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Laura Vanel-Coytte: écrivaine publique. Entreprise Siret:884 135 807 00011 à votre service - Page 1417

  • Catégories : La littérature

    J'ai lu:L'homme sans postérité" d'Aldabert Stifter(Pour Xavier)

    descendance.jpg

    "Bien des choses dont tu ne comprends ni le but ni la fin peuvent te paraître rudes. Il n'y a rien d'étrange dans ma conduite, elle est au contraire claire et nette. Je voulais te voir parce qu'un jour tu vas hériter de mon argent et je voulais t'observer. Personne ne m'a donné d'enfant parce que tous les parents gardent les leurs pour eux ; quand une personne que je connaissais bien est morte, je suis allé habiter ailleurs et finalement je suis entré dans cette île dont j'ai acquis le sol et les terrains, avec la bâtisse qui servait jadis de tribunal aux moines ; je voulais laisser pousser l'herbe et les arbres sans les tailler, pour m'y promener. Je voulais te voir. Je voulais voir tes yeux, tes cheveux, tes membres, je voulais voir comment tu es, te voir avec les yeux d'un père. C'est pourquoi il me fallait t'avoir seul et te retenir. S'ils avaient continué à t'écrire, eux, ils t'auraient maintenu dans la même affection douceâtre que par le passé. Il me fallait te mener au soleil et au grand air, je craignais que tu ne sois une nature molle comme ton père, inconsistant comme lui, au point de trahir ce que tu crois aimer. Certes tu es à présent plus vigoureux que lui, tu sais te servir de tes armes comme un jeune oiseau de proie ; c'est très bien, je t'en fais compliment : cependant tu ne devrais pas exercer ton cœur auprès de femmes tremblantes mais sur des rocs, et moi je suis un roc, pas autre chose. Il me fallait te retenir ici. Qui ne sait pas de temps à autre lancer le bloc de granit de l'action violente, celui-là ne sait pas non plus aider et porter secours du fond de l'âme. Il t'arrive de montrer les dents et pourtant tu as bon cœur. Cela est bien."

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  • Catégories : Les polars

    J'ai lu:"Meurtre sur la route de Bethléem" de Batya Gour

    batya.gif

    une enquête du commissaire Michaël Ohayon, trad. de l’hébreu par Laurence Sendrowicz , 480 pages sous couv. ill., 108 x 178 mm. Collection Folio policier (No 400) (2006), Gallimard rom. ISBN 2070308987.
      
     
    Des ouvriers palestiniens qui travaillaient dans l’un des plus anciens quartiers de Bethléem trouvent, sous les toits d’une maison vide, dans la poussière, le corps d’une jeune femme défigurée à coups de planche. Plus de sac à main. Pas d’argent. Personne ne la réclame. Le quartier ne sait rien… Michaël Ohayon, sur fond de deuxième Intifada, de barrages incessants et de violences civiles, va découvrir au fil de son enquête l’un des secrets les plus enfouis de l’histoire d’Israël. Des faits inavouables qui marquèrent de leur indélébile sceau des familles entières. La haine se construit aussi sûrement que le reste. La victime en est morte. Elle était séfarade.
  • Catégories : La poésie

    À hauteur de ville, d’arbres et d’enfants…

    poésie ville.jpgImages et littérature vont parfaitement de pair. De la Ville lumière aux branches des arbres, en passant par le regard et le sourire des enfants, les auteurs contemporains, gourmands de la vie et à la curiosité inattendue, captent toutes les pulsations de la vie jusqu’aux angles les moins familiers, les moins soupçonnables.
    En devanture des librairies, trois ouvrages, en langue française, magnifiant le quotidien de Paris, la beauté des arbres, l’innocence de l’enfance. Pour soutenir et souligner des images captées sur le vif par l’œil de la caméra, les mots des poètes, des philosophes, des penseurs. Une randonnée particulière où, à travers les pages abondamment illustrées et commentées des livres, qui n’ont rien à voir avec les éditions de poche usuelles, se répand une lumière nourrissant à profusion l’esprit, le regard et un certain sens de l’esthétique…
    « Paris poète » de Catherine Aygaline
    La Ville lumière
    au fil des jours…

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  • Catégories : Des lieux

    Trop d'eau/pas d'eau...

