Recueil de poèmes en hommage aux deux auteurs
2007
Comme toutes les années,2007
A commencé par une fête
Beaucoup d’allumettes
Et de cigarettes
Avant que j’arrête.
Puis que des défaites.
Jetons 2007
Aux oubliettes !
28/12/2007
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Comme toutes les années,2007
A commencé par une fête
Beaucoup d’allumettes
Et de cigarettes
Avant que j’arrête.
Puis que des défaites.
Jetons 2007
Aux oubliettes !
28/12/2007
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http://www.litterature-lieux.com/

La Maison de Balzac présente la rencontre de Paul Jouve, le plus grand artiste animalier du XXe siècle, avec "Une passion dans le désert", sulfureuse nouvelle de Balzac. Narrant les amours d'un soldat de l'armée napoléonienne et d'une panthère dans le désert d'Egypte, ce récit n'a reçu aucune illust... [ Lire la suite ]
Le 28 décembre 1967, la loi Neuwirth sur la contraception en France était votée.
Lire l'article complet sur:http://www.lefigaro.fr/sciences/2007/12/26/01008-20071226ARTFIG00306-il-y-a-quarante-ans-la-revolution-contraceptive.php
Pierre Garnier, inventeur de la poésie spatiale, inaugure l'exposition de son manuscrit de 128 poèmes : "Voyages extraordinaires (poésie spatiale), hommage à Jules Verne", avec de nombreux amis poètes venus parfois de loin, le 9 janvier 2008, de 18h30 à 22h30.[ Lire la suite ]
Pour se protéger le corps du froid du dehors bien-sûr mais aussi pour se prémunir l’âme des coups de haine dans les couloirs de la vie sociale, de l’indifférence glaciale de sa famille, des petites phrases assassines des faux amis, des injures de presque inconnus, des silences gênés face au déballage (pourtant demandé) de nos problèmes, de la bêtise de la circulation urbaine. Pour se protéger de l’humidité des marées de soucis, des tempêtes de sable mélancolique.
Il faut se tricoter maille après maille sans en perdre un fil une petite laine avec ses rêves d’enfance réalisés ou irréalisables, les lectures faites ou tant à faire, les paysages qu’on a aimés et qu’on revoit en rêve comme si on y était et tous ses lieux à voir, à visiter ; les connaissances qui font la tête bien faite et l’envie toujours de se lever le matin pour en apprendre plus, la curiosité saine.
Il faut se tisser un paletot, un gilet d ‘érotisme et de sensualité contre la routine du quotidien, une couverture de pétillant champenois avec des bulles de plaisir, des bouffées de blondes. sans l’addiction, des foies gras et des marches toniques, des pommes croquées et des clémentines acidulées.
Une petite laine avec le chant des oiseaux le matin au réveil, tes bras qui bercent mes soirs et mes matins, ses disques préférées qu’on écoute en braillant ou qu’on savoure en silence.
Le 27/12/2007
Le lundi 24 décembre 2007 à 00:00 :: Lancement des thèmes
Laissons gambader le sacré lutin et revenons à nos moutons... Le thème de la semaine est :
Petite laine
Pas d'autre contrainte sur le dos mais n'oubliez pas : vos textes doivent nous parvenir en fichier joint par mail avant le Dimanche 30 décembre minuit (heure de Paris).
Et en attendant, ne prenez pas froid !
Bonne semaine à vous et joyeuses fêtes de Noël.
http://www.impromptus.fr/dotclear/27 décembre 2007
Bulletin n°3
- Cette année 2007 a été pour notre association Présence de Nerval
l’occasion d’inaugurer le 10 février la bibliothèque nervalienne,
évènement qui s’est déroulé en présence de Monsieur Jean-Pierre Babelon, membre
de l’Institut ainsi que de Messieurs Jacques Bony et Eric Buffeteau.
Ce sont 150 personnes qui ont pu découvrir cette bibliothèque située
dans une tourelle du château d’Ermenonville propriété du Groupe Savry.
(voir a page bibliothèque sur le site Présence de Nerval).
- Des conférences ont été tenues durant l’année ainsi que des
promenades « Sur les pas de Nerval ».
- Les membres actifs du conseil d’administration se sont réunis à
plusieurs reprises pour élaborer un projet de manifestations dans le cadre
du bicentenaire de la naissance de Gérard de Nerval en 2008.
Sans rentrer dans le détail de la programmation de ces manifestations
nous pouvons néanmoins vous révéler une partie du contenu de ces
journées :
-En juin au parc Jean-Jacques Rousseau d’Ermenonville se déroulera une
journée intitulée « Sur les pas de Gérard de Nerval ». Il sera proposé
au public la représentation de « Corilla », différentes scènes
nervaliennes vivantes imaginées d’après Sylvie, la musique, la danse et des
textes seront aussi à l’honneur dans divers lieux du parc.
-Nous proposerons aussi « Un jour d’Octobre avec Gérard de Nerval… » le
26 octobre au programme : visites guidées de lieux nervaliens dont
certains jusqu’ici fermés au public. L’après-midi dans la grande salle du
château d’Ermenonville : « Trois portraits de Gérard de Nerval »,
conférence donnée par trois éminents universitaires nervaliens.
Représentation de la pièce Corilla puis « Poèmes et musiques » : textes
lus par un comédien de renom.
Nous ne manquerons pas de vous informer du détail de ces deux journées
qui seront consacrées entièrement au poète.
-Henri Bonnet donnera une conférence sur Gérard de Nerval le 15 janvier
2008 à 14h30 au cinéma Eden 43, avenue Alsace Loraine (à côté de la
préfecture) à Bourg en Bresse.
