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  • Catégories : Nerval Gérard de

    Importance des routes dans le "Voyage en Orient" de Nerval

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    O. C, II, VO, 178 : « Tu ne m’as pas demandé où je vais : le sais-je moi-même ? Je vais tâcher de voir des pays que je n’aie pas vus ; et puis dans cette saison, l’on n’a guère le choix des routes ; il faut prendre celle que la neige, l’inondation ou les voleurs n’ont pas envahie. »

    Hasard

    Mes recherches sur les paysages dans le "Voyage en Orient" de Nerval en DEA sont dans la continuité de mon mémoire de maîtrise sur "Le paysage dans les oeuvres poétiques de Baudelaire et Nerval" publié maintenant comme mes 2 recueils sur The book sous le titre "Des paysages de Baudelaire et Nerval."

    http://www.thebookedition.com/des-paysages-de-baudelaire-et-nerval-jacques-coytte-p-1283.html

  • Le TGV Internet de la SNCF se décline en train de nuit

    Le train Corail entre Paris et Hendaye intègre le service IDTGV. En groupe, les voyageurs bénéficieront de remise sur les tarifs déjà dégriffés de ces billets vendus sur Internet.
    Hélène Puel, 01net., le 25/01/2008 à 18h45
    La SNCF étend son concept IDTGV. Initialement prévu pour les trains à grande vitesse, ce service qui propose des billets à des prix dégriffés vendus uniquement sur Internet, va s'ouvrir dès le 1er avril prochain à un train Corail de nuit. Ainsi, les passagers de la ligne Paris-Hendaye pourront en bénéficier directement sur le site IDTGV.
    L'IDNight circulera le week-end et pendant les vacances d'été dans les deux sens, entre 23 h et 6 h du matin. Dès la période estivale, d'autres destinations vers la Côte d'Azur devraient être ouvertes.
    Le principe tarifaire de l'IDNight est le même que celui de son aîné : plus les voyageurs réservent leur place à l'avance, plus les billets sont attractifs. Leur prix augmente en fonction du taux de remplissage de la rame. Selon la SNCF, le tarif de base pour un aller sur la ligne Paris-Hendaye sera d'environ 15 euros.
    Une nouveauté fait son apparition quand même : pour ce Paris-Hendaye, les passagers voyageant en groupe bénéficieront de réductions supplémentaires. Quatre personnes se verront appliquer une décote de 15 % sur le prix des billets au moment de l'achat. Les groupes de 7 à 12 personnes bénéficieront, eux, de 25 % de réduction.

    Toujours plus de lignes pour les TGV... et des voitures « lounge »

    « L'offre est adaptée au comportement des jeunes qui voyagent en groupe et qui n'anticipent pas leur voyage. Nous avons pris en compte leurs contraintes budgétaires et espérons ainsi les inciter à basculer de la voiture au train, explique Maria Harti, directrice générale d'IDTGV. Mais les billets sont ouverts à tous sans limite d'âge.  »
    Séduire les moins de 25 ans semble néanmoins une priorité. Ces trains de nuit disposeront d'une voiture-bar, d'un espace « lounge » régulièrement animé par un disc-jockey. De jeunes talents seront aussi invités à jouer devant un public. Ils devront au préalable s'incrire sur le site internet d'IDTGV.
    De leur côté, les trains Internet à grande vitesse sont de plus en plus nombreux. Lancé en 2004 sur Paris-Marseille-Toulon , l'IDTGV circule aujourd'hui sur 6 lignes. Deux nouvelles destinations - Paris-Lyon et Paris-Nantes - doivent ouvrir dans le courant de l'année.
    « En 2007, plus d'un million de passagers ont voyagé sur l'IDGTV. Cette année, nous visons entre 1,7 et 2 millions de clients », souligne Maria Harti.
    Reste à savoir comment les syndicats de cheminots accueilleront l'ouverture de ces nouvelles destinations. Au lancement de ce service, ils avaient bloqué des départs : les contrôles de billets se faisant avant l'embarquement, le personnel de bord n'avait pas besoin d'avoir le statut de cheminots.

    Trois questions à Maria Harti, directrice de l'IDTGV

    01net. : Quels retours avez-vous sur l'IDBox, votre service de téléchargement de contenus ?
    Maria Harti : Nous sommes encore dans une phase d'observation. L'IDBox a été déployée sur la ligne Paris-Montpellier et permet aux passagers, depuis la voiture bar, de télécharger gratuitement de la musique, des bandes-annonces, des podcasts... via le Wi-Fi de leur portable. Nous allons enrichir le contenu disponible, grâce à un partenariat avec le site RKST.org [une webradio, NDRL]. Toujours gratuitement, mais cette fois en streaming, les voyageurs pourront construire leur playlist pour écouter de la musique à bord.
    Comment évolue votre service de mise en relation IDTGVandCo ?
    Nous comptabilisons plus de 25 000 personnes inscrites à ce service. Depuis son lancement l'offre a évolué. Elle est aujourd'hui gratuite et permet d'entrer en relation avec l'ensemble des voyageurs circulant sur d'autres lignes et plus uniquement sur les passagers de mon train. La moyenne d'âge des utilisateurs d'IDTGVandCo est inférieure à 30 ans, c'est pourquoi nous allons étendre ce service aux trains IDNight.
    A l'occasion de la Saint-Valentin, la SNCF prépare-t-elle des surprises ?
    Sur le site Internet, dès le 28 janvier, les amoureux pourront déclarer leur flamme le jour de la Saint-Valentin. Un crieur public viendra déclarer votre flamme à votre petit(e) ami(e) à bord des trains. [Les célibataires pourront faire passer une annonce à bord, pour trouver peut-être leur moitié, NDLR].
    http://www.01net.com/editorial/370501/le-tgv-internet-de-la-sncf-se-decline-en-train-de-nuit/

  • Catégories : L'actualité

    Accro à la cigarette, l'ancien chancelier Schmidt rattrapé par la justice

    L'ancien chancelier allemand Helmut Schmidt, qui apparaît rarement sans une cigarette aux lèvres, fait l'objet d'une procédure judiciaire pour avoir fumé dans un lieu public, en dépit d'une nouvelle loi anti-tabac, a-t-on appris vendredi de source judiciaire. suite...

    http://fr.f266.mail.yahoo.com/ym/ShowLetter?MsgId=5188_26973480_89541_2225_6122_0_90244_19925_3156716892&Idx=0&YY=80065&y5beta=yes&y5beta=yes&inc=25&order=down&sort=date&pos=0&view=&head=&box=Inbox
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  • Catégories : Nerval Gérard de

    153 e anniversaire de la mort de Nerval

    En attendant (j'espère) les nombreuses manifestations pour le 200 e anniversaire de sa naissance, le 22 mai 2008, voilà les actes du colloque Journée Nerval du 29 janvier 2005 à Saint-Germain-en-Laye pour le 150º anniversaire de sa mort à Saint-Germain-en-Laye,
    Éditions Hybride, 2005, 19 euros :

    Christian Besse-Saige, "Présentation", p. 6-8.

    Camille Aubaude, "Nerval à Saint-Germain-en-Laye", p. 11-12.

    Jacques Bony, "Hommage au professeur Claude Pichois", p. 15-24.

    Jacques Bony, "Nerval et Dumas à à Saint-Germain-en-Laye", p. 25-45.

    Michel Brix, "Nerval et Cie : Littérature et fantaisie", p. 47-70.

    Gabrielle Chamarat-Malandain, "Les arabesques de l’ironie nervalienne", p.71-88.

    Henri Bonnet, "Le bonheur de la maison selon Nerval", p. 89-109.

    Corinne Bayle-Goureau, "Châteaux de chimère", 111-130.

    Hisashi Mizuno, "Les jeux de la vérité dans les Nuits d'octobre", p. 131-152.

    Jacques Clémens, "Gérard de Nerval et le premier fait divers bordelais en 1840", p. 155-171.


    La poésie contemporaine au colloque de Gérard de Nerval, p. 175-191.

    http://honuzim.free.fr/Etudescollection/saint-germain2005.htm

     

  • Catégories : Des poètes et poétesses

    Je viens de (re)lire: "Jacques Brel" par Jean Clouzet et Jacques Vassal aux éditions Seghers Poésie et chansons,1987

    Le premier chapitre s'intitule "La chanson peut-elle être poétique?"
    En ce qui concerne ses chansons, Jacques Brel avait tendance à répondre non.
    Moi, je répondrais "oui" pour lui et pour d'autres.

