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CE QUE J'AIME/QUI M'INTERESSE - Page 543

  • Bulletin Nerval nº 118 / 1er septembre 2013


     
     
    ARTICLE

    M. Brix, "Liszt, interlocuteur et confident de Gérard de Nerval", in "Franz Liszt. Lectures et écritures", sous la dir. de Florence Fix, Laurence Le Diagon-Jacquin et Georges Zaragoza, Paris, Hermann, 2013, p. 163-178.
     
     
    COMPTE RENDU

    VIOLAINE BONEU, compte rendu, Lire Nerval au 21e siècle. Invitation au monde nervalien pour les jeunes lecteurs, textes réunis par HISASHI MIZUNO. Kobe/Saint-Genouph, La Société des Études du Romantisme au Japon/Librairie Nizet, coll. « Études du Romantisme au Japon », 2007. Un vol. de 243 p
     
     
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    Ce Bulletin vous tiendra informe(e) des renseignements concernant Nerval. Si vous desirez le recevoir gratuitement et y faire paraitre des informations ou des commentaires, veuillez envoyer vos coordonnees et vos messages a Michel Brix ou Hisashi Mizuno.

    Les anciens numéros du Bulletin sont installes sur le site Amitie-Nerval et sur le site du Centre Nerval de Namur.

  • Les Bleus en répétition face à la Finlande

    Home SPORT Equipe de France
      • Par Cyrille Haddouche
      • Mis à jourle 15/10/2013 à 15:10
      • Publiéle 15/10/2013 à 07:27
    Le renouveau de l'Equipe de France incarné par Olivier Giroud
     

    Le renouveau de l'Equipe de France incarné par Olivier Giroud Crédits photo : Panoramic

    FOOTBALL - Après son succès en amical contre l'Australie, l'équipe de France veut confirmer face à la Finlande mardi soir, avant les barrages de la Coupe du monde 2014

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  • Des œuvres d'art repêchées par la police

    Home CULTURE Arts Expositions
    Les photographies des deux bustes retrouvés dans la Marne dimanche, parues dans la lettre hebdomadaire de la Préfecture de Police <i>Pprama </i>le 18 septembre dernier. (DR).

    Les photographies des deux bustes retrouvés dans la Marne dimanche, parues dans la lettre hebdomadaire de la Préfecture de Police Pprama le 18 septembre dernier. (DR).

    Lors d'une plongée d'entraînement dans la Marne, dimanche 15 septembre, la brigade fluviale a trouvé deux bustes en bronze. D'après Le Parisien, il s'agit d'objets de valeur dérobés à une habitante de Saâcy-sur-Marne, il y a treize ans.

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  • Catégories : CE QUE J'AIME/QUI M'INTERESSE, Connaissance des arts

    Connaissance des Arts octobre 2013

    Frida Kahlo, un destin tragique traduit en peinture - Octobre 2013

     

    Connaissance des Arts Octobre 2013

    7,90
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    Au sommaire de ce numéro :

    • Portfolio : Paris, capitale de la photo 2013
    • L'événement : Frida er Diego, les amants terribles
    • Visite d'atelier : Yan Pei-Ming, retour en force
    • Collection privée : La collection aiguë de Jacques et Galila Hollander
    • L'oeil d'Isabelle Cahn : Félix Vallotton, le peintre de l'étrange
    • Architecture : Jakob et McFarlane, les rois de la 3D
    • Style :1400-1600 : le printemps de Florence
    • Civilisation :L'Inde aux mille visages
    • Nouveau talent : Dewar et Gicquel / Annina Roescheisen/ Muchir et Desclouds
    • Marché de l'art

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  • Catégories : Beaux arts, CE QUE J'AIME/QUI M'INTERESSE