(information communiquée par Henri Charvenet)
Au commencement, un petit carnet de notes. A l’intérieur, Howard Phillips Lovecraft griffonnait des idées, des rêves, des citations, «dont le but est de permettre l’envol de l’imagination et du souvenir». Rien de bien exceptionnel pour un écrivain, avide de détails quotidiens susceptibles de nourrir une narration. Ecrites de 1919 à 1934, les courtes phrases de l’auteur de Providence (Rhode Island) apparaissent comme l’essence de sa pensée. Lovecraft arrive à y évoquer, cliniquement, des horreurs indicibles, des monstres tapis dans l’obscurité, des cités sous-marines ou des rêves se confondant avec le réel.
| Sur le même sujet | ||
Vision. Lovecraft pensait que nous vivons dans l’illusion et que des choses se cachent à la périphérie de la vision. Exemples tirés du fameux carnet, intitulé le Livre de raison (The Commonplace Book) : «Une chose vivante, informe, constitue le cœur d’un vieux bâtiment» ou «Rôder la nuit autour d’un étrange château sans lumières, au milieu d’un décor surprenant». Ces notes lancinantes ont parfois servi à bâtir des fictions à faire se dresser les cheveux sur la tête (1).
L’idée de mettre ce «pense-bête» au cœur d’une exposition est venue du dessinateur-humoriste suisse Mix & Remix. A 47 ans, il a découvert l’univers de Lovecraft après avoir lu la monographie de Michel Houellebecq. Il a alors entendu évoquer le petit Livre de raison. Pourquoi ne pas donner ces 222 suggestions brutes à des illustrateurs ? Mix & Remix lui-même a croqué une cinquantaine de dessins en un temps record. Tout ne l’a pas inspiré. «Vous avez ce petit détonateur qui fait que vous avez envie de dessiner une image ou pas», explique-t-il à l’émission Sonar de la radio suisse romande Espace 2. Certaines phrases ont parlé à tout le monde, d’autres sont restées dans les limbes.
Tentacules. Une centaine d’illustrateurs, de dessinateurs de bande dessinée, d’albums pour enfants se sont prêtés au jeu. Au total, près de 500 œuvres inédites fêtent à leur manière le 70e anniversaire de la mort de H.P. Lovecraft (1890-1937). «C’est l’expo qui rend fou… les organisateurs», s’amuse Patrick Gyger, directeur de la Maison d’Ailleurs, musée de la Science-Fiction, de l’Utopie et des Voyages extraordinaires (lire page suivante). La production ne montre pas que des tentacules sur le point d’étrangler un pauvre humain, mais aussi des collages humoristiques, des visions burlesques ou poétiques. «L’expo qui rend fou» permet de revisiter la légende avec une multitude de points de vue. «Ce n’est pas une exposition sur Lovecraft, mais une exposition lovecraftienne», estime Patrick Gyger. Ainsi d’Albertine, illustratrice pour enfants, qu’a inspirée en bleu et rose la sinistre pensée qui dit : «Sensation de noyade. Sous la mer - villes, navires, âmes de morts. La noyade est une mort horrible.» Caza imagine «l’Intrigue du Dr Eden Spencer» avec une main de monstre sur le point de sonner à la porte dudit docteur. Tom Tirabosco voit dans «Un bruit hideux dans l’obscurité» un monstre qui boit à la paille le cerveau d’un chat, sous les yeux d’un sympathique canard, sa mascotte. Un homme de dos en marcel regarde par une fenêtre et se demande : «Où est passée ma bagnole ?» L’œuvre signée Antoine Guex accompagne en réalité la pensée lovecraftienne, «Quelqu’un regarde par la fenêtre et se rend compte que la ville et le monde au-dehors sont désormais sombres et morts».Nyarlatote
Lignée. L’exposition propose également de courts textes fictifs rédigés par des écrivains, comme les Américains Terry Bisson, James Morrow ou Norman Spinrad, le Britannique Christopher Priest ou le Belge Jacques Finné.
Loin d’être un panégyrique à un mort qui hante encore, l’exposition d’Yverdon a donné du matériau lovecraftien à remoudre. Après sa mort, il a été vite adapté aux Etats-Unis par des magazines d’horreur. Dans cette lignée, un hors-série de Métal Hurlant sera exclusivement consacré à HPL en 1978. Son univers se retrouve aussi chez Philippe Druillet, Tibor Csernus ou Jean-Michel Nicollet. Car l’envers de la réalité reste une source d’inspiration inépuisable.
(envoyée spéciale à Yverdon)
(1) Dans Night Ocean et autres nouvelles, traduit par Jean-Paul Mourlon, Belfond, 1986.
http://www.liberation.fr//culture/300459.FR.php?utk=008b428a
«Vous n’avez pas répondu à mes deux fax et votre silence me surprend un peu, mais j’ai toujours admis que nos relations pouvaient ne pas être faciles…» (Christian Bourgois à P.G., 19 juin 1995).
On a déjà suffisamment, ici et ailleurs, écrit sur Christian Bourgois l’homme, Bourgois l’obstiné ou le mondain, pour que cela donne envie de savoir comment cela se passait dans la boutique. L’aperçu que j’en donnerai sera par le très petit bout de la lorgnette : à côté de Walter Benjamin, une bio de Nicholas Ray, tous ces livres de Vian, Burroughs ou Ginsberg, ceux qu’on a faits ensemble paraîtront de la petite bière. Je ne prétends pas non plus être un intime, ni même un ami, en tout cas pas très souple (voir ci-dessus), mais j’ai travaillé pour lui dans des circonstances et capacités diverses, et si sur plus de vingt ans nous avons eu des différends, le mode de fonctionnement, pour être intermittent, est néanmoins resté le même jusqu’à la fin : la simplicité même. Au-delà de ses goûts personnels, Bourgois savait faire confiance. Il était toujours partant, même si parfois l’enthousiasme initial se perdait dans le tourbillon d’une vie surmenée, de ses ennuis réels (les années Rushdie) et d’activités extralittéraires pas toujours perçues comme essentielles à son vrai métier. C’était important pour des gens comme nous, les directeurs de collection SDF qui n’insistent pas pour marquer de leur nom les auteurs comme du bétail, de pouvoir toujours compter sur une lecture attentive. «Je contacte l’éditeur demain» était toujours la réponse. «Merci de votre lettre du 2 avril [1990]. Tout d’abord, en chapeau, si je peux dire, laissez-moi vous dire que lorsque j’arrive le matin à 8 h 30, j’aimerais bien écrire à mes amis, Philippe Garnier à Los Angeles, René Vienet à Taipei, Francis Deron à Pékin, ou à X, Y, Z à Londres, New York, Milan ou Berlin qui me donnent des conseils amicaux et m’ont permis de faire Bourgois et 10/18.» Pour dire qu’il n’y avait pas que le plaisir dans la vie. Mais il finissait toujours par répondre.
