Recueil de poèmes en hommage aux deux auteurs
Le Rhône le 29 septembre 2009
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Précédentes notes à ce sujet:
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Précédentes notes à ce sujet:
Dans Un hiver d'oise, Thierry Girard a renoncé à son parti pris habituel de rendre compte d'un itinéraire, et a décidé de construire trois ensembles d'images inspirés par des paysages et des éléments constitutifs du département de l'Oise. Il a fait se rencontrer ses problématiques de travail actuelles avec des références littéraires également liées à ce territoire.
Ainsi, la première partie, intitulée Toise, manifeste une attirance pour la vastitude uniforme du plateau picard que Thierry Girard a traité comme ses paysages maritimes et atlantiques. La seconde série, Noise, est avant tout liée à l'œuvre de Nerval, le poète du Valois, mais évoque aussi La Belle Noiseuse de Balzac, et donc la question de la représentation.
A l'occasion de "Beyrouth Capitale mondiale du Livre 2009" et dans le cadre du Salon du Livre de Beyrouth, du 23 octobre au 1er novembre 2009, Culturesfrance et l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF), en partenariat avec les Services culturels de l'Ambassade de France à Beyrouth, l’Association internationale des Libraires francophones (AILF), l'Alliance des Editeurs indépendants et le bureau international de l'Edition française (Bief) mettent en place un programme exceptionnel pour valoriser et promouvoir les productions éditoriales et les auteurs de langue française, avec une attention très particulière portée vers Sud.
Ambassade d'Italie
Ambassade d'Italie 47, rue de Varenne (Paris VIIe). - Estimation Challenges : 110 à 120 millions d'euros. Bâti en 1733, l'hôtel de La Rochefoucauld-Doudeauville (ou de Boisgelin) a été acheté par la Caisse des dépôts et consignations en 1937 afin de le louer à l'Italie pour 99 ans; en échange, la France occupe le palais Farnèse à Rome. Son jardin à l'anglaise est l'un des plus étendus de Paris.
Résidence de l'ambassadeur des Etats-Unis
Résidence de l'ambassadeur des Etats-Unis 41, rue du Faubourg-saint-Honoré (Paris VIIIe). - Estimation Daniel Féau : 130 millions d'euros. Les Etats-Unis ont acheté l'hôtel de Pontalba au baron Maurice de Rothschild en 1948. Doté de salons ornés de boiseries Louis XV, le bâtiment en forme de U comporte trois étages. Le jardin de 1 hectare, qui s'étend jusqu'à l'avenue Gabriel, accueille chaque 4 juillet la garden-party des Américains à Paris.
Résidence de l'ambassadeur du Royaume-Uni
Résidence de l'ambassadeur du Royaume-Uni 39, rue du Faubourg-Saint-Honoré (Paris VIIIe). - Estimation Daniel Féau : 160 à 170 millions d'euros. C'est en 1814 que le duc de Wellington a acquis l'hôtel abandonné par Pauline, la soeur de Napoléon. Bâtie en 1722, la demeure du duc de Charost s'étend sur 3500 mètres carrés.
Résidence de l'ambassadeur de Turquie
Résidence de l'ambassadeur de Turquie 16, avenue de Lamballe (Paris XVIe). - Estimation Challenges : 15 millions d'euros. Edifié en 1703, l'hôtel de la princesse de Lamballe devint, au XIXe siècle, une clinique psychiatrique qui accueillit Gérard de Nerval et Maupassant, puis fut cédé à la Turquie en 1954. Une tour de huit étages (la chancellerie) a été construite en 1974 dans le jardin.
