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  • Catégories : L'économie

    Les créations d'entreprises toujours en hausse

    En mars 2010, le nombre de création s'accroît de 15,7%, autoentrepreneurs compris.


    » Le Sénat souhaite limiter l'autoentrepreneuriat à 3 ans
    » Autoentrepreneurs : des radiations à cause d'une faille

    http://www.lefigaro.fr/entreprise/2010/04/15/05011-20100415ARTFIG00404-les-creations-d-entreprises-toujours-en-forte-hausse-.php

  • L'espérance

     par Andrée CHEDID

    J'ai ancré l'espérance
    Aux racines de la vie
    *
    Face aux ténèbres
    J'ai dressé des clartés
    Planté des flambeaux
    A la lisière des nuits
    *
    Des clartés qui persistent
    Des flambeaux qui se glissent
    Entre ombres et barbaries
    *
    Des clartés qui renaissent
    Des flambeaux qui se dressent
    Sans jamais dépérir
    *
    J'enracine l'espérance
    Dans le terreau du coeur
    J'adopte toute l'espérance
    En son esprit frondeur.

    (http://mapage.noos.fr/roselyneb/Html/Esperance.htm)

    Sa lettre pour la jeunesse - Printemps des poètes 2003

    BIOGRAPHIE :

    «Je suis née au Caire, en Égypte. J'habite Paris par choix, parce que j'aime cette ville depuis l'enfance. J'écris depuis l'âge de dix-huit ans, en plusieurs genre : poésie, roman, théâtre. Écrire, c'est très dur, c'est de grande fenêtres de joie…
    J'écris pour essayer de dire des choses vivantes qui bouillonnent au fond de chacun ; j'espère ainsi communiquer. Les sujets que je choisis sont en général marqués par la tragédie et par l'espérance. Je veux garder les yeux ouverts sur les souffrances, le malheur, la cruauté du monde ; mais aussi sur la lumière, sur la beauté, sur tout ce qui nous aide à nous dépasser, à mieux vivre, à parier sur l'avenir.» A. C.

    medium_chedid.jpg

    Andrée Chédid est née en 1920 au Caire de parents libanais séparés. Elle est mise en pension à l'âge de 10 ans. Elle apprend alors l'anglais aini que le français. Elle exprime sa tendresse en mots arabes. A 14 ans Andrée Chédid part en Europe. Elle revient ensuite au Caire pour aller dans une université américaine. Son rêve était d'être danseuse mais elle se maria à 22 ans avec un médecin. Elle aura d'ailleurs avec lui deux enfants : Michèle et Louis. Son oeuvre est un questionnement ardent sur la condition humaine, les liens qui tisse l'individu au monde. Souvent portée par une ferveur mystique, son écriture est d'une grande sensualité pour évoquer l'Orient et ses parfums mais se montre plus apre pour dénoncer la guerre civile qui déchire le Liban. Elle est poète, romancière, auteur dramatique.


    Andrée Chedid a ses racines ancestrales en Egypte et au Liban, mais elle est installée en France depuis 1946. Pour y avoir vécu et fait des études, elle connaît aussi intimement le Moyen Orient que la France et l'Occident en général. Son œuvre entière porte les marques de ce multiculturalisme. Le français est sa langue maternelle et sa langue d'écriture. Son tout premier livre cependant, était rédigé en anglais, le recueil poétique On the Trails of my Fancy (Le Caire, 1943).

    Aujourd'hui elle occupe une place de choix parmi les auteurs français contemporains. Romancière, nouvelliste, dramaturge et surtout poète (" Je reviens toujours à la poésie, comme si c'était une source essentielle "), ses nombreux ouvrages en prose ou en vers lui ont valu d'importants prix littéraires, entre autres le Goncourt de la nouvelle, le Grand Prix de la Société des Gens de Lettres, le prix Louise Labé, le Prix Mallarmé…pour ne citer que ceux-ci.