    Suite aux intempéries de de Samedi dernier et aux travaux qui ont été faits pour retaper la route entre ici et Saint-Uze(secteur très touché), une canalisation d'eau a été touchée et nous avons eu des coupures d'eau.

    J'espère que l'alerte orange annoncée pour cet après-midi n'entraîna pas autant de dégâts que celle de samedi...

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    http://www.paperblog.fr/1078174/trop-d-eaupas-d-eau/

    et Lartino:

    http://www.lartino.fr/lauravanelcoytte/eau-eau-pa1216.html

  • Catégories : Blog

    Des changements dans ce blog

    bannière laura.jpg

     

     

     

    que vous avez peut-être déjà remarqués:

    1. moins de notes sur la page d'accueil

    2. Colonne de droite moins longue car j'ai mis les liens en notes:plan, blogs amis, forums, etc.

    3.Titres centrées en orange

    4. Date en toutes lettres

    5.Possibilité au bas de la page d'accueil d'accéder aux pages suivantes (y compris du jour en cours) ou précédentes.

    Vous pouvez aussi le faire grâce au calendrier.

    6. Amélioration de la présentation des notes: même couleur, même police...

    Mais je ne pense pas reprendre les 2506 notes!!!....

    7. Quand j'ouvre le blog, le fond à l'arrière n'est plus noir comme avant

    Si ces changements (et le fond qui lui ne change pas) vous plaisent, laissez un commentaire sous le numéro 137 du "Very Nice blog" dans la colonne de droite.

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    et Lartino:

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  • Catégories : La poésie

    Parmi les "66 plus belles poésies" que j'ai lues

    Mes_66_bellespoesies-a7071.jpgXXXVII
    J'eus toujours de l'amour pour les choses ailées.
    Lorsque j'étais enfant, j'allais sous les feuillées,
    J'y prenais dans les nids de tout petits oiseaux.
    D'abord je leur faisais des cages de roseaux
    Où je les élevais parmi des mousses vertes.
    Plus tard je leur laissais les fenêtres ouvertes.
    Ils ne s'envolaient point ; ou, s'ils fuyaient aux bois,
    Quand je les rappelais ils venaient à ma voix.
    Une colombe et moi longtemps nous nous aimâmes.
    Maintenant je sais l'art d'apprivoiser les âmes.

    Victor Hugo - Les Rayons et les Ombres

  • Catégories : La poésie

    J'ai lu l'Anthologie de poésie anglaise"

    extase.jpgChoix,traduction et commentaires par Lous Cazamian.

    Editions Stock,1946.

    Parmi ces poèmes:

    The Ecstacy

    WHERE, like a pillow on a bed,
    A pregnant bank swell'd up, to rest
    The violet's reclining head,
    Sat we two, one another's best.


    Our hands were firmly cemented
    By a fast balm, which thence did spring;
    Our eye-beams twisted, and did thread
    Our eyes upon one double string.


    So to engraft our hands, as yet
    Was all the means to make us one;
    And pictures in our eyes to get
    Was all our propagation.


    As,'twixt two equal armies, Fate
    Suspends uncertain victory,
    Our souls —which to advance their state,
    Were gone out— hung 'twixt her and me.


    And whilst our souls negotiate there,
    We like sepulchral statues lay;
    All day, the same our postures were,
    And we said nothing, all the day.


    If any, so by love refined,
    That he soul's language understood,
    And by good love were grown all mind,
    Within convenient distance stood,


    He —though he knew not which soul spake,
    Because both meant, both spake the same—
    Might thence a new concoction take,
    And part far purer than he came.


    This ecstasy doth unperplex
    (We said) and tell us what we love;
    We see by this, it was not sex;
    We see, we saw not, what did move:


    But as all several souls contain
    Mixture of things they know not what,
    Love these mix'd souls doth mix again,
    And makes both one, each this, and that.


    A single violet transplant,
    The strength, the colour, and the size —
    All which before was poor and scant—
    Redoubles still, and multiplies.


    When love with one another so
    Interanimates two souls,
    That abler soul, which thence doth flow,
    Defects of loneliness controls.


    We then, who are this new soul, know,
    Of what we are composed, and made,
    For th' atomies of which we grow
    Are souls, whom no change can invade.


    But, O alas! so long, so far,
    Our bodies why do we forbear?
    They are ours, though not we; we are
    Th' intelligences, they the spheres.


