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CEUX QUE J'AIME - Page 38

  • Alexandre Blok

    Le poète de la musique des autres mondes

     

    Le rossignol au cœur gelé

     

     

    Blok

     

     

    Dans les bribes de paroles

    J’entends la marche brumeuse

    des autres mondes

    et du temps le sombre vol,

    je sais chanter avec le vent...

    (traduction Serge Venturini)

     

    Être poète russe, voulait dire encore il y a peu en Russie et sans doute encore, être un voyant.

    Alexandre Blok fut cela, et, autant que Pouchkine, il aura marqué les lettres russes. Il aura été sans le vouloir à la jonction des mondes qui s'opposaient, et dans le passage fiévreux d’espoir de l'un à l’autre. Il pressentait qu’il lui faudrait vivre dans un autre temps. Il le désirait : il en fut terrassé de déceptions.

    Et il se laissa quasiment mourir de désolation pour sa « patrie malade ». Alexandre Blok sera victime d'une sorte de non-désir de vivre : «  Le poète meurt parce qu'il ne peut plus respirer. La vie a perdu son sens », a-t-il écrit. Comme ses amis poètes - Nicolas Goumilev, Serge Essénine, Maïakovski, Marina Tsvétaéva, Ossip Mandelstam...- il sera fauché avant que les blés ne soient mûrs. À 41 ans, le 7 août 1921, il disparaît, laissant dans la glaciation qui s’étend, une Russie figée où n’émergent qu’Anna Akhmatova et Pasternak réduits au silence et à l’effroi.

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  • Catégories : ARAGON Louis, CE QUE J'AIME. DES PAYSAGES, CEUX QUE J'AIME, Venise

    Louis Aragon

    Louis Aragon

    Par Jean Montenot publié le 01/06/2011

    Né en 1897, cet intellectuel français fut un des créateurs du mouvement surréaliste. Homme engagé pendant les deux guerres mondiales pour lesquelles il a été décoré, militant du mouvement communiste, son oeuvre évoluera sous l'influence d'Elsa Triolet, sa muse.


    En savoir plus sur http://www.lexpress.fr/culture/livre/louis-aragon_1008232.html#9GqTRojiSaOcdvUh.99
     
    Aragon hélas... Aragon tout de même ! Tout commence par cette enfance invraisemblable, entre comédie de boulevard et drame : un père préfet de police qui se fait passer pour son parrain, et une mère, qui se fait passer pour sa soeur. Ni sans famille, ni en famille, déjà à plein dans les faux-semblants, pas encore le "mentir-vrai" mais de vraies blessures dans les coulisses de son moi-théâtre. Puis il y eut la Grande Guerre : la révélation de sa véritable ascendance, la rencontre avec André Breton et l'expérience du front - pas encore le "front rouge" - mais avec du sang, du vrai, une première croix de guerre en sus. Il faut imaginer en ancien combattant de vingt et un ans cet "enfant de l'automne", sensible, délicat, perturbé - on le serait à moins - déjà poète assurément ! Il ne pouvait que prendre le large, fuir là-bas dans cet imaginaire où des oiseaux bariolés sont ivres. Dada, surréalisme, roaring twenties, ce fut le temps des amours mondaines, des élans et des retombées, jusqu'au suicide manqué... Puis il y eut Elsa qui vint à sa rencontre, la reconstruction de soi et le parti communiste, l'ancrage solide, définitif. Le déboussolé avait trouvé une famille : Triolet et Parti à perpétuité ou presque. Le surréaliste provocateur un rien dépravé s'était mué en bolchevique du genre stalinien : ce fut Front rouge(1931) - "Descendez les flics/Camarades/descendez les flics/Plus loin plus loin vers l'ouest où dorment/les enfants riches et les putains de première classe [...] Feu sur Léon Blum/Feu sur Boncour Frossart Déat/Feu sur les ours savants de la social-démocratie" et - en avant tovarischi ! - Vive le Guépéou(1931). 
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  • Les écrivains et leurs villes

    Les écrivains et leurs villes

    Les écrivains et leurs villes

    Nedim GÜRSEL
     
    Seuil, Cadre vert ,  ,  280 p.

