Recueil de poèmes en hommage aux deux auteurs
William Degouve de Nuncques, La maison rose(vu à Paris, il y a un mois)
William Degouve de Nuncques
" La Maison Rose " 1892
63cm x 43 cm
© Coll. Part.
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William Degouve de Nuncques
" La Maison Rose " 1892
63cm x 43 cm
© Coll. Part.
"Si tu sais quelque chose de plus juste que cela, [sache que] c'est de bonne foi que je t'en ai fait part ; sinon, sers-toi comme moi de ces réflexions."
Goethe (1749-1832), avant-propos du Traité des Couleurs
Dans les descriptions modernes de "l'expérience classique de Newton qui consiste à faire tomber sur un prisme un faisceau de lumière blanche"*, on mentionne l'apparition de sept couleurs : rouge, orange, jaune, vert, bleu, indigo, violet. La lumière solaire est donc déviée par le prisme et se colore en s'étirant. On dit que la lumière est dispersée. Ces couleurs sont ce qu'il est convenu d'appeler le "spectre" de la lumière blanche. On précise alors qu'elles sont contenues dans la lumière. On en donne pour preuve que les couleurs spectrales réfractées par un second prisme, inversé par rapport au premier, redonnent de la lumière. On explique enfin qu'une tomate est rouge parce qu'ayant absorbé toutes ces couleurs, elle ne rejette que le rouge...
Cette explication est très généralement admise : elle est facile à transmettre, facile à résumer. Mais cette théorie vous-paraît-t'elle évidente ?
On peut dire qu'une table est faite de bois ou de fer, mais qu'est-ce qui permettrait de dire que la lumière est faite de couleurs ? Le rapport de contenant à contenu se prévoit quand il s'agit de chapeau et de lapin, mais quand il s'agit de lumière et de couleurs ? Les expériences de Newton l'ont-elles vraiment montré ?
En cherchant à reconstituer cette experimentum crucis, à travers ses diverses descriptions (notamment celle qu'en fit Newton lui-même), en examinant toutes les possibilités de réfraction de la lumière par un prisme, en comparant les différentes théories de la couleur depuis l'Antiquité, d'autres questions se posent :
. Pourquoi au XVIIème siècle y-a-t'il eu soudain sept couleurs fondamentales, au lieu de deux ou trois depuis l'Antiquité ?
. Pourquoi la confusion est-elle souvent faite entre violet et magenta ?
. Pourquoi le vert disparaît-il souvent des couleurs spectrales ?
. L'image d'une source lumineuse et incolore nous apparaît colorée après être passée à travers un prisme de verre : peut-on en conclure raisonnablement que la lumière est faite de "couleurs mélangées" ?
. Comment une tomate peut-elle absorber les couleurs et rejeter sélectivement le rouge ?
. Où se trouve exactement le magenta ?
• Pourquoi cette théorie de la lumière composite a-t'elle autant de succès ?
Il y a eu, dès la publication des travaux de Newton, à partir de 1672 et jusqu'à nos jours, d'âpres discutions autour de cette théorie de la lumière et des couleurs, voire une franche opposition à la démarche scientifique inaugurée par Newton. Cette contestation a eu, depuis le XVIIème siècle, de nombreux représentants : des physiciens (Hooke, Pardies, Huygens, Gouy...), des philosophes (Schopenhauer, Schelling, Hegel...), des peintres (Runge, Eastlake, Turner, Klee, Kandinsky...) mais elle a surtout été brillamment personnifiée, dès 1810 par la Farbenlehre ("Traité des couleurs") de Johann Wolfgang von Goethe.
Depuis sa parution, La Farbenlehre a été abondamment critiquée : Pour sa simplicité, son bon sens, sa "visibilité" (on n'y trouve aucune expérience de laboratoire, ni aucune théorie mathématique) et pour ce qui fait sa grandeur, sa beauté : Goethe, comme ses prédécesseurs depuis Aristote, voit l'origine des couleurs dans les archétypes fondamentaux lumière et obscurité ; il montre (il n'est ici pas besoin de démontrer) comment elles "agissent" ou "pâtissent", comment de leurs "actes et de leur souffrance" naissent les couleurs.
WAS ES GILT
Dem ChromatikerBringst du die Natur heran,
Daß sie jeder nutzen kann,
Falsches hast du ersonne,
Hast der Menschen Gunst gewonnenMöget ihr das Licht zerstückeln,
Farb und Farbe draus entwickeln,
Oder andre Schwänke führen,
Kügelchen polarisieren,
Daß der Hörer ganz erschrocken,
Fühlet Sinn und Sinne stocken :
Nein ! Es soll euch nicht gelingen,
Sollt uns nicht beiseite bringen ;
Kräftig, wie wirs angefangen,
Wollen wir zum Ziel gelangen.CE QU'EST L'ENJEU
(Au spécialiste du chromatisme)Si tu rends la nature proche
Au point qu'en puisse user chacun,
Tu n'as rien inventé de faux,
Mais gagné la faveur des hommes.Décomposez donc la lumière,
Tirez-en couleur sur couleur,
Ou livrez-vous à d'autres farces,
Polarisez ses particules,
Au point qu'effrayé l'auditeur
En perde l'esprit et les sens :
Vous n'y réussirez pas,
Vous n'allez pas nous écarter ;
Comme à l'origine, avec force,
Nous voulons parvenir au butDans ce poème, publié en 1817 dans Zur Naturwissenschaft überhaupt, comme dans de nombreux autres, Goethe évoque avec ironie la "spaltung", la division : Réduire, par exemple, un flot lumineux (échappant à la description géométrique) à une droite (le rayon lumineux d'Euclide) est une commodité : la mesure des angles ou des longueurs est désormais permise ; mais cette réduction nous éloigne du monde sensible, de ce qui est accessible aux sens.
