Recueil de poèmes en hommage aux deux auteurs
Exposition – Résidence Secondaire

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Le renouveau de l'Equipe de France incarné par Olivier Giroud Crédits photo : Panoramic
FOOTBALL - Après son succès en amical contre l'Australie, l'équipe de France veut confirmer face à la Finlande mardi soir, avant les barrages de la Coupe du monde 2014
Les photographies des deux bustes retrouvés dans la Marne dimanche, parues dans la lettre hebdomadaire de la Préfecture de Police Pprama le 18 septembre dernier. (DR).
Lors d'une plongée d'entraînement dans la Marne, dimanche 15 septembre, la brigade fluviale a trouvé deux bustes en bronze. D'après Le Parisien, il s'agit d'objets de valeur dérobés à une habitante de Saâcy-sur-Marne, il y a treize ans.
Connaissance des Arts Octobre 2013
Au sommaire de ce numéro :
Raphaël JERUSALMY«Je tombe sur ceci, à propos du poète François Villon, condamné à être pendu :
Le 5 janvier 1463, le Parlement casse le jugement et bannit Villon de Paris. Nul ne sait ce qu’il advint de lui par la suite.
Comment résister à une telle invite !
D’autant plus que Villon est le héros romanesque par excellence. Téméraire, attachant, tragique, rebelle. Mais aussi farceur, gredin, mystérieux. Parfait pour un récit d’aventures. Et puis Villon, c’est surtout un combat. Des comptes à régler avec le pouvoir, l’injustice, la souffrance humaine. Une épopée de l’esprit et de la lutte pour la liberté. Impossible de cantonner un tel personnage dans un seul lieu, un seul niveau de lecture, une seule intrigue. Enfin, il y a les livres. Autres héros de cette histoire. Et la poésie.
L’invite se transforme vite en défi.
C’est alors que je fais appel à la Confrérie des chasseurs de livres. Constituée d’érudits, de mercenaires, de mécènes, d’agents secrets, elle offre à Villon une mission à la mesure de son génie débridé. Et de son insolence. Mais comme c’est à l’esprit contestataire que mon roman rend hommage, Villon n’obéira pas aveuglément aux consignes et montera son propre coup d’éclat. En franc-tireur.
Ces mêmes chasseurs de livres possèdent un arsenal de manuscrits et éditions dont la diversité abracadabrante me donne toute licence pour inclure en un même volume un conte picaresque, un écrit subversif, un traité de bibliophilie, un roman d’espionnage, un essai de psychologie, quelques poésies et deux canulars. Seule façon de mettre en scène une destinée aussi riche et complexe que celle de Villon sans la priver de sa dimension de légende.
Mon précédent héros s’était mis dans l’idée de Sauver Mozart. Villon, lui, va sauver ce qu’il appelle la Parole. Et par là, tous deux sauvent leur âme, sinon la nôtre. On ne peut sauver la musique qu’en la jouant. Et la parole qu’en parlant. Ou en écrivant. Même des histoires. Surtout des histoires.
Ceci est l’une d’elles. »
http://www.actes-sud.fr/catalogue/litterature/la-confrerie-des-chasseurs-de-livres
R.J.
En couverture
Qui sont les artistes de demain ?
Et aussi : Félix Vallotton au Grand Palais, les maîtres de la Renaissance, estampes japonaises à Londres
Crédits photo : Capture YouTube
Crédits photo : Richard Dumas
La ministre de la Santé, Marisol Touraine (au centre), a dévoilé les grandes lignes de sa stratégie nationale de santé.
VIDÉO - Marisol Touraine annonce également, dans Libération, que l'État va ouvrir «très prochainement» plus de 300 maisons de santé pluridisciplinaires et installer les «praticiens territoriaux». La ministre a l'intention de relancer le dossier médical personnalisé.
