Recueil de poèmes en hommage aux deux auteurs
Manuel bibliographique des oeuvres de Gérard de Nerval
Presses universitaires de Namur • Études nervaliennes et romantiques
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Presses universitaires de Namur • Études nervaliennes et romantiques
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est des honneurs qui ne se refusent pas. Julien Gracq opposa une fin de non-recevoir au jury du prix Goncourt qui avait célébré en 1951 Le Rivage des Syrtes. Jean-Paul Sartre déclina, lui, en 1964, le prix Nobel de littérature. Mais aucun des deux ne refusa d'être publié dans la prestigieuse Bibliothèque de la Pléiade.
Intégrer ce catalogue, c'est intégrer une famille qui compte parmi ses membres Voltaire, Pascal, Balzac, Hugo, Rimbaud, Proust... Une sorte de passeport pour l'éternité. Comme le dit Hugues Pradier, le directeur éditorial de la collection depuis 1997, «s'il est difficile d'entrer dans la Pléiade, il est encore plus rare d'en sortir». On comprend mieux dès lors l'énergie que mirent certains, pareils à des courtisans s'en allant quérir un titre à grand renfort de courbettes, pour obtenir ce précieux sésame de leur vivant, plutôt que de laisser le temps décider d'une éventuelle pos térité.
Qu'on songe seulement, alors que la Pléiade vient de lui consacrer un cinquième volume (lire page 81), à la pugnacité d'un Louis-Ferdinand Céline. Pendant des années, l'écrivain harcela de courriers et d'invectives Gaston Gallimard. Voir sa lettre du 24 octobre 1956 : «Cher ami. Les vieillards, vous le savez, ont leurs manies. Les miennes sont d'être publié dans la Pléiade (...). Je n'aurai de cesse, vingt fois que je vous le demande. Ne me réfutez pas que votre conseil, etc., etc. tout alibis, comparses, employés de votre ministère (...) MM. Soupe qui se lavent les pieds et jouent de la trompette, entre deux vacances et treize maladies. C'est vous la Décision. Vous avez donc la bonté de me faire part de votre décision. Ministre et homme d'affaires... celle que je vous propose est excellente. (...) La Pléiade et pas dans vingt ans, quand je serai mort ! non ! tout de suite ! cash !» Il lui faudra se montrer encore patient et envoyer d'autres missives en forme de mis siles («Vous n'aurez pas mon prochain livre, c'est tout, si je ne suis pas à la Pléiade dans trois mois, le reste est bla-bla et fa tigue...», écrit-il un an plus tard) avant d'obtenir gain de cause. Mais celui qui suppliait d'être«pléiadé avant d'être décédé» n'aura pas gain de cause : il meurt en 1961, quelques mois avant la parution du Voyage et de Mort à crédit en Pléiade.
André Gide joue les entremetteurs
Etrange fortune que celle de ce missel littéraire. Son succès ne se dément pas depuis son origine. Il faillit pourtant lui être fatal. Nous sommes en 1933. Au 6 rue Tournefort, à Paris, Jacques Schiffrin, fondateur et propriétaire des Editions de la Pléiade, est au bord de la ruine. SonBaudelaire, paru en 1931 dans une forme inédite pour l'époque (11 x 17,5 cm), sous une reliure souple pleine peau dorée à l'or fin, sonEdgar Poe (encore du Baudelaire, puisqu'il s'agit des œuvres en prose de Poe traduites par le poète), sonRacine et la dizaine d'autres titres qu'il publie se vendent comme des petits pains. Mais il ne parvient pas à faire face aux nouvelles commandes. Les ouvrages de la collection qu'il vient d'inaugurer (inspirée par ses voyages à l'étranger, elle consiste à publier pour la première fois en France les grands classiques dans des volumes luxueux de poche) lui coûtent une fortune à éditer. Il est à court de liquidités et confronté à des problèmes de logistique insolubles. Heureusement, André Gide est là. L'auteur de La Porte étroite suit de près les initiatives de ce Russe, élégant et cultivé, fraîchement débarqué à Paris. Il se lie d'amitié avec lui, lui confie plusieurs manuscrits et l'invite volontiers à Cuverville, où il profite des leçons de piano de Youra Guller, la première épouse de l'éditeur. Quand paraît le premier volume de la Biblio thèque de la Pléiade, il lui écrit :«Votre petit Baudelaire me ravit : c'est une merveille de présentation. L'appareil critique à la fin du volume est précieux. C'est décidément votre Baudelaire que je prendrai dans ma valise comme compagnon de voyage, de préférence à toute autre édition.»