Nous avons commencé à travailler ensemble, informellement, à la fin de l’été 1984. J’avais publié un article dans Libération sur John Fante, signalant la réédition de ses livres oubliés chez Black Sparrow. Sur la foi de ce papier, Bourgois m’annonçait qu’il en avait acheté quatre ! Et désirais-je en traduire un, ou plusieurs ? Demande à la poussière me suffirait, merci. Ce coup-ci fut le bon, il n’y en eut jamais de meilleur, mais j’étais aussi interloqué qu’inquiet. A tort : trois ans plus tard, il y avait des piles de Fante dans les kiosques d’aéroports.
La collaboration dura ainsi, j’étais poisson pilote non sollicité ni rémunéré, ravaudeur de traductions foireuses dans les années Presses de la Cité-10/18, tout comme après. Début 1991, je lui signalai un drôle de livre sur le pétrole, par un inconnu nommé Rick Bass. A peine avais-je eu le temps d’écrire sur lui dans un de mes livres que Bourgois récidivait, écrivant de son côté : «Je viens de recevoir un contrat pour les deux titres de Rick Bass que vous m’avez conseillés et j’attends que Seymour Lawrence (son agent) m’envoie des épreuves du troisième titre.» Quand, n’y croyant plus, je dus m’arrêter en cours de traduction d’un des deux livres, l’éditeur acceptait mon forfait embarrassé avec bienveillance, mais restait ferme : «Je vous remercie de m’avoir communiqué vos doutes sur la commercialité de ces livres (Brice est d’accord avec vous), mais je désire cependant continuer à publier Rick Bass.» Il continue encore.
Cette fidélité aux auteurs faisait mieux passer d’autres de ses pratiques, plus cavalières. Bourgois a longtemps été fameux pour ses couvertures. Il a longtemps fonctionné sur l’illusion que si un tableau ou une photo était reproduits en détail et non entièrement, il n’avait pas à se soucier des droits de reproduction, même quand il pouvait les avoir pour des nèfles. Pour la couverture de Demande à la poussière, je lui avais signalé une photo de Dorothea Lange, un très gros plan sur des jambes de Mexicaine avec des bas troués et des huarachas qui me semblaient idéals pour évoquer cette période, ainsi que le personnage de Camilla dans le roman. Ayant pris la peine de relever le numéro qui lui permettrait d’obtenir de la Library of Congress, pour la somme de quinze dollars, port compris, un très beau tirage de cette photo de la Farm Security Administration, je commis l’erreur de lui envoyer pour référence une repro de la chose découpée dans un livre. Dans un délai qui m’a toujours paru n’être guère plus long qu’un retour de courrier, Christian m’envoyait un premier exemplaire du livre, avec ce mot : «J’ai un photograveur inestimable.» D’où le flou et la trame de la couverture, qui, ma foi, allait bien avec le livre. Mais ces pratiques finirent par le rattraper, et je crois savoir qu’il lui en coûta. Après une longue brouille plus sérieuse que d’habitude, nous nous étions retrouvés sur un coup nous rappelant à tous les deux la complicité des débuts. Par un hasard dément, nous nous étions chacun de notre côté passionnés pour un obscur livre de Tom Kromer sur la dépression américaine, Waiting for Nothing.
Bourgois venait d’acheter les droits d’une récente réédition universitaire pour la seule raison qu’il avait lu le livre cinquante ans plus tôt. Répondant à ma lettre enthousiaste, il m’annonçait aussi qu’il avait déjà mis le livre en traduction. La chose traîna, et entre-temps un ami bouquiniste me trouva la traduction française parue à l’époque chez Flammarion, les Vagabonds de la faim, due à un extraordinaire personnage nommé Raoul de Roussy de Sales. Elle était incroyablement juste et fidèle, fleurant bon un ton qu’aucun traducteur aujourd’hui, fût-il excellent, ne saurait trouver. Celle commanditée par Christian était parfaitement bonne, mais il prit sur lui de «s’arranger» avec le traducteur, de reprendre la traduction Flammarion, et de m’en confier la présentation. A ma grande surprise, le livre marcha assez bien et obtint de nombreuses critiques. Je crois que ma dernière communication sur le sujet fut de rouspéter à propos de la couverture, que je jugeais peu appropriée. Mais c’était cela le secret de la collaboration : je connaissais mon métier, il connaissait le sien.
http://www.liberation.fr//rebonds/300448.FR.php?utk=008b428a
J'ai un message d'erreur en visualisant mon blog et vous devez l'avoir aussi...
J'ai remis certains liens dans ma colonne de droite; ça doit venir de là; je cherche...
Si quelqu'un sait quel lien cloche, merci de me le dire.
En attendant, excusez-moi pour la gêne.
La nouvelle année ou le Nouvel An
Alors que le solstice a déjà sonné
Le glas des journées automnales
La chaleur de tes bras
M'habille d'amour
La chaleur de ton cœur
Dénude mon âme
Peu importe l'orage
Qui se déchaîne au dehors
Nous ne sommes que douceur
Au crépuscule du matin
2008 me dira t-elle des mots définitifs
De rupture ou d'engagement
D'un nouveau temps contre
Ou tout contre toi ?
Un nouveau temps
Tant de craintes et d'espoirs
Poires Belle-Hélène
Hellènes, bonnes fêtes
Bonnes fêtes
Pas de défaites
Pour l'année nouvelle
Que du bonheur!
