Recueil de poèmes en hommage aux deux auteurs
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Au nord de la Sicile, l’île italienne vit au rythme du volcan, toujours en activité. Ascension sportive ponctuée de souvenirs du tournage de Rossellini et d’éruptions mythiques.
KARL LASKE
QUOTIDIEN : samedi 5 janvier 2008
«Je veux les gens autour de moi, tonne Zaza. On est sur un volcan actif, et s’il faut tracer, il faut être prêts !» Mario Zaia, dit Zaza, tend son menton barbu et jette un œil d’autorité sur ses derniers marcheurs. Le guide a prévenu les plus essoufflés : ceux qui ne tiennent pas la route devront redescendre. C’est lui qui décide, à mi-chemin, aux alentours de 400 mètres d’altitude. Ainsi, grimpe-t-on assez vite, groupés derrière les basques de Zaza, sur un chemin de mule qui s’assèche. Soudain, il désigne une lointaine flèche rocheuse dans la mer. «Regardez le Strombolicchio : il a 240 000 ans.» C’est l’ancien volcan, frère aîné du Stromboli. Il n’en reste qu’une colonne de lave pétrifiée. On a posé un phare dessus. «Stromboli, lui, n’a que 100 000 ans, c’est un ragazzo !» Zaza commente quelques vieilles photos, montrant plusieurs vallons de vignes alignées, en noir et blanc : «Ici, la terre est fertile. En 1880, on cultivait la malvasia [un cépage méditerranéen provenant de Madère, ndlr].» Aujourd’hui, c’est une garrigue. Seuls les environs des villages restent verts et parfumés - figuiers, jasmins, et câpriers y sont encore abondants. «On est peu nombreux. Une fois les touristes partis, on est six cents. Cette île, c’est comme un bateau. L’hiver, il faut s’en occuper, repeindre, restaurer.»
Et de fait, vue des autres éoliennes, l’île de 12 kilomètres carrés, avec son point culminant à 924 mètres, semble flotter les jours de beau temps. C’est un cône presque parfait qui s’enfonce 3 000 mètres sous la mer, à la charnière de la plaque africaine.
Centre suréquipé. Interdite pendant cinq ans, la montée au volcan est désormais autorisée depuis le mois d’août dernier, malgré un dernier épisode éruptif en février et mars. A mi-chemin, Zaza invite à poursuivre, avec force clins d’œil amicaux. Désormais, les pieds commencent à s’enfoncer dans la cendre. On entend les premiers grondements. Depuis 2002-2003, des moyens de surveillance électronique ainsi qu’un centre opérationnel avancé suréquipé, animé par des scientifiques de diverses universités italiennes, permettent d’anticiper un peu plus les éruptions. «On a cinq minutes pour se mettre à l’abri, au lieu de vingt secondes auparavant», assure Zaza. Cinq petits abris en béton à toute épreuve ont aussi été arrimés au sommet de la montagne.
Le sentier devient lunaire, gris. On zigzague dans la caillasse volcanique. Rouges, noirs, bicolores, ces cailloux font un bruit de porcelaine brisée. Périodiquement, une colonne de fumée s’élève dans le ciel. Le vent ramène des odeurs de soufre. «En 2002, une partie du flanc nord s’est effondrée, lance Zaza, mystérieux. Le vent a envoyé des pierres à Ginostra, de l’autre côté de l’île, la mer a fait un tsunami sur toute la Sicile.» Seize mille mètres cubes de pierres et de terre ont glissé dans la mer en quelques heures.
La petite colonne parvient à la crête ultime après deux heures et demie d’un bon train. Ceux qui parmi les marcheurs ont vu le Stromboli, Terra di Dio de Roberto Rossellini se souviennent qu’à la fin du film Ingrid Bergman avait grimpé jusque-là, fuyant son mari pêcheur, sa valise à la main, pour finalement s’effondrer dans la cendre, en larmes. Il paraît que l’actrice a passé la nuit avec Rossellini au sommet du volcan en 1948. «C’est une île fantôme, ici. Personne n’y vit», lâchait-elle dans le film. Et les Stromboliens de lui expliquer le feu, la lave, les maisons détruites par les pierres, l’éruption historique de 1930…
En file indienne, un casque sur la tête, la montée continue sur l’arête du cratère. C’est un cirque gris au fond duquel trois bouches incandescentes respirent, bouillonnent, explosent, alternativement. Dans la nuit noire, un feu d’artifice illumine régulièrement la faille la plus étroite, crachant des pierres rougies autour d’elle. Un randonneur français est mort dans les années 70 pour avoir tenté une descente dans ce cirque. Il espérait passer entre deux explosions. Mais il n’y a rien de plus aléatoire. Le volcan a sa propre loi. Au village, les plus anciens l’appellent Iddu, ce qui veut dire «Lui». «Il fait ce qu’il veut, confirme Zaza. Après l’explosion du 7 mars, il y avait moins de magma, pas de gaz, on ne l’entendait plus. Il a mis trois mois à se recharger.» Les marcheurs sont hypnotisés.
Etreintes angoissées. Soudain, le cratère roi explose plus bruyamment et libère un immense champignon de fumée. On sursaute. Se recroqueville. Des couples s’étreignent. Sur la mer, mille mètres plus bas, des flashs photo clignotent sur les bateaux de plaisance. «On ne prépare pas les gens à voir l’explosion d’un volcan, confie le guide. Parfois, les gens pleurent ici.» C’est dans les entrailles de l’île voisine de Vulcano que la légende a situé les forges du dieu du Feu, Vulcain.
Le talkie-walkie de Zaza crache des paroles inintelligibles. On ne peut rester qu’une demi-heure. Les passages des groupes de randonneurs sont plus ou moins chronométrés - en plein été, il peut y en avoir jusqu’à cinq. La descente se fait par un autre sentier noyé sous le sable noir.
