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  • Catégories : Des poètes et poétesses

    Le nouveau recueil de poèmes de Jean-Marc Buttin : "Ermitage Lazuli" est maintenant disponible ...

    Auteur : Jean-Marc Buttin
    Format : 88 pages, 6.0 x 9.0 po.,

    broché, papier intérieur crème #60,
    encre intérieur noir et blanc,
    couverture extérieure #100 en quatre couleurs

    Jean-Marc Buttin dans ce nouveau recueil de poèmes qu’il intitule « Ermitage Lazuli » continue sa collection lazuli avec toujours autant de passion, d’amour pour la poésie que dans ses précédents recueils « Houle lazuli », « Jonquille et lazuli » et « Source lazuli » dont j’ai eu l’honneur de rédiger la préface il n’y a pas si longtemps.

    Dans ce quatrième recueil la tonalité bleue de l’azur, de l’idéal pur, s’assombrit, plus profonde, plus intense dès le premier poème « A l’école de la tendresse » où perce l’angoisse du poète en quête perpétuelle d’une illusoire recette de la vie telle qu’il veut la rêver pour rendre vivable la réalité :

    « Existe-t-elle quelque part cette école
    Où l’on apprendrait aux hommes la tendresse
    Les mots les gestes dont les femmes raffolent
    Si vous la savez donnez-moi son adresse »


    Même si l’ensemble du recueil contient en filigrane la couleur bleue du Lazuli, au fil des poèmes, au fil des vers qu’ils soient réguliers ou irréguliers, court la pénombre de la mort qui se fait de plus en plus prenante, de plus en plus présente dans l’absurdité des jours, du temps qui passe, court une poésie qui s’amnuit dans les résurgences d’un surréalisme ressuscité «Ici la Terre tout va bien » alternant avec un réalisme social d’actualité récentes « les banlieues ».Jean-Marc Buttin passe ainsi de la fiction, aux mythes, aux légendes, aux proverbes détournés, décalés, au verbe qui recréé son imaginaire, puis aux actu-poèmes chargée d’une actualité brûlante d’absurdité.

    Bien avant le premier tiers du recueil est levée l’énigme de « L’ermitage lazuli », espace virtuel de la poésie, Jean-Marc Buttin dans l’alternance d’un clair obscur maîtrisé, fonde ici un univers poétique nouveau très éclectique où l’amour, l’érotisme s’effacent raturés par la plume noire aux reflets bleutés :

    « Dans mon ermitage poétique
    Une large baie sera ouverte
    Sur les amours et jeux érotiques
    Sur les sentiments en découverte »

    Plume noire.

    Il coule de cette plume une encre bleutée
    Qui s’enroule de mots secrets entrelacés
    Aux rêves traversant le fil de mes pensées
    Tout là-haut au septième ciel vers les fées



    La déconvenue, la déception, le mal, les maux, la dépression courent dans ses vers jusqu’à exprimer l’indicible de la mort qu’il envoie se faire voir ailleurs, que ce soit la mort de l’individu, de l’espèce ou de toute la planète car ici dit-il il n’y a que la vie :

    Ici il n’y a que la vie
    Les plaisirs le désir l’envie
    Pas d’instant pour la triste mort
    Pas d’espace pour les remords

    Sa poésie alors « tropine », « golopine » et « piaffine » comme un cheval fou. Vous l’aurez compris, tout au long de ses poèmes, le poète réinvente le verbe, enrichit le vocabulaire de ses néologismes qui s’imposent comme nécessaires à la langue. Il fait œuvre de création en modelant les mots et si l’atmosphère est noire, elle s’éclaircit quand poète il ressuscite l’amour qui semble présent en creux, en négatif, en absence dans une douleur lancinante sur laquelle plane la mort qu’il chasse sans ménagement dans les derniers poèmes de son recueil pour laisser toute sa place à l’amour régénéré passé par les affres de la tromperie et des bordels berlinois :

    « Casse toi la mort puanteur ta charogne
    Infecte nos odorats de tes miasmes noirs » de « Sublime charogne »
    et
    « Après l’amour encore l’amour
    Le plaisir tendre en compte tours » de « Chronos amours » qui clôt le volume sur une note volontaire d’espoir pour soi comme pour la planète bleue. Un recueil à lire et à relire tout en savourant ses puissantes fragrances.