26/12/2007
Mais je préfère parler de la ville où j'ai aimé vivre pendant 3 ans(que le saint):http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint-%C3%89tienne
Vous fréquentiez Julien Gracq depuis de longues années. Quand l’avez-vous vu pour la dernière fois ?
Je lui ai rendu visite au mois septembre, et je lui ai parlé au téléphone la semaine dernière. Il m’avait paru en pleine forme. D’après ce qu’on m’a dit, il a été emporté par un malaise dû une gastrite, alors qu’il était hospitalisé à Angers. A 97 ans, tout incident bénin peut devenir fatal.
Quel souvenir gardez-vous de lui ?
Je tiens d’abord à rectifier quelque chose: depuis sa disparition, j’entends parler dans les hommages de l’"ermite" de Saint-Florent-le-Vieil, d’un personnage hautain, distant, misanthrope. Or c’était quelqu’un d’extrêmement ouvert, accueillant, attentif, que je voyais quatre ou cinq fois par an depuis 1968. Il recevait beaucoup de chercheurs, de gens qui aimaient ses livres, il entretenait une abondante correspondance, répondait très scrupuleusement aux envois d’ouvrages. C’était quelqu’un d’extraordinairement fidèle en amitié: songez qu’après la mort d’André Breton, il a pendant des années téléphoné chaque semaine une heure à sa veuve Elisa.
Mais il avait un côté prof, vieux garçon, non ?
Vous savez, ce n’était pas seulement un professeur agrégé, c’était aussi un homme de la campagne! Simple, gentil, malicieux, convivial et prévenant avec ses voisins. Il existe des photos où on le voit jouer au boomerang avec des gens du coin! Il adorait le football, il avait suivi la dernière coupe du monde de rugby, et trouvait que le XV de France n’avait eu que ce qu’il méritait à cause de son jeu fermé. Ses autres distractions étaient les DVD: opéras de Wagner, films tirés de ses livres ou œuvres de Robert Bresson.
Un peu "coincé" quand même ?
Pas vraiment : pensez au Beau ténébreux, aux pages érotiques du Balcon en forêt: ce sont des livres violents, romantiques. Pour ne pas parler de son pamphlet La littérature à l’estomac. il avait eu plusieurs liaisons féminines, notamment avec Nora Mitrani. Simplement, il avait fixé une règle, qu’il m’a répétée lors de nos entretiens: "Il n’y a pas de vie privée". Il y avait un domaine réservé, une limite infranchissable, celle de l’intimité. C’était quelqu’un de formidablement têtu, en bon Vendéen qu’il était.
Dans les derniers temps, souffrait-il de son grand âge ?
Depuis la mort de sa sœur, décédée à peu près au même âge que lui il y a une dizaine d’années, il vivait seul dans sa grande maison de Saint-Florent-le-Vieil. Il était devenu très frileux, il vous recevait en robe de chambre, avec écharpe et béret, même au mois de juin. Il sortait peu quand le temps était mauvais, de peur de se casser le col du fémur.
Pour parler de la seule chose qui importait avec lui, l’écriture, il disait "décliner". A cause de l’arthrose, il avait du mal à tenir un stylo, lui qui ne s’était jamais servi d’une machine à écrire ou d’un ordinateur. Surtout, il prétendait avoir de plus en plus de problèmes à trouver le mot juste, en raison des troubles de la mémoire. Alors, disait-il, il valait mieux cesser d’écrire, ou ne plus le faire que par hygiène. Mais jamais je ne l’ai entendu se plaindre, de cela ou d’autre chose. Il avait un côté stoïcien.
Au cours d’une de vos dernières rencontres, il vous a confié être un "écrivain mort"!
Il disait cela parce que, à part un recueil d’entretiens en 2002, il n’avait rien publié depuis les Carnets du grand chemin en 1992. Et son dernier roman, Un balcon en forêt, date de 1958! C’est en ce sens qu’il se disait "mort".
En était-il attristé ?
Non, chez lui, il n’y avait pas de nostalgie, de tristesse, il était au contraire serein, détaché, avec même un petit côté pince-sans-rire. Il était conscient d’être un écrivain d’un autre temps: à vingt ans, il savait par cœur La Chartreuse de Parme, ce qui n’est certes plus le cas de la génération internet. De nos jours, constatait-il, la littérature tendait à devenir "horizontale", avec la multiplication des titres et des auteurs à l’échelle planétaire, alors que le lien "vertical" avec les anciens s’estompait. Il était conscient que la littérature telle qu’on l’avait connue n’existerait plus dans les prochaines décennies. La disparition du livre lui paraissait inéluctable.
Il parlait de la vieillesse et de la mort avec le même calme étonnant. "La perspective de ma disparition ne me scandalise pas, m’avait-il confié à la fin de l’entretien publié dans Le magazine littéraire en juin dernier, la mort étant partout inséparable de la vie". C’était un homme libre, un individualiste, un personnage énigmatique, d’une grande dignité.
Cf. aussi article du monde dans ma note d'aujourd'hui.
![]()
uteur notamment du Rivage des Syrtes et de Eaux Etroites, l'écrivain Julien Gracq est mort, samedi 23 décembre, à l'âge de 97 ans, a-t-on appris dimanche de sources concordantes dans son entourage. Il avait été hospitalisé au CHU d'Angers en début de semaine après avoir eu un malaise à son domicile de Saint-Florent-le-Vieil (Maine-et-Loire), où il vivait retiré depuis de nombreuses années, ont précisé les mêmes sources.
Né le 27 juillet 1910 dans ce même village d'Anjou, en bord de Loire, Julien Gracq, de son vrai nom Louis Poirier, figurait parmi les très grands écrivains francais. Il a signé 19 ouvrages (poésie, théâtre, essais et romans). Jamais édité en poche, il est resté fidèle à des tirages limités qui ne l'ont pas empêché de jouir d'un grand prestige dans le monde des lettres. Pourquoi avoir choisi le nom de Gracq ? Pour des "raisons de rythme et de sonorité", avait-il expliqué.
