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  • Catégories : Des expositions

    Un patrimoine au fil de la plume

    Par Claire Bommelaer et Béatrice De Rochebouet
    15/04/2010 | Mise à jour : 15:44

    263 404 euros - Le manuscrit autographe du Mythe de Sisyphe d'Albert Camus est passé en vente publique le 11 octobre 2006 chez Sotheby's. (Sotheby's/Rex Features/REX/SIPA)
    263 404 euros - Le manuscrit autographe du Mythe de Sisyphe d'Albert Camus est passé en vente publique le 11 octobre 2006 chez Sotheby's. (Sotheby's/Rex Features/REX/SIPA)

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  • Catégories : Des évènements

    Une boule de feu traverse le ciel du Midwest américain

    Par Flore Galaud
    16/04/2010 | Mise à jour : 21:51 Réactions (72)

    VIDÉO - Pendant une quinzaine de minutes, une gigantesque boule incandescente a semé la panique dans la nuit de mercredi à jeudi dans plusieurs Etats du centre des Etats-Unis. Il pourrait s'agir d'une grosse météorite.

    Une apparition digne d'un blockbuster américain. Dans la nuit de mercredi à jeudi, de nombreux habitants du Midwest ont eu une belle frayeur en apercevant une gigantesque boule de feu traverser le ciel à toute allure en vrombissant.

     

     

    «La boule de feu se déplaçait d'Ouest en Est», raconte sur CNN un responsable du service météorologique national. Selon le National Weather Service (NWS), la boule de feu a été aperçue dans le Missouri, l'Illinois, l'Indiana et le Wisconsin. Visible pendant une quinzaine de minutes, elle a fini sa course en se désintégrant «bien avant d'atteindre l'horizon». Plusieurs témoignages parlent ensuite d'explosions qui faisaient trembler les arbres et même les maisons. Depuis, de nombreux habitants de la région sont à la recherche de débris.

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  • Catégories : Mes poèmes

    Le concert d'Etienne Daho hier soir(et mon poème )

    fond_news.jpgComment vous dire?
    C'était génial!(je ne sais pas comment on dit maintenant)!!!!
    Nous sommes arrivés à 18h45(pour 20h), il faisait froid mais heureusement nous sommes rentrés vers 19h15.
    On nous a dit qu'on n'avait pas le droit de prendre des photos, même avec un portable. Ca ne me dérangeait pas trop puisque je n'ai pas d'appareil photo (enfin, il est resté au Maroc), ni de portable assez performant pour faire de bonnes photos dans  ces conditions.
    Ca n'a pas empêché certains d'en faire quelques unes…
    Mais le public est sympa et bon enfant.
    Nous avions le choix entre le balcon (assis) et le pied de la scène.
    Nous nous sommes mis au bord de la scène, un peu sur le côté... à 3 m de Monsieur Daho, encore plus proche quand il venait de notre côté.
    Nous avons vu de très près l'installation de la scène et puis Il est arrivé... à l'heure.
    Et là, ça a été la réalisation d'un rêve( j'avais un peu peur, je l'avoue, d'être déçue) de 25 ans : voir mon chanteur préféré sur scène.
    Je l’ai raté plusieurs fois, une fois parce que c’est lui qui a annulé et les autres parce que je ne pouvais pas.
    Donc, Il est là, comme je l’imaginais. Il a coupé court ses cheveux grisonnants.
    Il a beaucoup de présence et il nous parle presque entre chaque chanson.
    Plusieurs fois, la salle lui réclame de chanter encore une chanson et il fait accélérer l’orchestre. Et la salle scande ses mots.
    Et son déhanché célèbre est là.
    Il  a été rappelé deux fois et nous avons chanté avec lui de vieilles chansons.
    J’ai repensé aux circonstances dans lequel j’avais achetés ses albums qui sont restés au Maroc. Là, un peu de nostalgie dans l’océan de béatitude(2h15) dans lequel je baignais.
    J’ai tellement tapé dans mes mains et levé les bras que j’en avais mal.
    J’ai dansé avec le peu de place que j’avais.
    J’ai tellement chanté que la voix me manquait en sortant.

    Merci à mon mari de m’avoir offert cette parenthèse enchantée, de m’avoir emmenée et accompagnée.
    Beaucoup de moments forts que je vous distillerai au fil des notes.
    Aujourd’hui, ma parodie d’une des chansons qu’il a chantées hier soir.
    Ci-dessous.

     

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  • Catégories : Barbey d'Aurevilly Jules

    Une autre guerre du goût

    barbey-papier.jpg

    Par Philippe Sollers

    Barbey d'Aurevilly, l'auteur des «Diaboliques» adore Balzac et Stendhal, n'aime ni Zola ni Tocqueville, déteste George Sand, et il est souvent clairvoyant.