    Un récent article du Nouvel Observateur titre: " Les Chedid. Une famille en or ", évoquant à la fois le grand talent de l'écrivaine, celui de son fils Louis, auteur-compositeur-interprète de renom, et celui de son petit-fils Matthieu, bien connu pour sa chanson " Je dis aime ". Or, c'est Andrée Chedid elle-même qui a écrit les paroles de ce qui est plus qu'un " tube " à la mode, car il est porteur d'un message émouvant et fort nécessaire dans le monde où nous vivons. Le poème de la grand-mère mis en musique par le petit-fils, quel superbe exemple du " pont " que l'écrivaine s'est de tout temps attachée à établir entre les générations!

    Andrée Chedid est une femme bien de notre temps ; ses écrits restent jeunes dans le plein sens du terme. " Avancer, reprendre joie, défier l'obstacle, peut-être le vaincre, puis aller de nouveau: tels sont nos possibles ". Ainsi s'exprime-t-elle dans une sorte d'art poétique qui est aussi art de vivre intitulé " Terre et Poésie " dans le recueil Visage Premier (1972). Toujours active aujourd'hui dans le monde des lettres, elle a publié récemment des poèmes réunis sous le titre Territoires du souffle (1999) et un roman, Le Message (2000), tous deux aux éditions Flammarion.

    Lors d'une interview, Andrée Chedid a parlé de son œuvre comme de l'éternelle quête d'une humanité. En effet, elle poursuit une quête incessante, et c'est dans le processus plutôt que dans l'aboutissement que s'accomplit et se renouvelle la fraternité si bien mise en évidence dans un recueil de1976, Fraternité de la parole. C'est là un titre éloquent qui résume le rôle du poète dont la Parole poursuit " jusqu'au tréfonds/de la terre et des hommes/l'unité dérobée de leur nom ". Dans les récits, ses personnages sont pour la plupart (mais non exclusivement) des femmes.

    L'auteure n'en est pas pour autant " féministe " dans le sens militant du terme, de même que son écriture ne peut être qualifiée de " féminine ", terme trop souvent associé à une certaine mièvrerie de convention. Identités sexuelles et actantes sociales, les héroïnes chedidiennes s'inscrivent dans le mouvement solidaire du monde contemporain, tout comme d'autres femmes se sont incarnées dans la réalité d'un autre temps. C'est ainsi que même les personnages-femmes du Moyen Orient sont généralement celles qui savent faire " craquer la carapace " des injustices, comme le dit si bien la poète dans " La femme des longues patiences " (Fraternité de la parole).

    Dans le même ordre d'idées, Andrée Chedid ne croit pas qu'il existe une écriture spécifiquement féminine. " J'écris depuis longtemps et je ne pars pas de l'a priori que je suis une femme ", affirme-t-elle dans une interview de 1982. La quête d'Andrée Chedid, à la fois chant poétique et assertion d'une identité, se manifeste dans certains grands courants thématiques qui traversent son œuvre globale et que j'appelle: Vision cosmique, Libération, Energie vitale et Pouvoir de la Parole. Il va sans dire que ces subdivisions sont établies ici seulement pour les besoins de l'analyse et ne signifient nullement que l'œuvre se scinde en autant d'aspects particuliers. Tous s'interpénètrent et coexistent dans chaque ouvrage, qu'il s'agisse de poésie, de récits ou de théâtre.
    Renée Laurentine - http://ecrits-vains.com

    Venue très tôt à l’écriture, dès l’âge de 18 ans, Andrée Chedid publie donc ses tout premiers poèmes chez elle, en Égypte. À l’époque elle écrit en anglais, parce qu’elle aime beaucoup la poésie anglaise, et sous un pseudonyme, avec une seule initiale tenant lieu de prénom.

    L’aventure rappelle celle des sœurs Brontë, même si Andrée Chedid a eu davantage le souci de demeurer anonyme plutôt que celui de masquer son sexe. Elle s’installe par la suite à Paris, « ville fascinante », et explore les autres genres littéraires. S’ébauche ainsi une œuvre patiente aux visages multiples : fastueuse et indéniablement sensuelle dans ses descriptions de l’Orient, voix intime qui aborde respectueusement les êtres, écriture déchirée et âpre qui se moule à la dureté de la guerre civile au Liban.