Homme secret et rétif aux honneurs - il menait une vie "très éloignée des cercles littéraires et des parades mondaines", peut-on lire sur le site de son éditeur, José Corti -, Julien Gracq avait refusé le prix Goncourt en 1951 pour son chef d'oeuvre Le rivage des Syrtes, l'histoire d'un suicide collectif sur fond de pays imaginaires. Il avait cependant accepté d'entrer en 1989 dans la prestigieuse collection de Gallimard, la Pléiade et avait ainsi été l'un des rares contemporains à être publié de son vivant dans cette collection.
Agrégé d'histoire et de géographie, il écrit tout en enseignant dans des lycées de Quimper, Nantes, Amiens et Paris. En 1938, il présente en vain le manuscrit de Au château d'Argol à la NRF (Gallimard). Il s'adresse alors à l'éditeur et libraire José Corti, à qui il restera fidèle durant toute sa vie.
UNE PERFECTION DE STYLE
En 1939, après avoir rencontré André Breton, chef de file du surréalisme, il devient un compagnon de route du mouvement dont il s'éloigne cependant assez vite.
Avec une perfection de style frisant parfois la préciosité, il était pamphlétaire dans La littérature à l'estomac (1950), où il stigmatisait les moeurs littéraires, poète dans Liberté grande (1947), critique dans Préférences (1967), nouvelliste dans La presqu'île (1970) et, bien sûr, romancier dans Un beau ténébreux (1945) ou Un balcon en forêt (1958). Il était aussi l'auteur de En lisant, en écrivant (1981) ou La forme d'une ville (Nantes) (1985).
Un balcon en forêt, Le roi Cophetua - une des trois nouvelles composant La presqu'île - et Un beau ténébreux ont été adaptés au cinéma respectivement par Michel Mitrani, André Delvaux et Jean-Christophe Averty.
De très nombreux ouvrages savants sont parus sur son oeuvre, traduite en plusieurs langues.
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3382,36-992794,0.html
Saison aux soirées évocatrices
Orgiaques et tentatrices
Lovées dans les bras d’Adonis
Susurrant des phrases provocatrices
Temps ralenti et propice
Imperceptiblement à l’intime complice
Caresses et baisers s’immiscent
En des replis de coulisses
17/12/2007
Lancée par IRENE:http://www.mamirene.com/article-14526791-6.html#anchorComment
Une lettre au père noël
Pour lui dire tout simplement
Pense un peu à tous ceux que j'aime
Et qui rêvent de toi tout le temps.
refrain
Pense à mon gentil petit chat
Qui s'ennuie quand je ne suis pas là,
Il ne demande jamais rien
Alors offre-lui un copain.
(couplet des auteurs)
Une lettre au père Noël
Pour lui dire tout simplement
Pense un peu à tous ceux que j'aime
Et qui rêve de toi tout le temps.
refrain
Pense à mon amoureux
Qui ne vient pas,
Qu'il soit heureux,
Peu importe où il soit.
(couplet de Captaine Lili)
Une lettre au père Noël
Pour lui dire tout simplement
Pense un peu à tous ceux que j'aime
Et qui rêvent de toi tout le temps.
refrain
Pense aux malheureux
Qui pleurent sur la terre
Donne leur des moments joyeux
Et chasse leurs misères
(couplet de morganlafey)
Une lettre au père Noël
Pour lui dire tout simplement
Pense un peu à tous ceux que j'aime
Et qui rêvent de toi tout le temps.
refrain
Est-il brun est-il rose une question que je me pose...
De certains me disent qu'il est rouge comme la rose...
Sent-il aussi bon ou est-il un Cro-Magnon qui nous croque tout notre pognon
Je vous laisserais seuls juges avant qu'il ne débarque avec sont traineau de désillusions.
(couplet d'Al)
Une lettre au père Noël
Pour lui dire tout simplement
Pense un peu à tous ceux que j'aime
Et qui rêvent de toi tout le temps.
refrain
Que ce Noël ne ressemble pas aux précédents
Pour ceux qui ont voulu mourir avant
Pour ceux qui sont morts vraiment
La paix des coeurs et pour longtemps
(couplet de Laura)
Une lettre au père Noël
Pour lui dire tout simplement
Pense un peu à tous ceux que j'aime
Et qui rêvent de toi tout le temps.
refrain
Pense à ceux qui manquent d'argent
Et qui ne te voient que dans les magazines
Ceux qui pensent que les cadeaux sont pour les autres
Essaie de les gâter au moins cette année.
(couplet d'Irène)
Ceci est un exemple de ce qu'on peut faire à plusieurs, maintenant vous pouvez créer votre propre lettre sur votre blog, le but est de faire fleurir pleins de lettres différentes, seule obligation, garder le refrain et mettre en premier couplet celui de l'auteur...
Invitez vos amis à participer
http://lequipedechoc.over-blog.com/
Habillés d’amour lunaire
Intimement couverts
Vêtus de nos mains qui génèrent
Ensemble une protection entièr-
-Rement étanche contre l’hiver
17/12/2007
Chers (beaux)-parents,
Quand j’étais enfant
Noël insouciant
Innocent
Confiant
Entraînant
Les chaussons sous le sapin
L’effervescence du matin
Mémère me prend la main
On déballe avec entrain
Emerveillement sans fin
Quand je croyais en ce dieu
De mes aïeux
Noël religieux
Joyeux
Sérieux
Puis
Noël terne
De l’adolescence
Les convenances
Sans musique
Sans ambiance
On se couche de bonne heure
Dehors la froideur
De l’hiver qui fait peur
Et pas de chaleur
Dans les cœurs
Des cadeaux en abondance
Des apparences
Des convenances
Indifférence
Famille vide de sens
Et avec vous, chers (beaux-)parents
Noël adulte
Une nouvelle famille
Où le matériel s’efface
Devant l’importance
Du lien qui réchauffe
Incompréhension
De mes passions
Mais adoption
Acceptation
Résurrection
Noël partage
Retrouvailles
Victuailles
Ambiance de fête
Qui monte à la tête
Noël de France
Chansons et lumières
Froid et parfois neige
Les marchés souvent les mêmes
J’ai du mal à l’imaginer
Avec ce ciel bleu entre les palmiers
Pas d’illuminations, ni de vin chaud
Mais votre amour qui nous accompagne
Votre fils et moi
Le 11/12/2007
http://www.impromptus.fr/dotclear/index.php?2007/12/11/3083-laura-vanel-coytte-la-lettre-de-noel#co
Semaine du 10 au 16 décembre 2007
Le lundi 10 décembre 2007 à 01:00 :: Lancement des thèmes
La lettre de Noël
Finies les divagations, les igloos sous la neige, les lézards et les portes fermées… Il est temps de penser à l'enfant que nous sommes ou que nous avons été. C'est bientôt Noël, on entend presque le bruit des sabots des rennes, les grelots qui tintent et la flamme des bougies qui vacillent.