Précédente note à ce sujet:
http://www.lauravanel-coytte.com/archive/2009/09/23/dragage-de-la-galaure.html
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Là, je trouve que ce sont de très bonnes adaptations des romans de Caroline Graham.
http://programmes.france3.fr/inspecteur-barnaby/33680572-fr.php
Mignonne, allons voir si ta rose
S'ouvre à mes caresses
Avant qu'elle ne fane
Sans connaître l'extase
Du soleil qui se lève.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Judith_Magre
et:
LA TURQUIE VUE PAR LES ÉCRIVAINS VOYAGEURS FRANÇAIS
Composée de textes extraits des œuvres d'auteurs tels que J. Thévenot, T. Gautier, J.-B. Tevernier, G. de Nerval, A. de Lamartine, G. Flaubert, E. About, J.-J. Ampère, F. de Chateaubriand, M. du Camp, P. Loti, J. Michaud, B. Poujoulat et A. de Valon, l’exposition couvre la période allant du XVIIe jusqu’au début du XXe siècle. À l'intérêt littéraire s'ajoute celui du témoignage d'une rencontre des cultures...
http://www.est-ouest.com/pages/00_som.htm
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Voilà un précédent poème pour nos onze ans:
Après une année difficile
Nous pouvons nous dire
Joyeux anniversaire
Pour notre rencontre
Il y a 11 ans, un soir
26 septembre 2005
Pour lire la suite et d'autres textes, cf. mes 13 livres en vente sur ce blog
Une fleur qui sourit
C’est un poème d’enfant
Un enfant qui grandit
C’est l’histoire de la vie
Et mon poème d’aujourd’hui
C’est un morceau de mon cœur
C’est un moment de ma vie
C’est une angoisse de mes nuits.
Pour lire d'autres poèmes de moi, cf. mes 5 recueils en vente sur ce blog.
Ô Mort, vieux capitaine, il est temps, levons l’ancre.
À quoi bon insister sur ce qui suit ? Voici les faits : à Namur, dans l’église Saint-Loup, qu’il visite en compagnie de Félicien Rops et de Malassis, lequel est venu le rejoindre, Baudelaire est pris d’un étourdissement. Il chancelle, il tombe. Le pied, dit-il, lui a glissé. Mais le lendemain il donne des signes de trouble mental. On le ramène à Bruxelles, paralysé du côté droit, la parole déjà confuse.
Pourtant il peut encore dicter de courts billets. Et même, dans l’un d’eux, qu’il adresse, le 29 mars 1866, à Prarond, son vieux camarade de la pension Bailly et de l’École normande, pour le remercier de l’envoi de ses Airs de flûte, il lui signale un vers faux. Mais l’aphasie, en huit jours, fait de sensibles progrès. Malassis prévient Ancelle, Asselineau, Jules Troubat.
Bientôt, Ancelle arrive, toujours empressé, toujours dévoué, profondément ému. Baudelaire est transporté dans une maison de santé tenue par des religieuses. Ses facultés baissent rapidement. Madame Aupick, à son tour, est prévenue par Ancelle avec tous les ménagements possibles. C’est aujourd’hui une femme de soixante-treize ans à demi impotente. N’importe ! avec Aimée, sa servante, elle prend le train pour Bruxelles. À la vue de son fils, sa douleur éclate. Malassis mêle ses larmes aux siennes. « Quel excellent jeune homme ! dit-elle, Comme il est bon ! Ce jeune homme doit avoir une belle âme ! »
Au bout de deux semaines, les religieuses qui soignaient Baudelaire à la maison de santé s’étant scandalisées des jurons qu’il proférait, le malade est reconduit à l’hôtel du Grand-Miroir, où sa mère s’installe auprès de lui. Quand le temps est beau, il sort en voiture avec madame Aupick et Stevens, quelquefois même à pied, appuyé sur une canne. Un jour « Coco » l’emmène déjeuner à la campagne. Cependant, le malheureux a presque totalement perdu l’usage de la parole. Tantôt, il s’impatiente des vains efforts qu’il fait pour articuler un mot, tantôt il a des accès d’hilarité qui épouvantent sa mère. « Cette tête, dit-elle, a trop travaillé. » Un tel aveu, de la part de la vieille dame, pourrait sembler l’expression d’un repentir tardif. Baudelaire n’a-t-il pas été toujours méconnu des siens ? Mais non, malgré son grand âge et malgré son chagrin, Caroline est demeurée trop futile pour avoir de ces retours sur elle-même.