    Un exemple:

    Le plat pays

    Paroles et Musique: Jacques Brel 1962
    © Editions Eddie Barclay /Patricia/Semi


    --------------------------------------------------------------------------------

    Regarder la Vidéo
    Avec la mer du Nord pour dernier terrain vague
    Et des vagues de dunes pour arrêter les vagues
    Et de vagues rochers que les marées dépassent
    Et qui ont à jamais le cœur à marée basse
    Avec infiniment de brumes à venir
    Avec le vent de l'est écoutez-le tenir
    Le plat pays qui est le mien

    Avec des cathédrales pour uniques montagnes
    Et de noirs clochers comme mâts de cocagne
    Où des diables en pierre décrochent les nuages
    Avec le fil des jours pour unique voyage
    Et des chemins de pluie pour unique bonsoir
    Avec le vent d'ouest écoutez-le vouloir
    Le plat pays qui est le mien

    Avec un ciel si bas qu'un canal s'est perdu
    Avec un ciel si bas qu'il fait l'humilité
    Avec un ciel si gris qu'un canal s'est pendu
    Avec un ciel si gris qu'il faut lui pardonner
    Avec le vent du nord qui vient s'écarteler
    Avec le vent du nord écoutez-le craquer
    Le plat pays qui est le mien

    Avec de l'Italie qui descendrait l'Escaut
    Avec Frida la Blonde quand elle devient Margot
    Quand les fils de novembre nous reviennent en mai
    Quand la plaine est fumante et tremble sous juillet
    Quand le vent est au rire quand le vent est au blé
    Quand le vent est au sud écoutez-le chanter
    Le plat pays qui est le mien.

    http://www.paroles.net/chanson/20197.1

    Pour le voir chanter:http://www.youtube.com/watch?v=DJqm4ibWpoo

  • Colloque Les Salons de Diderot.

    Du 24 janvier 2008 au 26 janvier 2008

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    (Autour du programme d'agrégation 2008)

     

    Colloque « Diderot, Salons »


    Université de Toulouse-Le Mirail
    24-26 janvier 2008
    Maison de la recherche, salle D31

    Responsables scientifiques :
    Stéphane Lojkine, université de Toulouse-Le Mirail
    Franziska Sick, université de Kassel

    partir de 1759, Diderot a été chargé par Grimm, le directeur de la Correspondance littéraire, de rédiger les comptes rendus des expositions de peinture, de gravure et de sculpture que l’Académie royale organisait tous les deux ans au Salon carré du Louvre. Ces comptes rendus, qui constituent, en 1765 et 1767 notamment, de gros volumes, ont été appelés Salons, du nom du lieu des expositions.


    Réhabiliter les Salons de Diderot
    Alors que les Salons de Diderot ont fait l’objet de travaux importants aux Etats-Unis ces dernières années (Michael Fried, Thomas Crow, Bernadette Lefort), le travail fondamental d’édition des textes effectué en France (Michel Delon, Annette Lorenceau, Else-Marie Bukdahl) n’a encore été que timidement suivi de la réflexion critique et théorique, nécessairement interdisciplinaire, qu’exige une œuvre au statut aussi indéfinissable. L’écriture des Salons a été trop longtemps considérée comme un passage à vide dans la carrière de Diderot, entre l’Encyclopédie et les dialogues philosophiques, et le texte était réputé n’avoir d’intérêt que comme document pour les historiens de l’art, où glaner des realia, ou comme une sorte de brouillon préparatoire où l’on repérait les prémisses des futures grandes pages du Rêve de D’Alembert et du Paradoxe sur le comédien.


    L’expérience diderotienne de l’image
    Les progrès dans la connaissance et l’établissement des textes qu’apporte l’édition Hermann, l’immense travail d’identification des peintures commentées par Diderot commencé par Else-Marie Bukdahl, complété dans le cadre d’Utpictura18, permettent aujourd’hui d’aborder les Salons avec des outils de travail inconnus jusqu’ici. Le regain d’intérêt que connaissent ces textes est lié d’autre part à l’écho qu’ils font, depuis le dix-huitième siècle, au changement de civilisation que nous connaissons aujourd’hui : passant d’une civilisation du texte à une civilisation de l’image, nous redécouvrons avec surprise et fascination cette expérience diderotienne de l’image, par laquelle le philosophe des Lumières avait en quelque sorte anticipé la révolution médiologique contemporaine. Peut-être aussi ne pouvons-nous comprendre qu’aujourd’hui la nature et les enjeux réels de cette expérience et mettre en évidence combien ces Salons longtemps jugés documentaires et périphériques constituent un tournant décisif dans l’œuvre et dans la pensée du Philosophe.


    Modéliser la représentation
    A cause de la réflexion qu’ils nourrisent sur le rapport entre pictura et poesis, entre le technique (qui relève du métier du peintre) et l’idéal (dont la fabrication est commune aux génies du peintre et du poète), les Salons de Diderot n’intéressent pas seulement le public restreint des dix-huitiémistes érudits. Ils mettent en question plus généralement ce qu’il en est du processus même de la représentation, qu’elle soit textuelle ou iconique. Ils s’interrogent, avec la notion de modèle idéal, sur la possibilité d’une modélisation non rhétorique de la représentation, conçue non plus comme le déroulement d’une histoire, mais comme la mise en œuvre d’un dispositif.


    Le problème du genre
    Cette conception nouvelle de la représentation ne s’applique pas seulement aux œuvres que Diderot commente. Elle informe le texte même des Salons, son organisation, sa disposition, sa signification : tributaire de l’ordre des tableaux dans le livret de l’exposition, ce texte décousu, digressif, inégal ne serait-ce qu’à cause de l’inégale valeur artistique des œuvres dont il traite, se dérobe à l’analyse tant structurale que narratologique. Sur le plan générique, il se présente comme une série de lettres à Grimm, où celui-ci d’ailleurs intercale ses commentaires. Diderot parfois anticipe cet échange en mettant lui-même, d’avance, Grimm en scène, et de là d’autres personnages. Il se fait également l’écho des commentaires entendus dans la foule des visiteurs du Salon. La lettre devient alors polyphonie dialogique.


    Mais décrire un tableau pour un lecteur qui ne le verra qu’au travers de la description renvoie également à un exercice rhétorique fort ancien, l’ekphrasis, qui est un genre de l’éloge, peu compatible avec la dissension dialogique. Enfin, la critique souvent acerbe qu’exige la pratique journalistique introduit une troisième contrainte générique, de sorte que le texte doit sans cesse être lu selon ces différents niveaux de performance et de compétence.


    Vision / Fiction : le programme franco-allemand
    C’est cette complexité des genres que convoquent et que superposent les Salons qui en fait un terrain d’étude privilégié du rapport entre vision et fiction, le sujet du programme franco-allemand dont ce colloque constitue le premier volet. Diderot nous rapporte ce qu’il voit, ou croit voir, ou aurait voulu voir : « On voit », « voyez », « voilà » sont les formules récurrentes de ce texte qui enchaîne visions sur visions, celles des tableaux réels, et celles des tableaux idéaux que, bien souvent, Diderot voudrait leur substituer. La vision est l’instrument à la fois du dialogisme (le tableau imaginé contre le tableau vu), de l’ekphrasis (donner à voir un tableau) et de la critique journalistique (voir pour juger, voir pour évaluer). Elle devient de plus en plus consciente d’elle-même au fur et à mesure qu’on avance dans les Salons, jusqu’aux deux morceaux de bravoure que sont « l’Antre de Platon » en 1765 (la vision du Corésus et Callirhoé de Fragonard), et la Promenade Vernet (la vision en pleine nature des Vernet du Salon de 1767).


    Lorsque la vision se déploie dans ces trois dimensions, elle ne peut plus être réduite à l’enchaînement des commentaires de tableau, à une rhétorique de la liste : la vision devient dispositif textuel et construit toute une fiction pour la soutenir. Cette fiction dépasse le seul cadre des deux textes phares consacrés à Fragonard et à Vernet : Diderot se plaît à raconter mille anecdotes ; « faire un conte » devient la ressource du poète face à la peinture médiocre ou au sujet stérile. La fiction fournit alors une vision alternative, en supplément.

     


    Programme


    Jeudi 24 janvier 2008
    8h30 : Accueil des participants. Inscription au colloque.
    9h00 : Ouverture du colloque

    Ressemblance et portrait
    9h30 :
    Martin SCHIEDER, Freie Universität de Berlin
    Le mérite de ressembler est passager : Diderot et le Portrait

    10h10 :
    Anthony WALL, université de Calgary
    Diderot et quelques-unes de ses têtes curieuses

    10h50 : Pause

    11h10 :
    Roland GALLE, université d’Essen
    Diderot et le portrait : une nouvelle mise en scène de la « ressemblance »

    11h50 :
    Odile RICHARD-PAUCHET, université Paul Sabatier - Toulouse 3
    Nature et vérité dans les Salons de Diderot : La passion de la ressemblance.

    12h30 : Déjeûner
    Théorie esthétique
    14h30 :
    Carole TALON-HUGON, université de Nice-Sophia Antipolis
    Iconicité et picturalité : effets et finalités de la peinture

    15h10 :
    Pierre CHARTIER, université de Paris VII-Denis Diderot
    Structure du modèle idéal : le préambule du Salon de 1767

    15h50 : Pause

    La question du sublime
    16h10
    Jean-Pierre DUBOST, université de Clermont-Ferrand
    Combien de sublimes dans les Salons ?