Cette semaine, il sera question de mots écrits, de désirs, de cadeaux, de rêves, d'idéal, d'avenir. Nous vous demandons de rédiger une lettre de Noël. Lettre d'enfant ou d'adulte. Lettre délirante, passionnelle, des cris revendicatifs, un hymne à la beauté, des lucioles d'espoir, de l'humour noir… Tout cela ne reste qu'indicatif…
Nous ferons suivre… Le cachet de la Toile faisant foi, vos envois devront être effectués entre le lundi 10 et le dimanche 16 décembre.
Bonne semaine.
http://www.impromptus.fr/dotclear/index.php?2007/12/10/3060-semaine-du-10-au-17-decembre-2007#co
Crédits photo : AFP Depuis quelques années, l'auteur des Carnets du grand chemin ne quittait guère sa maison natale du quartier de la Gabelle à Saint-Florent-le-Vieil, où il recevait des visiteurs auxquels il parlait volontiers de football ou d'échecs, mais plus rarement de littérature, conseillant à ses hôtes de se reporter à ses livres. Dernier classique vivant, honoré de deux volumes dans «La Bibliothèque de la Pléiade», Julien Gracq avait donné le mot de la fin à nos confrères du Monde dans le courant de l'année 2000.
«En littérature, je n'ai plus de confrères. Dans l'espace d'un demi-siècle, les us et coutumes neufs de la corporation m'ont laissé en arrière un à un au fil des années. J'ignore non seulement le CD-Rom et le traitement de texte, mais même la machine à écrire, le livre de poche, et, d'une façon générale, les voies et moyens de promotion modernes qui font prospérer les ouvrages de belles-lettres. Je prends rang, professionnellement, parmi les survivances folkloriques appréciées qu'on signale aux étrangers, auprès du pain Poilâne, et des jambons fumés chez l'habitant.»
Une survivance folklorique du monde d'avant : ainsi se présentait plaisamment Julien Gracq, «anarque» angevin souvent cité parmi les favoris d'un prix Nobel de littérature qu'il se serait fait un devoir de refuser, comme il avait refusé le Goncourt et l'Académie française. Il était né Louis Poirier à Saint-Florent-le-Vieil, rue du Grenier-à-Sel, sur les hauteurs de la Loire, le 27 juillet 1910. Son père était représentant de commerce, sa mère employée aux écritures dans une mercerie en gros. Élève de khâgne au lycée Henri-IV à Paris, où Alain a été son professeur, reçu à l'École normale supérieure en 1930 avec Henri Queffélec, il a passé l'agrégation de géographie en 1934 avant d'enseigner à Quimper, Nantes, Amiens et Paris, où il a notamment eu Renaud Matignon et Jean-René Huguenin pour élèves.
«Il parlait d'une voix égale, nette et confidentielle, qui forçait l'attention et abolissait toute velléité de distraction, se souvenait Renaud Matignon. Résultat : dans la classe de M. Poirier, professeur d'histoire et géographie qui enseignait Saint-Just et le plissement hercynien aux potaches du lycée Claude-Bernard, on entendait une mouche voler.» L'auteur des Eaux étroites a quitté l'Éducation nationale en 1970, vivant depuis lors de sa retraite de professeur et de ses droits d'auteur et partageant le plus clair de son temps entre lecture, écriture et promenade.
Toute sa vie, Julien Gracq a fréquenté les livres plutôt que les gens. Tout a commencé avec Jules Verne, le héros de ses 8 ans. Ensuite il y a eu Edgar Poe, découvert à 12 ans, et Stendhal, qu'il a lu à 15 ans. «Mes seuls véritables intercesseurs et éveilleurs», confiait-il. Il faut leur associer Chateaubriand, Balzac, Nerval, Saint-John Perse, Francis Ponge, André Pieyre de Mandiargues et Ernst Jünger, dont il est devenu l'ami après s'être acheté Sur l es falaises de marbre par hasard à la gare d'Angers.
Depuis 1937, et la publication chez José Corti, libraire éditeur à Paris, du Château d'Argol, Julien Gracq était auréolé d'une réputation d'écrivain génial et secret qui faisait quelques envieux. Certains le disaient arrogant. Cet Alceste des bords de Loire qui avait légué sa riche bibliothèque à la municipalité de Saint-Florent-le-Vieil il y a quelques années s'en étonnait. «Je ne discerne pas très bien en quoi consiste cette arrogance, cette posture arrogante, qu'on me reproche là ?» Marqué à la fois par le romantisme allemand, par la littérature fantastique et par le surréalisme, Au château d'Argol n'a eu qu'une poignée de lecteurs, mais de ceux qui comptent.