    Florence

    L'invention de la Renaissance

     
    02 octobre 2013

    À l’occasion de l’exposition du Louvre, Beaux Arts enquête : comment s’est produit à Florence ce mouvement qui a gagné toute l’Europe ? Pourquoi cette ville est-elle devenue la nouvelle Rome et aussi la nouvelle Athènes ? Un récit bien entendu illustrée par les oeuvres de Donatello, Masaccio, Brunelleschi, Ucello… rassemblées au musée
    du Louvre et provenant du palais Strozzi.
  • Catégories : CE QUE J'AIME/QUI M'INTERESSE, Franc-tireur

    La confrérie des chasseurs de livres

     

    Raphaël JERUSALMY

    Le roman de Raphaël Jerusalmy commence là où calent les livres d’histoire. François Villon, premier poète des temps modernes et brigand notoire, croupit dans les geôles de Louis XI en attendant son exécution. Quand il reçoit la visite d’un émissaire du roi, il est loin d’en espérer plus qu’un dernier repas. Rebelle, méfiant, il passe pourtant un marché avec l’évêque de Paris et accepte une mission secrète qui consiste d’abord à convaincre un libraire et imprimeur de Mayence de venir s’installer à Paris pour mieux combattre la censure et faciliter la circulation des idées progressistes réprouvées par Rome. Un premier pas sur un chemin escarpé qui mènera notre poète, flanqué de son fidèle acolyte coquillard maître Colin, jusqu’aux entrailles les plus fantasmatiques de la Jérusalem d’en bas, dans un vaste jeu d’alliances, de complots et de contre-complots qui met en marche les forces de l’esprit contre la toute-puissance des dogmes et des armes, pour faire triompher l’humanisme et la liberté.
    Palpitant comme un roman d’aventures, vif et malicieux comme une farce faite à l’histoire des idées, regorgeant de trouvailles et de rebondissements, La Confrérie des chasseurs de livres cumule le charme et l’énergie de Fanfan la Tulipe, l’engagement et la dérision de Don Quichotte et le sens du suspense d’un Umberto Eco.

    «Je tombe sur ceci, à propos du poète François Villon, condamné à être pendu :

    Le 5 janvier 1463, le Parlement casse le jugement et bannit Villon de Paris. Nul ne sait ce qu’il advint de lui par la suite.

    Comment résister à une telle invite !
    D’autant plus que Villon est le héros romanesque par excellence. Téméraire, attachant, tragique, rebelle. Mais aussi farceur, gredin, mystérieux. Parfait pour un récit d’aventures. Et puis Villon, c’est surtout un combat. Des comptes à régler avec le pouvoir, l’injustice, la souffrance humaine. Une épopée de l’esprit et de la lutte pour la liberté. Impossible de cantonner un tel personnage dans un seul lieu, un seul niveau de lecture, une seule intrigue. Enfin, il y a les livres. Autres héros de cette histoire. Et la poésie.
    L’invite se transforme vite en défi.
    C’est alors que je fais appel à la Confrérie des chasseurs de livres. Constituée d’érudits, de mercenaires, de mécènes, d’agents secrets, elle offre à Villon une mission à la mesure de son génie débridé. Et de son insolence. Mais comme c’est à l’esprit contestataire que mon roman rend hommage, Villon n’obéira pas aveuglément aux consignes et montera son propre coup d’éclat. En franc-tireur.
    Ces mêmes chasseurs de livres possèdent un arsenal de manuscrits et éditions dont la diversité abracadabrante me donne toute licence pour inclure en un même volume un conte picaresque, un écrit subversif, un traité de bibliophilie, un roman d’espionnage, un essai de psychologie, quelques poésies et deux canulars. Seule façon de mettre en scène une destinée aussi riche et complexe que celle de Villon sans la priver de sa dimension de légende.
    Mon précédent héros s’était mis dans l’idée de Sauver Mozart. Villon, lui, va sauver ce qu’il appelle la Parole. Et par là, tous deux sauvent leur âme, sinon la nôtre. On ne peut sauver la musique qu’en la jouant. Et la parole qu’en parlant. Ou en écrivant. Même des histoires. Surtout des histoires.
    Ceci est l’une d’elles. »

    http://www.actes-sud.fr/catalogue/litterature/la-confrerie-des-chasseurs-de-livres

    R.J.

