Recueil de poèmes en hommage aux deux auteurs
Corps et biens

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Le Portrait d'Isabella d'Este, attribué à Léonard de Vinci par certains experts
Découvert à Lugano et rapatrié par la justice italienne, le tableau appartiendrait à une riche famille d'Italie possédant une collection d'environ 400 oeuvres conservée en Suisse. Les experts restent partagés sur la question de l'authenticité, certains affirmant la possibilité d'une version d'atelier et d'autres d'une simple réplique contemporaine. En effet, ce qui porte à confusion c'est l'existence connue d'un croquis préparatoire du maître daté de 1499, actuellement exposé au Louvre. Jusqu'ici, les connaisseurs de l'oeuvre de Léonard de Vinci estimaient que le croquis n'avait jamais été peint. Pourtant, l'avis du professeur Carlo Pedretti, historien d'art reconnu, sollicité à l'époque, semblait confirmer l'authenticité de l'oeuvre. Des expertises pratiquées aux rayons X sur le tableau ont donné le même constat (datation entre 1460 et 1650). La polémique n'en finit pas. Selon Jacques Frank, autre spécialiste : « Il s'agit sûrement d'une version d'atelier ou vraisemblablement plus tardive (XVIe ou XVIIe), tirée du portrait dessiné du Louvre. Je ne vois pas la main de Léonard, même si c'est un document intéressant. Rien n'exclut qu'elle puisse être contemporaine de Léonard, mais j'en doute : les principales avanies subies par les oeuvres graphiques du maître sont postérieures à sa mort et le dessin du Louvre a été mutilé. Le portrait peint inclut ces manques ». S'il s'avérait authentique, le portrait pourrait être estimé autour de 120 millions d'euros.
Le hors-série de Beaux Arts éditions suit le parcours de l’exposition rétrospective "Jacques Monory", permettant ainsi au lecteur de découvrir l’œuvre de Monory dans son ensemble : tableaux, films, photographies, collages, objets… Un entretien exclusif avec Jacques Monory inaugure le hors-série, suivent un entretien entre Pascale Le Thorel et Michel Edouard Lecrecl, puis des textes sur le rapport qu’entretient Monory dans son œuvre avec le polar et le cinéma ; le bleu ; et enfin un portfolio qui revient sur les grands thèmes récurrents de son œuvre. Le hors-série laisse une large place à l’illustration et à plus d’une cinquantaine d’œuvres.
Un Gauguin devient le tableau le plus cher du monde
Publié le 06/02/2015 à 15H10, mis à jour à 15H13

Marianne Faithfull sur scène à Roubaix le 21 décembre 2014
© Ludovic Maillard / PhotoPQR / La Voix du Nord / MaxPPP
Record de fréquentation pour la Cinémathèque en 2014
François Truffaut a déja réuni près de 60.000 visiteurs, en plus des 20.000 spectateurs qui se sont bousculés au guichet pour (re)voir les films du ...
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Le Premier Jour Etienne Daho
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Étienne Daho Le grand sommeil
Axel Goldman retrouver moi sur facebook . https://www.facebook.com/profile.php?id=100008983030021 les paroles Je ne peux plus me réveiller, rien ...
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Etienne Daho - un homme à la mer
Etienne Daho - un homme à la mer ... Etienne Daho - L'homme qui marche. Nuits De Fourvière - Duration: 3:45. by Stéphane BOUCLON 1,264 views.
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XIXe RENCONTRE DE LA FONDATION LE CORBUSIER
L'Oeuvre à l'épreuve de sa restauration

Apostrophes (Bernard Pivot) : les images de Patrick Modiano, François Truffaut, Françoise Sagan...
S'il est un programme qui n'a pas à justifier l'adjectif aujourd'hui trop galvaudé de « culte », c'est bien Apostrophes. Entre 1975 et 1990, Antenne 2 a ...
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Le MoMA se sépare d'un Monet pour enrichir sa collection d'art moderne
Bulletin Nerval nº 133 / 1er janvier 2015
Bulletin Nerval nº 130 / 1er octobre 2014
Zoran Mušič, né le 12 février 1909 à Bukovica, hameau de Gorica (Gorizia), ville aujourd'hui traversée par la frontière italo-slovène et qui fait alors partie de l'empire austro-hongrois, et mort le 25 mai 2005 à Venise, est un peintre et graveur Slovène de la nouvelle École de Paris.
De gauche à droite : Mušič avec les peintres Manessier et Eudaldo, début des années 1960.
| Naissance | 12 février 1909 Bukovica (Slovénie) |
|---|---|
| Décès | 25 mai 2005 (à 96 ans) Venise (Italie) |
| Nationalité | |
| Activités | Artiste peintre |
| Mouvement artistique | École de Paris |
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L'exposition Marcel Duchamp est un succès