Ainsi André Breton, que Julien Gracq a eu l'occasion de rencontrer à Nantes à la veille de la Seconde Guerre mondiale et auquel il a consacré en 1948 un maître essai dans lequel il s'attarde sur l' introduction de la poésie dans la prose à laquelle l'auteur de Nadja a puissamment contribué et à laquelle lui-même s'est attaché dans tous ses livres romans ( Un beau ténébreux, Le Rivage des Syrtes, Un balcon en forêt), théâtre (Le Roi pêcheur), mélanges de critique littéraire (Lettrines, En lisant en écrivant, Carnets du grand chemin), pamphlet (La Littérature à l'estomac), récits (Les Eaux étroites), nouvelles (La Presqu'île) ou essais de géographie sentimentale (La Forme d'une ville, Autour des sept collines).
Héritier d'André Breton, Julien Gracq l'était par son goût de la prose poétique et non par un quelconque respect de la doxa surréaliste. Qu'on songe à cette interrogation splendide qui ouvre Les Eaux étroites : «Pourquoi le sentiment s'est-il ancré en moi de bonne heure que si le voyage seul le voyage sans idée de retour ouvre pour nous les portes et peut changer vraiment notre vie, un sortilège plus caché, qui s'apparente au maniement de la baguette de sourcier, se lie à la promenade entre toutes préférée, à l'excursion sans aventure et sans imprévu qui nous ramène en quelques heures à notre point d'attache, à la clôture de la maison familière ?»
Né à la frontière de l'Anjou et de la Vendée, dans ces Mauges qui servent de décor aux Chouans de Balzac, Julien Gracq était l'écrivain des paysages absolus. À l'étendue où aime se dissoudre l'homme moderne, il a toujours préféré la profondeur, revenant sans cesse aux mêmes écrivains, aux mêmes livres, aux mêmes souvenirs, aux mêmes questions. Il a aimé les routes, les cartes, les confins, les reliefs, les fleuves, les lisières, les frontières comme aucun autre avant lui. Plutôt que d'aller chercher de nouveaux paysages au bout du monde, il a passé sa vie à retrouver à l'infini ceux de son enfance. Passionné par l'étude des formes du terrain, Julien Gracq est le seul écrivain de sa date à s'être aussi obstinément consacré à célébrer «la face de la terre». Ses livres les plus singuliers sont nés de ce beau souci : La Forme d'une ville, Autour des sept collines.
Sa froideur apparente dissimulait un tour, un accent et un sel volontiers impertinents et drôles. Il a ainsi bousculé les gendelettres dans La Littérature à l'estomac avant de refuser le prix Goncourt 1951 décerné au Rivages des Syrtes. Évoquant le charme constant qu'exerçait sur lui l'œuvre de Jules Verne, ce supporteur du Football Club Nantes Atlantique expliquait sans rire qu'il détestait qu'on critique l'auteur des Aventures du capitaine Hatteras en sa présence. «Ses défauts, son bâclage m'attendrissent. Je le vois toujours comme un bloc que le temps patine sans l'effriter.» Rattachant les écrivains à la catégorie des «professions délirantes», Julien Gracq était la fois un voyeur et un voyant, comme Arthur Rimbaud avant lui. Écrivain sans biographie ou presque , il tenait tout entier dans son œuvre et dans son style, où le temps s'abolit au profit d'une autre modalité de l'être et du dire, mystérieuse et initiatique.
On le lisait, on l'admirait, on rêvait d'aller lui rendre visite à Saint-Florent-le-Vieil où les deux volumes de ses Œuvres complètes dans la «Pléiade» étaient vendus au bar-tabac le plus proche de chez lui. M. Gracq n'avait abdiqué au «gros animal» social qu'une infime part de lui-même, restant jusqu'au bout un écrivain sans machine à écrire.
Mais où est-il donc passé ce sacré lutin
Qui m’a volé mon cœur un matin ? Ce petit picard si fantastique Aux caresses et baisers féeriquesTu étais mon petit lutin domestique
Pour moi qui ne suis guère pratique
Et tu rendais ma solitude moins solitaire
Au milieu de l’indifférence planétaire
Tu n’as jamais voulu travailler
Pour le Père NOEL ; ta bonté
Naturelle était mon cadeau
Bien loin du toc et du faux
Mais où est-il donc passé ce sacré lutin Qui m’a volé mon cœur un matin ?Tu es partie avec une lutine ou lupronne
Peu importe, je n’ai plus personne
Car tu étais ma famille et mes amis
Mon tout que j’appelais Trilby*
Le 17/12/2007
*Lutin, personnage titre d’un livre de Charles Nodier
Le lundi 17 décembre 2007 à 00:00 :: Lancement des thèmes
Nous sommes dans la période des longues nuits où nous pouvons prendre le temps à la veillée de nous raconter des histoires merveilleuses, drôles ou insolites. Nous vous proposons d'en écrire une sur le thème suivant :
Ce sacré lutin
Seule contrainte, dans votre texte devra absolument figurer la phrase suivante : Mais où est-il donc passé ce sacré lutin
Bien sûr vous devez nous envoyez votre texte avant dimanche 23 décembre 2007 minuit (heure de Paris et en fichier joint).
Laissez agir le charme ou l'espièglerie du moment......
Et bonne semaine à tous !