    16h50
    Helmut PFEIFFER, université Humbolt de Berlin
    Diderot et l'esthétique du sublime

    18h30 : Rencontre et débat sur L’Œil révolté à la librairie Ombres Blanches, 48-50 rue Gambetta, ou 5-7 rue des Gestes, métro Capitole.

    20h : Repas au restaurant Au Gascon, 9, rue des Jacobins.


    Vendredi 25 janvier 2008
    L’écriture des Salons
    8h30
    Jens HÄSELER, Centre européen des Lumières à Potsdam
    L’écriture des Salons – tensions entre journalisme et fiction littéraire

    9h10
    Geneviève CAMMAGRE, université de Toulouse-Le Mirail
    Grimm une voix dissonante? Les commentaires de Grimm aux Salons de 1761, 1763, 1765

    9h50 :
    Annette GRACZYK, Centre de recherche sur les Lumières en Europe, Halle
    Du hiéroglyphe au tableau: Diderot théoricien et critique d'art

    10h30 : Pause

    10h50
    Christina VOGEL, université de Zürich
    La pluralité des regards dans la critique et l’écriture des Salons

    11h30
    Pierre PIRET, université catholique de Louvain, Louvain-la-Neuve
    L’écriture des Salons ou comment produire un savoir sans devenir un maître

    12h40 Déjeûner

    Fiction / Vision
    14h30 :
    Christof SCHÖCH, université de Kassel
    Un type de picturalité textuelle dans la fiction romanesque et les Salons de Diderot

    15h10 :
    Stéphane LOJKINE, université de Toulouse-Le Mirail
    « si nous continuions à faire des contes ? » Dérapage de la vision et supplément fictionnel dans les Salons

    15h50 : Pause

    16h10
    Franziska SICK, université de Kassel
    Paysages et portraits visionnaires dans les Salons de Diderot

    16h50
    Bruno Nassim ABOUDRAR, université de Paris III-Sorbonne nouvelle
    Effets de cadre et de cadrage

    20h00 : Dîner en ville


    Samedi 26 janvier 2008
    Perception et savoirs faire
    9h00
    Marian HOBSON, Queen Mary, University of London
    « Faire que tout perde ou gagne proportionnellement » : Diderot et la proportion

    9h40
    Peter BEXTE, Institut d’études en communication, FH de Potsdam
    Le paradoxe de la perception. Au Salon avec des lunettes

    10h20 : Pause

    10h40
    Benoît TANE, université de Toulouse-Le Mirail
    La gravure dans les Salons : un art « en creux » ?

    11h20
    Guido REUTER, université Heinrich-Heine de Düsseldorf
    « Vous revoilà donc, grand magicien que vous êtes …. » Les pensées de Diderot sur l’art et la nature dans les tableaux de Jean Siméon Chardin

    12h Déjeuner


    Informations pratiques, contact, présentations des communications sur Utpictura18 :
    http://galatea.univ-tlse2.fr/pictura/UtpicturaServeur/ColloqueDiderot.php

     

    Responsable : S. Lojkine
    http://www.fabula.org/actualites/article21404.php
  • Catégories : Gracq Julien

    Julien GRACQ à Saint-Florent-le-Vieil, Nantes, Paris…

    7e36c90520670c317bc721b31f59787f.jpgLe jeudi 17 janvier 2008.
    "Après tout, si la littérature n’est pas pour le lecteur un répertoire de femmes fatales et de créatures de perdition, elle ne vaut pas qu’on s’en occupe."
    En lisant, en écrivant, José Corti, 1980.

    Entre "le plus grand écrivain français vivant" (ce n’est plus le cas depuis le 22 décembre 2007) et "l’ermite de Saint-Florent-le-Vieil" [1], les clichés vont bon train pour figer en une image la figure de Julien Gracq - auteur à la plume complexe il est vrai. Lui qui disait, justement [2] : "Tout ce qui est biographie n’est important que si l’oeuvre l’admet au départ, si elle est consonante avec son expérience. Tout le reste est rejeté" [3].

    Né en 1910 à Saint-Florent-le-Vieil, Louis Poirier va à l’école du village. Il découvre Jules Verne en édition de poche (mode d’édition qu’il refusera toujours pour lui-même, pour des raisons que nous interprêtons mal peut-être, mais qui semblent liées à l’effort demandé au lecteur pour aller vers l’oeuvre). Il devient en 1921 interne au lycée Clemenceau à Nantes, quittant la maison familiale avec une difficulté que l’on imagine. Il se réfugie dans Dumas, Poe, Nerval, Stendhal.

    Le voilà à Paris en 1928, pensionnaire au lycée Henri IV. Alain est son professeur de philosophie. Puis l’Ecole normale rue d’Ulm, à partir de 1930, où il étudie la géographie et se lie avec Henri Queffélec qui lui fait aimer la Bretagne.

    Nantes le revoit comme soldat (pour son service militaire) puis comme professeur d’histoire. Il enseigne à Quimper en 1937. Son premier roman édité est Au Château d’Argol, publié cette année-là par José Corti auquel il restera fidèle. 150 exemplaires vendus. Il a choisi Gracq pour la façon dont le nom résonne, et Julien pour Julien Sorel.
    Il se lie en 1939 avec un de ses lecteurs, André Breton, dont la Nadja l’avait impressionné en 1932. Gracq fait un bout de chemin avec les surréalistes, mais pas trop car il se méfie des mouvements et des partis.

    En 1939-1940, la guerre le conduit en Moselle, dans les Flandres et en Hollande, alimentant son imagination en paysages qu’il recréera en fiction. Emprisonné puis libéré, il enseigne à Amiens, Angers, à l’université de Caen à partir de 1941, et au lycée Claude-Bernard à Paris à partir de 1947 et jusqu’à sa retraite en 1970.

    Il quitte Paris pour Saint-Florent en 1990. Son retrait de la vie littéraire mondaine [4] ne signifie pas retrait du "monde fascinant et invivable" [5] dans lequel nous vivons. C’est pour mieux l’entendre, le sentir et le voir en toute liberté que l’écrivain-marcheur se retire dans son village natal.

    Tout près de chez lui, l’hostellerie de la Gabelle - sur les rives de cette Loire où les villages qui la longent étaient autant d’étapes pour les contrebandiers du sel - lui réserve une table et le marchand de journaux reçoit sa visite.

    Sources :
    - www.initiales.org/visuels/pdf/Gracq.pdf
    - www.tierslivre.net/spip/spip.php ?article230

    [1] C’est faux. Gracq était grand voyageur et marcheur, en particulier dans les années 1960 et 1970.

    [2] Entretien avec Michel Mitrani, dans l’émission Un Siècle d’écrivains consacrée à Gracq.

    [3] Cité dans le dossier sur Gracq réalisé en 1997 par le réseau des librairies Initiales, en ligne sur www.initiales.org/Julien-Gracq.html.

    [4] Gracq avait refusé le prix Goncourt en 1951 pour Le rivage des Syrtes, cohérent avec lui-même. Il avait en effet peint un tableau acerbe des moeurs littéraires l’année précédente dans La littérature à l’estomac.

    [5] Préférences, José Corti, 1961.

    http://www.terresdecrivains.com/Julien-GRACQ-a-Saint-Florent-le
  • Catégories : La littérature

    1848 : des écrivains sur les barricades

    Le cabinet de travail de Lamartine (détail)

    af94c0cc4a787c14fd973020fd2f8f88.jpgJ’ai entendu dire aux pauvres : travaillez ! Je n’ai pas vu que cela leur donnât de l’ouvrage quand il n’y en a pas. Plus la propriété est divisée autour de nous, c’est-à-dire plus il y a de gens un peu aisés, plus ceux qui n’ont rien deviennent inutiles, et, on a beau dire, je vois bien que c’est toujours le plus grand nombre. […] Voilà donc où nous en sommes réduits ; c’est à demander ce que nous allons devenir, à des gens qui ne veulent pas nous répondre, et qui trouvent même insolent que nous osions leur faire cette question-là."
    Lettre d’un paysan de la Vallée noire, publiée en octobre 1844 par L’Éclaireur de l’Indre, journal créé par Sand en 1843. Citée par Jean-Denys Phillipe dans Traits pour traits.