    Roger Mialon
    poète, conteur et nouvelliste.

    Le livre est en vente ici >>>>
    Source: Mille poètes

  • Catégories : La littérature, La télévision

    "La femme et le pantin " sur France 2 vendredi 24 août à 20h50 (18h50 chez moi)

    Téléfilm dramatique


    Date de diffusion : vendredi 24 août


    Horaire : 20:50 - Durée : 1h35

     

    Acteur : Cyrielle Clair, Melissa Djaouzi, Roger Hanin


    Réalisateur : Alain Schwarzstein

    Histoire : Un homme d'affaires marseillais, marié, père et grand-père, tombe amoureux d'une jeune fille de 20 ans qui se laisse séduire tout en se refusant.

     

    Résumé : Leïla Toualbi a 20 ans, travaille à la chaîne dans l'usine de Charles Mathéo. Envoûté par sa beauté, ébranlé par sa fougue, l'homme de pouvoir a tôt fait de perdre ses repères et de baisser les armes malgré lui. Mais, sous ce soleil de plomb, l'orgueil et l'honneur ne font pas bon ménage avec l'amour. Leïla a tôt fait de tourner la tête de Charles, à qui elle demande sans cesse de nouvelles preuves d'amour. Celui-ci, un temps sous sa coupe, finit par se lasser de son petit jeu. Entre la jeune femme et l'homme d'âge mûr, le rapport de force grandit en intensité. Paola, l'épouse de Charles, traverse la tempête avec une dignité impressionnante...

     

    Critique : Une nouvelle adaptation du roman sulfureux de Pierre Louÿs, avec un Roger Hanin passionné

    http://www.linternaute.com/television/programme-tv/programme/1136810/la-femme-et-le-pantin/

    04d4aa40a463a19c9de35a8dd960bcce.jpg
  • Catégories : Des évènements

    "DEVENIR ACTEUR DE NOTRE VIE"

    Sur réservation par tel au 0612782630 ou par mail à cafedelamour@free.fr)

    "DEVENIR ACTEUR DE NOTRE VIE" 
    Ne plus être figurant, jouer le premier rôle dans notre vie amoureuse !


    Tragédie, farce, comédie romantique, sketchs, drame slave, vaudeville, commedia dell'arte, festivals... Quels théâtres abritent nos amours ? 

    Recherche de fusion avec un seul être ou multiplicité des rencontres, relation bourgeoise ou passion destructrice, ne rejouons-nous pas souvent le même scénario notre vie durant ?


    S'il nous arrive d'être en haut de l'affiche, nos personnages de l'ombre nous volent parfois la vedette dans cette saga : côté cour, séduction, jolis vers, belles répliques, attentions délicates. Côté jardin, ressentiment, jalousie, manipulation, colère, perversité. Alors, comment trouver le ton juste, comment se montrer authentique ?

    Sur le thème "Découvrir la puissance de l'amour vrai " Arnaud RIOU illustrera, à travers mises en situations et exercices, à quel point toutes les facettes du kaléidoscope amoureux sont à notre disposition. Il nous aidera à choisir un mode d'expression en accord avec ce que nous ressentons réellement.

    Lundi, au Café de l'amour, le spectacle sera dans la salle !


    Comédien, metteur en scène, directeur de théâtre, coach, formateur en entreprise et conférencier, Arnaud RIOU est spécialiste de la communication orale, du comportement et de la relation. Il est l'auteur du livre : "Devenir Acteur de sa vie" paru aux Éditions de l'Homme. A l'issue de l'atelier/conférence, il dédicacera son ouvrage (en vente sur place). Arnaud propose un stage vraiment intéressant, que j'ai testé. Vous pouvez m'appeler pour que je vous en parle.

    Nous invitons ceux qui souhaitent prolonger l'ambiance du café de l'amour et leurs discussions autour d'un repas, à considérer l'offre du Don Camilo, qui a aménagé sa carte à notre demande ainsi que les horaires de son personnel. Nous dînons tous ensemble, avec Arnaud Riou, autour d'une grande table, les plats sont à 5/10/15 euros.

    L'instant bien-être : un massage (assis) minute®, offert par Joëlle et le Café de l'Amour ! Laissez votre stress au vestiaire et savourez un petit moment de bonheur et de détente.
    Le massage assis minute® se pratique à même les vêtements, confortablement installé sur un siège ergonomique. Technique spécifique de Toucher-détente, il dure entre six et douze minutes.