Face à la perspective d'une banqueroute des Editions de la Pléiade, Gide insiste lourdement auprès de Gaston Gallimard pour que ce dernier rachète l'affaire. Gaston hésite. Il est perplexe face à cette maison à la politique de tirages limités, et qui fonctionne à contre-courant des usages de l'édition française. Finalement, il obtempère. Il n'aura jamais à le regretter : chaque année, bon gré mal gré, la Pléiade assure près de 20 % du chiffre d'affaires de Gallimard. Ni le départ, en novembre 1940, de Schiffrin contraint à l'exil par la première loi sur le statut des Juifs, ni les changements et les successions au sommet de la maison de la rue Sébastien-Bottin, ni les polémiques ne viendront contredire son succès. Si certains se plaisent à moquer les choix commerciaux de la Pléiade, l'absence supposée de risque que prend la maison, Hugues Pradier défend le contraire. Et de citer la publication, en 2005, de 22 romans de Ramuz «que personne ne nous demandait, à l'exception de sa famille et de quelques spécialistes de l'écrivain suisse» et qui fut un beau succès. La Pléiade a une fonction «légitimante». Elle est devenue une «bibliothèque de l'admi ration», selon l'expression d'André Malraux.
Aujourd'hui, Gallimard continue de publier onze volumes par an qu'il écoule en moyenne à 300 000 exemplaires. Sa recette est immuable : un «miracle sans cesse renouvelé d'un objet matériel qui se marie à un objet intel lectuel», comme la décrit son directeur éditorial. Proust, Camus, Céline, Tolstoï, Verlaine, Flaubert, Zola, Stendhal et Balzac figurent parmi les best- sellers de la collection. Au firmament : Saint-Exupéry, dont les œuvres complètes atteignent les 400 000 ventes. Sans compter les albums offerts chaque année pendant la quinzaine de la Pléiade par les libraires. Tirés à 40 000 exemplaires, ils sont très recherchés par les collectionneurs. Aux enchères, les premiers albums datant des années 60 peuvent atteindre les 400 ou 500 euros. Parmi les plus courus : L'Anthologie sonore de la Pléiade.
Tranche dorée à l'or fin 24 carats
Au-delà des garanties littéraires qu'assure cette collection bientôt octogénaire, les bibliophiles apprécient ces ouvrages fabriqués avec un soin digne de la haute couture. Impression sur papier bible de 36 grammes, format et typographie inchangés, couverture souple à la tranche dorée à l'or fin (24 carats) : pour réaliser ce travail d'artisan, Gallimard fait appel depuis toujours aux mains expertes des ateliers Babouot, à Lagny-sur-Marne. C'est ici qu'est découpé, assemblé et cousu en cahiers le papier bible, avant d'être emboîté sous la couverture en cuir véritable. Preuves du soin tout particulier mis à faire de cette collection un produit de luxe, les 50 000 peaux de mouton que nécessite la production annuelle de la Pléiade sont envoyées depuis la Nouvelle-Zélande. Les grands es paces, l'absence de fil de fer barbelé, qui pourrait déchirer le cuir, assurent des couvertures sans défaut. Avantage ? Rendre presque impossible leur contre façon. Il existe de rares tenta tives asiatiques : de très gros sières imitations, en vérité.
La Pléiade se porte bien, ne souffre pas de la concurrence. Si bien qu'Antoine Gallimard n'hésite plus aujourd'hui à publier des textes plus difficiles, ouvrant sa collection à la littérature extra-européenne. Il a bien quelques regrets qu'il s'attache à transformer en espoirs : Beckett, par exemple. Jérôme Lindon, le patron des Editions de Minuit, lui oppose toujours une fin de non-recevoir... En attendant, il a lancé un volume consacré à Drieu La Rochelle. Sans craindre la polémique.
Description : 208 pages; (19 x 12 cm)
EAN13 : 9782355800238
Précédente note à ce sujet hier.
Sur le Rhône.
Précédente note à ce sujet hier.