     

    Qui se soucie encore de Barbey d'Aurevilly (1808-1889) qui a passé son temps à déranger son époque ? Romancier, nouvelliste, critique, journaliste, il aura pourtant été un des grands réfractaires du XIXe siècle avec Baudelaire et Bloy pour ne citer qu'eux. Il détestait tous les conformismes. Il aurait aujourd'hui fort à faire.

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  • Catégories : Kandinsky Vassily

    L'épopée du Bauhaus, laboratoire de toutes les modernités

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  • Catégories : Gracq Julien

    Julien Gracq mord encore, par Pierre Assouline

    L'écrivain français Julien Gracq à Saint-Florent-le-Vieil, le 28 mars 2003. | AFP/FRANCK PERRY
    Le 27 juillet prochain, un habitant de Saint-Florent-le-Vieil (Maine-et-Loire) aurait eu 100 ans. S'il s'était appelé Louis Poirier comme tout le monde, on n'en parlerait pas. Mais il s'appelait Julien Gracq comme personne et on n'a pas fini d'en parler.
    La suite ici:

  • Catégories : CE QUE J'AIME/QUI M'INTERESSE, DE ROMILLY Jacqueline, Libération

    Jacqueline de romilly contre les barbares

     

    Immense helléniste, deuxième femme à entrer à l'Académie française, première femme professeur au Collège de France, Jacqueline de Romilly vient d'être élevée à la dignité de grand-croix de la Légion d'honneur (la cinquième à recevoir cette distinction). Toujours aussi vive à bientôt 94 ans, elle lance un cri d'alarme : la pensée et la réflexion se meurent. Rencontre.

    Propos recueillis par Liliane Delwasse

    Le Point : Vous venez de recevoir cette distinction suprême, la plus prestigieuse dont on puisse rêver. Etes-vous particulièrement heureuse ou est-ce juste un honneur de plus, tant il est vrai que vous avez déjà eu auparavant tous les honneurs imaginables. Vous avez même été nommée citoyenne grecque d'honneur.

    Jacqueline de Romilly : C'est incontestable : j'ai été gâtée. J'ai eu la chance d'appartenir à une génération où les femmes accédaient pour la première fois au podium, où les portes s'ouvraient enfin. J'ai été la première femme à entrer à l'Académie des inscriptions et belles-lettres, la deuxième à l'Académie française après Marguerite Yourcenar, la première au Collège de France. Et je ne parle pas de l'Ecole normale supérieure. Savez-vous ce qui m'a procuré la plus grande joie ? En 1930, j'avais 17 ans, les filles ont eu pour la première fois le droit de se présenter au Concours général et j'ai eu cette année-là les prix de grec et de latin. Rien par la suite ne m'a jamais rendue aussi heureuse. C'était grisant. Ma mère a soigneusement collé dans un petit carnet les coupures de presse du monde entier qui relataient ce qui était alors considéré comme un exploit. Il y en avait dans toutes les langues. Un de ces articles est d'ailleurs signé par un très jeune journaliste débutant, Pierre Lazareff. C'était son premier article. Il lui a porté bonheur. Mais, pour répondre à votre question, c'est toujours agréable et flatteur pour son ego d'être reconnu pour son travail et félicité, mais c'est surtout un formidable encouragement pour continuer la lutte que je mène et assumer jusqu'au bout de mes forces la tâche que je me suis fixée.

    Vous êtes helléniste. On connaît la bataille que vous menez depuis des décennies pour que perdure l'enseignement des langues anciennes, et en particulier du grec, en voie de disparition. N'êtes-vous pas finalement optimiste pour l'avenir puisque votre combat est reconnu et honoré ?

    Je ne suis pas très optimiste, ni pour mes chères langues anciennes, ni pour la française d'ailleurs, ni pour les humanités en général et, pis, guère plus pour l'avenir de notre civilisation. S'il n'y a pas un sursaut, nous allons vers une catastrophe et nous entrons dans une ère de barbarie. Il y a un désintérêt et même un dédain pour la Raison et les Lumières.