    Reprenant ses vagabondages à travers les villes où ont vécu et écrit les grands écrivains de notre siècle, Nedim Gürsel nous emmène cette fois dans la Venise d'Aragon, d'Hemingway et de Proust, à travers les steppes de Gogol et le Moscou des poètes, l'Allemagne de Goethe et de Kafka et la Méditerrannée de Camus et de Mahmoud Darwich, pour ne citer que ces quelques auteurs. Ces villes si distantes, aux lumières si différentes, prennent alors une dimension nouvelle et jusque-là inconnue : elles existent parce qu'elles ont été écrites et vivent dans les pas de cet écrivain d'aujourd'hui parti sur les traces des mots d'autrefois.


    ISBN : 2021092046

    Quelques mots à propos de :  Nedim GÜRSEL

    Né en Turquie en 1951, Nedim GÜRSEL est l'auteur d'une trentaine d'ouvrages, romans, nouvelles, récits de voyage, essais littéraires. Lauréat de plusieurs grands prix, dont le prix France-Turquie, il occupe une place primordiale dans la littérature de son pays et son œuvre est traduite dans de nombreuses langues. Il vit à Paris, où il est directeur de recherche au CNRS et enseigne à l'École des langues orientales.

    http://cetobac.ehess.fr/index.php?1372

  • Catégories : Baudelaire Charles, CEUX QUE J'AIME

    Baudelaire

    Baudelaire, un moderne antimoderne ?
    Télérama.fr
    Si la poésie de Baudelaire révéla l'esthétique de la vie moderne, l'écrivain en fut aussi un critique fervent. Dans leurs essais, Antoine Compagnon et ...
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    ladepeche.fr
    Baudelaire : un nœud de contradictions
    Antoine Compagnon a pris le parti de mettre à nu les contradictions de la personnalité complexe de Baudelaire. Le poète exècre la modernité de son ...
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  • Louis ARAGON,Après l'amour

     

     

     

     

    Je me souviens de cette ville
    Dont les paupières étaient bleues
    Où jamais les automobiles
    Ne s'arrêtent que quand il pleut



    Une lessive jaune et rose
    Y balançait au bord du ciel
    Où passaient des canards moroses
    Avec un ventre couleur miel



    On y a des manières d'être
    Qu'ailleurs on ne voit pas souvent
    Juste s'entrouvre une fenêtre
    Qu'un rideau blanc s'envole au vent



    Toutes les filles le dimanche
    S'en vont flâner au bord de l'eau
    Elles se gardent les mains blanches
    Pour attirer les matelots



    Le plus souvent marins d'eau douce
    Rencontrés sous les peupliers

    On voit qu'ils ne sont plus des mousses
    Comme ils dénouent les tabliers



    Tout est vraiment sans importance
    Un jour ou l'autre on se marie
    Les charpentiers dans l'existence Épousent la
    Vierge
    Marie



    Les hommes facilement chantent
    Et jurent plus facilement
    Quand leurs femmes se font méchantes
    Ils leur procurent des amants



    Le conjoint rentre sur le tard
    Avec une haleine d'anis
    L'épouse élève ses bâtards
    Et leurs héritiers réunis



    C'était peu après l'autre guerre

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  • Chateaubriand sur Venise

    J'ai pris Venise autrement que mes devanciers : j'ai cherché des choses que les voyageurs, qui se copient tous les uns les autres, ne cherchent point. Personne, par exemple, ne parle du cimetière de Venise; personne n'a remarqué les tombes des juifs au Lido ; personne n'est entré dans les habitudes des gondoliers, etc. Vous verrez tout cela. » (Lettre à M°» Récamier, du 15 septembre).

  • Catégories : CEUX QUE J'AIME, Daho Etienne

    DAHO

      Champagne, Monsieur Daho

    Sud Ouest
    Merci Etienne Daho ! Le chanteur de retour avec son "Diskönoir tour" m'aura permis d'aller (enfin) assister à un concert aux Bourdaines à Seignosse, ...