Trois heures de marche, encore. Mais cette fois en apnée. La cendre est volatile. Il faut allumer sa lampe de randonnée, porter un masque antipoussière et, pour ceux qui ont les yeux fragiles, ajouter des lunettes de plongée. Personne n’empruntait ce chemin avant que le film de Rossellini n’attire les premiers curieux. Jusqu’en 1950, le père de Rosangela Guadagna, seul médecin sur l’île, était l’un des rares à monter sur le volcan, pour rejoindre le village de Ginostra quand la mer ne le lui permettait pas.«Le vrai Strombolien n’a pas peur du volcan, explique Rosangela. On reconnaît en lui quelque chose de grand, de plus grand que nous.» Rosangela n’est jamais allée voir le cratère, mais elle l’écoute. «On s’inquiète quand on ne l’entend pas. Quand le mauvais temps s’approche, il nous avertit quelques jours avant. Tiens, le temps va changer ! C’est un baromètre.»
Couverts de cendre, les randonneurs, un peu hagards, se dispersent maintenant dans la rue principale du village aux alentours de minuit. Restaurants et cafés ferment. L’unique rue relie le quartier de Scari, voisin du port, à l’église du centre-ville et à Piscita, le village abandonné où Rossellini avait tourné son film. Selon la légende, à Piscita, l’église rose et son protec teur, san Bartolo, avaient stoppé et détourné une coulée d e lave en 1930. Quelques-unes de ses maisons de pêcheurs ont été discrètement rachetées par la jet-set.
Le 8 septembre 1930. En contrebas de l’église du village, point de ralliement des guides, l’un des plus vieux Stromboliens, Zio Stefano, dit aussi Stefanino, scrute l’horizon depuis sa terrasse. «Iddu n’est plus comme avant, dit-il. Il envoie beaucoup de cendres. On ne l’entend plus beaucoup, comme s’il dormait, comme s’il était un peu malade. Je le regarde. Je sens sa respiration, et j’attends.» Pêcheur, paysan, commerçant, Stefanino a fait tous les métiers. Agé de 8 ans en 1930, il se souvient de l’éruption mythique. «Personne n’avait vu quelque chose comme ça, raconte-t-il. Il était 11 heures, le 8 septembre. On ne sortait pas des maisons. Si tu sortais, tu mourais. Des pierres tombaient du ciel. Des feux s’allumaient partout. Ici, on ne s’échappe pas. Il faut attendre la fin de l’éruption. Beaucoup de familles sont parties. Sans revenir.» Stefanino est resté. Deux de ses huit enfants font partie des derniers pêcheurs de l’île.
Un peu plus haut dans le village, Stefanino récite un poème en l’honneur d’Iddu. C’est l’histoire d’une montagne qui rend heureux. Elle a une jolie bouche, et cherche à se faire embrasser. Et l’on n’oublie jamais son baiser, car il est de feu.
http://www.liberation.fr//culture/tentations/voyages/301860.FR.php?utk=008b428a

C’était après la Première Guerre Mondiale. On dansait la valse et le tango.
Il avait le nez un peu écrasé des boxeurs et il boxait. Il avait aussi une moto. Il avait surtout du charme, le savait et en jouait.
Elle était rousse et avait le nez constellé de tâches de rousseur. Elle venait de Bretagne. Elle avait fui la pauvreté pour travailler en bonneterie. Elle sortait pour la première fois sans chaperon.
Ils dansèrent puis ils parlèrent. Il ne lui cacha rien de sa situation de jeune père célibataire.
Comme elle l’aimait déjà et qu’elle avait du caractère, elle se mit en ménage avec lui et s’occupa de son enfant.
Le couple et l’enfant sont morts maintenant.
Ils s’étaient rencontrés au bal…
Image:"Danse de noce" de Brueghel le jeune,1607
http://www.artyst.net/B/BruegelPieterII16-17/Bruegel.htm#
Mais oui, la voici la NOUVELLE CONSIGNE :
un mot : LE BAL
Vous pouvez écrire sur LE BAL à n'importe quelle époque époque,
dans n'importe quel milieu,
à condition de rester dans le sujet.
M'envoyer vos textes à l' adresse habituelle :
jb3essarts@orange.fr
Vous avez jusqu'au 10 Janvier 2008
À vos plumes
http://papierlibre.over-blog.net/
« Résonances I. Photographier après la guerre. France-Allemagne, 1945 - 1955 » confronte les fonds de la Médiathèque de l’architecture et du patrimoine avec ceux du Museum Folkwang d’Essen. Ute Eskildsen, conservatrice du département photo du prestigieux musée allemand et Marta Gili, directrice du Jeu de Paume, procèdent ensemble, au travers des collections des deux institutions, à une lecture croisée de la production photographique des années 1950 en France et en Allemagne. L’occasion d’observer « deux pays clés de l’Europe, dont les convergences et les divergences sociales, politiques ou encore psychologiques pendant la période funeste de l’après-guerre s’avèrent incontournables pour qui veut comprendre la géopolitique de l’Europe contemporaine ». Outre les nombreux tirages issus des deux collections, c’est aussi tous les documents d’époque (maquettes de catalogues, planches contact, lettres manuscrites…) qui accompagnent le travail des photographes et la genèse de l’image que dévoile le Jeu de Paume.
Les art istes présentés :
Photographes issus des collections de la Médiathèque de l’architecture et du patrimoine :
Noël Le Boyer (1883 – 1967)
Marcel Bovis (1904 – 1997)
Denise Colomb (1902 – 2004)
Roger Corbeau (1908 - 1995)
René-Jacques (1908 – 2003)
Thérèse Le Prat (1895 – 1966).
Collections du Museum Folkwang :
Chargesheimer (1924 – 1972)
Heinz Hajek-Halke (1898 – 1983)
Lotte Jacobi (1896 – 1990)
Kurt Julius (1909 – 1986)
Peter Keetman (1916 – 2005)
Willi Moegle (1897 – 1989)
Hilmar Pabel (1910 – 2000)
Wolfgang Reisewitz (né en 1917)
August Sander (1876 – 1964)
Otto Steinert (1915 – 1978)
« Résonances »
D’autres histoires de l’histoire de la photographie Marta Gili, directrice du Jeu de Paume. Extrait du texte du catalogue
L’histoire de la photographie reste un vaste territoire à découvrir. Ignorée de ceux qui croient que la photographie a été réinventée à partir de son éclosion sur le marché de l’art contemporain, ou bien réduite à un pur récit autonome par le modernisme tardif, cette histoire foisonne de multiples secrets, préjugés et exercices du pouvoir qui ont déterminé en grande partie notre connaissance du monde actuel.