    Une œuvre somme toute dépouillée, qui tend vers la simplicité et la nuance. En même temps j’oserai non pas comparer, mais rapprocher Andrée Chedid et Marguerite Yourcenar : deux écrivaines qui, malgré des problématiques et une reconnaissance différentes, ont une écriture marquée par un certain classicisme insensible aux modes. (...) Pour Andrée Chedid, l’écriture est ce qui permet la sortie vers l’Autre, comme un hors de soi qui ouvre vers ailleurs. « C’est sans doute pourquoi j’ai toujours éprouvé ce besoin qu’une histoire ait un certain espace, presque comme un symbole, qu’elle soit toute simple, mais qu’elle contienne à l’intérieur quelque chose de tout un monde qui nous englobe un peu tous. » (...)

    Ce qui fait écrire Chedid, c’est toujours cette chose indéfinissable, indicible qui projette en-dehors de soi « l’impression perpétuelle que ce qu’on porte en soi est plus grand, est plus exigeant, est plus assoiffé que ce que la vie peut vous donner ». Impression qui, selon Chedid, répond à ce pourquoi élémentaire qu’a toujours posé l’existence de l’Art. « L’Art, c’est tout ce qui est en dehors de notre étroite peau. L’homme a toujours besoin d’échapper à son étroite peau. L’étroite peau, c’est l’autobiographie. Nous sommes plus que ça. »
    L’œuvre d’Andrée Chedid : un ardent questionnement sur la condition humaine. Francine Bordeleauhttp://www.nuitblanche.com/archives/c/chedid.htm

    BIBLIOGRAPHIE :

    Jonathan (roman), Ed. Seuil, Paris, 1955 ; épuisé.
    L'autre (roman), Ed. Flammarion, Paris, 1969.
    La Cité fertile (roman), Ed. Flammarion, Paris, 1972
    Le Sixième Jour (roman), 1960 ; réédition Flammarion, Paris, 1972 et 1985.
    Visage premier (poésie), Ed. Flammarion, Paris, 1972.
    Fêtes et Lubies (poésie), Ed. Flammarion, Paris, 1973.
    Prendre corps (poésie), Ed. G.L.M., Paris, 1973.
    Nefertiti et le rêve d'Akhnaton (roman), Ed. Flammarion, Paris, 1974.
    Fraternité de la parole (poésie), Ed. Flammarion, Paris, 1975.
    Le Sommeil délivré (roman), 1952 ; réédition Flammarion, Paris, 1975.
    Cérémonial de la violence (poésie), Ed. Flammarion, Paris, 1976.
    Le Coeur et le Temps (contes), Ed. L'Ecole des Loisirs, Paris, 1976.
    Cavernes et Soleils (poésie), Ed. Flammarion, Paris, 1979.
    Les Corps et le Temps suivi de l'Etroite Peau (nouvelles), Ed. Flammarion, Paris, 1979.
    Lubies (contes), Ed. L'Ecole des Loisirs, Paris, 1979.
    Bérénice d'Egypte ; Les Nombres ; Le Montreur (théâtre), Ed. Flammarion, Paris, 1981.
    Echec à la Reine (théâtre)
    L'autre (contes), Ed. Père Castor-Flammarion, Paris, 1981.
    Le Coeur suspendu (contes), Ed. Casterman, Paris, 1981.
    Les marches de sable (roman), Ed. Flammarion, Paris, 1981.
    Le Survivant (roman), 1963 ; réédition Flammarion, Paris, 1982.
    Mon ami, mon frère (contes), Ed. Casterman, Paris, 1982.
    Epreuves du vivant (poésie), Ed. Flammarion, Paris, 1983.
    L'Etrange Mariée (contes), Ed. Le Sorbier, Paris, 1983.
    Derrière les visages (contes), Ed. Père Castor-Flammarion, Paris, 1984.
    Grammaire en fête (contes), Ed. Folle avoine, Paris, 1984.
    La Maison sans racines (roman), Ed. Flammarion, Paris, 1985.
    Le Survivant (contes), Ed. Père Castor-Flammarion, Paris, 1987.
    Textes pour un poème (poésie) Ed. Flammarion, Paris, 1987.
    Les manèges de la vie (contes), Ed. Flammarion, Paris, 1989.
    L'enfant multiple (contes), 1989 ; Ed. J'ai lu, Paris, 1991.
    Textes pour un texte (poésie), Ed. Flammarion, Paris, 1991.
    A la vie, à la mort (roman), Ed. Flammarion, Paris, 1992.
    La femme de Job (roman), Ed. Calmann Lévy, 1993
    La femme en rouge et autre nouvelles (roman), Ed. J'ai lu, 1994
    Le Liban (essai), Ed. Seuil.
    Guy Levis-Mano (essai), Ed. Poètes d'aujourd'hui, Seghers.
    Les métamorphoses de Batine (contes), Ed. Père Castor, 1994