    Je ne suis pas historienne et les faits m'intéressent moins que les textes. Ce qui me passionne dans les textes grecs, c'est la rencontre avec la naissance de la pensée raisonnée, rationnelle, de la réflexion, c'est l'irruption de la lumière qui est apparue pour la première fois dans un monde encore confus et obscur. Toute la morale politique et la philosophie hellènes visent à la clarté et à l'universel. Et elles ont réussi, rien n'a vieilli, leurs préoccupations sont d'une telle actualité ! Apprendre à penser, à réfléchir, à être précis, à peser les termes de son discours, à échanger les concepts, à écouter l'autre, c'est être capable de dialoguer, c'est le seul moyen d'endiguer la violence effrayante qui monte autour de nous. La parole est le rempart contre la bestialité. Quand on ne sait pas, quand on ne peut pas s'exprimer, quand on ne manie que de vagues approximations, comme beaucoup de jeunes de nos jours, quand la parole n'est pas suffisante pour être entendue, pas assez élaborée parce que la pensée est confuse et embrouillée, il ne reste que les poings, les coups, la violence fruste, stupide, aveugle. Et c'est ce qui menace d'engloutir notre idéal occidental et humaniste.

    Il existe d'autres formes de pensée que littéraire, sans pour autant tomber dans la barbarie.

    Sans doute, mais plus simplistes, qui assènent des vérités toutes faites, pauvres et sans nuances. Et qui risquent donc de déboucher sur une pensée appauvrie, squelettique. La pensée demande des correctifs, des nuances, de la subtilité, pas des dogmes tout faits issus des fast-foods de la réflexion. Ma chaire au Collège de France s'intitulait « La Grèce et la formation de la pensée morale et politique ». C'est cette construction que j'admire, qui a jeté les fondements de notre organisation et de notre pensée occidentale et que je ne peux accepter de voir rejetée et oubliée alors qu'elle n'a jamais été aussi nécessaire. Je connais des cas d'établissements scolaires où l'on ferme l'option grec faute de crédits, soi-disant, ou pour des raisons fallacieuses d'emploi du temps alors qu'il y a quinze ou vingt élèves inscrits. On craint sans doute que les élèves ne se forment un jugement trop acéré, qu'ils ne deviennent trop intelligents, qu'ils ne remettent en question la société telle qu'elle est... J'ai créé une association, Sauvegarde des enseignements littéraires, et tout récemment une autre qui est le prolongement de la première, Elan nouveau des citoyens. Elles visent à réveiller les valeurs de la démocratie et à les remettre au coeur du débat citoyen. Le titre d'un de mes derniers ouvrages est explicite : « Actualité de la démocratie athénienne ».

    Vous craignez une guerre des civilisations ?

    Ne simplifions pas, là encore. Je refuse de résumer, de schématiser les enjeux en termes politiciens qui seraient plein d'allusions anachroniques. Le danger de la démocratie, le seul, le vrai danger, c'est la démagogie. Ne tombons pas dedans. Dans mon « Alcibiade ou les dangers de l'ambition », j'analyse cet écueil. Rien n'a changé depuis le temps d'Alcibiade. Les mutations sont marginales, anecdotiques. Sauf que l'inculture a gagné du terrain. Je vais vous confier à ce propos la question que m'a posée une fois une élève d'hypokhâgne : « Madame, les langues mortes étaient-elles déjà mortes quand vous étiez jeune ? » Pas mal, non ?

    L'âge ne vous a pas atteinte. Vous avez une forme, une fraîcheur, un dynamisme étonnants. Et toujours le même humour, la même aptitude au bonheur de vivre. Quel est votre secret de jouvence ?

    La passion, pardi ! La passion de ce que je fais, de mon travail, de mes recherches, et puis l'amour, l'amour pour mon cher Thucydide. Quant à parler de fraîcheur, vous êtes très gentille, mais j'aurai 94 ans dans quelques semaines. Et je me sens plutôt défraîchie. La vieillesse est un terrible combat que l'on est sûr de perdre et que l'on s'obstine à mener. Tout se dégrade, se défait, pouah, affreux ! On peut avoir acquis des qualités de sagesse, de hauteur de vues, de courage moral, de stoïcisme (il faut bien se consoler avec des aspects positifs), mais on perd la vue, l'ouïe, la marche. Il n'y a pas de quoi se réjouir. Je reconnais cependant que j'ai toujours gardé mon humour et la capacité de rire des situations cocasses. Je vais vous conter une anecdote pourtant cruelle à laquelle j'ai repensé récemment et qui me fait rire comme au premier jour. Pendant la guerre, j'ai bénéficié si l'on peut dire du statut des juifs mis en place par le régime de Vichy, mon père étant juif. Entre autres gracieusetés, les juifs n'avaient plus droit à avoir un téléphone. Sitôt la Libération, il a été décidé par les autorités que les juifs à qui on avait coupé le téléphone seraient prioritaires pour récupérer leur ligne. Il faut dire qu'à l'époque il n'était pas facile de faire installer une ligne téléphonique, cela prenait des mois. Me voilà donc allant à la poste pour demander à récupérer ma ligne d'avant guerre. La préposée me reçoit et, plutôt sèche, me remballe : « Y a de l'attente. » Je lui explique que nous sommes prioritaires parce que juifs. Elle rétorque : « Vous êtes juifs ? Facile à dire, n'importe qui peut se vanter. Prouvez-le ! » Entendre ça en 1945, c'est génial, non ? Avec ma mère, nous en avons ri aux larmes. Soixante ans après, ça me fait encore rire. J'ai partagé toute ma vie beaucoup de fous rires avec ma mère. Nous étions totalement fusionnelles. Je pense que l'amour de ma mère, sa tendresse, sa gaieté m'ont donné une grande force

    Jacqueline de Romilly

    Naissance en 1913 à Chartres.