    Les poèmes de Gilles sont en ligne ainsi que vos différents commentaires

    Rappel :

    Le Café de l'amour a lieu tous les lundi de 20 H à 22 H15

    Entrée : 10 euros à l'unité + accès salle : 5 euros, consommation comprise
    Abonnement : 35 euros les 5 sessions + accès salle : 5 euros consommation comprise
    Moins de 30 ans : 6 euros + accès salle : 5 euros consommation comprise

    Au Don Camilo
    (à l'étage)

    79, rue La Boétie

    75008 Paris
    Métro Saint Philippe du Roule ou Franklin Roosevelt


  • Catégories : Blog, La littérature, Voeux

    Nicolas Sarkozy sous le regard de Yasmina Reza

    GUILLAUME TABARD.
     Publié le 23 août 2007
    Actualisé le 23 août 2007 : 08h14

    Cette chronique littéraire de la campagne présidentielle est l'événement de la rentrée éditoriale.

    ŒUVRE littéraire ou essai politique ? Au terme d'une attente savamment orchestrée, L'Aube le soir ou la nuit, le livre de Yasmina Reza (1), est en tout cas assuré d'être le succès éditorial de la rentrée.
    Héros de ce récit, Nicolas Sarkozy a reçu lundi le livre à la sobre couverture crème. Mais « il ne l'a pas encore lu », assurait hier son entourage, tandis que les premiers exemplaires seront demain en librairie, le jour même où le président franchit le cap des cent jours de son installation à l'Élysée.
    Durant un an, l'écrivain, qui s'est rendu célèbre par ses pièces de théâtre (lire ci-dessous) a suivi le candidat victorieux dans sa campagne présidentielle. Le livre commence par le premier contact Place Beauvau, où le ministre de l'Intérieur accepte de jouer le jeu d'une totale transparence avec l'auteur. Et s'achève par un ultime rendez-vous à l'Élysée, dans un bureau où « j'ai enlevé des tas de trucs que Chirac avait laissés », confie le nouvel élu.
    Plus qu'aucun journaliste ayant « couvert » la campagne, Yasmina Reza a partagé l'intimité du candidat, assisté à des rendez-vous, comme cet entretien avec le président algérien Bouteflika, participé à des réunions d'état-major, vécu les moments d'intimité avec les proches.
    Parce qu'un an défile en moins de deux cents pages, L'Aube le soir ou la nuit ne prétend pas être un récit de la campagne présidentielle. De nombreux livres de journalistes l'ont déjà racontée en détail, avec une approche plus strictement politique. Enchaînant confidences, saynètes et impressions personnelles, la dramaturge cherche avant tout à percer le secret d'un « homme qui veut concurrencer la fuite du temps », comme elle l'écrit.
    Chirac : «convenu et démodé»
    L'intérêt de ce livre pour la chronique politique est que son « pacte » avec Sarkozy permet à Reza de reproduire des propos qu'il tient fréquemment devant ses interlocuteurs mais qui appartiennent habituellement au domaine du « off », c'est-à-dire qu'ils ne sont pas repris dans la presse. Ainsi, en regardant les derniers voeux télévisés de Jacques Chirac, son futur successeur le trouve « convenu et démodé. À sa place, j'aurais dit, voilà, je vous ai servi pendant douze ans, une nouvelle époque s'annonce ». Mais sous la critique, perce une admiration subsistante : « il y avait de l'énergie chez le vieux lion ».
    Au retour d'un trajet en avion avec Michèle Alliot-Marie, le candidat UMP fanfaronne auprès de l'écrivain : « comme ça, tu as vu la différence. » « Quelle connerie !», explose-t-il à l'issue des ces « forums de l'Union », exigés par MAM avant la désignation officielle du candidat de l'UMP. Sur sa rivale, Ségolène Royal, le vainqueur du second tour n'est pas plus tendre : « L'autre commence à débloquer à plein pot.» Ou encore : « Ce n'est pas sûr que le fait d'être nul soit un handicap en France. »
    L'aube le soir ou la nuit cite de nombreux conseillers de Sarkozy. Mais le seul à être véritablement mis en scène est Henri Guaino, le rédacteur principal de ses discours. On voit les deux hommes passer de longues minutes à travailler une formule. L'admiration du chef de l'État pour son actuel conseiller spécial à l'Élysée affleure, même si, comme à son habitude, il l'exprime parfois sous un mode caustique : « Guaino, il est difficile, mais il a du génie. Ils veulent m'enlever Guaino. Moi, j'ai besoin de Guaino. J'aime les fêlés. Ils me rassurent. »
    Des propos inédits confirment le flair politique de Sarkozy. « Si on n'avait pas l'identité nationale, on serait derrière Ségolène. On est sur le premier tour mes amis. Si je suis à 30 %, c'est qu'on a les électeurs de Le Pen. Si les électeurs de Le Pen me quittent, on plonge. »
    Mais ce qu'on apprend surtout dans le livre de Reza, c'est que cette marche à la victoire n'est pas une conquête du bonheur. Sûr d'être élu, Sarkozy confie, à quelques jours du second tour : « J'aurai un palais à Paris, un château à Rambouillet, un fort à Brégançon. C'est la vie.» Dans son nouveau bureau élyséen, qu'il trouve « un peu triste », il soupire « je ne peux pas dire que je suis malheureux... Me voilà enfin débarrassé de ce fardeau ». Comme si la campagne avait épuisé son capital de joie.
    (1) Flammarion. 190 pages. 18 euros.
  • Catégories : Mes poèmes, Mes textes d'adulte