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Cf. aussi mes deux recueils de poèmes en vente sur Lulu: http://stores.lulu.com/store.php?fAcctID=617288
1.A propos d’Halloween :
http://www.lauravanel-coytte.com/archive/2007/10/31/ecriture-sur-images-martine.html#comments
2.Lettre au Secrétaire du syndicat des héros littéraire : http://www.lauravanel-coytte.com/archive/2007/10/30/mon-texte-inedit-sur-ce-blog-jeu.html#comments
3.L’amour en public : http://www.lauravanel-coytte.com/archive/2007/10/25/mon-texte-inedit-sur-ce-blog-jeu.html#comments
4.Ombres mortes : http://www.lauravanel-coytte.com/archive/2007/10/22/mon-texte-inedit-sur-ce-blog-jeu.html#comments
5.Ce matin-là : http://www.lauravanel-coytte.com/archive/2007/10/19/mon-texte-en-prose-inedit-sur-ce-blog-ecrire-la-suite-de-mad.html#comments
6.Daniel et Cannelle 2 : http://www.lauravanel-coytte.com/archive/2007/10/11/mon-extrait-inedit-du-roman-de-cannelle-daniel-et-cannelle-2.html#comments
7.Commentaire d’un passage extrait du roman de George Sand, "Les maîtres sonneurs » : http://www.lauravanel-coytte.com/archive/2007/10/08/mon-texte-en-prose-inedit-sur-ce-blog-commentaire-d-un-passa.html#comments
8.Petite scène pour une marionnette : http://www.lauravanel-coytte.com/archive/2007/10/04/mon-texte-en-prose-inedit-sur-ce-blog-jeu-d-ecriture-propose.html#comments
9. La vie des autres :http://www.lauravanel-coytte.com/archive/2007/10/29/vu-samedi-27-octobre-2007-a-l-ifc-maroc.html#comments
10. Un peu de pub pour mon dernier livre : http://www.lauravanel-coytte.com/archive/2007/10/31/un-peu-de-pub-pour-mon-dernier-livre-avec-la-bonne-couvertur.html#comments
11. Mon 3 e nouveau livre : http://www.lauravanel-coytte.com/archive/2007/10/26/mon-3e-nouveau-livre-un-deuxieme-recueil-de-poemes-paysages.html#comments
12. Une nouvelle couverture pour mon nouveau livre : http://www.lauravanel-coytte.com/archive/2007/10/29/une-nouvelle-couverture-pour-mon-dernier-livre.html#comments
13. Promenons-nous dans les bois : http://www.lauravanel-coytte.com/archive/2007/11/01/mon-texte-inedit-sur-ce-blog-jeu.html#comments 14. Les sables mouvants : http://www.lauravanel-coytte.com/archive/2007/11/03/mon-texte-inedit-sur-ce-blog-les-sables-mouvants.html
15. Le prince charmant : http://www.lauravanel-coytte.com/archive/2007/11/05/mon-extrait-inedit-du-roman-de-cannelle-le-prince-charmant.html#comments
16. Goethe et Baudelaire 2 : http://www.lauravanel-coytte.com/archive/2007/11/08/goethe-et-baudelaire-2.html#comments
17. Cyril C. : http://www.lauravanel-coytte.com/archive/2007/11/08/ces-textes-seront-publies-dans-la-revue-acacia-en-decembre-2.html#comments
18. Enfin libre ! http://www.lauravanel-coytte.com/archive/2007/11/13/mon-texte-inedit-sur-ce-blog-jeu.html#comments
19. Ma chimère de chimère:http://www.lauravanel-coytte.com/archive/2007/11/14/mon-texte-inedit-sur-ce-blog-jeu.html#comments 20. Le rêve :http://www.lauravanel-coytte.com/archive/2007/11/15/mon-texte-en-prose-inedit-sur-ce-blog-le-reve.html#comments
21. L'autre:http://www.lauravanel-coytte.com/archive/2007/11/19/l-autre.html
22. L’absinthe : http://www.lauravanel-coytte.com/archive/2007/11/21/l-absinthe-par-degas-manet-et-baudelaire.html
23. La tempête: http://www.lauravanel-coytte.com/archive/2007/11/24/mon-texte-inedit-sur-ce-blog-jeu-la-tempete.html
24. Loin des yeux, loin du cœur ? http://www.lauravanel-coytte.com/archive/2007/11/26/mon-texte-inedit-sur-ce-blog-jeu-loin-des-yeux-loin-du-cœur.html
25. Zurich, un paysage décevant pour Nerval : http://www.lauravanel-coytte.com/archive/2007/11/27/zurich-un-paysage-decevant-pour-nerval-lors-de-son-voyage-en.html
26.Constance, un paysage décevant pour Nerval : http://www.lauravanel-coytte.com/archive/2007/11/28/constance-un-paysage-decevant-pour-nerval-lors-de-son-voyage.html
27. Réponse de Cendrillon à la jeune fille parfaite 28. Cythère, un paysage décevant pour Nerval
Cf mon mémoire en vente sur Lulu: http://stores.lulu.com/store.php?fAcctID=617288 (couverture ci-dessus et lien à droite de ce blog)

Comme je ne peux pas faire de menu sur ce blog et que ce blog correspond à un plan, il y a un plan toujours sur la page d'accueil, en plus des catégories à droite de ce blog où certains se perdaient : http://www.lauravanel-coytte.com/archive/2007/10/25/plaan-du-blog-3.html (catégorie « plan »)
Comme il est des gens que seuls mes poèmes intéressent, j'ai fait un récapitulatif des derniers poèmes parus sur ce blog :
http://www.lauravanel-coytte.com/archive/2007/10/20/petit-recapitulatif-des-derniers-poemes-parus-sur-ce-blog.html#comments(catégories « Plan » et « Mes poèmes »)
et pour certains des textes en prose :
http://www.lauravanel-coytte.com/archive/2007/10/30/petit-recapitulatif-des-textes-parus-depuis-le-1-10-2007.html#comments (qui se trouvent dans les catégories « Plan » et « mes textes en prose »)
Pour ceux qui s'intéressent aussi à ma veille, les nouveautés :
http://www.lauravanel-coytte.com/archive/2007/10/13/plan-du-blog-3.html
En dessous et /ou au dessus de ces 5 notes (celle-ci comprise) qui n'appellent aucun commentaire(donc commentaires fermés), il y a donc toujours ce que j'écris(poèmes, prose, travaux universitaires) et ce(ux) que j'aime en textes personnels(ce que j’écris) ou en articles piochés sur le net(la veille).
Pour voir un menu qui reprend les grandes lignes de mon blog, cf. mon site : http://www.e-monsite.com/lauravanelcoytte/
Bonne lecture.
Cf. aussi mon blog CV : http://lauravanelcoytte.votrecv.com/
Cf. enfin mes livres à vendre sur Lulu: http://stores.lulu.com/store.php?fAcctID=617288ET SUR : http://www.thebookedition.com/paysages-amoureux-et-erotiques-laura-vanel-coytte-p-143.html