    We owe them thanks, because they thus
    Did us, to us, at first convey,
    Yielded their senses' force to us,
    Nor are dross to us, but allay.


    On man heaven's influence works not so,
    But that it first imprints the air;
    For soul into the soul may flow,
    Though it to body first repair.


    As our blood labours to beget
    Spirits, as like souls as it can;
    Because such fingers need to knit
    That subtle knot, which makes us man;


    So must pure lovers' souls descend
    To affections, and to faculties,
    Which sense may reach and apprehend,
    Else a great prince in prison lies.


    To our bodies turn we then, that so
    Weak men on love reveal'd may look;
    Love's mysteries in souls do grow,
    But yet the body is his book.


    And if some lover, such as we,
    Have heard this dialogue of one,
    Let him still mark us, he shall see
    Small change when we're to bodies gone.


    John Donne

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  • Catégories : La poésie

    Parmi les "66 plus belles poésies" que j'ai lues

    Francis Jammes J’aime l’âne...

    Mes_66_bellespoesies-a7071.jpgJ’aime l’âne si doux
    marchant le long des houx.
     
    Il prend garde aux abeilles
    et bouge ses oreilles ;
     
    et il porte les pauvres
    et des sacs remplis d’orge.
     
    Il va, près des fossés,
    d’un petit pas cassé.
     
    Mon amie le croit bête
    parce qu’il est poète.
     
    Il réfléchit toujours.
    Ses yeux sont en velours.
     
    Jeune fille au doux cœur,
    tu n’as pas sa douceur :
     
    car il est devant Dieu
    l’âne doux du ciel bleu.
     
    Et il reste à l’étable,
    fatigué, misérable,
     
    ayant bien fatigué
    ses pauvres petits pieds.
     
    Il a fait son devoir
    du matin jusqu’au soir.
     
    Qu’as-tu fait jeune fille ?
    Tu as tiré l’aiguille...
     
    Mais l’âne s’est blessé :
    la mouche l’a piqué.
     
    Il a tant travaillé
    que ça vous fait pitié.

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  • Catégories : Les livres d'amis blogueurs

    J'ai lu:"Les mots après les autres"

    les mots après les autres.jpgle nouveau recueil Elisabeth Leroy que vous pouvez lui commander par ici:

    http://depoesiesenpoesies.hautetfort.com/archive/2008/08/31/mon-nouveau-recueil-de-poesies.html

    De jolies illustrations (faites par elle-même), un beau poème en anglais, des trouvailles poétiques géniales, du romantisme, de la mélancolie, de la musique, des paysages superbes etc.

    Des mots pas comme les autres...

  • Catégories : Blog

    Nouvelle organisation de ce blog

    MonOrdinateur_04.jpgJe mets moins de notes sur la page d'accueil mais vous pouvez accéder aux notes des jours précédents par le calendrier et prochainement en cliquant sur "page suivante" ou "précédente."

    Je réduis ma colonne de gauche en mettant mon plan et mes blogs, forums etc. amis en lien vers des notes du blog

  • Catégories : Livre

    Dans ma lecture du "Roman nègre" de Dan Franck

    roman.jpgp.29:"le sillage argenté d'un avion, c'est comme une ligne de vie sur la peau du ciel."

    p.30: "Cette époque lui paraissait brouillée par les fumées de cigarettes, le passage des shiloms[accesoires pour fumer] Henry Miller, Blaise Cendrars, Bob Dylan et François Béranger:

    J'en suis encore à m'demander
    Après tant et tant d'années
    A quoi ça sert de vivre et tout
    A quoi ça sert en bref d'être né"

    Reste de la chanson ici:


    http://www.paroles.net/chanson/22867.1

  • Catégories : Sport

    J'ai lu: "Le Cyclisme" en 1001 photos"

    cyclisme.jpg

    François Faber (né le 26 janvier 1887 à Aulnay-sur-Iton, Eure - mort le 9 mai 1915 à Carency (Pas-de-Calais) est un coureur cycliste de nationalité luxembourgeoise, vainqueur du Tour de France en 1909.