    Mon luxe, c'était mon velux

    Mon luxe

    C’était mon velux

     

    Il agrandissait à volonté

    Mes seize mètres carrés

    Vers les fenêtres éclairés

    Des toits du quartier

     

    Derrière ces fenêtres

    Il y avait des âmes

    Et ma solitude

    Devenait supportable

     

    Et en regardant ces immeubles

    Je me disais même

    Que j’avais de la chance

    De vivre dans cette capitale

     

    Mon luxe

    C’était mon velux

     

     

       
  • Catégories : Mes textes en prose, Mes textes publiés

    R. (première mention de la section nouvelles au concours des Arts et lettres de France 2003)

    8dd31d6abef776579e7a6a6d47337fbe.jpgIls se rencontraient tous les jours ou presque. Elle avait quinze ans, lui soixante. Ils ne se parlaient pas. Ils se connaissaient mais elle était timide et lui, la regardait passer, lui dit-il plus tard, droite comme « un i », belle et fière (au bon sens du terme).

    Un jour, il lui parla. Elle fut surprise car elle n’avait pas confiance en elle. De quoi parlèrent-ils ? Elle ne s’en souvient pas. Ce qu’elle sait, c’est que ça lui fit du bien. Il s’intéressait à elle et avec lui, elle pouvait être elle-même. Comment leurs rencontres verticales (au bord d’un trottoir) devinrent-elles horizontales (au bord d’un lit) ? Elle ne s’en souvient pas. Toujours est-il que CELA se produisit. CELA. Monstrueux ? Elle avait alors vingt ans, lui soixante-cinq. Quarante ans d’écart, c’est beaucoup. Mais elle était bien. Elle était belle. Il lui disait. Elle se sentait belle. On lui avait dit qu’elle était grosse ; lui disait « gironde », « courbes voluptueuses. » Elle se mit à aimer son corps (trop ?) comme lui l’aimait. C’était nouveau et c’était bien. Il la caressait, la faisait jouir. Jamais on n’avait léché sa chatte ainsi. Ils parlaient aussi ; du plaisir ? ( elle ne s’en souvient plus), d’elle, beaucoup (trop ?) De ses peurs, de ses complexes qui, grâce à lui s’éloignaient. Ils parlaient de peinture (il peignait), de littérature (elle écrivait).
    Ils s’écrivaient aussi. Lui, chez lui. Elle, à une boîte postale (il était marié). Ca ajoutait peut-être encore à son excitation mais pas à sa culpabilité. Elle n’était pas coupable. Il y en avait eu d’autres avant elles, beaucoup. Les lettres étaient passionnées, osées comme leurs rencontres. Elle se caressait devant lui et il la regardait. Les méchantes langues diraient qu’il ne pouvait faire que ça à son âge ! A propos de langue, excusez-moi, mais quelle langue ! On aurait dit qu’elle pénétrait jusqu’au fond de son corps, jusqu’à ce que le plaisir, l’éclatement atteigne son cerveau. Cette langue aimait même le sang qui coulait d’elle une fois par mois. Est-ce une expérience isolée ? Ou d’autres gens le font-ils ? Peu lui importait à l’époque. Sachant que la femme est restée longtemps (et l’est encore pour certains) impure pendant ses menstruations. Faire l’amour avec elle était tabou. Alors la lécher, pensez-vous ! Peu importe les autres. Comme c’était bon ! Encore meilleur qu’avant cette période et meilleur qu’après. D’autres (un en fait) ont accepté de le faire … avec réticence. Lui, il le réclamait. Pour l’homme qu’elle aime maintenant, c’est hors de question. Bien sûr, elle n’ira pas voir ailleurs pour autant. Mais ça lui manque….