    Encore une révolution qui amène un régime impérial ! Après 1789, le premier Empire. Après 1848, le second…

    Et une révolution qui met les écrivains au premier rang : on y voit un Lamartine enfanter la République contre les royalistes et les socialistes ; une George Sand plus socialiste que les socialistes ; Tocqueville, Quinet, Lamennais et Hugo sont élus députés (mais pas Vigny).
    D’autres sont aussi présents, mais plus discrets : Baudelaire [1], fusil à la main le 24 février au carrefour de Buci, essaie d’entraîner quelques hommes dans une expédition punitive contre son beau-père honni, le général Aupick… Son bref élan révolutionnaire lui donnera le temps de créer un journal qui vivra deux numéros…

    "J’ai la haine de la propriété territoriale. Je m’attache tout au plus à la maison et au jardin. Le champ, la plaine, la bruyère, tout ce qui est plat m’assomme, surtout quand ce plat m’appartient, quand je me dis que c’est à moi, que je suis forcée de l’avoir, de le garder, de le faire entourer d’épines et d’en faire sortir le troupeau du pauvre, sous peine d’être pauvre à mon tour […]."
    George Sand, citée par André Maurois, Lélia ou la vie de George Sand.
    Flaubert débarque dans la capitale le 23 février, s’engage dans la garde nationale le lendemain et court les rues avec Maxime du Camp (la conduite de ce dernier, blessé en juin 1848, lui vaudra la désapprobation de Flaubert et la Légion d’honneur), assistant horrifié à la mise à sac du palais des Tuileries et photographiant en esprit des scènes qui feront l’arrière-plan de L’Éducation sentimentale ; Sainte-Beuve se cache – toute cette violence l’effraie ; Dumas est dans la rue, comme dix-huit ans auparavant ; Chateaubriand, c’en est trop, décède le 4 juillet ; Ponson du Terrail est un garde national opposé aux révolutionnaires, etc.
    Jules Verne, lui, arrive après la bataille : en juillet, pour passer des examens de droit. Il observe alors sur les façades les traces des balles et des boulets, en spectateur désabusé et pas vraiment enthousiaste.
    L’humanité qui souffre, ce n’est pas nous, les hommes de lettres ; ce n’est pas moi, qui ne connais (malheureusement pour moi peut-être) ni la faim ni la misère ; ce n’est pas même vous, mon cher poète, qui trouverez dans votre gloire et dans la reconnaissance de vos frères une haute récompense de vos maux personnels ; c’est le peuple, le peuple ignorant, le peuple abandonné, plein de fougueuses passions qu’on excite dans le mauvais sens, ou qu’on refoule, sans respect de cette force que Dieu ne lui a pourtant pas donnée pour rien. George Sand, correspondance, 23 juin 1842.

    La révolution de février 1848 naît d’une grande lassitude, d’un banquet interdit et de coups de feu sur le boulevard des Capucines. Celle de juin 1848, par contre, même si elle ne dure que quatre jours, est un terrible déchargement de colère.

    En 1830, les républicains avaient encore trop frais à l’esprit les excès sanglants de la première République (1792-1804) et préférèrent un Louis-Philippe à une seconde expérience démocratique. En février 1848, ils s’y lancent à la dernière minute, et seulement pour quelques mois, les élections d’avril 1848 – premières élections au suffrage universel direct en France – ramenant à la Chambre une majorité conservatrice qui va paver la voie à l’Empire.

    1847 lance la vogue des « banquets républicains » qui tentent de rompre la grisaille du règne de Louis-Philippe [2]. La situation économique n’est pas florissante et Guizot, chef du gouvernement, se refuse à toute réforme. Le 22 février 1848, un défilé de la Madeleine à Chaillot et un grand banquet doivent clore la série des soixante-dix banquets qui ont eu lieu partout en France. Cette manifestation est interdite par le pouvoir, mais Lamartine déclare qu’il s’y rendra tout de même. Ledru-Rollin, leader républicain et grand animateur de ces banquets, et Louis Blanc, leader socialiste, craignent l’affrontement et se désistent la veille au soir. Mais il est trop tard pour annuler l’événement.

    Des étudiants et des ouvriers se retrouvent donc devant l’église de la Madeleine, sous la pluie, le matin du 22. Un défilé se forme, qui décide de se rendre à la Chambre des députés. Des accrochages se produisent sur les boulevards, au Châtelet, aux Champs-Élysées. Quelques barricades s’élèvent mais la ville reste calme.
    Le 23, le gouvernement déploie l’armée et la garde nationale, qui s’opposera peu aux insurgés. Composée de bourgeois plutôt hostiles au pouvoir, qui n’ont pas le droit de vote, elle penche davantage du côté des républicains modérés.
    Prenant acte du mécontentement populaire manifesté la veille, le roi renvoie Guizot et le remplace par le comte Molé. La foule redescend dans la rue, cette fois pour manifester sa joie. Mais un coup de feu tiré le soir boulevard des Capucines par un soldat déclenche une panique qui fait plusieurs morts.

    "On ne peut ni ne doit admettre la justice des lois qui régissent aujourd’hui la propriété. Je ne crois pas qu’elles puissent être anéanties d’une manière durable et utile par un bouleversement subit et violent. Il est assez démontré que le partage des biens constituerait un état de lutte effroyable et sans issue, si ce n’est l’établissement d’une nouvelle caste de gros propriétaires dévorant les petits, ou une stagnation d’égoïsmes complètement barbares. Ma raison ne peut admettre autre chose qu’une série de modifications successives amenant les hommes, sans contrainte et par la démonstration de leurs propres intérêts, à une solidarité générale dont la forme absolue est encore impossible à définir. […] C’est tout simple : l’homme ne peut que proposer ; c’est l’avenir qui dispose."
    George Sand, Histoire de ma vie.

    Aussitôt, de nouvelles barricades s’élèvent. Il y en aura jusqu’à 1500. Dumas, qui participe depuis 1847 à la campagne des banquets et a assisté à l’hécatombe des Capucines, court revêtir son uniforme de commandant de la garde nationale. Il encourage les manifestants à marcher à nouveau sur le ministère des Affaires étrangères où réside Guizot (situé sur le boulevard des Capucines, entre la rue des Capucines et l’avenue de l’Opéra).

    Louis-Philippe demande au maréchal Bugeaud de mater la rébellion. Au milieu de la journée du 24, une foule s’empare de l’Hôtel de Ville, encouragée par des sociétés secrètes révolutionnaires davantage que par les chefs socialistes (Blanqui et Barbès sont emprisonnés depuis leur tentative d’insurrection en 1839).

    "Les Parisiens ne font jamais de révolution en hiver." Le roi Louis-Philippe, lors des premiers incidents de février 1848.

    Devant le tour que prennent les choses et se souvenant des événements qui, dix-huit ans plus tôt, l’ont porté au pouvoir, le roi abdique en début d’après-midi en faveur de son petit-fils. Mais Lamartine le prend de court. Resté à son domicile du 82 rue de l’Université depuis le 22, il se rend à la Chambre lorsque Louis-Philippe se démet. Député depuis 1833, favorable à la régence en 1842, Lamartine s’interroge, et les députés avec lui : la France est-elle mûre pour la République ? Pour barrer la voie aux socialistes et aux « rouges », il décide de se prononcer avec éclat contre la régence de la duchesse d’Orléans (qui serait à ses yeux « la Fronde du peuple, la Fronde avec l’élément populaire, communiste, socialiste de plus »), pour le suffrage universel et pour la République, et propose aux députés un gouvernement provisoire qui exclut les socialistes. Suivis par une foule de manifestants, Lamartine et le futur gouvernement provisoire gagnent l’Hôtel de Ville. La deuxième République y est proclamée dans la nuit. La foule rassemblée obtient la nomination au gouvernement provisoire de deux nouveaux membres : le socialiste Louis Blanc et un ouvrier, Albert. En sont donc membres : Dupont de l’Eure (président), Lamartine (ministre des Affaires étrangères), Alexandre Marie (Travaux publics), Ledru-Rollin (Intérieur), Louis Garnier-Pagès (Finances), l’astronome François Arago (Marine et Colonies), Ferdinand Flocon (Agriculture et Commerce), Isaac Crémieux (Justice), Armand Marrast, Louis Blanc et Alexandre Albert.

    "Pour la première fois dans mes foyers depuis vendredi 23 ; notre bataillon n’a point cueilli de lauriers. Notre compagnie n’a eu qu’une barricade de 18 pouces de haut à enlever et nous n’avons pas tiré un seul coup de fusil. Cependant un brave officier de la ligne qui nous commandait y a reçu un coup de baïonnette dont il est bien malade. Voilà pour nos exploits."
    Prosper Mérimée. Correspondance. 28 juin 1848.

    La Chambre des Députés est dissoute et il est interdit à celle des Pairs de se réunir. Louis Blanc lance des Ateliers nationaux censés redonner du travail aux chômeurs, mais qui n’auront jamais, dans leur courte vie, les moyens de leur ambition. En effet, les projets de Blanc de créer avec les chômeurs des entreprises contrôlées par l’État ne verront jamais le jour. Les entrepreneurs craignent la concurrence et s’y opposent, ralliant Lamartine (et apparemment Hugo) à leur position.

    Une multitude de journaux et clubs républicains voient alors le jour, touchant un public où les bourgeois se mêlent parfois aux ouvriers. Raspail fonde ainsi le journal et le club L’Ami du peuple. Blanqui et Barbés, libérés, créent le leur.
    Cette période de réconciliation des classes et d’euphorie nationale dure jusqu’en avril.