Dans les premiers jours de juillet, le malade est ramené à Paris. Madame Aupick l’accompagne, avec l’assistance d’Aimée. Arthur Stevens s’est joint au cortège. Asselineau, venu à la gare du Nord pour recevoir son ami, l’aperçoit de loin dans la foule, s’appuyant du bras gauche sur Arthur Stevens, le bras droit pendant, inerte, le long du corps, sa canne accrochée au bouton de son habit. Le paralytique, à son tour, le reconnaît. Il rit, d’un rire sonore, aigu, prolongé, qui glace le coeur d’Asselineau.
Après quelques jours passés à l’hôtel, Baudelaire, le 4 juillet, est transféré, par les soins d’Ancelle, à Chaillot, dans la maison de santé que dirige le docteur Émile Duval, rue du Dôme. Madame Sabatier, Léon Cladel, Champfleury, Manet et sa femme, d’autres encore, accourent, attristés. Madame Meurice obtient la permission de jouer dans la chambre du malade des fragments de Tannhäuser. Nadar même, une ou deux fois, au cours de l’automne, eut la singulière idée d’emmener Baudelaire dîner chez lui avec quelques intimes. Et le plus étonnant, c’est que le docteur ait autorisé ces sorties.
Pendant plusieurs mois, le mal demeure stationnaire. Mais l’aphasique en est resté à ces mots : Non, cré nom, non. Poulet-Malassis, répondant de Bruxelles à Asselineau, qui lui avait envoyé des nouvelles de leur pauvre ami, cite cette profonde réflexion de Trousseau : « Rappelez-vous, en voyant un aphasique qui vous paraît en possession de son intelligence, quoiqu’il ait perdu la faculté de s’exprimer, combien de fois vous avez dit, à propos de certains animaux, qu’il ne leur manquait que la parole. »
Rien de plus vrai. Si les premiers biographes de Baudelaire ont cru devoir s’étendre longuement sur cette année d’agonie, c’est sans doute parce qu’il ne leur semblait pas absurde que les amis du poète aient pu, encore à cette date, conserver quelque espoir. Mais aujourd’hui que l’on sait pertinemment que, dans l’état actuel de la médecine, la paralysie générale, une fois déclarée, est incurable, l’histoire des mois qui suivent la congestion fatale ne présente aucune espèce d’intérêt. Si triste, et répugnante, et révoltante est même cette liquéfaction progressive d’un puissant cerveau, qu’on n’a plus qu’une hâte : en finir. Pour l’état civil, Baudelaire vit encore quelque temps, mais en réalité, il est déjà mort : il a été foudroyé à Namur, dans l’église Saint-Loup. À partir du printemps 1867, le malade ne quitte plus son lit. Enfin, le 31 août de la même année, ce qui reste, en apparence, de celui qui fut Baudelaire, ce paralytique à la bouche écumeuse, cette loque lamentable, rend le dernier soupir.
Alors, le masque grimaçant se détache, tombe et, brusquement, pour quelques heures, le visage du poète reparaît, purifié, pacifié, triomphant.
http://www.biblisem.net/etudes/porchvdb.htm
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Nyons (Niom en provençal classique et Nioun selon la norme mistralienne) est une commune française, sous-préfecture du département de la Drôme en région Rhône-Alpes.
Ses habitants sont appelés les Nyonsais.
Située en bordure de la vallée du Rhône, côté est, à la latitude de Pierrelatte dont elle est séparée par l'enclave de Valréas, Nyons est une petite ville située dans une cuvette naturelle, au bord de l'Eygues. Elle est environnée de moyennes montagnes (Essaillon, Garde Grosse, Saint-Jaume et Vaux), qui lui procurent son climat si particulier. Surnommée « le Petit Nice » en raison d'un ensoleillement comparable à celui de Nice, elle est un site de villégiature apprécié depuis le XIXe siècle. La commune de Nyons se trouve à environ 1 heure 18 minutes au sud de Valence, préfecture du département.
Elle est située à l'ouest d'une cluse qui marque une des entrées occidentales des Baronnies, région de moyennes montagnes méditerranéennes, située entre le sud de la Drôme et les Hautes-Alpes.