    Il lui parlait des autres, ses autres femmes ; non pas la légitime (ou très rarement) mais les autres : celles qu’il avait aimées ou celles qu’ils aimaient en même temps qu’elle. Mais dans sa tête à elle, c’était abstrait. Une de ces femmes revenait souvent dans leurs conversations. C’était Thérèse. R. lui montrait ses lettres en lui disant qu’elles étaient bien inférieures aux siennes.
    Mais un jour, elle rencontra Thérèse. Elle la trouva jolie (sans plus), gironde (un peu comme elle) mais surtout très sensuelle. C’est après cette rencontre qu’il lui parla d’un rendez-vous à trois… coquin. Est-ce qu’elle fut tout de suite réticente cette idée ? Toujours est-il que cette rencontre à trois eut lieu et qu’elle n’y trouva pas son compte. Elle essayât bien de caresser et d’embrasser Thérèse mais son corps, ses seins, l’odeur de sa chatte ne lui plaisait pas. Elle ne lui plaisait pas … physiquement, tout au moins pas assez pour mettre en pratique ses lectures érotiques avec elle. Elle était sympathique, bien sûr mais elle ne supportât pas de la voir embrasser et sucer l’homme avec qui elle passait depuis quelques mois des moments amoureux. En rêve, en fantasme, en lecture, c’était excitant mais la réalité la fit s’enfuir du lit, de la chambre et finalement pleurer. Elle n’était pas aussi libertine qu’eux et surtout pas partageuse. D’ailleurs, elle n’a jamais réussi à mener de front plusieurs (vraies) liaisons. Aimait-elle R. ?
    Toujours est-il qu’elle rencontra de jeunes garçons avec lesquels elle eût des liaisons. A chaque fois, elle le « quittait » (mais étaient-ils vraiment ensemble ?) pour lui revenir après.
    Mais « l’amour à trois » raté avait tout changé. Elle s’était rendu compte que Thérèse avait autant (sinon plus) de place dans sa vie qu’elle. Elle vivait avec lui des moments qu’il lui refusait : des déjeuners au restaurant, des nuits à l’hôtel et même des voyages. Mais en avait-elle envie ? C’est la matérialisation de Thérèse qui avait fait naître cette envie.
    De même qu’elle ne souvient pas de leur première fois, elle a oublié leur dernier rendez-vous et le pourquoi de leur séparation. Elle pense que c’était avant la rencontre avec l’homme qu’elle aime maintenant.
    Ce dernier avait du mal à accepter cette relation, même débarrassée des rendez-vous coquins. Est-ce lui qui lui demanda ou voulut-elle tourner la page ? Elle brûla les lettres de R. et le regrette maintenant. Elles étaient si belles, si passionnées et surtout elles lui auraient redonné confiance en elle les jours de doute.
    Elle lui écrivit encore quelques temps pour lui donner de ses nouvelles mais ce n’était pas ce qu’il voulait.
    Ils se rencontraient encore à l’occasion et prenaient plaisir à parler ensemble. Mais ce n’était plus pareil et quand elle quitta sa ville d’origine, les contacts diminuèrent peu à peu.
    Elle revit Thérèse qui était toujours aussi libertine.
    Elle a eu souvent envie de lui écrire, pour lui dire tout ce qu’il lui avait apporté : la confiance en elle, l’attention à son corps qu’elle arrive depuis à trouver beau.
    Mais il a été malade des yeux. Peut-il encore lire seul ? La boîte postale existe-elle encore ? Sa femme pourrait intercepter la lettre, prévenir sa mère qui salirait cette histoire qui a été longtemps si belle.