    Louis Blanc et l’extrême gauche organisent le 16 avril une manifestation pour repousser la date des élections, sans succès. Pour les socialistes, ces élections arrivent trop tôt, sans que le temps ait permis d’éduquer politiquement la population, en particulier en zone rurale. Lamartine lance aussitôt sur la place de l’Hôtel de ville une contre manifestation victorieuse du gouvernement provisoire et de la garde nationale.

    Ces élections de l’Assemblée constituante le 23 avril connaissent un taux de participation de 84% ! C’est la première fois que tous les hommes votent vraiment en France.
    Elles amènent au Palais Bourbon cinq cents républicains modérés (dont Lamartine, Tocqueville, Lamennais, Quinet), trois cents royalistes et cent républicains de gauche (dont Barbès et Blanc, mais pas Blanqui ni Raspail). C’est une chambre qui se méfie des ouvriers parisiens.

    "Depuis soixante ans, la France allait en fait de gouvernements de mal en pis. Napoléon lui avait donné un despotisme oint de suie de poudre, mais scintillant de gloire ; la France lui pardonna. La Restauration lui avait ramené le privilège et les coups de cravache des gentilshommes ; mais elle était franche d’allures et sans hypocrisie ; quelques domestiques fidèles la suivirent sur la terre d’exil. L’infâme gouvernement qui vient de tomber voulut tenter sur la nation l’astuce, l’hypocrisie, la cupidité et toutes les basses passions ; un croc-en-jambe du Peuple a suffi pour le jeter dans la boue."
    Charles Baudelaire. Le Salut public, 27 février 1848.

    Une manifestation ouvrière contre la suppression pressentie des Ateliers nationaux est matée dans la violence à Rouen. La République fait tirer sur le peuple [3].

    En attendant qu’une Constitution ne voie le jour, l’assemblée élit le 10 mai une « Commission exécutive » modérée, composée de Arago, Garnier-Pagès, Marie, Lamartine et Ledru-Rollin. Exit Louis Blanc et Albert. Le symbole est clair.

    Lire la suite de l'article ici:
    http://www.terresdecrivains.com/1848-des-ecrivains-sur-les
  • Catégories : Des lieux

    Joachim du BELLAY à La Turmelière, à Paris et à Liré*

    22 janvier 2008, parTerresdecrivains.com
    (
    http://www.terresdecrivains.com/_Terresdecrivains-com_)

    "S'il est un poète maudit, c'est bien Joachim Du Bellay ! Éternel
    second de la Fortune, aujourd'hui encore la gloire de son ami et rival
    Ronsard éclipse la sienne", écrit Evelyne Bloch-Dano en septembre 2007 dans
    le Magazine littéraire n° 467.

    À quelques kilomètres de Liré, les murs du château de La Turmelière
    disparaissent peu à peu dans la végétation.
    Lire l'article entier
    (
    http://www.terresdecrivains.com/Joachim-du-BELLAY-a-La-Turmeliere)

  • Catégories : Des poètes et poétesses

    DVD "Voyage en Rimbaldie"*

    Publié le 23 janvier 2008

    Plus de cent ans après sa mort, "l'homme aux  semelles de vent" est
    toujours vivant. Il exerce un tel  pouvoir de fascination que certains
      admirateurs du poète et de son oeuvre peuvent être  qualifiés de "fous de
    Rimbaud".  Ce documentaire est un voyage quelque part en  Rimbaldie,
    (…)
    Lire (
    http://www.terresdecrivains.com/+DVD-Voyage-en-Rimbaldie+)

  • Catégories : La télévision

    Les Oubliées

    Samedi 26, 20.55, France 3


     Deux épisodes pivot de la série où le trouble du personnage principal, le gendarme Janvier (Jacques Gamblin), prend peu à peu le pas sur le cours de l'enquête. Envoûtant. (3 et 4/6). Série française (2007). 2 x 52 mn. Inédit. Avec Jacques Gamblin, Fabien-Aïssa Busetta. 7289404.

    Source: Télérama.fr

  • Catégories : Mes textes en prose

    J'ai bien fait le tour de la question

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    "J'ai bien fait le tour de la question..."
    Laisser les volets fermés
    Rester enfermée chez moi
    Ignorer le monde extérieur
    Mettre des boule quies
    Pour ne pas entendre
    Les allers et venues du voisin
    Et les rumeurs de la rue
    Me faire livrer tout ce dont j’ai besoin
    M’abonner à ma presse préférée
    Ne plus acheter que sur internet
    Et laisser les souvenirs et impressions
    Du passé guider ma plume
    Mais je ne verrais pas le crépuscule
    Du matin se glisser vers mon bureau
    Ni l’obscurité gagner les rues de la ville
    Je n’entendrais pas les oiseaux de six heures
    Ni les bagarres de chats en chaleur
    Je ne sentirais plus le vent de l’océan
    Balayer les derniers restes du sommeil
    Ou la chaleur du soleil naissant inonder
    Mes épaules ; je ne me prendrais plus
    Non plus les pieds dans les trottoirs disjoints
    Je n’entendrais plus les klaxons furieux
    Ni les bonjour comment ça va des gens de mon quartier
    L’accueil commerçant du marchand de journaux
    De légumes ou de la boulangère, le sourire
    De la mendiante et des gardiens de voiture
    Qui réconcilient avec l’humanité
    Je ne verrais plus les nouvelles portées
    De chatons ou leurs petits corps écrasés
    Par cette même humanité sur roues
    Je ne serrais plus abattue par les mêmes
    Spectacles désolants de l’incivilité ordinaire
    Ni attendris par des gestes gratuits d’accueil
    Je serais protégée, bien loin des autres
    Qui me font étrangère et bien vivante
    Alors j’ai commencé à ouvrir les volets
    Vu pigeons et colombes s’envoler
    En pensant à tous ces morceaux d’ailleurs
    A décrire, à écrire, à aimer et à vivre.

    Le 10-01-2008

    Consigne 61
    Bonjour à tous...
    Et voilà que nous sommes en 2008!
    Je souhaite qu'elle soit la meilleure pour vous, à tous points de vue...
    Le moment est venu de vous donner la nouvelle consigne, première de cette année!
    La photo m'a été confiée par D&D, un ami blogueur dont j'apprécie beaucoup la manière d'écrire, parfois un peu déjantée ou désordonnée... mais j'aime ça...
    Ecrire n'est pourtant pas son objectif premier...lui c'est le cinéma qui le passionne et les idées qui vont autour...;-))
    Vous vous inspirerez de la photo et commencerez votre texte par cet incipit:
    "J'ai bien fait le tour de la question..."
    Je rappelle de bien relire le mode d'emploi qui se trouve dans la colonne de droite, et dont voici les points principaux...
    - 2000 signes espaces compris maximum
    - Le texte se trouvera DANS le corps du mail (pas en fichier joint) avec le titre et le pseudo, comme ceci :
    titre (pseudo) + texte
    - Le titre donc PAS comme objet du mail...mais bien en titre de votre texte...sinon cela oblige à des manipulations supp...ayez pitié de moi! de nous!
    Si vous venez pour la première fois, prenez la peine de lire attentivement ce mode d'emploi...le temps m'est parfois compté et vous êtes nombreux à participer... je n'ai pas trop l'occasion de répondre aux mails qui me demandent comment ça fonctionne! ayez pitié de moi! de nous!
    Vous envoyez vos participations à Coumarine: coum.coumarine@gmail.com
    Voici donc la photo, bonne créativité à tous et à chacun...!
    Coumarine

    http://coumarine2.canalblog.com/archives/2008/01/09/7500718.html#comments

    POUR LIRE D AUTRES POEMES CF MES RECUEILS DE POEMES EN VENTE SUR THE BOOK:

    http://www.thebookedition.com/paysages-amoureux-et-erotiques-jacques-coytte-p-143.html

    http://www.thebookedition.com/paysages-jacques-coytte-p-866.html

  • Catégories : Jeux

    Portrait chinois en rime et humour.

    *Si j’étais un objet, je serais un livre
    Pour apprendre à vivre
    *Si j’étais un animal, je serais une chatte
    Pour que l’on me gâte
    *Si j’étais un fruit, je serais une pomme
    Pour me faire croquer par mon homme
    *Si j’étais un vêtement, je serais une jupette
    Pour en mettre plein les mirettes
    *Si j’étais une couleur, je serais orange
    Pour ne pas ressembler à un ange

    VOUS POUVEZ LE FAIRE VOUS AUSSI ET LE METTRE EN COM CHEZ JO:

    http://imagination.de.jo.arts-lettres.over-blog.fr/article-15733351-6.html#anchorComment

    En attendant le prochain concours de Laurélyne
    En attendant le prochain concours de poésie organisée par Laurélyne, au mois de février, je vous propose un petit concours d'un autre genre...
    Déjà FELICITATIONS à Zanzibar (Cf. le blog "La poésie de Laurélyne" pour découvrir son accrostiche sur son dessert préféré).