  • Étienne Daho : découvrez le clip de son nouveau single "Les chansons de l'innocence"

    Toujours occupé par une multitude de projets pour le cinéma et pour les autres, Etienne Daho est de retour avec un nouveau single, "Les chansons de l'innocence", premier extrait de son onzième album à paraître au mois d'octobre prochain. Un morceau léger, emprunt de nostalgie 80's. Découvrez le clip sur Pure Charts !
     
    Crédits photo : Capture YouTube
    Etienne Daho est de retour ! On le savait depuis quelques temps déjà, le chanteur français travaille d'arrache-pied sur un nouvel album, annoncé pour l'automne 2013. Le temps passe et forcément son projet se dévoile enfin un peu plus, avec tout d'abord le premier single "Les chansons de l'innocence" qui est diffusé dès aujourd'hui sur nos ondes, notamment sur France Bleu, et qui a été mis en vente sur les plateformes de téléchargement légales dans la foulée. Cela fait depuis 2007 et "L'invitation" que le public n'a pas pu se procurer de disque original de l'interprète de "Week-end à Rome", c'est dire si l'attente est grande. A 57 ans, l'artiste, qui a signé le succès "Places" de Lou Doillon ou encore la bande originale du film "Une histoire d'amour" récemment, a eu envie d'effectuer un retour aux sources et assure dans Le Parisien qu'il s'agit-là d'un « album humaniste, ouvert sur les autres, qui raconte les autres ».

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  • Etienne Daho a "La peau dure" : écoutez son nouveau single !

    Le 18 novembre, Etienne Daho sera de retour dans les bacs avec "Les chansons de l’innocence retrouvée", dont le premier extrait éponyme cède aujourd'hui sa place à "La peau dure". De quoi se faire un premier avis sur ce dixième opus que le chanteur défendra sur scène à partir du 14 février 2014. La billetterie est ouverte.
     
    Crédits photo : Richard Dumas
    Trois ans après avoir chanté "Le condamné à mort" avec Jeanne Moreau, Étienne Daho annonce la sortie d'un nouvel album, le dixième, qu'il a décidé d'appeler "Les chansons de l'innocence retrouvée". L'interprète de "Week-end à Rome" a-t-il décidé de retomber en enfance ? Il a en tout cas pris l'initiative de collaborer avec un ami de longue date, Jean-Louis Piérot, dont le chemin a également croisé celui de Renan Luce, d'Yves Simon, d'Hubert-Félix Thiéfaine et celui de Brigitte Fontaine. Dans leur quête, Étienne Daho et Jean-Louis Piérot ont fait appel à d'autres talents comme Richard Woodcraft et Nile Rodgers, au sommet des charts du monde entier avec le tube "Get Lucky" de Daft Punk. Artisan de sa propre réussite, Étienne Daho nous apportera le 18 novembre le témoignage d'une « éternelle jeunesse » selon son label Polydor/Universel, un « album humaniste, ouvert sur les autres, qui raconte les autres » selon lui (Le Parisien).

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  • Catégories : CE QUE J'AIME/QUI M'INTERESSE, Libération

    Santé : dès 2017, les patients n'auront plus à avancer la consultation

    Home ECONOMIE Conjoncture
    La ministre de la Santé, Marisol Touraine (au centre), a dévoilé les grandes lignes de sa stratégie nationale de santé.

    La ministre de la Santé, Marisol Touraine (au centre), a dévoilé les grandes lignes de sa stratégie nationale de santé.

    VIDÉO - Marisol Touraine annonce également, dans Libération, que l'État va ouvrir «très prochainement» plus de 300 maisons de santé pluridisciplinaires et installer les «praticiens territoriaux». La ministre a l'intention de relancer le dossier médical personnalisé.