  • Catégories : Mes poèmes, Mes textes primés

    J'ai laissé

     

    01e120c744b8ff384f879458f1f65b0d.jpgJ’ai laissé mon cœur à la porte d’une maison
    Dans mes bagages d’été
    Dans mes souvenirs d’enfance
    J’ai oublié d’aimer car c’est plus difficile.

    Je t’ai laissé sur le pavé
    Car tu m’aimais et moi
    J’allais à contre-courant
    Pour ne pas voir tes larmes dans le caniveau

    Je n’ai rien perdu de tes regards étoilés
    Je n’ai rien voulu de ce désespoir
    Qui emplissait ton cœur, ton corps
    Jusqu’à ton âme qui resplendissait de soleil.

    Je pense à toi souvent, sans regrets sans remords
    Je n’en suis pas capable
    Seuls les mots m’intéressent
    Ils partent indifférents rejoindre le ciel.

     

    Poète du mois de juillet 2004

  • Catégories : CE QUE J'AIME/QUI M'INTERESSE, Le patrimoine, Libération

    Le masque mortuaire de Napoléon ne serait pas le bon

    NOUVELOBS.COM | 19.08.2007 | 16:07

    Le moulage mortuaire exposé au Musée des Armées représenterait le visage du maître d'hôtel de l'Empereur.

    f8032efce44a4f31b22f44ba5f3394ba.jpgLe masque mortuaire de l'empereur Napoléon Ier exposé au musée des Armées à Paris ne serait pas le bon, le véritable ayant été déposé dans un musée à Londres puis revendu aux enchères en 2004, affirme un historien, Bruno Roy-Henry, dans le journal Libération du 18 août.
    D'après lui, un tableau peint par l'Anglais Charles Locke Eastlake en 1815 le prouve: l'empereur y porte une petite cicatrice sur la joue gauche, qui n'apparaît pas sur son masque mortuaire officiel, alors qu'elle est présente sur le masque britannique.

    Le masque de son maître d'hôtel ?


    L'exemplaire conservé au Invalides pourrait représenter le visage du maître d'hôtel de Napoléon Cipriani Franceschi, selon Libération.
    Cette "embrouille de masques et de cicatrice" pourrait relancer la polémique qui agite les cercles napoléoniens, souligne le journal, et étayer la thèse de ceux qui pensent que Napoléon a été empoisonné à Sainte-Hélène et que le cadavre qui a été rapatrié en France en 1840 ne serait pas le sien mais celui de son maître d'hôtel décédé trois ans plus tôt.
    En effet, le masque juvénile conservé par la France ressemble plus à Cipriani Franceschi qu'à un Napoléon vieillissant et obèse.
    Au ministère de la Défense, gardien du musée des Armées, on ne faisait aucun commentaire à ce sujet samedi.

    http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/culture/20070818.OBS1008/le_masque_mortuaire_de_napoleonne_serait_pas_le_bon.html

  • Les nuits de Toulouse-Lautrec

    4b052b150f256ab514af93e516bd2616.jpgForte des succès remportés par ses expositions temporaires consacrées à Camille Claudel et Braque durant les étés 2005 et 2006, la Ville de Dinan propose cette année à ses visiteurs de leur faire découvrir le peintre Henri de Toulouse-Lautrec (1864 –1901).

    Cette exposition s’intéresse à une période d’une quinzaine d’années – entre le milieu des années 1880 et jusqu’à sa mort en 1901, au cours de laquelle l’artiste s’attache à la représentation de l’univers nocturne du Montmartre de la Belle Epoque. Son immersion dans la bohème montmartroise le conduit à un changement radical de ses sujets, des moyens employés pour les transcrire et de son style de vie.

    Ses sujets de prédilection sont alors les divertissements de Montmartre : bars, cafés-concerts, théâtres et cirques, mais aussi les scènes de maisons closes qu’il fréquente assidûment. Il dresse un véritable panorama de ce monde du plaisir et du spectacle – en scène et hors scène – et de ses acteurs : chansonniers, diseuses, comédiens, équilibristes, clowns ou spectateurs clairement identifiés.

    Le parti pris de l’exposition est de faire connaître l’œuvre graphique de l’artiste : dessins, lithographies, partitions illustrées, albums et affiches, près de 200 oeuvres sur papier sont exposées.