    Ecole normale supérieure de la rue d'Ulm (promotion 1933).

    Agrégée (1936), docteur ès lettres (1947).

    Professeur à la faculté de Lille puis à l'ENS de 1953 à 1960, à la Sorbonne de 1957 à 1973 puis au Collège de France jusqu'en 1984.

    Membre de l'Académie des inscriptions et belles-lettres en 1975, de l'Académie française depuis 1988. Oeuvres principales :

    « Problèmes de la démocratie grecque » (1975)

    « L'enseignement en détresse » (1984)

    « La modernité d'Euripide » (1986)

    « La Grèce antique à la découverte de la liberté » (1989)

    « Pourquoi la Grèce ? » (1992), Grand Prix d'histoire de la Vallée-aux-Loups, prix des Ambassadeurs

    « Alcibiade ou les dangers de l'ambition » (1995), prix de la fondation Pierre-Lafue

    « Laisse flotter les rubans » (1999), roman

    « Les roses de la solitude » (2006)

    Lauréate de l'Académie française pour l'ensemble de son oeuvre (1974)

    Grand Prix de l'Académie française (1984)

    Prix Onassis (1995)

     

     

     

    © le point 25/01/07 - N°1793 - Page 84 - 1304 mots

    http://www.lepoint.fr/litterature/document.html?did=188578

  • Catégories : Balzac Honoré de

    Préface de Michel Litchtlé au tome 1 de la Comédie humaine(lecture en cours)

    p.5: Claude Mauriac "Aimer Balzac": "Il était une heure quand il commença de lire, il en était sept  quand le jeune Paul se retrouva sur le trottoir, ayant achevé l'ouvrage entier."

    Ce livre dans ma bibliothèque Babelio:

    illus_balzac_tome1.jpghttp://www.babelio.com/livres/balzac-Le-pere-Goriot/34045

  • Catégories : Guibert Hervé

    "La Mort propagande", d'Hervé Guibert : maudite écriture

    guibert.jpg

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  • Catégories : Maupassant Guy de

    Maupassant, "Au muséum d'histoire naturelle"

     maupassant.jpg"Dans la rotonde aux éléphants, un jeune rhinocéros devint mon ami.
      Il passait entre deux poutres de bois sa longue tête de monstre mal fait, pareille à un cap terminé par un phare, tandis que ses yeux, trop bas, avaient l'air de dégringoler dans sa mâchoire."

    "Le Gaulois",23 mars 1881"

    Extrait du texte que vous pouvez lire ici:

    http://maupassant.free.fr/cadre.php?page=oeuvre

    Un des extraits contenus dans mon agenda 2009 Maupassant de la Pochothèque(offert par Hachette) qui accompagne la parution  des "Chroniques" de Guy de Maupassant.

    Cf. ce livre(que je ne possède pas) dans ma bibliothèque Babelio:

    http://www.babelio.com/livres/Guy-de-Maupassant-Chroniques/84623

  • Catégories : CE QUE J'ECRIS/CE QUE JE CREE, Klimt Gustav, Mes textes en prose

    Lu Un Klimt en vedette à Londres

    À sa qualité sublime, s'ajoute une histoire plus dramatique. Celle, comme pour beaucoup d'autres œuvres de l'artiste, d'une longue restitution. Après de longues tractations, un «accord», précise Philip Hook de Sotheby's Londres, a pu enfin être trouvé entre l'héritier de la famille de Viktor et Paula Zuckerkandl, qui avaient acquis à l'époque ce tableau directement de Klimt, et le propriétaire actuel «ayant acheté de toute bonne foi» cette toile vue depuis 1947 dans deux galeries en Autriche et réapparue en 1962 lors d'une exposition commémorant le centenaire de Gustav Klimt en Autriche.