    (http://perso.orange.fr/mondalire/chedid.htm)

    Son oeuvre était à l'honneur lors du dernier printemps des poètes et nous avons fait une expo dans notre CDI

  • Catégories : Des poèmes

    LE DERVICHE

    Je t’ai demandé l’aumône d’un regard,

    Et tu as détourné les yeux.

    Je t’ai demandé l’aumône d’un sourire,

    ghazels.jpgEt ton visage s’est durci.

    Je t’ai demandé l’aumône d’un baiser,

    Et tu m’as répondu : Passe ton chemin.

    Ô ma perdrix, sans un regard, sans un sourire, sans un baiser, comment puis-je continuer ma route ? Et à quelle source dois-je m’arrêter si j’ai éternellement soif de toi ?

     

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  • Catégories : CEUX QUE J'AIME, Des musées, Soulages Pierre

    Les collections permanentes du Centre Pompidou

    paris 13 février 2010 023.jpgPhoto perso: je monte... vers le plaisir... de l'art

    Collections modernes : nouvel accrochage


    Le niveau 5 est consacré à l'art moderne du début du siècle jusqu'aux années 1960. Après une période de fermeture (du 17 février au 16 mars) pour réaccrochage, la nouvelle présentation des collections modernes sera partiellement ouverte au public à partir du 17 mars.

    Le visiteur est invité à découvrir la période historique (1905-1945), où sont présentés les principaux mouvements du début du XXe siècle – cubisme, naissance de l'abstraction, Dada, premier surréalisme –, ainsi que des ensembles monographiques (Picasso, Léger, Delaunay, Le Corbusier…).

    À partir du 7 avril, ouverture totale du nouvel accrochage avec la partie dévolue à l'art après-guerre jusqu'aux années 1960, à travers les différents domaines qui constituent la collection du Musée – dessin, photographie, cinéma, design, architecture. Présentation des abstractions et surréalismes après 1945, des Nouveaux réalistes français et Néo-dadas américains, de l'art cinétique, ainsi que du design et de l'architecture en Europe.

    http://www.centrepompidou.fr/Pompidou/Manifs.nsf/AllExpositions/CF4D765AA515C7F0C12576B9004CDF7E?OpenDocument&sessionM=2.2.2&L=1

    Sur l'expo temporaire, cf:

    http://www.lauravanel-coytte.com/archive/2010/02/17/j-ai-aime-vendredi-soulages-au-centre-pompidou.html

    pHOTO PERSO DE FEVRIER 2010

  • Catégories : Des femmes comme je les aime

    Julie Gayet, l'équilibriste

    Par Emmanuèle Frois
    14/04/2010 | Mise à jour : 15:15

    «J'avais une jolie voix, mais j'ai compris que seule la comédie me permettrait de rentrer dans la peau d'une autre», confie Julie Gayet. Crédits photo : DR
    «J'avais une jolie voix, mais j'ai compris que seule la comédie me permettrait de rentrer dans la peau d'une autre», confie Julie Gayet. Crédits photo : DR

    Face à Denis Podalydès, elle interprète avec justesse l'héroïne larguée, trébuchante de 8 fois debout du réalisateur bayonnais Xabi Molia. 