Adapter le système de santé aux maladies du XXIe siècle et réduire les inégalités de santé. Tels sont les deux objectifs de la Stratégie nationale de santé présentée ce lundi matin par la ministre de la Santé Marisol Touraine, dans les pas de Jean-Marc Ayrault qui avait, début février, plaidé pour une «réforme structurelle». «Notre système de santé reste remarquable, mais il a été construit pour faire face aux pathologies aiguës des années 1950, pas aux défis du vieillissement et aux maladies chroniques d'aujourd'hui», a expliqué la ministre devant les journalistes.

Photo Audoin Desforges
Georges Braque au Grand Palais, Charles Ratton au quai Branly
N° 493 - Septembre 2013
Mots clés : Biennale de Lyon, Lyon, Petra Cortright
Duponchelle, Valérie
12/09/2013 | Mise à jour : 16:08
Mots clés : Mostra de Venise, Venise, Terry Gilliam
Tranchant, Marie-Noëlle
02/09/2013 | Mise à jour : 19:49
Au centre de formation des apprentis de Saint-Denis, les élèves apprennent les métiers du bâtiment. (Photo Vincent Leloup. Divergence)
Oui, l'Alpe tue quelquefois,mais elle tuesainement. Par Henri Ferrand
A la fin du XIXe siècle, les alpinistes sont-ils encore des marcheurs, comme aux temps héroïques ? La question est vite tranchée : non. Les alpinistes visent les cimes, le reste n'est qu'épiphénomène, relégué parmi les accessoires sous le mot méprisant de « marche d'approche ». Ainsi, une division s'instaure entre excursionnistes et ascensionnistes, ceux qui marchent face à ceux qui grimpent. La fracture, par scission, donne naissance à la randonnée, qui se distingue éthiquement, socialement, physiquement, de l'escalade et de l'ascension. D'un côté, les tenants d'un « alpinisme véritable »,
Paul Felenbok chancelle : «Ça me fout un coup.» Soixante-dix ans après, il vient de retrouver la maison et la cave dans lesquelles il s’est caché avec son frère plusieurs mois en 1944, il avait 8 ans. A 20 km de Varsovie, à Otwock. C’est une vieille bâtisse en bois avec une véranda, en lisière de forêt. «Des maisons comme celle-là, il ne doit pas y en avoir des milliers par ici», poursuit-il, quêtant l’acquiescement de sa femme, Betty. Paul Felenbok, 77 ans, un des plus jeunes survivants du...
http://www.liberation.fr/culture/2013/08/28/au-nom-de-tous-les-siens_927758
L’été consacré à Matisse à Nice tient du pot-pourri, aux senteurs variées. Le petit bijou est l’exposition au palais Lascaris consacrée au livre illustré Jazz, réalisé en papiers découpés dans les années 40 à la demande de l’éditeur Tériade. Ces planches, qui portent en fait sur les figures du cirque, tissent une ode à la liberté, sans qu’il soit possible de les relier directement à des motifs musicaux. On sait cependant que Matisse appréciait cette musique venue avec les soldats américains,...
Un été pour Matisse Musée Matisse, musée Masséna, musée d’Art moderne et contemporain, musée des Beaux-Arts, musée d’Archéologie, palais Lascaris, théâtre de la Photographie et de l’Image, galerie des Ponchettes. Jusqu’au 23 septembre. Rens. : www.matisse2013.nice.fr
http://www.liberation.fr/culture/2013/08/28/balade-nicoise_927781
Henri Matisse a mis le pied pour la première fois à Nice fin 1905, répondant à une invitation dans le Midi de l’écrivain et critique d’art Félix Fénéon. Il a passé cet été-là à Collioure avec Derain à préparer l’explosion «fauve» du Salon d’automne à Paris. Contrairement à ce que veut faire croire l’hagiographie locale, cette rencontre n’a rien d’une révélation. Le peintre sera bien plus impressionné par l’atmosphère et les couleurs de Tanger, voire par son passage en Corse. Mais, en 1917,..