     

    Collectionneurs et mécènes

     

    La provenance Zuckerkandl fait rêver. Ce couple très introduit dans la haute société culturelle viennoise était ami d'Arthur Schnitzler, de Gustav Mahler et d'amateurs bien connus, comme Adele Bloch-Bauer peinte à maintes reprises par Klimt. Grands collectionneurs de Klimt, Viktor et Paula furent aussi mécènes de Josef Hoffmann, auquel ils commandèrent le Sanatorium Purkersdorf, un chef-d'œuvre de la Sécession. Sans enfants, à leur mort en 1927, la collection passa à la sœur Amalie Redlich qui fut déportée avec sa sœur Mathilde Jorish, à Lodz, en 1941.

    Après l'Anchluss, en 1938, Amalie avait pourtant négocié avec une société de transport maritime de mettre la toile à l'abri. Quand son gendre ouvrit le conteneur, celui-ci était vide. La toile s'était volatilisée depuis 1947.

    C'est donc aujourd'hui Georges Jorish, 81 ans, vivant à Montréal, héritier d'Amalie, sa grand-mère, et de Mathilde, qui a demandé la restitution de cette toile très convoitée demain chez Sotheby's. Les Klimt sont rares. Le dernier record pour un paysage remonte à 2006, chez Christie's à New York, avec une Forêt de bouleaux de 1903 adjugée 40,3 millions de dollars. En 2003, Sotheby's avait vendu une Maison sur le lac d'Attersee, paysage de 1914 très similaire à celui vendu demain pour 29  millions de dollars. Les portraits cotent évidemment beaucoup plus cher : 87,9 millions de dollars pour le Portrait d'Adèle Bloch-Bauer II (1912) chez Christie's en 2006 provenant de la collection Altmann. L e même portrait (numéro I) a été acheté 135 millions de dollars, de gré à gré, par Ronald Lauder, pour son musée privé, la Neue Galerie, à New York.

    Klimt est la star parmi d'autres pièces phares chez Sotheby's, comme ­Giacometti, L'homme qui marche I, fonte de chez Susse, 1961, du vivant de l'artiste (12 à 18 millions de livres) ou Cézanne, Pichets et fruits sur une table (10 à 15 millions). Très attendue aussi, ce soir, chez Christie's : une Espagnole (1916) de Goncharova, provenant d'une collection particulière suisse et jamais vue sur le marché (4 à 6 millions de livres).

    http://www.lefigaro.fr/culture/2010/02/02/03004-20100202ARTFIG00471-un-klimt-en-vedette-a-londres-.php

  • Catégories : Apollinaire Guillaume

    Peintres et poètes sous les obus

    Apollinaire, lui-même dessinateur et peintre à ses heures, fut l'ami, l'allié militant des artistes qui vont révolutionner l'art moderne à la veille de la Grande Guerre. Ses frères sont Derain, Picasso, Braque, Delaunay… Un bataillon de génies. Et c'est la correspondance que le poète entretient avec eux jusqu'à sa mort qui vient d'être éditée. Laurence Campa et Peter Read ont fourni un travail minutieux, nourri de notices biographiques et de commentaires éclairants qui restituent toute l'atmosphère et les enjeux esthétiques d'une époque.

    Bien sûr, les lettres phares émergent d'une foule de billets de circonstance. Cela va de : « Chez Luce la botte de navets coûte 1 f 20 » jusqu'à des textes qui constituent de véritables manifestes cubistes, futuristes, simultanéistes. La grande ombre héroïque et macabre de la guerre plane sur cette poussière d'invitations à dîner, de calculs, de protestations d'amitié, de sollicitations, de commandes, de tractations. Le versant matériel double le versant spirituel. La vie d'artiste.

    Les lettres du front que s'envoient Derain, Braque et Apollinaire sont bouleversantes. Apollinaire écrit : « Je vis complètement avec mes hommes, braves ouvriers des régions envahies », « j'attends le grog à la gnole qui nous réchauffe dans les tranchées », « l'ombre est douce sur la neige ». C'est, avec Rimbaud et Hugo, le plus grand poète français. Il est en première ligne sous les obus. Et Derain lui répond que ses amis meurent autour de lui. Apollinaire partage la même intimité terrible avec Braque. Quelques kilomètres de front les séparent. Tous deux viennent d'enterrer l'impressionnisme au profit du cubisme. Apollinaire a rédigé la préface du catalogue de la première exposition du peintre organisée par Kahnweiler. Le soldat Braque écrit au poète : « Mon cher ami, je vous serre fraternellement les mains dans les tranchées. Vive la France. » Quelle noblesse !

    Dans un style plus familier, la correspondance avec le dessinateur André Rouveyre est une merveille d'amitié spontanée. Les deux hommes échangent lettres, dessins, foule de poèmes. Les chefs-d'œuvre croisent la trajectoire des balles. Autre longue missive magnifique des tranchées qu'Apollinaire adresse au peintre Alberto Magnelli. C'est un écho des sublimes lettres à Lou. Cette alchimie inouïe d'Éros et de tuerie.