    Qui suis-je ?
    Portrait chinois en rime et humour.


    Vous devez faire une rime avec le nom de l’objet, animal, fruit etc.
    Ex :
    Si j’étais un objet, je serais un pinceau
    Sur un vélo
    Si j’étais un animal, je serais un chat
    Goût coca cola
    Si j’étais un fruit je serais une nectarine
    Avec des narines
    Si j’étais un vêtement je serais un pantalon
    Plein de pucerons
    Si j’étais une couleur je serais le bleu
    Comme ton pieu

    Mais les deux règles d’or sont :
    _ L’objet, l’animal, le fruit etc. doit vous correspondre sinon ce n’est plus un portrait chinois.
    _ La rime doit être MARRANTE
    Le but est de se tourner en ridicule, de ne pas se prendre au sérieux !
    Le gagnant: le portrait chinois le plus marrant sera mis en Haut de mon blog avec en bonus « Signature : Si j’étais un site web je serais celui de … » si vous avez un blog ou un site sinon ce sera juste le nom ou le pseudo car n’importe qui peut participer , et cela jusqu'au prochain concours de poésie de LOLO.
    Vous avez jusqu’au 25 janvier, à poster en commentaire.
    Amusez-vous bien!

  • Catégories : Jeux

    MES 10 ENVIES DU MOMENT

    1.Etre dans les bras de mon mari,il va falloir que j'attende un peu
    2.Avoir de l’argent et si possible en faisant quelque chose qui me plaît et encore mieux avec mes livres(là, c’est plus un rêve qu’une envie).
    3. Boire une bière pression et/ou du champagne.
    4. En griller une. J’ai arrêté la clope-drogue il y a presque un an mais pendant les fêtes, j’ai fumé quelques cigarettes-plaisir.
    5.Aller en France/et en vacances. Changer d’air.
    6.Nager
    7. Aller au restaurant
    8.Voir ma belle-famille
    9. Dormir comme un bébé
    10.Manger une tartiflette

    Vous pouvez aussi faire part de vos 10 envies du moment et le signaler aux Equipières:

    http://lequipedechoc.over-blog.com/article-15897506-6.html#anchorComment

  • Catégories : Mes textes en prose

    Les diamants

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    Source de l'image: Wikipedia

    Les diamants m’évoquent immédiatement Marilyn Monroe chantant « Diamonds are a Girl's Best Friend »( Les diamants sont les meilleurs amis de la femme)dans « Les hommes préfèrent les blondes. » (On entend aussi cette chanson dans « Comment épouser un millionnaire »). J’admire Marilyn Monroe pour sa beauté, son talent, sa force et sa faiblesse. J’aime quand elle chante, quand elle joue cette femme sexy et frivole. Comme un diamant, elle a plusieurs facettes. Je ne rêve pas spécialement de diamants, je ne suis même pas trop bijoux et je n’aime pas cette image de femme-objet mais c’est parfois amusant de l’être.
    Facettes.
    Aimer cette femme, ces films kitschissimes, être midinette et intello, sexy et féministe, objet et sujet indépendant et libre.
    Facettes.
    Comme les diamants, fruits de la terre et de l’exploitation la plus monstrueuse des hommes.
    Ornement de femme-potiche, gage d’amour et objet d’art.
    Si pure et si souillé par tous les trafics qui l’entourent.
    Facettes.
    Parce que l’ « on ne naît pas femme, on le devient » ; on peut jouer avec les codes de la féminité et ne pas en être esclaves ; se faire photographier nue et être une femme indépendante.
    Cela peut paraître audacieux d’associer Marilyn et Simone de Beauvoir mais c’est à cause des facettes.
    Deux diamants bruts façonnés par la vie, leur éducation, la culture, deux être humains purs au-delà de leur statut de femme et de leurs contradictions.

    Pour lire le texte chanté par Marilyn :http://www.marilynmonroe.com/about/music3.htm
    Pour voir Marilyn chanter :http://www.youtube.com/watch?v=p0FDGnAIWpk

    32 - du 11 au 17/02/2007 - "Le silence des diamants" (Zazou / Indéfini / Z.)

    Si les diamants pouvaient parler... que pourraient-ils bien nous raconter ?

    Ces pierres précieuses fascinent, et provoquent par leur présence (ou absence) beaucoup de choses... Il y a ce dont tout le monde parle - la vie dans les mines, les guerres, les diamantaires,... mais aussi bien sûr l'amour - et ce dont les diamants seuls pourraient nous faire partager le secret. Il vous est proposé cette fois de nous faire partager un récit plutôt de cette deuxième sorte, de faire du ou des diamant(s) les témoins, les narrateurs, de votre récit.

    Le but de l'exercice est aussi de surprendre, alors n'hésitez pas à nous entraîner de rebondissements en rebondissements, de rires en peurs, d'égrener la gamme des émotions jusqu'à totale adhésion du lecteur !

    Tous les genres et tous les thèmes sont acceptés alors... lancez-vous !

    Bonne écriture à toutes et tous : -)

    http://www.ecritureludique.net/article-15705809-6.html#anchorComment

  • Catégories : Mes poèmes

    Ne soyez pas assassin de mots

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    Ne soyez pas assassin de mots
    C’est un crime grave
    Le viol du langage :
    Défoncer les phrases
    Lacérer les textes
    Immoler les livres.
    La dévastation de la culture
    Au poignard ou au napalm.
    Ne regardez pas l’hémoglobine
    Du verbe couler, les tripes
    De la littérature après son éventration.
    Sans rien faire.
    Ne laissez pas la poésie
    Se faire égorger, piétiner
    Par des pillards qui brandiraient
    Son scalp
    Halte au génocide, massacre
    Massif de vers libres ou pas.
    Couvrez chaque phrase de baisers
    Avec une caresse pour les textes
    En prose, les rimes à câliner
    Dans une étreinte sexuelle
    Jouir sur la musique
    Des mots, symbiose
    Et orgasme des sens,
    D’essence et du sens.

    31 - du 04 au 10/02/2007 - Mots imposés (Kildar)

    Kildar propose cette fois une liste de mots qui, comme les précédentes, fera sans doute réagir nombre d'entre vous.
    Sur les 25 mots, il est demandé d'en utiliser au moins 15 pour construire votre texte, mais l'idéal est bien entendu de les utiliser tous...
    Assassin - Crime - Viol - Défoncer - Lacérer - Immoler - Dévastation - Poignard - Napalm - Hémoglobine - Tripes - Eventration - Egorger - Piétiner - Scalp - Génocide - Massacre - Baisers - Caresse - Tendresse - Câliner - Etreinte - Enlacer - Jouir - Symbiose

    http://www.ecritureludique.net/article-15705809-6.html#anchorComment

    Pour lire d'autres poèmes de moi, cf. mes 2 recueils en vente sur The book edition:http://www.thebookedition.com/paysages-amoureux-et-erotiques-jacques-coytte-p-143.htmlhttp://www.thebookedition.com/paysages-jacques-coytte-p-866.html

  • Catégories : Nerval Gérard de

    Importance des routes dans le "Voyage en Orient" de Nerval

    08ee170bf5e1f2fb6309f6ceab17866a.jpgO. C , II, 641 : « Je connaissais assez le chemin fort long qui conduit à Stamboul par le pont de bâteaux qui traverse la Corne d’Or, pour ne pas craindre de m’y engager à la pure clarté de la lune du Ramazan, par une de ces belles nuits qui valent nos aurores. »

    Mes recherches sur les paysages dans le "Voyage en Orient" de Nerval en DEA sont dans la continuité de mon mémoire de maîtrise sur "Le paysage dans les oeuvres poétiques de Baudelaire et Nerval" publié maintenant comme mes 2 recueils sur The book sous le titre "Des paysages de Baudelaire et Nerval."

     

    http://www.thebookedition.com/des-paysages-de-baudelaire-et-nerval-jacques-coytte-p-1283.html

  • Catégories : L'actualité

    Le héros de «Brokeback Mountain» est mort

    d9eda97894020b41d0c73e7f8cf55ddd.jpglefigaro.fr (avec AFP et AP)
    23/01/2008 | Mise à jour : 10:37 |

    Dans «Le secret de Brokeback Mountain», Heath Ledger interprétait avec Jake Gyllenhaal la bouleversante histoire d'amour entre deux cow-boys qui découvrent leur homosexualité dans l'Amérique puritaine des années 60-70. (AP) Crédits photo : ASSOCIATED PRESS

    Les circonstances de la mort de l'acteur australien Heath Ledger sont étranges. La famille parle d'un accident, la police d'un suicide.