    Biographie

    • François Faber est le demi-frère d'Ernest Paul.
    • Natif de l’Eure, François Faber était Luxembourgeois par ses parents. Luxembourgeois de passeport, Faber était en fait Français de cœur.
    • Son père, Jean-François, est originaire de Wiltz dans le grand-duché du Luxembourg
    • Sa mère, Marie-Paule, est née en Lorraine.
    • Cycliste professionnel de 1906 à 1914 (27 victoires), il était surnommé le géant de Colombes.
    • Faber porte les couleurs de « Labor » en 1906 et 1907, passe chez « Peugeot » en 1908, puis rejoint « Alcyon » de 1909 à 1911. Membre de l’équipe « Automoto » en 1912, il retrouve « Peugeot » en 1913 et 1914.

    Au déclenchement de la Première Guerre mondiale, et cinq jours plus tard, il s’engage dans la Légion étrangère )Mle 1921). Il signe un contrat d’EVDG au bureau de recrutement de la Seine, Il est affecté au 1er régiment étranger au dépôt de Bayonne, le 22 août 1914.

    Caporal du 2e RM du 1er RE, il est tué à l’ennemi le 9 mai 1915 au cours de la bataille des « ouvrages blancs » à Mont Saint Eloi près de Berthonval.

    Le matin de sa mort, Faber reçoit une lettre l’informant de la naissance d’un fils. Une plaque à sa mémoire déposée à la nécropole nationale de Notre Dame de Lorette, rappelle son sacrifice.

    Son demi-frère Ernest Paul, né le 5 déc. 1881 à Villotte-sur-Ource en Côte d'or, décédé le 9 sept. 1964 à Saint-Gatien-des-Bois est également un vainqueur d’une étape sur le Tour de France.

    Décorations

    • Cité à l’ordre de la division avec croix de guerre 1914 – 1918.
    • Médaillé militaire à titre posthume au Journal officiel du 24 mai 1922.

    Anecdote

    Le même jour, un autre François Faber, matricule 1668 s’engage au même centre de recrutement. Ce dernier, né le 17 juil. 1893, à Beggen Wimtzig au grand-duché du Luxembourg, disparait le 9 mai 1915 à Berthonval, il est déclaré décédé par jugement rendu le 25 fév. 1921 par le tribunal de la Seine.

    Palmarès

    Résultats sur le Tour de France

    Bibliographie

    • François Faber, du Tour de France au champ d'honneur, Pascal Leroy - Editinos L'Harmattan - Paris - 2006

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Fran%C3%A7ois_Faber

    Cette note a été selectionnée par Lartino:

    http://www.lartino.fr/ai-lu-cyclisme-1001-photos-pn1141.html

  • Catégories : Les polars

    J'ai lu:Jean-François Coatmeur:"La danse des masques"

    danse des masques.jpgAlbin Michel - Spécial suspense (1989)
    * Grand prix des écrivains de l'ouest 1990
    * Prix du suspense 1990
     
    Une petite ville Bretonne, avec ses tartufes bien-pensants, qui voient d'un très mauvais oeil la communauté de repris de justice organisé en vue de ler réinsertion par un prêtre à l'âme de feu; un drame familial orchestré par un jeune névropathe dans une folie sanguinaire croissante. La danse des masques nous fait évoluer au milieu d'une société repliée sur ses secrets et ses haines, jusqu'à l'heure de vérité où tomberont les masques. C'est un allucinant voyage au bout de la nuit, plein d'angoisse, de terreur et de folie qui commence.
     
    http://jean-francois.coatmeur.info/

  • Catégories : Baudelaire Charles

    Parmi les "66 plus belles poésies" que j'ai lues

    Mes_66_bellespoesies-a7071.jpg

    LVII

    Les Hiboux

    Sous les ifs noirs qui les abritent,
    Les hiboux se tiennent rangés,
    Ainsi que des dieux étrangers,
    Dardant leur oeil rouge. Ils méditent.

    Sans remuer ils se tiendront
    Jusqu'à l'heure mélancolique
    Où, poussant le soleil oblique,
    Les ténèbres s'établiront.

    Leur attitude au sage enseigne
    Qu'il faut en ce monde qu'il craigne
    Le tumulte et le mouvement,

    L'homme ivre d'une ombre qui passe
    Porte toujours le châtiment
    D'avoir voulu changer de place.

    Charles Baudelaire, "Les fleurs du mal", "Spleen et idéal"

    Ce poème est cité dans mon mémoire de maîtrise"Des paysages de Baudelaire et Nerval" que vous pouvez acheter en cliquant sur la bannière en haut de ce blog.