    Avant Lou et la guerre, il y a eu la passion pour Marie Laurencin. Il écrivait : «Je baise vos mains habiles.» Elle répondait : «Aime ta zozo, ta petite fille, ta môme.» C'étaient des galanteries de temps de paix… Bien sûr, des bisbilles éclatent entre le poète et ses peintres. Le Douanier Rousseau entreprend un double portrait de Marie et de Guillaume, mais il ne peut plus payer le marchand de couleurs. Apollinaire lui déclare que l'idée du tableau n'est pas venue de lui et qu'il n'a pas d'argent ! On n'est pas grandiose tout le temps ! Fernand Léger envoie à Apollinaire une requête pour figurer au niveau de Delaunay dans ses Méditations esthétiques, car le poète est aussi le critique d'art influent de L'Intransigeant. Les chapelles se chamaillent sur la pertinence des qualificatifs de « cubiste », de « futuriste » attribués à tel ou tel. Chirico, moins suscep­tible, écrit au poète une lettre très belle sur la nuit qui semble le résumé de ses tableaux magnétiques et surnaturels : « Et chaque nuit le rêve, à l'heure la plus profonde du repos, nous montre le passé égal au futur, le souvenir se mêlant à la prophétie en un hymen mystérieux. » Voilà la grande beauté retrouvée.

    «CORRESPONDANCE AVEC LES ARTISTES (1903-1918)» de Guillaume Apollinaire, édition établie, présentée et annotée par Laurence Campa et Peter Read, Gallimard, 960 p., 35 €.

    http://www.lefigaro.fr/livres/2009/12/10/03005-20091210ARTFIG00628-peintres-et-poetes-sous-les-obus-.php

  • Palais idéal du Facteur Cheval à Hauterives le 28 juin 2009

    27 28 JUIN 2009 027.jpg"L'homme qui meurt est un astre couchant qui se lève plus radieux dans un autre firmament." (Goethe)

    Autre note sur ce lieu:

    http://www.lauravanel-coytte.com/archive/2008/05/27/visite-dimanche-dernier-le-palais-ideal-du-facteur-cheval.html

     

    Photo perso dans la salle attenante au palais lui-même avec des explications et la citation ci-dessus

    Cf. aussi ma bibliothèque Babelio:

    http://www.babelio.com/livres/Bonifay-Le-Palais-ideal-du-facteur-Cheval--Reves-de-pierr/130409

    Sur Goethe, allez-voir la catégorie à ce nom dans la partie "Ceux que j'aime" et ma bibliothèque Babelio:

    http://www.babelio.com/livres/Johann-Wolfgang-von-Goethe-Elegie-de-Marienbad-et-autres-poemes/90584

  • Catégories : SAND George

    Commentaire d’un passage extrait du roman de George Sand, "Les maîtres sonneurs ."

    George_Sand.jpgLE TEXTE

     

     

    George Sand, extrait des « Maîtres sonneurs »(quatrième veillée), roman paru en 1853.   Joset est un garçon étrange. Son secret est qu’il a réussi à faire une flûte de roseau, et qu’il invente de la musique. Son ami Tiennet, après l’avoir écouté, s’écrie : « Où diantre prends-tu tout ça !à quoi ça peut servir, et qu’est-ce que tu veux signifier par là ? » Joset interroge Brulette.   Quatrième veillée   Mais à quoi est-ce que tu as pensé, pendant ma flûterie ? dit Joseph en la fixant beaucoup.
    —À tant de choses, que je ne saurais point t'en rendre compte, répliqua Brulette.
    —Mais enfin, dis-en une, reprit-il sur un ton qui signifiait de l'impatience et du commandement.
    —Je n'ai pensé à rien, dit Brulette ; mais j'ai eu mille ressouvenances du temps passé. Il ne me semblait point te voir flûter, encore que je t'ouïsse bien clairement ; mais tu me paraissais comme dans l'âge où nous demeurions ensemble, et je me sentais comme portée avec toi par un grand vent qui nous promenait tantôt sur les blés mûrs, tantôt sur des herbes folles, tantôt sur les eaux courantes ; et je voyais des prés, des bois, des fontaines, des pleins champs de fleurs et des pleins ciels d'oiseaux qui passaient dans les nuées. J'ai vu aussi, dans ma songerie, ta mère et mon grand-père assis devant le feu, et causant de choses que je n'entendais point, tandis que je te voyais à genoux dans un coin, disant ta prière, et que je me sentais comme endormie dans mon petit lit.
    J'ai vu encore la terre couverte de neige, et des saulnées[1] remplies d'alouettes, et puis des nuits remplies d'étoiles filantes, et nous les regardions, assis tous deux sur un tertre, pendant que nos bêtes faisaient le petit bruit de tondre l'herbe ; enfin, j'ai vu tant de rêves que c'est déjà embrouillé dans ma tête ; et si ça m'a donné l'envie de pleurer, ce n'est point par chagrin, mais par une secousse de mes esprits que je ne veux point t'expliquer du tout.
    —C'est bien ! dit Joset. Ce que j'ai songé, ce que j'ai vu en flûtant, tu l'as vu aussi ! Merci, Brulette ! Par toi, je sais que je ne suis point fou et qu'il y a une vérité dans ce qu'on entend comme dans ce qu'on voit. Oui, oui ! fit-il encore en se promenant dans la chambre à grandes enjambées et en élevant sa flûte au-dessus de sa tête ; ça parle, ce méchant bout de roseau ; ça dit ce qu'on pense ; ça montre comme avec les yeux ; ça raconte comme avec les mots ; ça aime comme avec le cœur ; ça vit, ça existe !
       