    Ses amis du cinéma, ses fans, mais aussi l'Australie dont il était originaire, sont en deuil depuis la disparition à 28 ans du jeune acteur Heath Ledger, mardi, à Manhattan. Une mort entourée d'un certain mystère : le héros du film «Le secret de Brokeback Mountain» a été trouvé sans vie vers 21h30, nu, au pied d'un lit, entouré de médicaments, notamment des somnifères, selon des sources policières.

    D'après le récit de la police, une masseuse est arrivée à 15h30 (21h30 à Paris) à l'adresse où résidait l'acteur pour un rendez-vous. Cette dernière a été conduite par la femme de ménage, qui a frappé à la porte de la chambre. N'entendant pas de réponse, elle a ouvert la porte et trouvé le corps de l'acteur australien. Les deux femmes ont tenté de le ranimer, en vain, avant d'appeler la police.

    D'après la police, citée par le New York Times, l'appartement appartient à l'actrice Mary-Kate Olsen. Ce que l'un des agents de l'actrice a démenti.

    Même si les premières constatations laissent envisager la thèse d'un suicide ou d'un abus de substances pharmaceutiques, le père de l'acteur assure qu'il s'agit d'une «mort accidentelle». «C'était quelqu'un de généreux, qui avait les pieds sur terre et aimait la vie (...) Heath a touché tellement de gens durant sa courte vie mais peu avaient le plaisir de le connaître vraiment», a ajouté son père, dans une déclaration lue devant la maison familiale, à Perth, en Australie.

    Une autopsie devait être pratiquée mercredi pour déterminer les causes exactes de sa mort.

    «Il était en train de percer»

     

    Quelques heures après son décès, plusieurs acteurs lui ont rendu hommage. L'actrice australienne Nicole Kidman a qualifié son décès de «tragédie». «Mon cœur va vers sa famille», a-t-elle déclaré dans un communiqué. «J'avais mis tellement d'espoir en lui», a quant à lui réagi l'acteur et réalisateur Mel Gibson, australien lui aussi, qui avait dirigé Heath Ledger dans «Le patriote». «Il était en train de percer, et sa mort à un si jeune âge est une perte tragique», écrit-il.

    «Le studio est abasourdi et anéanti par cette nouvelle tragique», ont écrit de leur côté Alan Horn et Jeff Robinov, les dirigeants de Warner Bros dont le film «The dark night» doit sortir l'été prochain avec Heath Ledger dans le rôle du Joker, l'ennemi de Batman. Leur communiqué rend hommage à «un acteur brillant et une personne exceptionnelle».

    «Le secret de Brokeback Mountain», du metteur en scène d'origine taïwanaise Ang Lee, avait remporté l'Oscar de la mise en scène en 2006. Dans ce «western gay», Heath Ledger interprétait avec Jake Gyllenhaal la bouleversante histoire d'amour entre deux cow-boys qui découvrent leur homosexualité dans l'Amérique puritaine des années 60-70. Il avait alors été sélectionné pour l'Oscar du meilleur acteur.

    En tournant «Le secret de Brokeback Mountain», l'acteur s'était épris de l'actrice Michelle Williams, son épouse dans le film. Le couple avait avait eu une petite fille, Matilda Rose, née en octobre 2005. Ils s'étaient séparés l'an dernier.

    http://www.lefigaro.fr/cinema/2008/01/23/03002-20080123ARTFIG00290-le-heros-de-brokeback-mountain-est-mort.php

  • Catégories : Des poètes et poétesses

    "Léo Ferré - Artiste de vie", de Thierry Rollet

    801721f3b8f140f9fea53c5f0e1fa8d3.jpgBREF AVANT-PROPOS DE L’AUTEUR

    Le 15ème anniversaire du décès de Léo Ferré doit marquer la redécouverte d’un des plus grands personnages de la chanson et de la poésie françaises.

    C’est du moins ce que comprendra aisément le grand public. Les aficionados et surtout les héritiers de Léo sauront en plus qu’il s’agit de redécouvrir un apôtre inconditionnel de la musique.

    Ferré était un musicien dans l’âme, même s’il a surtout chanté. Mais c’est la musique qui a porté son œuvre multiforme, qu’elle soit poétique ou littéraire.


    ____________ _________ _________ ______

    « Notre langage, à nous autres artistes,
    est à la portée de toutes les oreilles
    et de tous les yeux,
    parce qu’il est chant, lumière, galbe, sourire. »


    - Léo Ferré, la mauvaise Graine


    Léo Ferré - Artiste de vie

    Auteur : Thierry Rollet
    ISBN : 000-0-0000-0000- 0
    Format : 84 pages, 6.0 x 9.0 po., broché,

    papier intérieur crème #60, encre intérieur noir et blanc,
    couverture extérieure #100 en quatre couleurs

    EN VENTE ICI >>>>>
    Source: Mille poètes

  • Catégories : L'actualité

    La justice finlandaise réhabilite le balcon fumeur

    7fa30fe1268b3f2dbba1a2f57e3b50e4.jpgAFP - Lundi 21 janvier, 15h39

    HELSINKI (AFP) - Les fumeurs ont remporté une victoire symbolique lundi en Finlande, où la justice a invalidé l'interdiction faite par un syndic aux habitants de fumer sur leurs balcons.

    (Publicité)

    Deux ans après le dépôt de sa plainte, la Cour suprême a définitivement donné raison au requérant fumeur en jugeant cette interdiction "abusive", même si celle-ci avait été adoptée à l'issue d'un vote en assemblée de copropriétaires.

    "L'interdiction étendue aux balcons où les nuisances causées par la fumée aux voisins ne seraient pas excessives constitue une entrave infondée au droit de copropriété", a estimé la cour.

    Les sages de la plus haute juridiction du pays nordique ont néanmoins rappelé qu'une interdiction partielle était prévue par la loi sur le voisinage en cas de gêne immédiate et significative de la fumée de tabac pour un copropriétaire ou un locataire.

    Un Finlandais sur cinq est fumeur, un taux parmi les plus faibles d'Europe.

    Depuis le 1er juin 2007, il est totalement interdit de fumer dans les lieux publics en Finlande.

    http://fr.news.yahoo.com/afp/20080121/tod-finlande-tabac-sante-insolite-7f81b96_2.html

  • Catégories : L'art

    Les sculpteurs vivent plus vieux que les peintres

    9575f31c8c18764af1aa8ffc898ca809.jpgYves Miserey
    21/01/2008 | Mise à jour : 23:31 |

    À l’époque d’Auguste Rodin, où il n’y avait pas d’antibiotiques, la dépense physique des sculpteurs aurait servi de rempart aux microbes (musée Rodin).

    En Europe, les artistes qui travaillent le marbre ou le fer vivent en moyenne quatre ans de plus que les artistes peintres.

    Peintre ou sculpteur ? Des artistes comme Michel-Ange ou, plus près de nous, Degas et Picasso, ont pratiqué ces deux arts avec une égale maîtrise. Le choix n'a donc rien d'exclusif mais il est pourtant fréquent. Selon une étude publiée dans une revue spécialisée dans le vieillissement (Age and Ageing, vol. 37, n° 1, janvier 2008), ce choix pourrait avoir des implications éloignées de toute considération artistique. Phillip Greenspan et deux de ses collègues de l'université de Géorgie, à Athens (États-Unis), affirment en effet que la sculpture conserve mieux que la peinture.

     

    Michel-Ange est mort à 88 ans

     

    Les trois chercheurs ont comparé la longévité de 144 sculpteurs avec celle de 262 peintres. Ils ont pris leurs références dans le Dictionnaire Larousse des peintres et l'Encyclopédie de la sculpture. Autrement dit, ils se sont intéressés aux artistes européens, du XVe siècle à la fin du XIXe siècle.

    Selon leurs calculs, la longévité moyenne des maîtres de la peinture est de 63,6 ans contre 67,4 ans pour ceux qui travaillent le marbre, la terre, le métal ou le plâtre. Du côté des peintres, il est vrai que nombre d'entre eux, parmi les plus célèbres, sont morts assez jeunes. Ainsi les Italiens Raphaël et Le Caravage sont décédés à 37 ans, tandis que Donatello et Bernin, deux sculpteurs fameux, ont soufflé leurs 80 bougies et Michel-Ange s'est éteint à 88 ans. Déjà, dans la Grèce antique, les sculpteurs Praxitèle et Polyclète étaient décédés à un âge avancé pour l'époque (71 ans).

    «C'est une observation intéressante», admet, dans la revue Nature, James Hanley, un épidémiologiste canadien pourtant réputé pour sa sévérité à l'égard de ce type d'étude. Les causes d'une telle disparité restent néanmoins énigmatiques. De tout temps, il y a eu des substances plus ou moins toxiques dans les peintures. Certes, mais les poussières de pierre et les coups de burin ne sont pas non plus inoffensifs. En 2006, la Cnam a recensé 95 cas de maladies chez les sculpteurs, tailleurs et fendeurs de pierre professionnels.