    Adapter le système de santé aux maladies du XXIe siècle et réduire les inégalités de santé. Tels sont les deux objectifs de la Stratégie nationale de santé présentée ce lundi matin par la ministre de la Santé Marisol Touraine, dans les pas de Jean-Marc Ayrault qui avait, début février, plaidé pour une «réforme structurelle». «Notre système de santé reste remarquable, mais il a été construit pour faire face aux pathologies aiguës des années 1950, pas aux défis du vieillissement et aux maladies chroniques d'aujourd'hui», a expliqué la ministre devant les journalistes.

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  • Catégories : CE QUE J'AIME/QUI M'INTERESSE, Libération

    Vivant, le monument

    Michel Piccoli : vivant, le monument

    Clément GHYS 11 septembre 2013 à 21:16 (Mis à jour : 12 septembre 2013 à 15:37)
    PORTRAIT

    A 87 ans, l’acteur mythique célébré à la Cinémathèque, ne renonce ni à l’engagement ni au renouvellement.

     

    Photo Audoin Desforges

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  • L'art fait rougir Lyon

    Mots clés : Biennale de Lyon, Lyon, Petra Cortright

    Duponchelle, Valérie
    12/09/2013 | Mise à jour : 16:08


    Body paint, porno soft, poupées sadomaso, la Biennale affole la capitale des Gaules, pour le meilleur et pour le pire.

     

    Ce n'est pas un hasard si, dans les rues de cette bonne ville de Lyon, les affiches de la 12e Biennale d'art contemporain mettent en vedette de jeunes gens de bonne famille en situation délicate. OEil...

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  • Mostra : les Anglais Gilliam et Frears sauvent Venise

    Mots clés : Mostra de Venise, Venise, Terry Gilliam

    Tranchant, Marie-Noëlle
    02/09/2013 | Mise à jour : 19:49


    À la Mostra, les réalisateurs Stephen Frears et Terry Gilliam réveillent la compétition avec deux films toniques.

     

    Tueur nécrophile, femmes battues, entêtement meurtrier... Après les sombres débuts de la 70e édition où les films, décevants, ont traîné en longueur leurs douleurs, ils sont arrivés, provoquant un ce...

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  • Catégories : CE QUE J'AIME/QUI M'INTERESSE, Libération

    Les apprentis laissent béton

    Véronique SOULÉ 4 septembre 2013 à 21:56

    Au centre de formation des apprentis de Saint-Denis, les élèves apprennent les métiers du bâtiment.Au centre de formation des apprentis de Saint-Denis, les élèves apprennent les métiers du bâtiment. (Photo Vincent Leloup. Divergence)

    RÉCIT

    Faute de trouver un patron prêt à les accueillir, beaucoup de jeunes renoncent à une formation en alternance. Ou veulent partir à l’étranger

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  • Les grands classiques de la randonnée

    Pendant tout l'été, en partenariat avec les éditions Omnibus, La Croix vous emmène marcher avec les meilleurs auteurs. Pèlerinages, promenades, méditation, introspection, des centaines d'expériences singulières. Les grands classiques de la randonnée.

    Oui, l'Alpe tue quelquefois,mais elle tuesainement. Par Henri Ferrand

    A la fin du XIXe siècle, les alpinistes sont-ils encore des marcheurs, comme aux temps héroïques ? La question est vite tranchée : non. Les alpinistes visent les cimes, le reste n'est qu'épiphénomène, relégué parmi les accessoires sous le mot méprisant de « marche d'approche ». Ainsi, une division s'instaure entre excursionnistes et ascensionnistes, ceux qui marchent face à ceux qui grimpent. La fracture, par scission, donne naissance à la randonnée, qui se distingue éthiquement, socialement, physiquement, de l'escalade et de l'ascension. D'un côté, les tenants d'un « alpinisme véritable »,

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  • Catégories : CE QUE J'AIME/QUI M'INTERESSE, Libération

    Au nom de tous les siens

     

    28 août 2013 à 19:06

    grand angle Paul Felenbok, 77 ans, est l’un des plus jeunes survivants du ghetto de Varsovie. Il vient de retrouver la maison dans laquelle il s’était caché en 1944. Son histoire, mise en scène par David Lescot, est adaptée au théâtre.