Avec « Résonances », le Jeu de Paume a voulu explorer de nouvelles façons d’expliquer l’histoire de la photographie, s’essayer à des timbres, à des tons différents dans des registres narratifs autres.
Pour ce projet, fidèle à sa vocation d’analyse des multiples phénomènes sociaux, politiques, artistiques et culturels qui traversent le vaste champ de l’image, le Jeu de Paume s’est associé à la Médiathèque de l’Architecture et du Patrimoine de Paris. Le but est bien sûr d’étudier, de comparer et d’apprécier à leur j uste valeur ses remarquables archives photographiques, mais aussi de les confronter, avec un esprit ouvert et critique, à d’autres collections et fonds internationaux. Loin d’une homogénéisation des récits sur l’histoire de la photographie, « Résonances » propose d’en diversifier l’approche ; et il ne s’agit pas tant d’harmoniser les discours que d’identifier les points de discordance ou de tension qui viendraient démentir le consensus ordinairement associé au récit canonique sur le passé de nos images.
À travers ces "Résonances", le Jeu de Paume fait passer le processus de création avant le résultat final, l'esprit avant le geste, dans une entreprise de compilation de gloses aussi ouvertes que polysémiques sur les différents contextes sociaux, politiques et culturels où se sont développés usages et pratiques photographiques.
Nul n’en doute : la photographie, et plus généralement l’image, font partie de notre paysage médiatique. Or, contrairement à ce que l’on pourrait croire, la production photographique s’est toujours trouvée intimement liée aux processus complexes d’exercice du pouvoir, de production de l’information, de construction de sens et d’organisation du réel. L’invitation au dialogue, lancée par le Jeu de Paume à des collections et des archives photographiques du monde entier, vise ainsi à favoriser la connaissance critique d’une histoire complexe et commune, celle de nos relations – parfois orageuses, parfois ingénues – avec l’image.
Pour cette première occasion, le Jeu de Paume a demandé à Ute Eskildsen, conservatrice du département photo du Museum Folkwang d’Essen, de lui soumettre un projet de collaboration entre la légendaire collection allemande et les fonds de la Médiathèque. Fondée sur l’analyse d’une partie de la production des années 1950, sa proposition jette un regard croisé sur les collections allemande et française. Deux pays clés de l’Europe, dont les convergences et les divergences sociales, politiques ou encore psychologiques pendant la période funeste de l’après-guerre s’avèrent incontournables pour qui veut comprendre la géopolitique de l’Europe contemporaine. (…)
Au sommaire du dossier du Magazine Littéraire de janvier, coordonné par Perrine Simon-Nahum, Simone de Beauvoir : repères chronologiques, vies et combats, entretiens avec Danièle Sallenave, Elisabeth Badinter... "Par-delà le combat pour les femmes, Beauvoir a su développer une philosophie dont on perçoit aujourd'hui l'extrême richesse. Selon ses disciples les plus radicales, elle aurait soufflé à Sartre les prémisses dela pensée existentialiste. Plus certainement, elle a su, à partir du substrat qui leur était commun, développer une philosophie originale, l'appliquant aussi bien à la condition féminine qu'à la question de la vieillesse, à propos de laquelle elle eut aussi un rôle de pionnière..."
Sommaire complet :
Entretien avec Danièle Sallenave, propos recueillis par Pierrine Simon-Nahum
Repères chronologiques
La naissance du castor ou la construction de soi, par Sylvie Le Bon de Beauvoir
Inédit : Extraits des Cahiers de jeunesse de Simone de Beauvoir
Sartre et Beauvoir, le dialogue infini, par Bernard Fauconnier
Chicago blues, par Evelyne Bloch-Dano
L'amoureuse et l'Autre, par Bill Savage
Les vies de Simone de Beauvoir, par Perrine Simon-Nahum
Le combat pour les femmes, par Benoître Groult
La consécration américaine, par Ingrid Galster
Simone de Beauvoir aux Etats-Unis, par Emily Grosholz
Entretien avec Elisabeth Badinter, propos recueillis par Perrine Simon-Nahum
Aux risques de la liberté, par Julia Kristeva
L'existentialisme réinventé, par Eric Deschavanne
L'existence comme roman, par Frédéric Worms
L'idéal de la vieillesse moderne, par Pierre-Henri Tavoillot
Epilogue, par Charles Dantzig
Le même numéro propose un entretien entre Bruno Latour et François Jullien, deux philosophes au parcours atypique, le premier passant par l'anthropologie, le second par la sinologie, avec la même volonté de "penser autrement les relations entre les peuples et de définir un socle commun."
Lire des extraits de Au coeur des ténèbres, de Joseph Conrad Une plongée dans l'atmosphère étouffante de la jungle africaine, cette terre encore mystérieuse pour les explorateurs européens du XIXe siècle. Comme souvent dans les œuvres de Joseph Conrad, c'est l'ancien marin Marlow qui nous raconte ses aventures exaltantes.
Le jeune Marlow part en Afrique prendre le commandement d'une embarcation destinée au transport de l'ivoire. Il quitte l'Europe et ses villes sépulcrales pour atteindre les côtes sauvages du continent africain, au terme d'un long voyage. Il remonte rapidement le fleuve vers le comptoir colonial auquel il est affecté. Marlow était attiré depuis l'enfance par le fleuve Congo, ce fleuve sauvage qui ressemblait à un serpent interminable et tortueux sur les livres de géographie.
En s'enfonçant dans le continent africain, Marlow traverse les âges pour atteindre l'humanité des origines, une humanité intégrée à la nature, une humanité à la sauvagerie effrayante. Le rythme des tambours résonne dans la nuit. La brume s'abat. On sent la fragilité de ces colons perdus au milieu d'un continent étranger, au milieu d'une nature hostile.
Le roman est dominé par un personnage presque totalement absent : Kurtz, le talentueux aventurier qui ramène plus d'ivoire que quiconque, Kurtz l'énigmatique chef de comptoir perdu dans la jungle… Ce personnage apparaît en creux dans toute l'œuvre : on évoque Kurtz, on craint Kurtz, on critique Kurtz, on évoque la performance de Kurtz, on loue les discours de Kurtz… Kurtz, Kurtz, Kurtz ! Ce nom apparaît sans cesse mais ce personnage reste un mystère. On comprend qu'un lourd secret se dissimule derrière ce nom mille fois répété. Pourtant on en apprendra peu. Nous partagerons la déception de Marlow de n'avoir pas pu mieux connaître cet homme à la fois fascinant et abject. La puissance d'évocation de ce roman est immense.