    Pour lire l'intégralité des "Maîtres sonneurs":

     http://www.inlibroveritas.net/lire/oeuvre11585-chapitre52211.html



    [1] Des ficelles à prendre les alouettes

     

     

     

     

    MON COMMENTAIRE (13/20) en DEUG  de Lettres modernes

     

     Je le supprime car ces travaux attirent les copieurs.

  • Catégories : Friedrich Caspar David

    Caspar David Friedrich dans l'univers romantique(notes d'une ancienne lecture)

    friedrich.jpgp.5: "Il est inséparable du courant romantique si puissant en Allemagne, et l'on peut considérer comme symbolique le fait que les dates 1770-1840, traditionnellement retenues pour situer chronologiquement ce courant correspondent presque exactement à celles de sa vie(1774-1840)."

    Dans ma bibliothèque Babelio:

    http://www.babelio.com/livres/Beaumont-Maillet-Caspar-David-Friedrich--1774-1840/98958

    Cf. la catégorie Friedrich.

  • Frans Hals

    p.26:"Voilà un sourire qui se propage comme une étincelle de la bouche de la "Bohémienne" aux taches de son visage, qui s'incarne dans la direction provisoire du regard et dans le désordre du corsage généreusement décolleté, tandis que les coups de pinceau voltigent sur les manches comme autant de coups de fleuret."

    la bohémienne.jpgImage:

    http://www.megapsy.com/Louvre/pages/036.htm

  • Les peintures de Frida Kahlo à Bruxelles

    25/01/2010

     

    Femme libre, peintre, torturée par des douleurs physiques et sentimentales, Frida Kahlo a laissé une oeuvre à son image. Le Palais des Arts de Bruxelles rend hommage à la peintre mexicaine, avec une exposition jusqu'au 18 avril 2010 baptisée "Frida Kahlo y su mundo".
    Enfant puis adolescente, Frida Kahlo, née en 1907 au Mexique, se destinait à une vie émancipée, et à une carrière de médecin. Le second destin fut enterré à l'âge de 17 ans, lorsqu'elle fut grièvement blessée dans un accident d'autobus. Son corps était en morceau, elle resta hospitalisée et alitée pendant des mois. C'est alors que Frida commença à peindre. On suspendit un miroir au dessus d'elle dans son lit à Baldaquin. Elle put alors prendre sa propre silhouette pour modèle. C'est ainsi que naquît une oeuvre particulière : peu prolifique, 143 peintures, et composée aux deux-tiers d'autoportraits, qui montraient crûment et simplement ses états d'âme et ses souffrances physiques. La vie de Frida Kahlo, décédée en 1954, rongée par la maladie, fut aussi marquée par son amour tumultueux avec Diego Rivera, peintre lui aussi. Signalons à ce sujet une biographie écrite par J. M. Le Clézio, publiée en 1995, "Diego et Frida". Frida vécut aussi son émancipation par son engagement politique. Elle se dirigea très rapidement vers le Parti Communiste. Lorsqu'elle hébergea Léon Trotski des années plus tard alors qu'il était en exil, elle eut une relation avec lui.

    http://culturebox.france3.fr/all/19012/les-peintures-de-frida-kahlo-a-bruxelles
    http://www.wikio.fr/article/peintures-frida-kahlo-bruxelles-culturebox-164487281

     