    Par FRÉDÉRIQUE ROUSSEL Envoyée spéciale à Varsovie
    Libération

    Paul Felenbok chancelle : «Ça me fout un coup.» Soixante-dix ans après, il vient de retrouver la maison et la cave dans lesquelles il s’est caché avec son frère plusieurs mois en 1944, il avait 8 ans. A 20 km de Varsovie, à Otwock. C’est une vieille bâtisse en bois avec une véranda, en lisière de forêt. «Des maisons comme celle-là, il ne doit pas y en avoir des milliers par ici», poursuit-il, quêtant l’acquiescement de sa femme, Betty. Paul Felenbok, 77 ans, un des plus jeunes survivants du...

    http://www.liberation.fr/culture/2013/08/28/au-nom-de-tous-les-siens_927758

  • Catégories : Balades, CE QUE J'AIME/QUI M'INTERESSE, Libération

    Balade niçoise

    28 août 2013 à 20:06

    Critique De belles surprises en raccourcis douteux, huit expositions éclectiques consacrées au peintre fauve essaiment à travers la ville.

    Par VINCENT NOCE (à Nice)
    Libération

    L’été consacré à Matisse à Nice tient du pot-pourri, aux senteurs variées. Le petit bijou est l’exposition au palais Lascaris consacrée au livre illustré Jazz, réalisé en papiers découpés dans les années 40 à la demande de l’éditeur Tériade. Ces planches, qui portent en fait sur les figures du cirque, tissent une ode à la liberté, sans qu’il soit possible de les relier directement à des motifs musicaux. On sait cependant que Matisse appréciait cette musique venue avec les soldats américains,...

    Un été pour Matisse Musée Matisse, musée Masséna, musée d’Art moderne et contemporain, musée des Beaux-Arts, musée d’Archéologie, palais Lascaris, théâtre de la Photographie et de l’Image, galerie des Ponchettes. Jusqu’au 23 septembre. Rens. : www.matisse2013.nice.fr

    http://www.liberation.fr/culture/2013/08/28/balade-nicoise_927781

  • Catégories : CE QUE J'AIME/QUI M'INTERESSE, Libération

    Le Midi à sa porte

    28 août 2013 à 20:06
    Par VINCENT NOCE
    Libération

    Henri Matisse a mis le pied pour la première fois à Nice fin 1905, répondant à une invitation dans le Midi de l’écrivain et critique d’art Félix Fénéon. Il a passé cet été-là à Collioure avec Derain à préparer l’explosion «fauve» du Salon d’automne à Paris. Contrairement à ce que veut faire croire l’hagiographie locale, cette rencontre n’a rien d’une révélation. Le peintre sera bien plus impressionné par l’atmosphère et les couleurs de Tanger, voire par son passage en Corse. Mais, en 1917,..

    http://www.liberation.fr/culture/2013/08/28/le-midi-a-sa-porte_927782

  • Catégories : CE QUE J'AIME/QUI M'INTERESSE, Libération

    William Blake, homme de peu de joie

    3 juillet 2013 à 23:42

    Critique Dans «le Mariage du ciel et de l’enfer», qui paraît en bilingue, le poète britannique tente de fonder une nouvelle religion

    Par ERIC LORET
    Libération

    Le deuxième principe du mince traité Toutes les religions n’en sont qu’une seule (1788, William Blake a 31 ans), ça va. On dirait du Kant : «Tous les hommes se ressemblant quant à la forme extérieure, de même (avec la même variété infinie), tous se ressemblent quant au Génie poétique.» Le troisième, ça ne va déjà plus : «Nul homme ne peut penser, écrire ou parler depuis son cœur sans obligatoirement avoir en vue la vérité.» Ben voyons. Supposer l’égalité des intelligences et des capacités est nécessaire, croire en celle des bonnes volontés, suicidaire. Blake était dépressif, on comprend pourquoi.