    Phillip Greenspan et ses deux collègues estiment pour leur part que c'est la dépense d'énergie physique imposée aux sculpteurs qui a constitué un rempart naturel contre les microbes, à une époque où il n'y avait pas encore d'antibiotiques.

    http://www.lefigaro.fr/sciences/2008/01/22/01008-20080122ARTFIG00002-les-sculpteurs-viventplus-vieux-que-les-peintres-.php

  • Catégories : La littérature

    Irène Heidelberger-Leonard : l'homme qui n'a pas connu la paix

    LE MONDE DES LIVRES | 17.01.08 | 12h43  •  Mis à jour le 17.01.08 | 12h43
    "L'intellectuel à Auschwitz" : c'est ainsi qu'on présentait Jean Améry depuis la publication, en 1966, de Par-delà le crime et le châtiment, essai fondateur pour surmonter l'insurmontable. Dix ans plus tard, son Traité sur le suicide, qui défendait la mort volontaire comme un droit inaliénable, connaissait lui aussi un retentissement considérable. Mais qui était Jean Améry ?

     


    Primo Levi est resté lui-même très elliptique sur le "philosophe suicidé" croisé à Auschwitz : "Hans Mayer, alias Jean Améry : sa vie est tendue entre ces deux noms, une vie qui n'a pas connu la paix et ne l'a pas recherchée." Qui s'était alors interrogé sur l'homme et qui connaît aujourd'hui la nature de ses écrits ? La somme biographique d'Irène Heidelberger-Leonard a l'immense mérite de restituer à cet "exilé perpétuel" son oeuvre et sa vie. Une vie que l'histoire s'est acharnée à lui refuser.

    Mêlant subtilement empathie et distance critique, recourant autant à la documentation qu'à l'interprétation, Irene Heidelberger-Leonard, par ailleurs éditrice allemande des oeuvres complètes de Jean Améry, redonne d'abord une physionomie aux "quarante-cinq kilos de vie réchappée en pyjama rayé" qui s'étaient établis à Bruxelles. Petit homme frêle, une inévitable Gauloise à la main et le regard concentré sous d'épaisses paupières, Améry sort de l'ombre, tels "Mozart et Voltaire", mélange d'obscurité et de lumière, union de la grâce et du démoniaque. Mais le travail patient et pionnier de la biographe - ses entretiens avec les témoins encore vivants (amis d'enfance et compagnons d'exil), sa quête minutieuse d'archives souvent inédites, son exploration de milliers d'articles de presse écrits pour survivre - restitue également à cette "vie âpre et sombre d'écriture" un arrière-plan historique, sociologique et culturel.

    De son vrai nom Hans Mayer, Jean Améry est né le 31 octobre 1912, à Vienne, dans une famille de la petite bourgeoise ; il perd très tôt son père à la guerre. Ce n'est sans doute pas un hasard si l'une des premières évocations de la figure de Jean Améry se trouve dans une oeuvre de fiction écrite par Ingeborg Bachmann, elle-même autrichienne hors d'Autriche. Lecteur insatiable, Jean Améry avait toujours rêvé de devenir écrivain, et n'aura finalement eu le droit que d'être "le déporté professionnel", "le juif souffrant de la souffrance juive". Une première fois meurtri par les jugements condescendants portés sur son roman Lefeu ou la démolition, il est littéralement anéanti par l'échec de son Charles Bovary : "Si Bovary se plante, je saurai ce qu'il me reste à faire." Le 17 octobre 1978, Jean Améry, qui n'avait jamais voulu retourner s'établir dans son pays, se donne la mort dans une chambre d'hôtel de Salzbourg. Quelques mois auparavant, il avait écrit à Ernst Maier, son ami d'enfance : "J'appartiens à ce paysage de collines."

    De l'auberge bucolique de Haute-Autriche à l'université populaire de Vienne la rouge, de l'éveil politique pendant l'insurrection ouvrière de 1934 à l'exil sans retour de 1938, de la résistance en Belgique à la déportation en 1941 - l'itinéraire de Jean Améry ainsi recomposé vient croiser la destinée tragique des quelque 130 000 exilés autrichiens, majoritairement juifs, que la République d'Autriche n'aura jamais appelés officiellement au retour. Rien, ou presque, de ce qui avait constitué leur culture d'avant l'exil ne pouvait être à nouveau mobilisé pour rebâtir une quelconque identité autrichienne. On comprend alors un peu mieux tout ce qui sépare l'Italien Primo Levi de Jean Améry l'Autrichien. L'homme de science issu de la grande bourgeoisie juive de l'autodidacte prolétarisé dont même le judaïsme a été forgé "ex negativo". Pour l'apatride que fut Jean Améry, seul un certain type de littérature pouvait encore faire figure de "Heimat" (patrie, au sens de foyer) : "Ce pays peut nous rendre malade de dégoût quand c'est le nôtre. Mais on continuera toujours de l'aimer à notre façon, d'un amour tourmenté", affirmera Jean Améry à la parution de L'Origine, de Thomas Bernhard.

    Comme l'écrit si justement Irene Heidelberger-Leonard, Jean Améry ne pouvait être autrichien qu'au sens "sentimental" du terme. En témoignent ses lettres quasi quotidiennes à sa seconde femme, Maria, tour à tour ardentes ou querelleuses, truffées des diminutifs les plus fantaisistes puisés dans le dialecte autrichien. En témoigne aussi cet humour facétieux, volontiers morbide : "Figurez-vous qu'un étudiant m'a récemment demandé : "Pourquoi avez-vous écrit ce livre sur le suicide et ne vous êtes-vous pas suicidé ?" Je lui ai répondu : Patience !"

    Un Hans Mayer finalement enfantin et jouisseur à ses heures, amoureux des femmes et de Paris, dont l'âpreté de la vie éclaire l'intransigeance de l'oeuvre, et inversement. Un Jean Améry, dont il faut relire les essais limpides et découvrir la fiction expérimentale. Quelqu'un qui éblouit dans le noir, par sa négativité et sa force de démolition, son front bosselé "à force de se cogner aux limites", comme le dirait Ludwig Wittgenstein.


    JEAN AMÉRY de Irène Heidelberger-Leonard. Traduit de l'allemand par Sacha Zilberfarb. Actes Sud, 370 p., 28 €.
  • Catégories : Mes poèmes

    Violence conjuguale

    3684eff29cb968415119cbc2c4abbed8.jpgBaraqué, il gronde

    Et face à face

    Avec lui, le vertige

    De sa profonde

    Violence

    La submerge

    Il frappe en cadence

    Alors qu’il n’aime

    Ni la musique

    Ni la danse

    Et son corps

    Est celui des bêtes

    Fauves et rapaces

    Ses mots sonnent

    Faux mais il perce

    Sa résistance

    D ‘épouse

    Qui n’a plus d’espace

    Du tout entre

    Sa fureur réelle

    Et sa magie amoureuse

     

    Le 25/01/2008

     

    Avec les mots proposés ici:

    http://laviepeyrinoise.hautetfort.com/archive/2007/12/07/15-mots-donnes.html#c3046080

     

     

    http://ambroise.hautetfort.com/archive/2008/01/13/15-mots-donnes-par-la-bas.html#comments

    Pour lire d'autres poèmes, cf. mes 2 recueils en vente:

    http://www.thebookedition.com/paysages-amoureux-et-erotiques-jacques-coytte-p-143.html

    http://www.thebookedition.com/paysages-jacques-coytte-p-866.html

  • Catégories : Nerval Gérard de

    Importance des routes dans "Sylvie" de Nerval

    1e7415a2e5a8c29587fcaa6e43adee0a.jpgO. C, III, 547 : « En quittant le chemin pour traverser un petit bois qui sépare Loisy de Saint-S***, je ne tardai pas à m’engager dans une sente profonde qui longe la forêt d’Ermenonville ; je m’attendais ensuite à rencontrer les murs d’un couvent qu’il fallait suivre pendant un quart de lieue. La lune se cachait de temps à autre sous les nuages, éclairant à peine les roches de grès sombre et les bruyères qui se multipliaient sous mes pas. A droite et à gauche, des lisières de forêts sans routes tracées, et toujours devant moi ces roches druidiques de la contrée qui gardent le souvenir des fils d’Armen exterminés par les Romains ! Du haut de ces entassements sublimes, je voyais les étangs lointains se découper comme des miroirs sur la plaine brumeuse, sans pouvoir distinguer où s’était passée la fête. »

    Paysage ambulatoire
    Paysage vu du haut
    cadrage

    Mes recherches sur les paysages dans "Sylvie" de Nerval en DEA sont dans la continuité de mon mémoire de maîtrise sur "Le paysage dans les oeuvres poétiques de Baudelaire et Nerval" publié maintenant comme mes 2 recueils sur The book sous le titre "Des paysages de Baudelaire et Nerval."

    http://www.thebookedition.com/des-paysages-de-baudelaire-et-nerval-jacques-coytte-p-1283.html