    Étienne Daho. Parrain chic de la pop frenchy

    Le Télégramme
    Étienne Daho, ici aux Vieilles Charrues, à Carhaix, en juillet, n'en finit plus de tracer un itinéraire à part. (Photo Claude Prigent/Le Télégramme) ...

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  • J'ai lu cette semaine:Hors-série : Camille Claudel

     

    Signature : CDA - 20 novembre 2014
     
    Hors-série : Camille Claudel

    Edité à l'occasion du 150e anniversaire de la naissance de Camille Claudel, ce hors-série revient sur les pièces phares de l'artiste.

     

    Il permet, en parallèle de l'exposition que lui consacre La Piscine - Musée d'Art et d'Industrie André Diligent - Roubaix, de replacer son oeuvre dans la valse de l'Art Nouveau.

  • Catégories : CEUX QUE J'AIME, Daho Etienne

    DAHO

    Etienne Daho au Transbordeur

    FM et LH | 05/12/2014 - 00:00 | 0 commentaire(s) | Envoyer | Imprimer |

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    ©DR



    Étienne Daho mange du Lyon. Il nous a déjà filé une claque sans précédent lors de son dernier concert estival à Fourvière, fusionnel jusqu’au moment de grâce, début d’une tournée qui se prolonge aujourd’hui toujours avec quatre musicos batterie / guitares, la scéno en plus. Le revoilà en décembre au Transbordeur dans le cadre de sa tournée Diskönoir, alors même qu’il vient de sortir le disque live avec pratiquement la même set list. Le dandy de la pop française fait (à juste titre) l’objet d’un culte tel que les fans ne rateront pas ce deuxième rendez-vous. La question qu’ils ne manqueront pas de se poser est : “Ce concert est-il la copie conforme de cet été, mais dans un lieu fermé, bonjour l’arnaque”. Visiblement non. Ses premiers pas à l’Olympia début novembre révèlent qu’un temps plus appuyé est consacré à son dernier album “Les chansons de l’innocence retrouvées”, dont Le Baiser du destin ou L’Homme qui marche. Évidemment, comme il est difficile de résister à un public qui vous suit à genoux depuis 30 ans et à ses petits nouveaux, nostalgiques de ce qu’ils n’ont pas vécu, on passera par la grande revue discographie habituelle. Mais avec une véritable évolution: un ton plus rock appuyé de guitares saturées et des alternatives aux tubes habituels, notamment en appuyant sur les raretés de l’époque Jacno qui font se déhancher ce fringant quinqua comme au temps de ses 20 ans. Ainsi, aux fondations du mythe, Week-end à Rome cède sa place à son élégant voisin de plage Sortir ce soir. Le résultat est le même : une foule en délire susurrant mot à mot les mélopées du bel Étienne, comme sur un Bleu comme toi extatique promis en bis. Quant aux clichés diffusés par les habituels détracteurs… Désolé ! Cet été, non seulement Étienne avait de la voix, mais en plus on ne l’a jamais vu chanter aussi juste, sans avoir besoin de se raccrocher aux accords avec ses pattes de chat. Le concert de l’hiver à ne pas rater. Seul hic : il vous faudra ruser en système D pour obtenir encore quelques places par miracle.

     


    Étienne Daho. Diskönoir Tour Vendredi 5 décembre à 20 h. 45 €. Transbordeur. 3 boulevard Stalingrad. Villeurbanne. 04 78 93 08 33. www.transbordeur.fr

  • Catégories : CEUX QUE J'AIME, Truffaut François

    TRUFFAUT

    François Truffaut à la Cinémathèque, c’est jusqu’au 1er février !

     

     

    On ne peut que saluer le travail de la Cinémathèque Française, porte-étendard des cinéphiles qui ne cesse de proposer des programmations massives et incontournables. Expositions Kubrick ou Burton, rétrospective McTiernan en sa présence, voilà quelques rares exemples de ce que peut proposer le lieu. Fin 2014, et encore pour quelques jours, c’est bien François Truffaut qui est à l’honneur.

