Recueil de poèmes en hommage aux deux auteurs
Neal Cassady, l’ultime mezcal
Neal Cassady, l’ultime mezcal
- Facebook :Facebook
- Twitter :Twitter
- Google+ :Google+
- Envoyer :Mail
- Imprimer cet articleImprimer
- Lire sur le readerMode zen
Un an après Un truc très beau qui contient tout regroupant sa correspondance de 1944 à 1950, paraît Dingue de la vie & de toi & de tout, le second volume des lettres de Neal Cassady qui va de 1951 à sa mort, en 1968 (il est né en 1926). Neal Cassady est à la fois le prophète et l’inspirateur de la Beat Generation. Dans Sur la route, de Jack Kerouac, il est Dean Moriarty. En dédicace de son poème Howl, Allen Ginsberg, dont cet hétérosexuel passionné fut l’amant, le nomme «bouddha de la prose américaine». Il fut proche aussi de William Burroughs. On a lu dans le précédent volume sa longue lettre de 1950 sur Joan Anderson qui frappa tant les futurs écrivains célèbres de son entourage par la vie brute que Neal Cassady mettait dans son écriture au mépris de la syntaxe la plus traditionnelle. Quand s’ouvre le second volume, il est flatté par les compliments. A Kerouac qui le met au pinacle littéraire : «J’aimerais te croire pourtant ; mieux j’aimerais que tout le monde te croie.» A Ginsberg qui n’est pas en reste : «Toutes les âneries délirantes que vous débitez tous les deux à propos de ma Grande Lettre me font frissonner de plaisir, mais nous savons malgré tout que je ne suis qu’un effluve et qu’un rêve.» Etre écrivain est une ambition pour Neal Cassady, dont la manière d’écrire est originale en tous points. A Ginsberg : «Entre parenthèses, la première fois que j’ai commencé à écrire à la machine, si sans faire exprès je ne tapais pas la bonne lettre pour commencer un mot, plutôt que d’effacer, je cherchais un mot qui commençait par cette lettre et comme je faisais une nouvelle erreur, puis encore une autre, j’avais très vite complètement modifié le sens de ce que j’exprimais et aussi ce que j’étais en train de dire - avec tous les changements que cela entraînait dans le fil de mes pensées.» Le seul livre de Neal Cassady, Première Jeunesse, roman autobiographique, paraîtra de façon posthume.
Pour voir en quoi la lecture influe sur moi, cf. mes 14 livres en vente sur ce blog
Pier Paolo Pasolini, en décembre 1974. (Photo AFP)
Sur le bâtiment du Bauhaus à Dessau, lors du 80e anniversaire de son inauguration en 2006. (Photo John MacDougall. AFP)






FEUILLETER cette revue 