Au sommaire de ce numéro spécial enregistré au Musée des Beaux-arts de Lyon présenté par Louis Laforge :
Nous vous raconterons l’histoire de Lyon à travers son patrimoine emblématique depuis la Renaissance jusqu’à aujourd’hui, sans oublier bien sûr l’essor de l’industrie de la soie... Située entre Rhône et Saône, la ville de Lyon est classée au patrimoine mondial de l’Unesco.
Le Rhône, un fleuve aux multiples visages que nous vous ferons découvrir, de sa source dans les Alpes suisses jusqu’en Camargue, en passant bien sûr par Lyon dont les berges viennent d’être réhabilitées...
Nous continuerons notre voyage au fil du Rhône en compagnie de ceux qui vivent et travaillent au plus près du fleuve : mariniers, vignerons, restaurateurs... Ils nous feront partager leur passion pour le Rhône dont l’importance remonte à l’antiquité..
Les reportages :
- Lyon, ville lumière
- Les soyeux, l’héritage
- Rhône, un fleuve aux multiples visages
- Les gens du Rhône
Invités plateaux :
Sylvie Ramond : Directeur du Musée des Beaux-arts
Simone Blazy : Directrice des Musées Gadagne
Fabrice Calzettoni : Responsable du musée Louis Lumière
http://programmes.france3.fr/des-racines-et-des-ailes/index-fr.php?page=emission
http://www.lauravanel-coytte.com/archive/2010/01/18/lyon-ce-soir.html
Les mots sont capricieux
Il faut jouer avec eux
Pour leur faire dire tout
Ce que l’on veut.
Je ne suis pas Valéry
Mais ces mots-ci
Viennent de mon cœur
Et s’adressent à une amie.
Quant à ton petit bout d’homme
Je lui envoie des baisers comme
Ceux du pays des songes,
Doux comme des murmures.
Que te dire d’autre
Sans risquer la rupture,
La rupture de l’harmonie
Déjà précaire de ce poème.
POUR L'ANNIVERSAIRE DU FILS D'UNE AMIE
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Mon cœur est à prendre
Ne le laisse pas partir
Mon cœur est à vendre
Ne le laisse pas mourir
Mon cœur est à toi
Parce qu’il t’aime
Je te le donne. Pourquoi ?
Parce que je t’aime
Mon cœur est à prendre
Ne le laisse pas partir
Mon cœur est à vendre
Ne le laisse pas mourir
Mon cœur est parti
Tu l’as laissé pleurer
Mon cœur est parti
Tu l’as laissé s’envoler.
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Le Rhône vu du train.
Précédente note à ce sujet:
http://www.lauravanel-coytte.com/archive/2010/01/15/lyon-jeudi.html
Ton cœur avait laissé dans mes yeux
La couleur de tes baisers
Mais tout s’est effacé
Ne restent plus que nos adieux
Le temps sur ton visage avait écrit
La promesse d’un bonheur infini
Mais même lui il nous a trahi
Et jeté nos cœurs dans la nuit
Ton regard s’est figé à jamais
Sur mes mains déjà éteintes
Et comme pour une dernière étreinte
A tenté de dire que tu m’aimais.
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Précédente note à ce sujet:
http://www.lauravanel-coytte.com/archive/2010/01/14/lyon-lundi-midi.html
http://www.lauravanel-coytte.com/archive/2010/01/09/saint-vallier-samedi-apres-midi.html
Je t’aime parce que tu n’es pas
Parce que tu ne m’aimes pas
Pour ton sourire qui ressemble
Tellement aux autres ; je t’aime
Pour le soleil de tes yeux.
Si tu ne m’aimais pas, je t’aimerai toujours
Si tu t’en allais, je resterai toujours
Fidèle à tes regards, écoutant tes mots
Toujours, inlassablement et je me passerai
Tes gestes sur un écran couleur
Si tu me faisais mal par tes coups
Par tes silences trop doux, je me tuerai
Chaque jour mais je ressusciterai pour toi
Toujours, inlassablement. Je t’aime pour ta bouche
Qui meurtrit mes espoirs
Je t’aime comme un bébé, confiant toujours
Inlassablement et si tu me trahissais
J’embrasserai tes cheveux et je serai toujours là
Et si tu as seulement besoin de moi
J’attraperai tes rêves pour toi, toujours inlassablement
Avec mes mains blessées.