Son vent local, le Pontias, souffle à partir de 10 heures du soir et jusqu'à 10 heures du matin. Ce vent, froid l'hiver mais rafraîchissant l'été, fournit une parfaite aération à la ville. Une légende locale, rapportée dans l'ouvrage de Gervais de Tilbury, le Livre des Merveilles, veut qu'il ait été apporté dans un gant par l'archevêque Césaire d'Arles, au début du VIe siècle. Gabriel Boulé, ancien pasteur et historiographe du roi, en a écrit l'histoire au XVIIe siècle.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Nyons
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Valréas est une commune française, située dans le département de Vaucluse et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.
Ses habitants sont appelés les Valréassiens.
Avec les trois autres communes du canton (Grillon, Richerenches et Visan), Valréas constitue une enclave du département de Vaucluse dans celui de la Drôme et de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur dans la région Rhône-Alpes (surnommée Enclave des Papes).
http://fr.wikipedia.org/wiki/Valr%C3%A9as
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En arrivant ....
Dans Aurélia, deuxième partie, assimilant la fin du monde pour lui à la vision apocalyptique de l’univers où le soleil noir (l’absence de la femme) apparaît et la nuit éternelle commence, Nerval écrit: «Arrivé sur la place de la Concorde, ma pensée était de me détruire. À plusieurs reprises, je me dirigeai vers la Seine, mais quelque chose m’empêchait d’accomplir mon dessein. Les étoiles brillaient dans le firmament. Tout à coup il me sembla qu’elles venaient de s’éteindre à la fois comme les bougies que j’avais vues à l’église. Je crus que les temps étaient accomplis, et que nous touchions à la fin du monde annoncée dans l’Apocalypse de saint Jean. Je croyais voir un soleil noir dans le ciel désert et un globe rouge de sang au-dessus des Tuileries. Je me dis: La nuit éternelle commence, et elle va être terrible»
http://agora.qc.ca/thematiques/mort.nsf/Dossiers/Gerard_de_Nerval
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Depuis soixante-dix ans, la Galerie d’Art de la Compagnie de la Chine et des Indes offre son écrin à une exceptionnelle collection d’objets d’antiquité de l’Extrême-Orient. Poteries, bronzes archaïques, art funéraire, porcelaines, peintures, sculptures ou mobiliers sont présentés afin de redécouvrir la grandeur de ces civilisations. Hervé du Peuty et Mike Winter-Rousset poursuivent depuis trente ans cette activité dans un esprit d’ouverture et dans le respect de l’exigence artistique qui leur a été transmise.
En Chine, la céramique est considérée comme un art majeur, les amenant naturellement à suivre le travail de céramistes travaillant le grès et la porcelaine. Dans cet esprit de recherche et de liens entre l’Extrême-Orient et la création contemporaine, et après avoir exposé huit céramistes de renom: Marc Uzan, Xavier Duroselle, Roger Capron, Fance Franck, Charles Hair, Yvon Le Douget, Jacques Haeberlin et Masamichi Yoshikawa leur intérêt se porte en cet hiver sur le travail de Catherine Vanier. La parution de son livre et la rencontre de ses œuvres avec les arts de la Chine ancienne animent cette fin d'année riche en évènements artistiques.
Compagnie de la Chine et des Indes
39 avenue de Friedland
75008 PARIS
http://www.compagnie-chine-indes.fr/
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Au cadran
Des ans.
Le 25 septembre 2006
Ce poème(complet) est lisible dans mon recueil "Paysages amoureux et érotiques" en ventte en haut de ce blog.
Photo perso prise boulevard Hausmann devant l'ambassade du Burkina-Faso
en librairie, bibliothèque, maison d'édition ou tout autre en rapport avec le livre et/ou l'écrit.
en Rhône-Alpes
Vous trouverez mon adresse de messagerie dans ma colonne de droite.