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  • Catégories : Des évènements

    Werner Schroeter, la mort en face par Philippe Azoury

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    CC BY spaceodissey

    Imaginez deux hommes allongés sur la moquette d’un petit appartement, au mois de décembre 1981. Le premier est un immense philosophe chauve. Le second, un jeune cinéaste underground allemand, très grand, les mains pleines de bagues, visage à la Dürer, de longs cheveux blonds portés jusqu’à la taille, qu’il coiffe d’un Stetson. Ils ont en commun l’intelligence, la culture, l’homosexualité et une idée peu commune du suicide : ils disent n’avoir plus peur de la mort. Et comme pour défier cette dernière, ils préféreront toujours la passion à l’amour, parce que, selon le philosophe, « elle est portée à l’incandescence, elle se détruit elle-même ». Le philosophe est mort en 1984, c’était Michel Foucault (1). Lundi soir, les suites d’un cancer de la gorge contre lequel il n’avait cessé de lutter ces dernières années ont emporté le cinéaste : Werner Schroeter est mort à l’hôpital de Cassel (Allemagne). Il était né à Georgenthal, le 7 avril 1945.

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  • « Ne pas avoir peur de Google »

    par Frédérique Roussel

     

    Avec Internet, la numérisation des livres apparaît comme un enjeu majeur. Google a compris dès 2004 l’intérêt de rendre les textes accessibles et a scanné depuis près de douze millions de titres. La France, par la voix de Jean-Noël Jeanneney, alors président de la Bibliothèque nationale de France, s’était élevée contre le danger de monopole du moteur de recherche américain. Son ouvrage, Quand Google défie l’Europe (éd. Mille et Une Nuits) vient d’être réédité.

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  • Catégories : CE QUE J'AIME/QUI M'INTERESSE, L'évangile, La culture

    Une histoire jamais close

    Quelques chants de L'Énéide dans un manuscrit du XIIe siècle. La lumière du printemps sur les tombes du cimetière juif de Worms. Un hadith sur un parchemin enluminé du XVIIIe siècle. Le plus vieux manuscrit existant de l'Évangile de Jean. Des traces. Des éclats de ce qui fut jeté au creuset de l'Europe, venant de l'Espagne musulmane, de Jérusalem, des communautés juives de Mantoue ou de Prague, de l'Égypte antique, des cloîtres cisterciens ou des bibliothèques de l'Italie renaissante. Orient -Occident ressemble à un cabinet de curiosités, qui ne contiendrait que des joyaux rassemblés par une âme un peu borgésienne désirant avoir sous les yeux le matériel immatériel d'une civilisation. Car chaque objet a une voix et dit quelque chose, qu'interprète en vis-à-vis la parole claire et riche des plus grands spécialistes. En noir et blanc, la couleur des idées et des aspirations spirituelles. L'Europe n'est pas que cela, mais vient aussi de là.

    Plutôt que l'image pétrifiée d'une identité, l'entrelacement vivace des racines. Une quadruple racine spirituelle, si l'on en croit la division du livre : antiquité, judaïsme, christianisme, islam. Mais cette division est trompeuse, si on la tient pour une simple juxtaposition : pas seulement diversité, mais intrication et mouvement, conflits et influences réciproques, chemins savants ou brûlants de l'un à l'autre. Une circulation qui aura déterminé les coordonnées d'un espace intellectuel, esthétique et spirituel, mais surtout le principe vital d'une histoire jamais close.