  • Catégories : Delacroix Eugène

    le premier des romantiques

    C'est là, dans ce lieu de mémoire riche de souvenirs et d'émotions, qu'est actuellement exposée une collection qui sera une révélation pour le public français qui verra ces œuvres pour la première fois : celle de Karen B. Cohen, riche collectionneuse américaine, fascinée par Delacroix au point de réunir depuis plus de trente ans tableaux, esquisses et dessins qui racontent le parcours artistique du maître. Durant quelques semaines, ce bel ensemble retrouve ainsi les lieux où il a été créé. Toute la carrière de Delacroix est ici évoquée : un demi-siècle de peinture, durant une période étrangement bousculée. Delacroix naît dans les toutes dernières années du XVIIIe siècle, alors que Fragonard qui a connu la « douceur de vivre » de ce temps vit toujours. Il meurt alors que Monet, Renoir et Cézanne se sont déjà rencontrés à Paris. Bientôt, on parlera des impressionnistes. Dans l'intervalle, Delacroix a joué son rôle sans que l'on sache très bien où il convient de le situer dans ce siècle traversé de courants contradictoires. Le mystère de sa naissance n'a jamais été percé : il serait le fils de Talleyrand, amant de sa mère et avec lequel des contemporains lui trouvent une ressemblance assez frappante. Voilà en tout cas qui expliquerait que, jeune artiste débutant, Eugène reçoive déjà des commandes prestigieuses de l'Etat. Il semblait qu'un protecteur occulte veillait sur lui. Ses premières années se passent à Bordeaux où l'organiste de la cathédrale, qui avait été l'ami de Mozart, remarque ses dons. Comme Ingres, Delacroix jouait du violon et, sa vie durant, la musique l'accompagnera : il aimait entendre de l'orgue quand il travaillait à Saint-Sulpice, il fut l'ami fidèle de Chopin et de Berlioz. Mais c'est finalement la peinture qui va l'emporter : il fréquente l'atelier de Pierre Guérin, où il fait la connaissance de Géricault, dandy rétif à l'art officiel qui fascine Delacroix, qui posera pour lui pour Le Radeau de la Méduse. L'atelier de Géricault était alors une sorte de morgue où s'entassaient des cadavres, des pieds et des bras coupés qu'étudiait le peintre pour réaliser sa grande saga des suppliciés du naufrage. Exposé au Salon de 1819, le tableau fait grand bruit et donne à Delacroix l'envie de frapper lui aussi un grand coup : en 1821, il travaille à une toile dont il prédit lui-même qu'elle sera considérable. Exposée au Salon de 1822, La Barque de Dante est en effet un coup d'éclat. La critique est en état de choc et si certains parlent de «vraie tartouillade», d'autres comparent au contraire Delacroix à Michel-Ange et à Rubens. Après Dante, Delacroix interrogera Byron, Shakespeare, le Tasse, Goethe, Walter Scott, avec la même complaisance pour le thème de la solitude du génie à l'écart des hommes.

    Delacroix n'en néglige pas pour autant ses relations mondaines. En mars 1833, il est invité au grandiose bal costumé que donne Alexandre Dumas et auquel est conviée toute la fine fleur du romantisme. Rossini est déguisé en Figaro, le sculpteur Barye en tigre du Bengale et Delacroix en Dante. Il fait, ce soir-là, la connaissance d'Elisa Boulanger, qui devient sa maîtresse. Les femmes occupent d'ailleurs une grande place dans sa vie : Alberte de Rubempré, qui a aussi une liaison avec Stendhal, Joséphine de Forget, avec laquelle il entretiendra une complicité de plus de trente ans, George Sand, enfin, pour qui il éprouvera toute sa vie une amitié amoureuse. Il séjournera plusieurs fois chez elle, à Nohant, dans le Berry, avant de passer ses dernières années dans une retraite quasi ascétique place de Furstenberg, au cœur de Saint-Germain-des-Prés, dorloté par sa vieille servante, Jenny Le Guillou. Son existence sera de plus en plus vouée au travail. Visité par de rares amis, parmi lesquels Andrieu et Baudelaire, dont l'œuvre critique est presque tout entière une glorification de Delacroix, il se tiendra à l'écart des luttes de la peinture vivante. Dans son testament, Delacroix demandait que la totalité des œuvres qui se trouvaient dans son atelier soit dispersée aux enchères. La vente eut lieu en février 1864 et dura plus d'une semaine. Ce fut un énorme succès : tout ce que Paris comptait d'amateurs, de marchands, de gens du monde était là. On découvrit alors l'étendue de ses hardiesses, mais dans un dessin pur. On comprit la profondeur de ses connaissances qui n'entravait pas la spontanéité de son génie. Un peintre à la fois classique et moderne.

    http://www.lefigaro.fr/lefigaromagazine/2010/01/02/01006-20100102ARTFIG00082--le-premier-des-romantiques-.php