    Quarante-quatre ans après la dernière exposition Toulouse-Lautrec en Bretagne (musée des beaux-arts de Rennes, 5 février-17 mars 1963), l’exposition de Dinan permet de « repenser Lautrec ». Elle révèle le génie multiforme de ce vrai-faux aristocrate passionné par des genres considérés comme peu nobles, tels que le café-concert ou le cirque et qui cherche la reconnaissance « de la rue » et du public.

    L’exposition met aussi l’accent sur l’histoire sociale et culturelle d’une époque et entre ainsi en résonance avec les spectacles d’art vivant (spectacles musicaux, café-concert, French Cancan et cirque) programmés à Dinan tout l’été (pour plus d’informations, se reporter à la rubrique http://www.mairie-dinan.com/lautrec-autour-expo.php

    http://www.mairie-dinan.com/lautrec.php

  • Catégories : Des lieux, La peinture

    Collioure et Céret

    05d333978eb42245c3e3eb2943eb1850.jpg

    Collioure, petit port catalan niché à l'abri d'une crique, à quelques encablures de la frontière espagnole.

    Hymne à Matisse et à Picasso

    Olivier Le Naire

    Des massifs cévenols aux langueurs méditerranéennes, le Languedoc-Roussillon, à l'histoire riche et tourmentée, s'est toujours imposé comme un pays de traditions. Et comme une muse pour bien des artistes, qui y trouvèrent refuge et... inspiration. De Collioure à Céret, en passant par Perpignan, Pézenas, Sète et Narbonne, partez sur les traces de Matisse, Picasso, Dali, Molière, Brassens ou Trenet. Avec une pause gourmande sur les routes du cassoulet...

     

    Si la Catalogne n'est peut-être pas, n'en déplaise à Dali, le centre du monde, cette région fut bien, au début du siècle dernier, le théâtre de plusieurs révolutions majeures dans l'histoire de l'art. Et le rendez-vous d'artistes issus de l'Europe entière, venus y inventer ou y réinterpréter le fauvisme, le cubisme, le surréalisme... Au cœur du triangle magique Collioure, Céret, Cadaquès ont ainsi séjourné des figures aussi marquantes que Monfreid, Matisse, Derain, Vlaminck, Camoin, Signac, Maillol, Braque, Friesz, Terrus, Picasso, Picabia, Jacob, Dunoyer de Segonzac, ou encore Chagall, Masson, Tzara, Dufy, Soutine, Dali...

     

    L'aventure débute au printemps de 1905. Le 16 mai, au moment où les genêts fleurissent et les chênes-lièges bourgeonnent, Matisse, déjà entiché des couleurs de la Méditerranée, s'installe à Collioure, autant dire au pays de la lumière intense. «Collioure, écrit Paul Soulier, c'est la magie d'un ciel toujours bleu, c'est l'enchantement d'un climat sans hiver [...], cet éblouissement perpétuel qui donne à l'habitant du Nord la sensation d'un monde nouveau.» Matisse convainc Derain de le rejoindre. Installés dès juillet face à la baie, les deux compères peignent le port, les plages, les ciels et les vallons alentour, mais aussi les maisons et les toits de la ville. Et inventent, en à peine deux mois, ce qu'un critique baptisera plus tard le «fauvisme». Un hymne à la couleur, un arc-en-ciel de la pensée.

    À voir

    Collioure

    Musée d'Art moderne
    route de Port-Vendres, 04-68-82-10-19. Belle exposition Matisse: Traits essentiels, gravures et monotypes, 1906-1952, jusqu'au 7 octobre.
    Les Chemins du fauvisme, Espace fauve, quai de l'Amirauté, 04-68-98-07-16. Entrée: 6 €.


    Céret

    Musée d'art moderne
    8, boulevard du Maréchal-Joffre, 04-68-87-97-34. Entrée: 5,50 €. A ne pas manquer: l'exposition Othon Friesz, un fauve baroque, jusqu'au 30 septembre.
    Pour plus d'informations: www.sunfrance.com

    En débarquant dans ce petit port où les gens du cru pêchent l'anchois le jour, dansent la sardane la nuit et pratiquent la langue catalane plus volontiers que le français, Matisse, en pleine interrogation sur son art, découvre subitement l'importance de Gauguin, mort deux ans plus tôt aux Marquises. Gauguin, qu'il considérait jusqu'ici comme une «curiosité», est la référence de tous les artistes déjà installés dans les environs.