    «ORIENT-OCCIDENT -RACINES SPIRITUELLES DE L'EUROPE» de Frédéric Möri, Éd. du Cerf- Fondation Bodmer, 544 p., 99 €.

    http://www.lefigaro.fr/livres/2009/12/17/03005-20091217ARTFIG00487-une-histoire-jamais-close-.php

  • Catégories : Baudelaire Charles, CE QUE J'AIME/QUI M'INTERESSE, L'évangile

    L'Évangile selon Philippe

    Yann Moix
    05/02/2010 | Mise à jour : 10:56
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    Qu'attend-on pour décerner le prix Nobel de littérature à Philippe Sollers ? On lui a préféré un inoffensif pour «représenter» la France. Tant pis pour le monde. Sollers continue la guerre. Quand on demandait à Guitry quel livre il conseillait sur Voltaire, il répondait : « Lisez Voltaire ! » À la question « Quoi de neuf ? », il répondait : «Molière». Sans le savoir (encore que !) Guitry était sollersien. Nous sommes loin des gloses universitaires, qui sont à la vie ce que la commémoration est à la mémoire : de la mort pure et simple. Sollers ne fait pas « revivre » Saint-Simon : il nous montre, en le frottant à Charlie Parker, que nous n'avions pas su voir qu'il était encore en vie, et qu'il l'est pour longtemps. Vous voulez savoir ce que le 11-Septembre signifie vraiment : Voltaire en parle très bien. Le mariage homosexuel ? Ne lisez pas les pages « Idées » des quotidiens : Buffon est là, prêt à décrypter avec vous ce que signifie qu'avoir un sexe. L'athéisme ? Concept compliqué : et pour le comprendre, lisez Nietzsche, mais pas en allemand - c'est dans sa traduction française que Nietzsche explique le mieux ce qu'est Dieu !

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  • Catégories : Bettina Brentano, Des femmes comme je les aime, La littérature

    Bettina Brentano (et Goethe)

     

    medium_Bettina-AG0.2.jpgBettina Brentano 1785-1839

    « La délicieuse Bettina n'est pas l'exquis bonbon qu'on croit, ni seulement la bacchante qu'on a dite : on peut lire avec gravité les lettres que lui écrit Beethoven. Il le sait : elle avait le rare héroïsme du sentiment de la grandeur. » Armel Guerne

     

    medium_wbettina01.2.jpgBettina Brentano devant la maquette du monument dédié à Goethe

    « Bien souvent au cours des années passées, j’ai cherché l’énigme de ma vie et je me suis demandé pourquoi j’étais en ce monde. Eh bien, ce monument est l’énigme de ma vie… »

    http://jm.saliege.com/bettina.htm

  • Catégories : L'érotisme, NIN Anaïs

    Anaïs Nin: nouvelles érotiques

    2aea2dcb9e8ec99794aaefc35e8c37dc.jpgAvril 1940, Henry Miller, romancier sulfureux mais aussi amant de la douce Anaïs, se voit proposer par un mystérieux collectionneur d'écrire des récits érotiques pour un dollar la page. Ni une ni deux la femme de lettres se met a rédiger en compagnie de Miller et de quelques autres écrivains les textes commandés par l'homme afin de pallier aux difficultés financières qui l'assaillent. L'écriture est laborieuse, le milliardaire en demande toujours plus et exige "laissez tomber la poésie et les descriptions autres que celle du sexe. Concentrez-vous sur le sexe". Anaïs Nin continue d'écrire mais déplore cette instruction et reproche au commanditaire de vouloir restreindre l'amour à d'ennuyeuses "descriptions cliniques". De sa plume naquirent notamment Vénus Erotica suivi des Petits oiseaux, deux livres regroupant les nouvelles friponnes de la belle.