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Publié le 13/01/2010 à 10:49 - Modifié le 13/01/2010 à 11:48 AFP
La deuxième édition du festival Etonnants Voyageurs en Haïti qui devait se dérouler du 14 au 17 janvier a été annulée en raison du puissant séisme qui a frappé mardi le pays, selon un communiqué de l'association organisatrice.
Par EDOUARD LAUNET
On parle beaucoup du livre électronique, mais le bon vieux bouquin en papier semble avoir encore un solide avenir, à en juger d’après ce titre lu la semaine dernière dans la version britannique du quotidien gratuit Metro : «Des retraités brûlent des livres pour se chauffer.» Dans les charity shops, magasins associatifs où les plus démunis peuvent se procurer des objets d’occasion pour quelques pence, les ouvrages de grand format seraient devenus des articles très demandés. «Certains retraités nous disent que les livres sont des combustibles idéaux pour les cheminées et les poêles parce qu’ils brûlent lentement. Un grand volume au dos cartonné peut durer toute une nuit», confie le responsable d’un charity shop de Swansea (sud du pays de Galles). Et c’est pas cher avec ça ! Les magasins associatifs croulent sous les vieux bouquins. Pour cinq pence, il est possible de s’y procurer un volume d’encyclopédie d’un demi-kilo. Alors qu’un sac de 20 kg de charbon peut coûter jusqu’à 5 livres ! Et songez que la future ardoise électronique d’Apple va être vendue pour près d’un millier de dollars alors qu’on ne sait rien encore des caractéristiques de sa combustion.
ISBN 978-2-35270-071-5
Plusieurs des ouvrages de Christian Gury [Lyautey-Charlus ; Le Mariage raté de Marcel Proust et ses conséquences littéraires ; Charlus (1860-1951) ou Aux sources de la scatologie et de l’obscénité de Proust ; Proust et la Femme pétomane ; Proust, clés inédites et retrouvées ; etc] ont démontré que le couple du maréchal Lyautey et de son épouse constitue le passe-partout explicatif des personnages du palimpseste d’À la Recherche du temps perdu. L’auteur a présenté la synthèse et l’articulation de ses découvertes, à l’invitation de l’Institut culturel français Robert Schuman et de l’Institut de romanistique de l’université de Bonn, en 2008 ; le présent texte reprend et précise celui de la conférence. L’œuvre de Proust à lire désormais autrement.
Sur Lyautey-Charlus : « [...] poissonneuse biographie [...], le maréchal de France étant présenté, analyse de textes à l’appui, comme le modèle de M. de Charlus. C’est un chef-d’œuvre kitsch ». Angelo Rinaldi, L’Express.
Sur Le Mariage raté de Marcel Proust : « Et si la Recherche [...] n’était qu’un gigantesque calembour ? Ils abondent en effet [...]. La correspondance de Proust en est riche aussi : tradition familiale […] comique d’époque [...]. Selon Christian Gury, la Recherche [...] est la conséquence littéraire du mariage d’Hubert Lyautey [...] avec Inès de Bourgoing, que Proust avait rencontrée quelques années auparavant, sans l’épouser toutefois. En effet, leurs noms se retrouvent, combinés ou inversés, anagrammes et autres transpositions, dans ceux des personnages du récit proustien dont ils seraient les clés [...] ». Pierre-Edmond Robert, Magazine Littéraire.
Sur Charlus (1860-1951) : « Charlus, frère du duc de Guermantes [...] serait en effet un dérivé littéraire de Charlus, chanteur éponyme de caf’conc (genre mineur fort prisé par Proust), [...] au répertoire grotesque et vulgaire [...]. Gury ausculte la profusion onomastique de l’œuvre, valise à fonds multiples et au contenu des plus surprenants [...]. Le baron doit beaucoup aussi à Lyautey, [...] lit ôté, délicate contrepèterie vers le thé au lit de la tante du Narrateur ». Jean Laurenti, Le Matricule des Anges.
Novembre 2009, 128 pages
PORTRAIT - Le président français de la Juventus Turin, hier inconnu du monde du football, doit relancer un club prestigieux qui connaît un délicat passage à vide sportif.
Précédente note à ce sujet hier avec un bout de Galaure gelée.
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