    Loin de la morgue parisienne, l'encore jeune Henri, libéré, réalise tout le potentiel spirituel de la couleur. Le temps de l'impressionnisme est passé (ou presque) et, sous le pinceau de Matisse, le sable blond des plages vire bientôt au rouge, la mer aussi devient rouge, et le ciel, vert. Ses toiles se couvrent de grands aplats colorés. Le fauvisme est né. C'est le temps de la sensation reine, de l'inspiration pure. La nature, à partir de cet été-là, est au service de l'artiste et non plus l'inverse. Après Collioure, Matisse peut ainsi affirmer: «Je peins non cette table, mais l'émotion qu'elle suscite en moi.» Ce qui semble une évidence aujourd'hui est une découverte pour l'époque.

    Au début des années 1910, la fièvre artistique gagne Céret. Plusieurs artistes n'ayant rien à voir avec le fauvisme y ont déjà pris leurs quartiers. Picasso et Braque s'installent dans cette bourgade où la vie est douce et peu onéreuse. Picasso loue le premier étage d'une vaste demeure bourgeoise, la maison Delcros, et se rend au Grand Café en bleu de chauffe; il y bavarde des nuits entières avec Monfreid et Maillol, mais aussi avec les peintres Terrus et Manolo, le poète Pierre Camo... Même si Céret est bientôt considérée comme «la Mecque du cubisme», il serait exagéré de prétendre que ce mouvement y est né. Mais c'est bien à Céret, en revanche, que le cubisme prendra plusieurs de ses tournants cruciaux.

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    Jojo Pous, le patron des Templiers, à Collioure.

    Durant l'été de 1911, Picasso et Braque sont proches l'un de l'autre, «comme une cordée en montagne». Après avoir révolutionné, dès 1909, la conception traditionnelle du tableau, les deux hommes déconstruisent, analysent et dispersent sur la toile tous les éléments qui, ensemble, assuraient l'illusion de la profondeur, la cohérence des trois dimensions. Plusieurs de leurs toiles réduisent à quelques signes les personnages, paysages ou objets, qui fusionnent dans ce qui les entoure. Les maîtres cubistes innovent en matière de texture. Picasso commence à exploiter les papiers collés, accentue la géométrisation des formes. Juan Gris, lui, s'adonne aux «mathématiques picturales». Stoppée net par les hostilités de 1914, cette fièvre artistique reprendra après guerre avec, notamment, Soutine, Chagall et, plus tard, Dali... sans que les habitants de la région se doutent que l'histoire de l'art du xxe siècle est en train de s'écrire sous leurs yeux.

    Il faudra attendre 1950 pour que Pierre Brune et Franck Burty-Haviland créent le musée d'Art moderne de Céret, invitant au passage les artistes qui ont fréquenté la ville à faire don de quelques œuvres. Picasso en offrira 53. Et Matisse laissera 14 dessins. Beaucoup d'autres les imiteront. Conservatrice en chef des musées de Céret et de Collioure, Joséphine Matamoros se félicite que ce lieu repose «à la fois sur des œuvres majeures et sur cet engagement sentimental assez exceptionnel par rapport à un site». Agrandi et rénové en 1993, le musée, riche de milliers d'œuvres, est devenu le rendez-vous obligé de 140 000 visiteurs chaque année.

    Bonnes adresses

    Collioure

    Hôtel-restaurant des Templiers
    12, quai de l'Amirauté, 04-68-98-31-10. Chambres: de 60 à 100 €. Pour qui douterait du passé artistique de Collioure, rendez-vous dans le bar et la salle à manger de cette maison, tenue par la famille de Jojo Pous depuis plusieurs générations. Aux murs, peints par des artistes de passage, nombre de tableaux représentant Jojo, les siens, mais aussi les paysages et la vie de Collioure.


    Céret

    Hôtel Le Mas Trilles

    04-68-87-38-37. Chambres: de 115 à 321 €. Piscine et jardin pour cette ancienne ferme restaurée avec goût par les Bukk...

    Restaurant Del Bisbe
    04-68-87-00-85. Menu: 28 €. Décor arabisant. Gambas à la plancha et gaspacho, morue aux agrumes et aux olives et crème catalane...

    http://www.lexpress.fr/voyage/bonsplans/dossier/vlanguedoc/dossier.asp?ida=459068&p=2