Ici repose celui dont le nom était écrit dans l'eau (Here lies one whose name was writ in water).
Cette simple épitaphe sur la tombe de John Keats, écrite et voulue par lui, dit tout de son passage « liquide » parmi nous.
Il s'en va flottant dans les fleuves patients du temps, John Keats, basculé dans l'autre rive avant son temps, avant les fruits mûrs même.
Pour lui Shelley, son "ami", son protecteur, qui se noya dix-huit mois après la mort de Keats, et sur qui l'on retrouva un recueil des poèmes de Keats aura écrit:
Paix, Paix
Il n'est pas mort,
Il n'est pas endormi
Il s'est réveillé
De ce rêve qu'est la vie.(Adonaïs)
Ils reposent côte à côte désormais au cimetière protestant de Rome.
Paix donc à John Keats qui avait su dire « La poésie de la terre ne meurt jamais ».
Mais aussi:
Disparaître loin, m’évanouir, me dissoudre et oublier
Ce que toi, ami des feuilles, tu n’as jamais connu,
Le souci, la fièvre, le tourment d’être
Parmi les humains qui s’écoutent gémir. (Ode à un rossignol, traduction Alain Suied)
LE MONDE DES LIVRES | 13.11.2008 à 11h26 • Mis à jour le 13.11.2008 à 11h26 | Par Patrick Kéchichian
Ainsi, mon cher, tu t'en reviens
Du pays dont je me souviens
Comme d'un rêve,
De ces beaux lieux où l'oranger
Naquit pour nous dédommager
Du péché d'Ève.
Tu l'as vu, ce ciel enchanté
Qui montre avec tant de clarté
Le grand mystère ;
Si pur, qu'un soupir monte à Dieu
Plus librement qu'en aucun lieu
Qui soit sur terre.
Tu les as vus, les vieux manoirs
De cette ville aux palais noirs
Qui fut Florence,
Plus ennuyeuse que Milan
Où, du moins, quatre ou cinq fois l'an,
Cerrito danse.
Tu l'as vue, assise dans l'eau,
Portant gaiement son mezzaro,
La belle Gênes,
Le visage peint, l'oeil brillant,
Qui babille et joue en riant
Avec ses chaînes.
Tu l'as vu, cet antique port,
Où, dans son grand langage mort,
Le flot murmure,
Où Stendhal, cet esprit charmant,
Remplissait si dévotement
Sa sinécure.
Tu l'as vu, ce fantôme altier
Qui jadis eut le monde entier
Sous son empire.
César dans sa pourpre est tombé :
Dans un petit manteau d'abbé
Sa veuve expire.
Tu t'es bercé sur ce flot pur
Où Naple enchâsse dans l'azur
Sa mosaique,
Oreiller des lazzaroni
Où sont nés le macaroni
Et la musique.
Qu'il soit rusé, simple ou moqueur,
N'est-ce pas qu'il nous laisse au coeur
Un charme étrange,
Ce peuple ami de la gaieté
Qui donnerait gloire et beauté
Pour une orange ?
Catane et Palerme t'ont plu.
Je n'en dis rien ; nous t'avons lu ;
Mais on t'accuse
D'avoir parlé bien tendrement,
Moins en voyageur qu'en amant,
De Syracuse.
Ils sont beaux, quand il fait beau temps,
Ces yeux presque mahométans
De la Sicile ;
Leur regard tranquille est ardent,
Et bien dire en y répondant
N'est pas facile.
Ils sont doux surtout quand, le soir,
Passe dans son domino noir
La toppatelle.
On peut l'aborder sans danger,
Et dire : " Je suis étranger,
Vous êtes belle. "
Ischia ! C'est là, qu'on a des yeux,
C'est là qu'un corsage amoureux
Serre la hanche.
Sur un bas rouge bien tiré
Brille, sous le jupon doré,
La mule blanche.
Pauvre Ischia ! bien des gens n'ont vu
Tes jeunes filles que pied nu
Dans la poussière.
On les endimanche à prix d'or ;
Mais ton pur soleil brille encor
Sur leur misère.
Quoi qu'il en soit, il est certain
Que l'on ne parle pas latin
Dans les Abruzzes,
Et que jamais un postillon
N'y sera l'enfant d'Apollon
Ni des neuf Muses.
Il est bizarre, assurément,
Que Minturnes soit justement
Près de Capoue.
Là tombèrent deux demi-dieux,
Tout barbouillés, l'un de vin vieux,
L'autre de boue.
Les brigands t'ont-ils arrêté
Sur le chemin tant redouté
De Terracine ?
Les as-tu vus dans les roseaux
Où le buffle aux larges naseaux
Dort et rumine ?
Hélas ! hélas ! tu n'as rien vu.
Ô (comme on dit) temps dépourvu
De poésie !
Ces grands chemins, sûrs nuit et jour,
Sont ennuyeux comme un amour
Sans jalousie.
Si tu t'es un peu détourné,
Tu t'es à coup sûr promené
Près de Ravenne,
Dans ce triste et charmant séjour
Où Byron noya dans l'amour
Toute sa haine.
C'est un pauvre petit cocher
Qui m'a mené sans accrocher
Jusqu'à Ferrare.
Je désire qu'il t'ait conduit.
Il n'eut pas peur, bien qu'il fît nuit ;
Le cas est rare.
Padoue est un fort bel endroit,
Où de très grands docteurs en droit
Ont fait merveille ;
Mais j'aime mieux la polenta
Qu'on mange aux bords de la Brenta
Sous une treille.
Sans doute tu l'as vue aussi,
Vivante encore, Dieu merci !
Malgré nos armes,
La pauvre vieille du Lido,
Nageant dans une goutte d'eau
Pleine de larmes.