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  • J'étais au concert "DisköNOIR" d'Etienne DAHO à FIRMINY jeudi soir

    Etienne Daho fait une chanson française enrobée de pop classieuse. Ses multiples tubes (Week-end à Rome, Le Grand Sommeil, Tombé pour la France, Bleu Comme Toi, Comme un Boomerang... ) lui assurent une grande popularité, jamais démentie malgré les années. Après avoir produit l'album de Lou Doillon en 2012, il revient fin 2013 avec un nouvel album très attendu et des concerts en 2014 !

    • Etienne Daho - Comme Un Boomerang (Live)
    • Etienne Daho - Bleu Comme Toi (Clip)
    • Etienne Daho - Le Premier Jour (Pix Clip)
    • Etienne Daho - Week-end à Rome (Clip)
    • Etienne Daho - Ouverture (Live)
    • Etienne Daho - Comme Un Boomerang (Live 2001) Ft Dani (Live)
    • Etienne Daho - La Peau Dure (Clip)
    • Etienne Daho - En Surface (Clip)

    Read more at http://www.concertandco.com/artiste/etienne-daho/billet-concert-13459.htm#e1MHttyTZT6BGHbs.99

  • Catégories : CEUX QUE J'AIME, Nerval Gérard de

    Bulletin Nerval nº 132 / 1er décembre 2014

    ÉDITION 
     
    Nerval, "Œuvres complètes", tome VII- 1 et 2 :  "Scènes de la vie orientale", édition de Philippe Destruel, Paris, Classiques Garnier, 2014. 
     
    OUVRAGE
     
    Aude Déruelle et Jean-Marie Roulin, "Les Romans de la révolution (1790-1912)", Paris, Armand Colin "Recherches", 2014. (Passages sur Nerval.)
     
    ARTICLE
     
    Hisashi Mizuno, "Nerval sonnetiste en 1841. À Me Sand ou le sonnet métaphysique", Modernités, nº 37 (Transmission et transgression des formes poétiques régulières, textes réunis et présentés par Éric Benoit, Presses universitaires de Bordeaux, novembre 2014),  pp. 69-79.
     
     
    COMPTES RENDUS 

    - Lise Sabourin, CR de G. de Nerval et H. Delaage, Le Diable rouge (présentation M. Brix, Plein Chant, 2013), in Studi Francesi, mai-août 2014, n° 173, p. 392.

    - Aimée Kilbane, CR de M. Brix, Nerval. Glanes et miettes de presse (Paris, Champion, 2013), in NCFS en ligne
    http://www.ncfs-journal.org/?q=node/827

    - Mélanie Conroy, CR de Sylvie Lécuyer, La Généalogie fantastique de Gérard de Nerval (Presses univ. de Namur, 2011), in NCFS en ligne
    http://www.ncfs-journal.org/?q=node/622
     
     
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    Ce Bulletin vous tiendra informe(e) des renseignements concernant Nerval. Si vous desirez le recevoir gratuitement et y faire paraitre des informations ou des commentaires, veuillez envoyer vos coordonnees et vos messages a Michel Brix ou Hisashi Mizuno.
     
    Les anciens numéros du Bulletin sont installes sur le site Amitie-Nerval et sur le site du Centre Nerval de Namur.

  • Catégories : Balzac Honoré de, CEUX QUE J'AIME

    Les incroyables trésors de l'Histoire : la canne aux turquoises d'Honoré de Balzac

    Le Point - Publié le 29/11/2014 à 10:42 - Modifié le 29/11/2014 à 14:27

    VIDÉO. L'ego surdimensionné du petit écrivain (par la taille) lui fait arborer cette canne fabriquée sur mesure, ornée de perles fines et de turquoises.

    Balzac décrivait son bien comme une "fameuse canne à ébullition de turquoises, à pomme d'or ciselée, qui a plus de succès en France que toutes mes oeuvres".Balzac décrivait son bien comme une "fameuse canne à ébullition de turquoises, à pomme d'or ciselée, qui a plus de succès en France que toutes mes oeuvres".

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