR ORDI APRES MIDI;  MATIN A LA CUSINE...

     

     

     

     


    45 - Quelle est la ville ou tu habites?

     

    Casablanca
    MAGNAC LAVAL 87

     


    46 - Quel est ton boulot?

     

    Ecrivaine au foyer
    HANDICAPEE ECRIVAINE ANCIENNE AGRICULTRICE...

     

     

    47 - As- tu un animal de compagnie?

     

    Plus
    OUI UN BOUVIER BERNOIS...MAIS IL ESTA LA FERME ...IL DEVENAIT TROP IMPOSANT !

     


    48 - Que détestes-tu?

     

    Le bruit
    BOF...

     

     

    49 - Qui est la personne la plus importante dans ta vie?

     

    Mon mari
    MON MARI ET MES 4 ENFANTS + MON PETIT-FILS JUSTE NE...

     


    50 - Que regrettes-tu?

     

    Joker
    ETRE DEVENUE COMME JE SUIS, JAIMERAIS RETROUVER MON AUTONOMIE !

     


    51 - Qui tagues tu?

     

    Tous ceux qui ont envie
    QUAND J'Y PENSE MES AMIES COMME IRENE MAIS J'OUBLIE ALORS FAUT ME PARDONNER...
     

     

    http://l-ecriture-de-laurence.over-blog.com/article-16965805.html

     

     

     

  • Catégories : Nerval Gérard de

    Investissement affectif dans le "Voyage en Orient" de Nerval

    79de91d24115db517f5b200621974237.jpgO. C, II, 241-242, San – Nicolo : « Nous sommes montés sur des mulets et, sous la conduite d’un Italien qui connaissait le pays, nous avons cherché notre route entre les montagnes. On ne croirait jamais, à voir de la mer les abords hérissés des rocs de Cérigo, que l’intérieur contienne encore tant de plaines fertiles ; c’est après tout une terre une terre qui a soixante-six milles de circuit et dont les portions cultivées sont couvertes de cotonniers, d’oliviers et de mûriers semés parmi les vignes. […] O bonheur ! je rencontre, en approchant d’Aplunori, un petit bois de mûriers et d’oliviers où quelques pins plus rares étendaient ça et là leurs sombres parasols ; l’aloès et le cactus se hérissait parmi les broussailles, et sur la gauche s ‘ouvrait de nouveau le grand œil bleu de la mer que nous avions quelque temps perdu de vue. »


    Cadrage
    Investissement affectif : bonheur
    Surprise

    Mes recherches sur les paysages dans le "Voyage en Orient" de Nerval en DEA sont dans la continuité de mon mémoire de maîtrise sur "Le paysage dans les oeuvres poétiques de Baudelaire et Nerval" publié maintenant comme mes 2 recueils sur The book sous le titre "Des paysages de Baudelaire et Nerval."

    http://www.thebookedition.com/des-paysages-de-baudelaire-et-nerval-jacques-coytte-p-1283.html

  • Catégories : Mes poèmes

    Bain

    Bain de mousse
    Pour se détendre
    Bain de champagne
    Qui enivre
    Bain de baisers
    Pour s’exciter
    Bain de mots
    Pour voler haut

    Pour lire d'autres poèmes de moi, cf. mes 2 recueils en vente sur The book edition: liens à droite de ce blog