Cette œuvre contient en outre une violente charge contre le colonialisme européen du XIXe siècle. Les colons sont assimilés à des rapaces pressés de piller les terres qu'ils « découvrent ». La soif de l'ivoire guide ces hommes prêts à tout braver pour s'enrichir. Cruels mirages… les combats contre les autochtones, les animaux sauvages et les redoutables maladies déciment ces candidats à la gloire.
Le roman a été librement adapté au cinéma par Francis Ford Coppola en 1979 dans Apocalypse Now. La remontée d'un fleuve inquiétant, la rencontre avec un personnage mystérieux entouré de sa cour sauvage et cruelle… cette quête initiatique a parfaitement été transposée au cinéma grâce à l'interprétation remarquable des deux acteurs principaux, Martin Sheen et Marlon Brando. Le film remporta la Palme d'Or à Cannes en 1979, le César en 1980, deux Oscars et trois Golden Globes.
Lire des extraits de Au coeur des ténèbres, de Joseph Conrad
Lire gratuitement l'œuvre en anglais : http://www.conrad-heart-of-darkness.org
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La Coste, château du Marquis de Sade, se situe à 40 km environ à l'est d'Avignon. Perché sur une colline dominant les villages alentour, la bâtisse, maintenant en ruine, est caractéristique de l'aristocratie de province. Grand criminel de l'Histoire, le Marquis de Sade ne fait pas partie des héros locaux. La politique régionale de tourisme ne fait d'ailleurs rien pour mettre en valeur le château. Cependant, quelques touristes font le pèlerinage, et peuvent acheter des cartes postales commémoratives dans les divers magasins au long du chemin menant au château. Au bout, les visiteurs aperçoivent la porte du château très sobre sur laquelle il reste encore une vieille cloche déservie depuis longtemps.
L'acquisition du domaine de La Coste par la famille Sade remonte à 1627 -- 113 ans avant la naissance de Donatien --, lors du mariage de Jean-Baptiste de Sade, arrière-arrière grand-père du divin Marquis, avec une certaine Diane de la famille Chimiane, alors seigneur de la région. Après son mariage avec Renée de la famille Montreuil, le Marquis donnait à La Coste des festins et des représentations de ses pièces de théâtre, en l'absence de sa femme qui restait à Paris. Tous ces fastes évoquaient le "chic" parisien et suscitaient bien des jalousies parmi les aristocrates de la région.
Par la suite, La Coste est devenu un lieu de refuge pour le Marquis en fuite. Très occupé par ses divers tourments et tracas judiciaires (fuites, emprisonnements) ainsi que ses nombreuses débauches, le Marquis n'a effectué que de brefs séjours à La Coste en compagnie de sa femme, dans un silence total, sans fêtes et sans faste. Plus qu'un lieu de libertinage, le château de La Coste était un foyer pour Sade, avec une épouse qui attendait dans la solitude le retour de son mari emprisonné.
Collaboration : Marie-Christine Salelles
Photographies by Joslene Reekers, © All right reserved.
http://www.ksm.fr/pausecaf/La_Coste/Sade/introSadeVF.html
Nous échangions des lettres depuis quinze ans. Je respectais sa vision des choses : un écrivain n’est que ce qu’il écrit.
Je ressentis malgré tout le besoin de le voir. C’est à Saint-Florent-le-Vieil qu’il m’accueillit en janvier 1999, comme un «lecteur partisan» dans sa maison face à l’Evre - d’où les Eaux étroites découlent, et où je revins chaque année ou presque. Nous avons parlé des heures de littérature et de tout. Nous avons «sifflé» une bouteille de vin d’Anjou avant d’aller déjeuner.
Au fil de nos rencontres et au rebond de ses phrases - il avait une tchatche ! -, j’appris ces petites choses qui ne sont pas dans les livres. En visitant mon monument préféré, j’avais l’impression de visiter Stendhal ou Proust. Le grand écrivain des confins et de l’attente, l’essayiste hiératique et rigoureux, impeccablement fidèle à ses maîtres, était là. Chétif et curieux. Une sensation étrange me saisit, qui me reprit à chaque fois. Je fus surpris d’entendre son opposition, à propos de l’idée de voir ses livres repris en poche : «Cela ne rapporte rien à l’auteur ! Je lisais des Simenon, jeune, dans le Paris-Angers, et une fois leur lecture terminée, je les abandonnais sur la banquette comme des journaux. Ce sont des jetables qui ne méritent pas qu’on s’y attarde.» Son aversion se doublait de la satisfaction de savoir que cinq mille Rivage des Syrtes «sortaient» chaque année. Je rétorquais, au moment de la parution de Belle du Seigneur en Folio, le succès de cette édition courante. Il m’avoua, un peu gêné, ne pas avoir encore lu le roman emblématique d’Albert Cohen. Je le lui adressai aussitôt revenu à Paris. Il le lut poliment.
Lui qui me justifia sa vocation pour une existence en retrait du monde et même son célibat par son expérience du pensionnat, où subir des inconnus vingt-quatre heures sur vingt-quatre lui fit constamment fuir la vie en communauté, aura abordé par accident les rivages du sentiment amoureux dans son œuvre. Tandis que les lumières douces du fleuve entraient par réfraction dans la maison, j’évoquais le bijou intime qu’est son long poème d’amour Prose pour l’étrangère (un texte aussi fort que Lettera amorosa de René Char), lisible en Pléiade et qui n’avait jamais été publié (si l’on excepte une édition hors commerce, à soixante-trois exemplaires, de 1952) : «J’ai toujours été farouche à la publication de textes relevant du domaine privé, mais j’ai fini par accepter sa publication dans les œuvres complètes.»
«Happy few man», austère patron des lettres qui ne me parla jamais d’amour mais plus volontiers de football et qui interpellait la grande rôdeuse : «J’ai l’impression d’être en surnuméraire. Mes amis ont tous disparu.» Ces dernières années, il ne lui arrivait plus rien, mais il continuait d’écrire des fragments.
