Recueil de poèmes en hommage aux deux auteurs
J'ai lu hier:L'Estampille/L'Objet d'Art n° 493
Georges Braque au Grand Palais, Charles Ratton au quai Branly
N° 493 - Septembre 2013
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Georges Braque au Grand Palais, Charles Ratton au quai Branly
N° 493 - Septembre 2013
Mots clés : Biennale de Lyon, Lyon, Petra Cortright
Duponchelle, Valérie
12/09/2013 | Mise à jour : 16:08
Mots clés : Mostra de Venise, Venise, Terry Gilliam
Tranchant, Marie-Noëlle
02/09/2013 | Mise à jour : 19:49
Au centre de formation des apprentis de Saint-Denis, les élèves apprennent les métiers du bâtiment. (Photo Vincent Leloup. Divergence)
Oui, l'Alpe tue quelquefois,mais elle tuesainement. Par Henri Ferrand
A la fin du XIXe siècle, les alpinistes sont-ils encore des marcheurs, comme aux temps héroïques ? La question est vite tranchée : non. Les alpinistes visent les cimes, le reste n'est qu'épiphénomène, relégué parmi les accessoires sous le mot méprisant de « marche d'approche ». Ainsi, une division s'instaure entre excursionnistes et ascensionnistes, ceux qui marchent face à ceux qui grimpent. La fracture, par scission, donne naissance à la randonnée, qui se distingue éthiquement, socialement, physiquement, de l'escalade et de l'ascension. D'un côté, les tenants d'un « alpinisme véritable »,
Paul Felenbok chancelle : «Ça me fout un coup.» Soixante-dix ans après, il vient de retrouver la maison et la cave dans lesquelles il s’est caché avec son frère plusieurs mois en 1944, il avait 8 ans. A 20 km de Varsovie, à Otwock. C’est une vieille bâtisse en bois avec une véranda, en lisière de forêt. «Des maisons comme celle-là, il ne doit pas y en avoir des milliers par ici», poursuit-il, quêtant l’acquiescement de sa femme, Betty. Paul Felenbok, 77 ans, un des plus jeunes survivants du...
http://www.liberation.fr/culture/2013/08/28/au-nom-de-tous-les-siens_927758
L’été consacré à Matisse à Nice tient du pot-pourri, aux senteurs variées. Le petit bijou est l’exposition au palais Lascaris consacrée au livre illustré Jazz, réalisé en papiers découpés dans les années 40 à la demande de l’éditeur Tériade. Ces planches, qui portent en fait sur les figures du cirque, tissent une ode à la liberté, sans qu’il soit possible de les relier directement à des motifs musicaux. On sait cependant que Matisse appréciait cette musique venue avec les soldats américains,...
Un été pour Matisse Musée Matisse, musée Masséna, musée d’Art moderne et contemporain, musée des Beaux-Arts, musée d’Archéologie, palais Lascaris, théâtre de la Photographie et de l’Image, galerie des Ponchettes. Jusqu’au 23 septembre. Rens. : www.matisse2013.nice.fr
http://www.liberation.fr/culture/2013/08/28/balade-nicoise_927781
Henri Matisse a mis le pied pour la première fois à Nice fin 1905, répondant à une invitation dans le Midi de l’écrivain et critique d’art Félix Fénéon. Il a passé cet été-là à Collioure avec Derain à préparer l’explosion «fauve» du Salon d’automne à Paris. Contrairement à ce que veut faire croire l’hagiographie locale, cette rencontre n’a rien d’une révélation. Le peintre sera bien plus impressionné par l’atmosphère et les couleurs de Tanger, voire par son passage en Corse. Mais, en 1917,..
http://www.liberation.fr/culture/2013/08/28/le-midi-a-sa-porte_927782
Le deuxième principe du mince traité Toutes les religions n’en sont qu’une seule (1788, William Blake a 31 ans), ça va. On dirait du Kant : «Tous les hommes se ressemblant quant à la forme extérieure, de même (avec la même variété infinie), tous se ressemblent quant au Génie poétique.» Le troisième, ça ne va déjà plus : «Nul homme ne peut penser, écrire ou parler depuis son cœur sans obligatoirement avoir en vue la vérité.» Ben voyons. Supposer l’égalité des intelligences et des capacités est nécessaire, croire en celle des bonnes volontés, suicidaire. Blake était dépressif, on comprend pourquoi.
Byzantin. Avec sa grosse tête et son petit corps, il avait vu un chapitre d’anges niché sur un arbre à 10 ans. Chesterton, dans sa célèbre bio de 1910 (1), raconte que, pour Blake, «les patriarches hébreux parcouraient les collines du [Sussex] avec autant de naturel que le désert». C’est d’ailleurs un des événements du cycle du Mariage du ciel et de l’enfer (1790), livre de gravures qui entend fonder une nouvelle religion : «Comme les prophètes Isaïe et Ezéchiel dînaient en ma compagnie, je leur demandai comment ils avaient pu oser affirmer si carrément que Dieu leur avait parlé.» Réponse d’Isaïe : «Je n’ai jamais vu Dieu, ni ne l’ai jamais entendu, sous forme d’une perception organique finie ; mes sens ont découvert l’infini dans l’ensemble des choses.»