Le Musée Jacquemart-André accueille, du 11 septembre 2009 au 11 janvier 2010, les chefs-d’œuvre de la collection Brukenthal, l’une des plus prestigieuses d’Europe centrale qui rassemble des œuvres flamandes des plus grands maîtres du XVème siècle au XVIIème siècle : Van Eyck, Jordaens, Bruegel, Memling ou Teniers.
En savoir plus sur l'expo sur mon site source :
http://www.musee-jacquemart-andre.com/fr/jacquemart/177-events/?displayType=DetailALaUne&eventId=485
et sur le musée dans ma note d'hier.
L'Canchon-Dormoire
Dors min p'tit Quinquin Min p'tit pouchin min gros rojin Te m'fras du chagrin si te ne dors point ch'qu'à d'main.
Ainsi l'aut' jour, eun pauv' dintelière, In amiclotant sin p'tit garchon Qui d'puis trois quarts d'heure, n'faijot qu'braire, Tâchot d'lindormir par eun' canchon. Ell' li dijot: Min Narcisse, D'main t'aras du pain d'épice Du chuc à gogo Si t'es sache et qu'te fais dodo.
Dors min p'tit Quinquin Min p'tit pouchin min gros rojin Te m'fras du chagrin si te ne dors point ch'qu'à d'main.
Et si te m'laich eun'bonn' semaine, J'irai dégager tin biau sarau, Tin patalon d'drap, tin gilet d'laine Comme un p'tit milord te s'ras farau J't'acaterai, l'jour de l'ducasse Un porichinel cocasse, Un turlutu, Pour jouer l'air du capiau-pointu.
Dors min p'tit Quinquin Min p'tit pouchin min gros rojin Te m'fras du chagrin si te ne dors point ch'qu'à d'main
Nous irons dins l'cour Jeannette-à-Vaques, Vir les marionnett's. Comme te riras, Quand t'intindras dire: un coups pou Jacques Pà d'porichinel qui parl' magas. Te li mettra din s'menotte, au lieu d'doupe, un rond d'carotte it'dira merci Pins' comme nous arons du plaisi
Dors min p'tit Quinquin Min p'tit pouchin min gros rojin Te m'fras du chagrin si te ne dors point ch'qu'à d'main
Et si par hasard sin maite s'fâche, Ch'est alors Narcisse; que nous rirons! sans n'avoir invi', j'prindrai m'nair mache J'li dirai sin nom et ses sournoms, J'li dirai des faribolles I m'in répondra des drôles; Infin un chacun Vera deux pesta'c au lieu d'un
Dors min p'tit Quinquin Min p'tit pouchin min gros rojin Te m'fras du chagrin si te ne dors point ch'qu'à d'main
Allons serr' tes yeux, dors min bonhomme J'vas dire eun' prière à P'tit-Jésus Pou'qui vienne ichi, pindant tin somme, T'fair' rêver qu'j'ai les mains plein d'écus, Pour qu'i t'apporte eun'coquille, Avec du chirop qui guile Tout l'long d'tin minton Te pourlèqu'ras tros heur's de long
Dors min p'tit Quinquin Min p'tit pouchin min gros rojin Te m'fras du chagrin si te ne dors point ch'qu'à d'main
L'mos qui vient, d'Saint'Nicolas ch'est l'fête. Pour sûr, au soir, i viendra t'trouver. It f'ra un sermon, et t'laich'ra mette In d'zous du ballot, un grand pannier. I l'rimplira, si tes sache d'séquois qui t'rindront bénache, San cha, sin baudet T'invoira un grand martinet.
Dors min p'tit Quinquin Min p'tit pouchin min gros rojin Te m'fras du chagrin si te ne dors point ch'qu'à d'main
Ni les marionnettes, ni l'pain n'épice N'ont produit d'effet. Mais l'martinet A vit rappagé l'petit Narcisse, Qui craignot d'vir arriver l'baudet Il a dit s'canchon dormoire S'mèr, l'a mis dins d'nochennoire A r'pris son coussin, Et répété vingt fos che r'frain.
Dors min p'tit Quinquin Min p'tit pouchin min gros rojin Te m'fras du chagrin si te ne dors point ch'qu'à d'main