Sa solitude était troublée par les visites de «fans» comme moi, ou bien par celle du couvreur cet après-midi d’avril 2001 : «Excusez-moi, ça sonne, c’est mon couvreur qui vient pour le toit d’une autre maison que je possède à côté.» Juste de quoi animer sa «vie plate», «si plate qu’elle interdit de fait de tenir un journal». Julien Gracq n’a jamais tenu de journal intime. Qu’on se le dise.
Le salon de réception respirait la paix rassemblée. La retraite dans tous ses états, mâtinée d’une envie de rigoler à l’occasion. Il y livrait ses réflexions ciselées sur la littérature. La vision romantique de l’écriture ? «J’écrirai ou je me tuerai, cela n’a jamais été pour moi.» Le sacre de l’écrivain ? «Pourquoi parle-t-on toujours de Rimbaud et si peu de Racine ? L’un et l’autre cessèrent d’écrire à l’apogée de leur talent.» Sa crainte de voir la langue anglaise étouffer les autres : «Nous finirons par parler français en petit comité, cela deviendra chic. Comme en Russie au temps de Pouchkine, quand les Russes parlaient français entre eux et ne s’adressaient en russe qu’à leurs domestiques.»
Je lisais sa fierté de pouvoir encore réciter Baudelaire par cœur. Je le sentais content de m’épater avec des remarques bien senties sur l’actualité brûlante, histoire de glisser un «je suis encore dans le coup». Sa conversation bifurquait, il pratiquait la sortie de virage, évoquant «tout à trac» une corrida à Aranjuez où toréait Paco Camino, alors que le sujet tauromachie l’agressait.
J’aimais sa gaieté de M. Hulot, au souvenir d’une traversée de la forêt des Landes jusqu’à Hossegor. Il ajoutait, comme on prend un chemin de traverse : «Je n’aime guère le bassin d’Arcachon et le Gois à Noirmoutier à cause de ces étendues de sable à marée basse d’où jaillissent des squelettes de bateaux qui m’évoquent un paysage d’après la débâcle.» Une expression tellement sienne !
Et ce plaisir de le lire en l’écoutant. Son visage s’éclairait lorsque nous abordions les rives de l’amitié : Breton, «qui parlait comme il écrivait»; Jünger, «ah ! l’ambiance casque à pointe de son 85e anniversaire en Allemagne, où je m’étais rendu avec Christian Bourgois».
En lançant une invitation à déjeuner autour d’une bonne table des environs, je découvrais un Gracq gourmand. A la Gabelle, sa cantine, il dévorait : entrée, plat, fromage, dessert. «Choisissez la bouteille de vin», me lançait-il. J’adorais ce «Non !» qui commençait la plupart de ses phrases et qu’un oui suivait de près. Il soulignait, comme l’usage de l’italique dans ses livres donne du relief, combien Gracq a été l’homme du renoncement.
Avez-vous fui les êtres comme vous avez fui les honneurs ? risquai-je un jour. La blessure originelle du pensionnat fut-elle si déterminante ? Il répondit d’un silence entendu.
L’âge avançait comme la nuit tombe. Lors de ma dernière visite, sur le seuil en partant, je le jugeais en pleine santé. Il fit une grimace et un lent mouvement de la main. Et puis il y eut sa dernière lettre, à la mi-octobre 2007, qui s’achevait terriblement par ce «Je ne suis hélas guère plus visitable».
Depuis, j’achetais le journal avec appréhension. Julien Gracq a pris l’autre grand chemin deux mois plus tard. Et je le relirai, ce soir encore.
Dernier roman paru :Flamenca aux éditions la Table ronde.
http://www.liberation.fr//rebonds/301441.FR.php?utk=008b428a
Née en Pologne le 12 Novembre 1956 Anna Do So Tadjuideen a fait des études universitaires en mathématiques. En 1981, elle commence à s’intéresser au bouddhisme et à la pratique de la méditation sous différentes formes. En 1983, elle quitte la Pologne pour s'installer à Paris où elle réside jusqu'à présent.
Mariée, divorcée, et mère de trois enfants elle a exercé différents métiers comme : secrétaire dans une entreprise de chimie, professeur de mathématiques, femme de ménage, guide de groupe touristiques, chauffeur de taxi parisien… En 2002, elle commence à pratiquer la méditation zen au Dojo Zen de Paris.
Ses deux premiers recueils de poèmes ont été édités en Pologne, en langue polonaise, en 1998, par la maison d’éditions Wis: Le "chemin vers soi-même" et "Les réponses aux Koans". En 2006, le recueil en français "Les formes dans le vide" est publié aux éditions Publibook.
Les autres recueils "Le reflet dans le miroir", "Les vagues sur l'océan", "Les sandales sur la tête" et "La Simplicité de la Voie" sont disponibles dans différents centres de méditation.
En février 2007, elle récite ses poèmes au Dojo Zen de Paris et en mai 2007 à la galerie d’art Metanoia. La revue littéraire Haikai a publié quelques poèmes d’Anna Do So Tadjuideen en août et en octobre 2007.
La plupart de ses poèmes sont inspirés par la nature et les enseignements de ses maîtres.
Peint avec les mots, de Anna Do So Tadjuideen
Auteur : Anna Do So Tadjuideen
ISBN : 978-0-9800689- 7-9
Format : 68 pages, 4.25 x 6.88 po., broché,
papier intérieur crème #60, encre intérieur noir et blanc,
couverture extérieure #100 en quatre couleurs.
Collection : Livre de poche
EN VENTE ICI >>>>
Source: Mille poètes
L'année devrait être Daho. Après que la critique tout entière se fut enthousiasmée pour son neuvième album studio, L'Invitation ( nos éditions du 3 novembre ), le public en a fait un de ses chouchous dans les magasins de disques comme au téléchargement. Maintenant vient l'alchimie de la scène, les chansons de studio s'incarnant sous les spots et avec tout le groupe :la tournée d'Étienne Daho commence le 13 mars pour s'achever par une série d'Olympia en juin (où la chanson très remarquée Boulevard des Capucines va prendre une dimension particulière). En attendant que tombent les dates des festivals d'été.