Application pratique : «How do you know but ev’ry bird that cuts the airy way/ Is an immense world of delight, closed by your senses five.» Pas facile à traduire. Jacques Darras propose : «Qui vous dit que le moindre oiseau fendant les routes du ciel/ Qu’emprisonne la prison de vos cinq sens, ne serait pas un monde de joie immense ?» A part la répétition inutile «emprisonne»/«prison», c’est assez clair, c’est-à-dire aussi byzantin que n’importe quelle image de Blake, d’autant qu’on ne voit pas quel est l’antécédent du pronom «qu’» : l’oiseau ou le ciel ? C’est le coup de génie de Darras ! Ciel=oiseau=joie. Une autre trad existe en poche, chez Rivages, par Bernard Pautrat, de 2010 : «Comment ne sais-tu pas que chaque oiseau fendant la voie des airs / Est un immense monde de délices enclos par tes cinq sens ?» Bref, quand tu vois passer un oiseau, tes cinq sens n’ont pas l’«ouverture sur l’infini» (2) qui va bien et la joie n’est donc pas pour toi, ce qui est dommage car, comme le conclut le Mariage… : «Tout ce qui vit est Saint.» Globalement, on s’amuse bien à lire Blake, assez proche de Lautréamont en moins ironique.
DVD. Alors que l’on connaît généralement le Mariage… et les Chansons d’innocence et d’Expérience, l’édition Darras brille par ses bonus DVD avec un choix de prophéties (Amérique, Europe, enluminures historiques) et le Livre d’Urizen, le tout emballé dans une longue intro, des explications, un lexique de la mythologie blakienne, pour ne rien ignorer par exemple de Golgonooza, qui n’est ni un fromage ni une création de Tōei animation.
(1) Editions le Promeneur, 2011. (2) «William Blake», d’Armand Himy. Fayard, 2008.
WILLIAM BLAKE
Le Mariage du ciel et de l’enfer et autres poèmes
Edition bilingue.
Traduit de l'anglais
par Jacques Darras.
Gallimard «Poésie», 384pp., 12,50€.
Federico Fellini est décédé à Rome le 31 octobre 1993 à l'âge de 73 ans Crédits photo : Rainer Klostermeier/ASSOCIATED PRESS
La trame que le maestro avait écrite et qui n'a jamais pu être tournée est publié sous forme de roman.
Antoine, photographe aussi doué que désabusé (Benoît Poelvoorde) et sa jolie voisine, Elena (Ariane Labed) dans Une place sur la terre. Crédits photo : HASSEN BRAHITI
INTERVIEW - Le comédien fait sa rentrée dans le film de Fabienne Godet Une place sur la terre et crée un festival littéraire à Namur.
Astrid mène une vie sans histoires entre son job de coursière et la grande maison qu'elle partage à Londres avec plusieurs autres personnes, pour certains des amis de longue date. Jusqu'au jour où, sur son vélo, elle se fait renverser par une voisine. Plus de peur que de mal... sauf que la voisine est retrouvée le lendemain, battue à mort. Puis, c'est le tour d'une cliente chez qui Astrid devait aller chercher un colis, et qu'elle découvre sans vie, sauvagement assassinée. Coïncidence ? La police n'y croit guère. Pour Astrid et ses six colocataires, c'est le début du cauchemar, surtout lorsque le tueur frappe à nouveau, cette fois-ci au coeur du petit cercle d'amis. Mais sont-ils vraiment si proches que ça ? Lentement, l'amitié se transforme en méfiance, l'amour en haine, et chacun se demande : qui sera le prochain sur la liste ?
http://www.evene.fr/livres/livre/nicci-french-jusqu-au-dernier-40347.php
Le 25 novembre 1985 mourait, à 73 ans, dans une clinique de Rome, Elsa Morante, sans doute la plus grande romancière italienne du XXe siècle. Jean-Noël Schifano, son traducteur et ami, lui a rendu régulièrement visite de novembre 1984 à sa mort.Ce livre, qu'il a sous-titré « roman confidentiel non finito », est la chronique de leurs conversations durant la dernière année. Ce n'est pas une biographie, même si, en fragments indépendants de la chronologie, il nous permet de retrouver Elsa – qu'il appelle Elisa – à certains moment de sa vie: son enfance triste et pauvre dans un quartier populaire ...
Pendant tout l'été, en partenariat avec les éditions Omnibus, La Croix vous emmène marcher avec les meilleurs auteurs. Pèlerinages, promenades, méditation, introspection, des centaines d'expériences singulières.