Dans les bribes de paroles
J’entends la marche brumeuse
des autres mondes
et du temps le sombre vol,
je sais chanter avec le vent...
(traduction Serge Venturini)
Être poète russe, voulait dire encore il y a peu en Russie et sans doute encore, être un voyant.
Alexandre Blok fut cela, et, autant que Pouchkine, il aura marqué les lettres russes. Il aura été sans le vouloir à la jonction des mondes qui s'opposaient, et dans le passage fiévreux d’espoir de l'un à l’autre. Il pressentait qu’il lui faudrait vivre dans un autre temps. Il le désirait : il en fut terrassé de déceptions.
Et il se laissa quasiment mourir de désolation pour sa « patrie malade ». Alexandre Blok sera victime d'une sorte de non-désir de vivre : « Le poète meurt parce qu'il ne peut plus respirer. La vie a perdu son sens », a-t-il écrit. Comme ses amis poètes - Nicolas Goumilev, Serge Essénine, Maïakovski, Marina Tsvétaéva, Ossip Mandelstam...- il sera fauché avant que les blés ne soient mûrs. À 41 ans, le 7 août 1921, il disparaît, laissant dans la glaciation qui s’étend, une Russie figée où n’émergent qu’Anna Akhmatova et Pasternak réduits au silence et à l’effroi.
Reprenant ses vagabondages à travers les villes où ont vécu et écrit les grands écrivains de notre siècle, Nedim Gürsel nous emmène cette fois dans la Venise d'Aragon, d'Hemingway et de Proust, à travers les steppes de Gogol et le Moscou des poètes, l'Allemagne de Goethe et de Kafka et la Méditerrannée de Camus et de Mahmoud Darwich, pour ne citer que ces quelques auteurs. Ces villes si distantes, aux lumières si différentes, prennent alors une dimension nouvelle et jusque-là inconnue : elles existent parce qu'elles ont été écrites et vivent dans les pas de cet écrivain d'aujourd'hui parti sur les traces des mots d'autrefois.