Pas de scène pendant trente ans ! Sans promettre d'être aussi massives que le retour de Polnareff en 2007 (plus d'un million de spectateurs pour ses concerts), les retrouvailles avec la scène d'Yves Simon devraient faire battre bien des coeurs. Après avoir donné deux concerts aux Francofolies de La Rochelle et à Spa l'été dernier, il retrouvera l'Olympia le 12 mars, avant une tournée qu'il promet longue et dense. Il est vrai que la sortie de l'album Rumeurs, l'automne dernier, a prouvé que l'artiste n'a pas perdu la main, ni pour écrire le monde tel qu'il est, ni pour rêver les femmes en romantique complice de ses modèles.
La tournée de The Police a été l'événement rock de l'année 2007 pour des millions de spectateurs (chez nous, deux Stades de France), mais le coup de tonnerre rock a été, début décembre, le premier concert depuis 1980 de Led Zeppelin. Un choc phénoménal ( nos éditions du 11 décembre ) . Et après ? Jimmy Page, Robert Plant et John Paul Jones, les trois survivants de la formation historique, avaient soufflé le chaud et le froid avant les retrouvailles à Londres, laissant entendre que pourquoi pas… on ne sait jamais… si tout se passe bien… Les rumeurs sont maintenant persistantes : il pourrait y avoir une tournée à la fin 2008, dès que Plant aura fini son tour du monde en compagnie de la chanteuse country Alison Krauss (le duo est au Grand Rex le 13 mai).
02/01/2008 | Mise à jour : 19:17 |
Le Lyonnais Karim Benzema est la révélation du début de saison. Crédits photo : ASSOCIATED PRESS
Cela n'existe nulle part ailleurs. Tandis que Nancy (2e, remonté en 2005), Caen (4e, promu), Le Mans (5e, 2005), Valenciennes (6e, 2006) ou Nice (7e, 17e l'an passé) sont tous en course pour les places européennes, Auxerre (15e), le PSG (16e), Lille (17e), Lens (18e) et Sochaux (19e), des clubs aux palmarès autrement plus fournis, luttent pour ne pas accompagner Metz, quasiment déjà condamné, en Ligue 2.
Seul Bordeaux (3e) tient son rang, avec Lyon, même si, avec déjà 4 défaites, et seulement 4 points d'avance sur Nancy, le sextuple champion de France semble un ton en-dessous. Rappelons que l'an passé, ou il avait signé le meilleur départ de l'histoire, il comptait 11 points de plus et comptait 15 points d'avance sur Lens ! Par ailleurs, il avait pris 27 points sur 30 à l'extérieur, contre 16 sur 27 cette année. Résultat, si l'OL possède toujours la meilleure attaque (38), il n'a que la 3e défense (16), derrière Nancy (11) et Nice (14), et juste devant Valenciennes (17). Autant dire qu'il lui faudra faire mieux que l'an passé, ou sa phase retour avait été quelconque (4e de la 2e phase avec 13 points de moins qu'à l'aller), pour conserver son titre.
Derrière, Nancy est un bon dauphin, puisqu'avec 1,84 point par match, il fait mieux que Monaco 2003 (1,76), et Lille 2005 (1,76), autant que Lens 2007 (1,84), et moins que Lens 2002 (1,88) et le PSG 2004 (2). Et ce même si Nancy reste sur 4 matches sans succès…
Contrairement à l'an passé (163 buts lors des 6 premières journées, 2,72 buts par match), la Ligue 1 a repris ses mauvaises habitudes en début d'exercice : 13 buts lors de la 1re journée, 19 lors de la suivante, il y avait de quoi craindre le pire. Les choses se rétablissaient ensuite, grâce à 4 journées à au moins 25 buts, dont une à 30 (5e), et autant sous les 20 buts, mais jamais en dessous de 18… avant une 19e journée catastrophique (11 buts). Au final, la moyenne de buts atteint 2,16, soit moins que la moyenne des années 2000 (2,26) et surtout très loin de nos voisins européens, comme d'habitude. La faute aux 28 0-0 (1,48 par journées) et surtout aux 35 1-0, score le plus répandu devant le 2-0 (29).
En Europe en effet, c'est un autre monde. L'Espagne (2,56), l'Italie (2,57), la Belgique (2,65), l'Angleterre (2,69), l'Allemagne (2,82) et surtout les Pays-Bas (3,11 !) sont largement devant. Comme d'habitude, parmi les pays «majeurs», seul le Portugal (2,14) nous évite de justesse la lanterne rouge. Pourtant, on note un net progrès chez les buteurs, nettement plus fringants que l'an passé, ou le record de Bernard Zénier en 1987 (meilleur buteur avec 18 buts) avait été pulvérisé (Pauleta, 15 buts). Cette saison, ce total est presque atteint par Benzema, 12 buts, qui a explosé en Ligue 1 comme en sélection, à 20 ans tout juste ! Et ce, sans le moindre penalty, et en seulement 1386 minutes jouées… le Lyonnais a cependant baissé cet automne, avec un seul but depuis la 11e journée. Derrière, Bellion, De Melo, Niang et Elmander (10 buts) confirment le renouveau de nos buteurs, le Sénégalais ayant marqué tous ses buts du pied droit ! Suivent Saïfi et Koné (8), tandis que Savidan compte 6 buts, Dindane, Piquionne et Gomis 5, Koller, Pauleta et Ilan 4. Chapeau au Valenciennois Audel, qui a réussit la performance d'inscrire 6 buts en 447 minutes, soit 4,97 matches !