Un plaid qu'on pourra rouler autour du sac… 900 grammes. Au total, 2 kg 845 g.Les objets de toilettes, aussi réduits que possible comme poids et dimension, seront enfermés dans un petit sac imperméable et se composeront de :— un savon enveloppé de flanelle ;— une éponge, un petit peigne ;— une brosse à dents et une à ongles ;— un peu de poudre dentifrice ;— un peu de poudre de riz, précieuse quand on a dû s'enduire le visage de graisse, afin de ne pas offrir cet aspect huileux parfaitement repoussant ;— quelques épingles à cheveux, épingles de sûreté ;— une petite trousse contenant : fil

(Photo Fred Kihn)
Vertus . Rencontre avec le romancier écossais, qui dans un «thriller moral» s’attaque avec autodérision et légèreté à un monde qui a perdu ses codes.
Meek explore l’âme chargée de ses nouveaux personnages.
Sanglé dans l'uniforme vert-de-gris du général von Choltitz, gouverneur militaire du «Grosse Paris», Niels Arestrup[...]le geste d'un Parisien sur le point de lancer une pierre au général vaincu[...]ce général[...]le général von Choltitz
À l'exception de La Croix, tous les quotidiens nationaux ont enregistré un recul de leur diffusion France payée, selon l'OJD. Crédits photo : Sébastien SORIANO/Le Figaro
INFOGRAPHIE - Dans un contexte morose pour la diffusion de la presse, Le Figaro reste le premier quotidien national.
Au sommaire de ce numéro :
1/ Le journal
Les actus culture > voir le sommaire complet
2/ Le magazine
L'art en grand format > voir le sommaire complet
3/ Le guide
musées/expositions/galeries/marché> voir le sommaire complet
L’article montre dans quelle mesure Aby Warburg peut être considéré comme un des fondateurs d’une histoire de l’art moderne. Les données de sa biographie permettent de tisser un contexte personnel de son travail et de juger de ses intentions. Plusieurs domaines de son activité sont successivement abordés : la bibliothèque, centrée sur les conditions et les nécessités sociales de l’expression artistique, a acquis une sorte d’autonomie à l’égard de son fondateur. Car le programme propre de Warburg s’est progressivement déplacé vers une iconographie érudite, une forme d’érudition spécifique aux sciences humaines. Le tableau était pour Warburg, qui se meut essentiellement dans l’espace de la Renaissance, support d’une mémoire sociale et d’une confrontation du passé et du présent. Warburg mène également une réflexion sur les besoins de justification qui guident les spectateurs et les commanditaires d’une œuvre. Il a consacré les dernières années de sa vie à la constitution d’un atlas des tableaux, séries topographiques de thèmes à travers lesquels nombre de jeunes chercheurs ont découvert son œuvre, tout en ignorant des aspects plus complexes.
15 mai 2013
Le président de l'Assemblée nationale a accepté d'ouvrir à Beaux Arts éditions les portes du palais Bourbon et de l'hôtel de Lassay pour dévoiler au public les arcanes du pouvoir. À la fois historique, patrimonial et pédagogique, cet ouvrage apporte un éclairage inédit de l'Assemblée nationale.
http://www.beauxartsmagazine.com/0125-635-L-Assemblee-nationale.html
Une affiche de cinéma, à la belle époque des documentaires militants sur les révolutions du tiers-monde. Gilles Kepel, alors «jeune gauchiste», n’a plus aucun souvenir du film qui exaltait la lutte du Floga, un mythique front de libération du sultanat d’Oman. Mais de l’affiche il n’a rien oublié et la décrit encore avec une manière d’adoration : «une jeune femme à la peau cuivrée, en short kaki, les cheveux courts bouclés, assise en tailleur à même le sol, jambes et cuisses bronzées, tenant droit un fusil dont la crosse reposait à terre, sourire conquérant aux lèvres». Le ravissement continue : «Elle évoquait ma première répétitrice d’arabe à la fac de Censier, Fayza. Pour les beaux yeux de cette Joconde yéménite, je m’étais épuisé en vain à réaliser à la perfection gutturales, laryngales et fricatives au laboratoire de langues.»Ce ne sont pas seulement les études des grands aînés, Rodinson, Massignon, ou la quête épique de Lawrence qui poussent à devenir orientaliste. Il y a aussi les femmes, présentes tout au long de cette Passion arabe, où Kepel raconte sous la forme d’un journal de voyage les récentes révolutions arabes, du Maghreb au Machreq, via la péninsule arabique. Passion, au sens amoureux du mot, et aussi christique : le livre peut se lire comme le récit de la montée au calvaire d’un monde arabe qui n’en finit pas de s’autocrucifier - comme les stations du Golgotha, il est divisé en 14 chapitres.