    Byzantin. Avec sa grosse tête et son petit corps, il avait vu un chapitre d’anges niché sur un arbre à 10 ans. Chesterton, dans sa célèbre bio de 1910 (1), raconte que, pour Blake, «les patriarches hébreux parcouraient les collines du [Sussex] avec autant de naturel que le désert». C’est d’ailleurs un des événements du cycle du Mariage du ciel et de l’enfer (1790), livre de gravures qui entend fonder une nouvelle religion : «Comme les prophètes Isaïe et Ezéchiel dînaient en ma compagnie, je leur demandai comment ils avaient pu oser affirmer si carrément que Dieu leur avait parlé.» Réponse d’Isaïe : «Je n’ai jamais vu Dieu, ni ne l’ai jamais entendu, sous forme d’une perception organique finie ; mes sens ont découvert l’infini dans l’ensemble des choses.»

    Application pratique : «How do you know but ev’ry bird that cuts the airy way/ Is an immense world of delight, closed by your senses five.» Pas facile à traduire. Jacques Darras propose : «Qui vous dit que le moindre oiseau fendant les routes du ciel/ Qu’emprisonne la prison de vos cinq sens, ne serait pas un monde de joie immense ?» A part la répétition inutile «emprisonne»/«prison», c’est assez clair, c’est-à-dire aussi byzantin que n’importe quelle image de Blake, d’autant qu’on ne voit pas quel est l’antécédent du pronom «qu’» : l’oiseau ou le ciel ? C’est le coup de génie de Darras ! Ciel=oiseau=joie. Une autre trad existe en poche, chez Rivages, par Bernard Pautrat, de 2010 : «Comment ne sais-tu pas que chaque oiseau fendant la voie des airs / Est un immense monde de délices enclos par tes cinq sens ?» Bref, quand tu vois passer un oiseau, tes cinq sens n’ont pas l’«ouverture sur l’infini» (2) qui va bien et la joie n’est donc pas pour toi, ce qui est dommage car, comme le conclut le Mariage… : «Tout ce qui vit est Saint.» Globalement, on s’amuse bien à lire Blake, assez proche de Lautréamont en moins ironique.

    DVD. Alors que l’on connaît généralement le Mariage… et les Chansons d’innocence et d’Expérience, l’édition Darras brille par ses bonus DVD avec un choix de prophéties (Amérique, Europe, enluminures historiques) et le Livre d’Urizen, le tout emballé dans une longue intro, des explications, un lexique de la mythologie blakienne, pour ne rien ignorer par exemple de Golgonooza, qui n’est ni un fromage ni une création de Tōei animation.

    (1) Editions le Promeneur, 2011. (2) «William Blake», d’Armand Himy. Fayard, 2008.

    WILLIAM BLAKE

    Le Mariage du ciel et de l’enfer et autres poèmes

    Edition bilingue.

    Traduit de l'anglais

    par Jacques Darras.

    Gallimard «Poésie», 384pp., 12,50€.

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  • Catégories : CE QUE J'AIME/QUI M'INTERESSE, Mes Avent et NOEL, Voyage

    Le scénario maudit de Federico Fellini

    Home CULTURE Culture
    Federico Fellini est décédé à Rome le 31 octobre 1993 à l'âge de 73 ans

    Federico Fellini est décédé à Rome le 31 octobre 1993 à l'âge de 73 ans Crédits photo : Rainer Klostermeier/ASSOCIATED PRESS

    La trame que le maestro avait écrite et qui n'a jamais pu être tournée est publié sous forme de roman.

     
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    Federico Fellini

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