A noter que l'an passé, à la même époque, les meilleurs buteurs étaient quatre, Bangoura, Dindane, Bodmer et Pagis, tous à 8 buts, avec une différence de buts générale nettement supérieure (2,31) ! Chiffre qui relativise sérieusement la théorie qui affirme que c'est la faute des attaquants si on marque moins de buts en France qu'ailleurs…
Si Metz maintenait sa moyenne actuelle jusqu'au terme de la saison, il atteindrait 14 points, ce qui constituerait un record. A titre indicatif, Nantes en avait obtenu 34 l'an passé. A la trêve, dans des championnats à 20 clubs, seuls Nice 1997 (10), Lens 1989 (10) et Brest 1980 (8) s'étaient approchés des chiffres messins. Et malheureusement pour les protégés de Carlo Molinari, aucun d'entre eux ne s'était maintenu. Si le FCM veut atteindre les 40 points, qui ne lui garantirait d'ailleurs rien, il devra tourner à 1,74 point par match, soit la moyenne de Bordeaux cette saison…
Metz possède un chiffre terrible : les Lorrains n'ont mené au score que pendant 24 minutes. Dans le même temps, ils ont été menés durant 752 minutes et près de 40 minutes par matches ! La palme revient bien sûr à Lyon, avec 711 minutes devant pour et 238 mené. A noter que Nancy a été mené moins de 9 minutes par match…
Devant, si Sochaux, avec 5 points de retard, peut encore y croire, Lens, 1er relégable, ne concède que 7 points à Lorient, 8e. Quant aux Parisiens, 16es, ils étaient déjà catastrophiques l'an passé sur leur pelouse, puisqu'ils étaient la plus mauvaise équipe à domicile (16 points de perdus au Parc). Cette année, ce n'est pas le cas puisque Metz (2) a pris moins de points dans son stade que le PSG (4)… Les hommes de Le Guen, qui ont perdu 26 points porte d'Auteuil, ont par ailleurs pris 18 points à l'extérieur, meilleur chiffre de Ligue 1 devant Lyon (16) ! A domicile, c'est Nancy qui mène (24) devant Valenciennes et l'OL (23).
En 2005-06, à la trêve, 58,31 % des buts étaient l'œuvre d'étrangers, 6 Français figurant parmi les 26 meilleurs (23 %). L'an passé, le ratio retombait à 50,93 %, avec 9 Tricolores parmi les 16 premiers (56 %). Cette année le chiffre est semblable (51 %), avec 9 Français dans les 21 leaders (42.86 %). Comme d'habitude depuis 1994, l'Afrique se taille la part du lion, mais son chiffre baisse (80 buts, soit 39,21 %, contre 55,05 % la saison dernière) et le Brésil reste le pays le plus représenté (50 buts, comme l'an passé), loin devant la Côte d'Ivoire (19), le Sénégal (16) et la Suède (15). Cette dernière symbolise le retour des Européens dans la course, puisqu'ils talonnent l'Amérique du Sud (60 buts contre 62) alors que l'an passé, l'écart était de 20 buts (39 contre 59).
Chez les passeurs dans le jeu, c'est Gervinho, Leroy et Mouloungui qui mènent le bal avec 5 caviars, devant 4 internationaux, Benzema, Ben Arfa, Nasri et Rothen (4). En Ligue 1, on inscrit 55,5 % des buts sur passe, avec une pointe à Auxerre (87,5 %) et un creux à Sochaux (30,8 %). Enfin, chapeau à Wendel, meilleur gaucher (5 buts) mais aussi meilleur frappeur de coups-francs (3), devant Romaric, Juninho et Savidan (2) ; bravo aussi à Niang, meilleur droitier (10) et à Koller, «casque d'or» de Ligue 1, avec 4 buts de la tête sur… 4. Un carton plein cérébral imité par Luyindula (3/3).
Le mercato, qui démarre le 1er janvier, pourrait une fois de plus modifier en profondeur plusieurs de ces chiffres. Rendez-vous le 12 janvier pour la reprise de la Ligue 1 !
http://www.lefigaro.fr/sport/2008/01/02/02001-20080102ARTFIG00368-ligue-le-bilan-a-mi-saison.php

Mes 2 recueils sont donc maintenant en vente sur The book edition(lien à droite de ce blog).

Quant à mon mémoire, il demande un peu plus de travail de (re) mise en page, donc plus de temps à republier; si cela vous intéressait de l'acheter et de le lire, ça m'encouragerait à aller plus vite.

Au mois de janvier, il y a les résolutions... et les voeux !
Voici un jeu d'écriture et d'amitié : une manière ludique d'offrir et recevoir des voeux personnels et originaux... ça vous tente ?
Comment ça marche ?
1) sur votre blog, écrire une liste de 5 à 10 mots que vous aimez (noms communs, adjectifs, verbes), en réfléchissant ou sans réfléchir.
2) proposer à vos lecteurs qu'ils écrivent quelques phrases de voeux pour vous en commentaire (ou sur leurs blogs selon les préférences) en utilisant tous les mots (ou presque si ça fait trop) de votre liste. Ca peut être de la poésie, ça peut être de la prose, ça peut être émouvant ou humoristique, tout dépend des compétences de chacun ! Et l'idée, c'est qu'à partir des mêmes mots, les voeux soient un peu différents les uns des autres...
3) inscrire votre participation en commentaire de cette note pour qu'on puisse plus facilement vous trouver.
Une règle importante : rendre la politesse ! Chaque voeu reçu en commentaire doit recevoir en retour un voeu de votre part, dans un délai de temps raisonnable (au minimum, un "merci et pardon, je n'arrive pas à écrire de voeu à partir de tes mots (on peut avoir des raisons de ne pas pouvoir le faire...). Ne vous énervez pas si quelqu'un a qui vous avez laissé un voeu ne répond pas dans la minute, et si vous avez l'impression qu'il vous a oublié, rappeler lui gentiment.
Il y a tout le mois de janvier pour ça. Nous essaierons de faire un point régulier des participations...
Ps : les éventuels lecteurs sans blogs peuvent participer. Soit en laissant des voeux en commentaires sans attendre de voeu en retour (seulement des "merci"....), soit en laissant via ce blog une liste de mots pour qu'ils puissent recevoir des voeux à leur tour.
C'est clair ? Alors à vos voeux !
http://lequipedechoc.over-blog.com/article-15189035-6.html#anchorComment
Chose promise... chose due ! A partir d'une image de Pixel bleu et en prenant toutes vos participations (25 photos en tout), voici notre carte de voeux pour 2008 :
Pour que vous compreniez mieux le principe, voici un petit détail du montage :
Merci à : Irène, Enriqueta, Captaine Lili, Cassandrali, Cindy, Pixel Bleu, ABC, Azalaïs, Le chemin du bonheur, Petite chouette... et à tous les lecteurs de ce blog et de la gazette des blogs !
C'est la vie qui foisonne
Sous nos yeux réjouis
Pour réchauffer nos coeurs
Pour combler nos esprits
Pour alléger nos âmes
Pour saluer nos écrits
Un kaléidoscope pour dire à qui nous lit
Que l'année 2008 soit la plus belle de toutes!