    Cette note a été selectionnée par Lartino

     

     

  • Catégories : PLAN DE CE BLOG

    Plan/menu de ce blog

    Comme il prend trop de place dans ma colonne de droite, je vais me contenter de le mettre en lien pour ceux que ça intéresse de s'y retrouver dans ce blog que certains trouvent trop... copieux.

    Les chiffres entre parenthèses correspondent au nombre de notes par catégorie de ce plan.

    Je suis en train de le mettre à jour... puisque je n'en ai pas forcément le temps à chaque fois que je mets une note.

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  • Catégories : Sport

    Dans ma lecture du "Cyclisme" en 1001 photos

    tandem.jpg

     

    Ancien modèle de tandem pour quatre cyclistes. La photo date de 1898. Remarquez la position du dernier tandemiste.

     

     

    Un tandem est une bicyclette à deux places, situées l'une derrière l'autre. Son nom, d'origine anglaise, est un emprunt au latin tandem, qui signifie « enfin ». Le mot tandem était utilisé dans l'argot étudiant anglais pour exprimer l'idée de longueur. Les étudiants raillaient les carrosses des personnes huppées, attelés d'une double colonne de chevaux, l'une à l'avant, et l'autre à l'arrière. Ces hippomobiles devenaient irraisonnablement longues. Le jeu des étudiants aurait été alors de crier « Tandem ! », soit « Enfin ! », quand la dernière rangée de chevaux était passée devant eux. Le propriétaire était ridiculisé et les chevaux effrayés. « Tandem » désigna alors argotiquement ces attelages, puis au fur et à mesure a désigné un cabriolet à deux chevaux attelés en flèche. Toutefois, on peut trouver une autre explication dans des traités sur les attelages hippomobiles : l'attelage de deux chevaux en flèche (à la Tandem) aurait été popularisé par un écuyer anglais du XVIIIe siècle, Lord Tandem. Mais l'existence de Lord Tandem ne semble pas avérée. Le sens actuel est attesté en 1884. Le double attelage a laissé place à un double pédalier...

    Les deux cyclistes pédalent à la même cadence car, sur la plupart des modèles, leurs pédaliers respectifs sont reliés par une chaîne montée sur des plateaux de taille identique, situés du côté opposé à la chaîne de transmission de leurs efforts vers la roue arrière. Il existe quelques modèles qui possédent une roue libre au niveau des pédaliers, permettant de désynchroniser le pédalage. Le cycliste situé à l'arrière dispose de plus d'un guidon fixe monté directement sur le cadre. L'efficacité du tandem est plus grande que celle d'un vélo : les efforts combinés des deux cyclistes ne sont freinés que par la résistance à l'air d'un seul d'entre eux, et par la résistance au roulement des deux roues de l'engin. Cette efficacité est surtout sensible sur des terrains roulants, en côte, par contre, le tandem est moins performant que le vélo classique.

    En raison de la possibilité pour le cycliste situé à l'arrière de ne pas avoir à se préoccuper du guidage de l'engin, il est fréquemment utilisé par les aveugles, qui peuvent ainsi pratiquer le cyclisme en binôme.

    Modèle inhabituel
    Modèle inhabituel

    Le tandem a connu son heure de gloire dans les années 1930, lorsque les congés payés furent instaurés : il permettait aux couples d'ouvriers ne pouvant pas s'offrir le luxe d'une automobile de se promener ensemble sur les routes.

    L'expression travailler en tandem tire son origine du nom de l'engin, en faisant référence à l'efficacité du duo de cyclistes.

     
    Ancien modèle de tandem pour quatre cyclistes. La photo date de 1898. Remarquez la position du dernier tandemiste

    De même que le vélo, le tandem a évolué et s'est diversifié en fonction des usages qu'on lui réserve. Ainsi, il existe des tandems de VTT et des tandems couchés. Par ailleurs, il en existe des versions sur lesquelles les cyclistes sont côte à côte, ainsi que des versions à 3 ou 4 places (triplette, quadruplette), voire plus. Il existe également des tandems courts de la longueur d'une bicyclette classique et dont la deuxiéme personne est assise à la place du porte baggage et pédale à travers la roue arriére.

    Voir aussi

    Liens externes

    http://www.cmieuxa2.com
    http://tandems.free.fr
    http://perso.wanadoo.fr/tandem.club.de.france/