     

     

     

    02f66c136d338e3b803a5f16768117e5.jpg

    Au-delà d'une forme un peu crue, les textes d'Anaïs Nin sont de véritables bijoux. Nous sommes en présence d'un pléthore de divergences sexuelles, une orgie de métissage, un foisonnement d'imagination sans fin. Les histoires sont troublantes, comme les portraits sublimes de ces personnages que je trouve tellement humains. Un multitude de thèmes sont abordés sans être directement nommés : hermaphrodisme, bisexualité, nécrophilie, inceste, exhibitionnisme, fétichisme, onanisme narcissique et j'en passe. Nin décrit des êtres confrontés à des désirs qui leur sont propres, donc généralement non-conventionnels (mais pas toujours !) ; une excitation qui naît grâce à une atmosphère spéciale, des vêtements, une attitude de domination, des sentiments partagés ou non, des situations particulières, des fantasmes anodins, d'autres beaucoup moins. Tout cela avec l'apport par l'auteur d'une psychologie des individus palpable. Ici on ne retrouve pas la vision trop binaire (à mon goût) de la sexualité d'aujourd'hui. Les hommes sont femmes comme les femmes peuvent être masculines, des jeunes filles s'éprennent de leurs semblables. On n'est pas homosexuel, bisexuel ou hétérosexuel, on est unique, avec ses envies, ses désirs, ses amours et ses fantasmes.

    Bien sûr, ces livres sont un hymne au désir, ils émoustillent. Ils permettent de développer l'imagination sensuelle quelque peu réfrénée à l'heure actuelle, ou se bornant au coït classique. Par ailleurs, ils invitent l'individu à s'approprier SES fantasmes. Les textes sont courts et clairs, complètement décomplexant et parfois sauvages. Il s'agit simplement d'histoires érotico-pornographiques composées de personnages originaux et de remarquables descriptions, fréquemment pleines de sentiments. A lire, pourquoi pas, au moins une fois dans sa vie, mais sans forcément tout prendre au pied de la lettre (non ton voisin n'est sûrement pas nécrophile…), cela reste de la fiction !

    http://www.madmoizelle.com/revue_venus-erotica-les-petits-oiseaux.html

  • Catégories : Vigny Alfred de

    Alfred de Vigny,"Poèmes antiques et modernes- Les destinées"(en cours de lecture)

    de vigny.jpgp.9 de la Préface:"1863: infection cancéreuse, c'est la mort. Laissez-moi m'endormir du sommeil de la terre. "Derniers mots du journal:Sainte Sollitude."

    Ce livre dans ma bibliothèque Babelio:

    http://www.babelio.com/livres/Alfred-De-Vigny-Poemes-antiques-et-modernes/105963

    Autre note à ce sujet:

    http://www.lauravanel-coytte.com/archive/2009/02/09/alfred-de-vigny-poemes-antiques-et-modernes-lecture-en-cours.html

  • Catégories : Mes textes en prose

    Quotidien de gourmande

    Un aliment que je déteste

    Les tomates en salade.

    Mes trois aliments préférés

    1.      Le foie gras

    2.      Les framboises

    3.      Les rognons

    Ma recette favorite

    La tartiflette de mon mari.

    Ma boisson préférée

    Le champagne ... et l'eau pour les jours

    La recette que j’aimerais faire

    L'agneau au curry

    Mon plus beau souvenir culinaire

    Un resto près de Chalons -sur-Saône

     


    http://tilk.over-blog.com/article-20505992-6.html#anchorComment

     

  • Catégories : Mes textes en prose

    QUOTIDIEN DE LECTRICE ...

    OU ET QUAND JE LIS ?
    N'importe où et dès que je peux


    QUEL STYLE DE LECTURES ?
    Poésie

    Polars

    Essais

    Romans(sauf à l'eau de rose)

    Presse

    QU'EST-CE QUE J'ATTENDS DE MES LECTURES ,?
    Me divertir

    Apprendre

    MES PETITES MANIES ?
    Prendre des notes, mettre des post-it



    POUR TOUTES  CELLES QUI VEULENT :
    DECRIVEZ VOTRE QUOTIDIEN DE LECTRICE ....

    Vu  chez  Bill et Marie  :

    http://bill.et.marie.over-blog.com/article-20398289-6.html#anchorComment