http://www.liberation.fr/culture/2013/08/28/le-midi-a-sa-porte_927782
Le deuxième principe du mince traité Toutes les religions n’en sont qu’une seule (1788, William Blake a 31 ans), ça va. On dirait du Kant : «Tous les hommes se ressemblant quant à la forme extérieure, de même (avec la même variété infinie), tous se ressemblent quant au Génie poétique.» Le troisième, ça ne va déjà plus : «Nul homme ne peut penser, écrire ou parler depuis son cœur sans obligatoirement avoir en vue la vérité.» Ben voyons. Supposer l’égalité des intelligences et des capacités est nécessaire, croire en celle des bonnes volontés, suicidaire. Blake était dépressif, on comprend pourquoi.
Byzantin. Avec sa grosse tête et son petit corps, il avait vu un chapitre d’anges niché sur un arbre à 10 ans. Chesterton, dans sa célèbre bio de 1910 (1), raconte que, pour Blake, «les patriarches hébreux parcouraient les collines du [Sussex] avec autant de naturel que le désert». C’est d’ailleurs un des événements du cycle du Mariage du ciel et de l’enfer (1790), livre de gravures qui entend fonder une nouvelle religion : «Comme les prophètes Isaïe et Ezéchiel dînaient en ma compagnie, je leur demandai comment ils avaient pu oser affirmer si carrément que Dieu leur avait parlé.» Réponse d’Isaïe : «Je n’ai jamais vu Dieu, ni ne l’ai jamais entendu, sous forme d’une perception organique finie ; mes sens ont découvert l’infini dans l’ensemble des choses.»
Application pratique : «How do you know but ev’ry bird that cuts the airy way/ Is an immense world of delight, closed by your senses five.» Pas facile à traduire. Jacques Darras propose : «Qui vous dit que le moindre oiseau fendant les routes du ciel/ Qu’emprisonne la prison de vos cinq sens, ne serait pas un monde de joie immense ?» A part la répétition inutile «emprisonne»/«prison», c’est assez clair, c’est-à-dire aussi byzantin que n’importe quelle image de Blake, d’autant qu’on ne voit pas quel est l’antécédent du pronom «qu’» : l’oiseau ou le ciel ? C’est le coup de génie de Darras ! Ciel=oiseau=joie. Une autre trad existe en poche, chez Rivages, par Bernard Pautrat, de 2010 : «Comment ne sais-tu pas que chaque oiseau fendant la voie des airs / Est un immense monde de délices enclos par tes cinq sens ?» Bref, quand tu vois passer un oiseau, tes cinq sens n’ont pas l’«ouverture sur l’infini» (2) qui va bien et la joie n’est donc pas pour toi, ce qui est dommage car, comme le conclut le Mariage… : «Tout ce qui vit est Saint.» Globalement, on s’amuse bien à lire Blake, assez proche de Lautréamont en moins ironique.
DVD. Alors que l’on connaît généralement le Mariage… et les Chansons d’innocence et d’Expérience, l’édition Darras brille par ses bonus DVD avec un choix de prophéties (Amérique, Europe, enluminures historiques) et le Livre d’Urizen, le tout emballé dans une longue intro, des explications, un lexique de la mythologie blakienne, pour ne rien ignorer par exemple de Golgonooza, qui n’est ni un fromage ni une création de Tōei animation.
(1) Editions le Promeneur, 2011. (2) «William Blake», d’Armand Himy. Fayard, 2008.
WILLIAM BLAKE
Le Mariage du ciel et de l’enfer et autres poèmes
Edition bilingue.
Traduit de l'anglais
par Jacques Darras.
Gallimard «Poésie», 384pp., 12,50€.
Federico Fellini est décédé à Rome le 31 octobre 1993 à l'âge de 73 ans Crédits photo : Rainer Klostermeier/ASSOCIATED PRESS
La trame que le maestro avait écrite et qui n'a jamais pu être tournée est publié sous forme de roman.