Que la nouvelle année vous apporte la joie, le repos, la santé
Que la nouvelle année vous offre l'amitié, l'amour à qui le souhaite
Et pour tous les stessés, une pause , un répis, le temps d'en profiter...
2008 douceurs pour les coeurs des blogueurs et les leurs !
http://lequipedechoc.over-blog.com/article-15058153-6.html#anchorComment
Quelques belles photos de chevaux :
http://www.pferdehimmel.de/
et un peu plus "coquin" le celebre calendrier Aubade :
http://www.aubade.com/lecons/calendrier.php
(avec possibilite de le telecharger)
Francois Pecheux
[Portraits d'Artistes]
http://www.liensutiles.org/portrait.htm
Valérie Samson
01/01/2008 | Mise à jour : 20:16 |
Le 3 janvier, les États-Unis entreront de plain-pied dans un complexe processus électoral de près d'un an, au terme duquel le 44e président américain prendra ses fonctions. Ce système peut paraître par bien des aspects archaïque, exotique, voire tout à fait déroutant. Surtout lorsque cette machine électorale se grippe, comme ce fut le cas en 2000.
Demain débute la saison des primaires, qui ne prendra fin que dans six mois. Le 3 juin 2008 (ou au plus tard à la fin de l'été), il ne devra en rester qu'un, qui défendra les couleurs de chacun des deux grands partis, démocrate et républicain, pour la Maison-Blanche. En réalité, pour les 15 candidats en lice, la campagne a déjà débuté depuis au moins une année, au cours de laquelle ils ont mis sur pied des comités exploratoires pour juger de l'opportunité d'une candidature, se sont finalement lancés, ont commencé à rechercher des soutiens dans les premiers États à voter et ont collecté des fonds. Alors que le mandat présidentiel n'est que de quatre ans, la durée d'une campagne est en réalité de deux ans.
Lors des primaires, les Américains votent pour élire non pas un candidat, mais le plus souvent une liste de délégués, qui, dans leur majorité, se sont engagés à voter lors de la convention nationale du parti pour un candidat donné. Il s'agit donc en théorie d'un scrutin indirect. En réalité, le nom du vainqueur est généralement connu bien avant la fin des primaires, dès que l'un d'eux remporte une majorité de délégués.
Cette année, en raison du nombre important d'États qui voteront le mardi 5 février, le résultat pourrait être acquis ce jour-là, le «Super Tuesday». Dans les faits, le mode de sélection des délégués varie d'un État à l'autre. Dans les uns, seules les personnes affiliées à un parti votent. Dans d'autres, comme dans le New Hampshire, cette restriction ne vaut pas. Un certain nombre d'États, comme l'Iowa, ont opté pour les caucus, réunions théoriquement réservées aux militants du parti, même si l'on peut s'enregistrer au moment du vote. Dans des bibliothèques municipales, des salles ou des gymnases, les participants débattent et négocient avant de rallier un groupe soutenant un candidat. Contrairement aux primaires, le vote n'est pas à bulletin secret. Des candidats indépendants, généralement peu représentatifs, peuvent se présenter sans passer par les primaires. Mais ils ont rarement les moyens de figurer sur les bulletins dans les cinquante États.
Dans les deux grands partis, le candidat désigné choisit un vice-président, qui peut être un de ses anciens adversaires. L'heure n'est plus aux divisions mais au rassemblement. À la fin de l'été, les délégués de tous les États élus lors des primaires se retrouvent à la convention nationale de leur parti, où ils vont confirmer lors d'un vote le choix des électeurs. Depuis les années 1970, les conventions, qui durent trois ou quatre jours, avec leurs temps forts soigneusement orchestrés, sont devenues de véritables shows télévisés et constituent une tribune de choix pour le candidat, qui livre un discours détaillant son programme. Des milliers de journalistes vont relayer cet événement dans tout le pays et dans le reste du monde. La convention est aussi une foire aux donateurs et aux lobbies, qui sponsorisent des événements en l'honneur des caciques du parti (concerts, tournois de golf et de pêche, excursions et croisières) dont ils attendent un retour sur investissement…
Deux mois plus tard, le 4 novembre, les Américains font face au véritable enjeu avec l'élection générale. Ils choisissent leur président. Ou plutôt une liste de grands électeurs qui ont indiqué leur intention de vote pour un candidat. Techniquement, il s'agit d'un scrutin au suffrage universel indirect majoritaire État par État. Comme pour les délégués élus lors des primaires, le nombre de grands électeurs varie en fonction du poids démographique de chaque État (il représente la somme de leurs représentants et sénateurs au Congrès de Washington). La différence est que le candidat qui obtient la majorité dans un État rafle la totalité des grands électeurs (*): c'est le système dit du «winner takes all» («le vainqueur rafle tout»).
Sauf contestation, le nom du président élu est en principe connu au soir du 4 novembre, dès lors qu'il a rassemblé 270 grands électeurs sur 538 (la moitié plus un). Ce qui n'empêchera pas le collège des grands électeurs de se réunir un mois plus tard pour confirmer officiellement le vote populaire. Une simple formalité, même si l'histoire a montré que des grands électeurs ont déjà retourné leur veste. Si ces exceptions relèvent du cas d'école, on a déjà vu des présidents élus par le collège électoral sans avoir la majorité du vote populaire (voir encadré). Si toutefois aucun candidat n'atteint les 270 grands électeurs, la Constitution donne au Congrès le pouvoir de trancher. Cela s'est déjà produit. Comme il revient alors à la Chambre des représentants d'élire le président et au Sénat de choisir le vice-président, les deux hommes pourraient ne pas appartenir au même parti… Une situation de cohabitation à la française inédite aux États-Unis…
http://www.lefigaro.fr/international/2008/01/02/01003-20080102ARTFIG00003-le-casse-tete-du-processus-electoral-americain-.php
Ahmed EL AMINE
Artiste Peintre Plasticien
www.ahmedelamine.com
6, Derbe Hantati Médina
Azemmour 24100 MAROC
+212 61 433 550
+212 23 358 902
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| Anne BRIGAUDEAU Publié le 02/01 à 14:14 |
La pointe de l'Ile de la Cité à Paris ou se trouve le Mémorial - DR
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| Publié le 02/01 à 11:26 |
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