Mais que serait une étude des couleurs qui chercherait à réunir ce qui a été divisé ? Ce ne serait pas l'étude d'une couleur séparée des autres, dont la présence serait réduite à des vibrations de photons et d'influx nerveux – toutes choses imaginaires, dans le sens où, voulant nous les représenter, nous ne pouvons que les imaginer – et qui se ramifierait infiniment, se perdrait dans l'univers abstrait des mathématiques, une couleur incolore...
Que serait l'étude de la naissance des couleurs : comment de l'obscurité où elles n'existaient pas, elles apparaissent, miraculeusement ; comment elles se métamorphosent, comment le violet devient bleu ? comment la lumière brille en elles ? une "chromophanie"...
Dans le Traité des couleurs Goethe écrivit à plusieurs reprises qu'il souhaitait réunir artistes, physiciens, philosophes, chimistes, etc., afin que chacun puisse prolonger son Traité et y contribuer par ses expériences particulières ; par ces pages, j'apporterai donc ma petite contribution de peintre, d'enseignant et d'amoureux des couleurs au Traité des couleurs de Goethe.
On m'a souvent fait la remarque qu'une contribution au Traité, si petite soit-elle, devrait être plus illustrée : je n'ai en effet utilisé qu'un minimum d'illustrations et elles sont, sauf une qui montre quelques traces de couleur, en noir et blanc ; explications : D'abord, (je cite ici l'Avant-propos au Traité des couleurs de Goethe) : "On ne peut cerner par des lignes ni esquisser en coupe un phénomène naturel qui exerce ses effets en tous sens. (...) très souvent ces figures ne représentent que des concepts ; ce sont des moyens de fortune symboliques, des modes de transmission hiéroglyphiques qui peu à peu prennent la place du phénomène et de la nature, et entravent la véritable connaissance au lieu de la favoriser."* Ensuite, des illustrations colorées ne me semblent pas indispensables ; elles sont lentes à charger, même compressées et n'ajoutent rien à mon propos : cherchez plutôt à expérimenter directement !http://jc.sekinger.free.fr/dessin-peinture/couleur-goethe/contribution.php
Je suis très flattée parce que Jean-Christophe Sekinger m'a écrit pour me dire qu'il était arrivé sur mon blog et avait apprécié.
http://www.grandpalais.fr/fr/evenement/chagall-entre-guerre-et-paix
Par Françoise Dargent
29/09/2010 | Mise à jour : 17:51

Il fut un temps où la méthode pour obtenir des aveux se résumait à peu de chose : le suspect se mettait à table à la nuit tombée après avoir été éprouvé par un inspecteur passablement énervé. Une lampe pouvait être utile. Il y eut ensuite l'arsenal un brin fanfaron des brigades scientifiques avec leurs éprouvettes à conviction. Les gants de chirurgien étaient de rigueur. Puis Stieg Larsson est arrivé avec ses hackers compulsifs capables de débusquer un coupable en restant devant leur ordinateur. Lars Kepler, dernière recrue suédoise de l'écurie noire d'Actes Sud, ne prône aucune de ces méthodes. Dans L'Hypnotiseur , l'enquêteur par qui la vérité arrive n'est même plus policier mais psychiatre. Erik Maria Bark a expérimenté une méthode thérapeutique à base d'hypnose pour aider des patients victimes de traumatismes à exprimer ce qu'ils refoulent. Quand le jeune Josef arrive à l'hôpital, seul survivant d'un massacre dans lequel toute sa famille a péri, l'inspecteur Joona Linna pense immédiatement à faire appel au médecin.
Au sommaire de ce numéro :
1/ Le journal
Les actus culture > voir le sommaire complet
2/ Le magazine
L'art en grand format > voir le sommaire complet
3/ Le guide
musées/expositions/galeries/marché> voir le sommaire complet
http://www.beauxartsmagazine.com/0125-661-Beaux-Arts-magazine-n3485 juin 2013 à 19:06
Quand, maire d’Istanbul, Recep Tayyip Erdogan cherchait encore à se bâtir une réputation de bon gestionnaire, il initia une kyrielle de travaux d’infrastructure et de projets immobiliers qui transfigureraient la métropole. Cette prodigieuse curée, dont ses proches tiraient parti, fut présentée comme un plan d’assainissement de l’espace urbain, que symbolisait une active politique de création de parcs et de boisement. Grâce aux arbres que Erdogan plantait, Istanbul resplendissait de nouveau. Quelques années plus tard, le rêve «islamo-conservateur» subjuguait la nation, lasse de l’incurie du vieux système kémaliste.
http://www.la-croix.com/lacroixsearch/search?keyword=un+acad%C3%A9micien+sur+le+chemin
Essais
Notices biographiques
Cahier iconographique
Annexes
05 ÉditorialPrendre le temps de lire Catherine Millet
Taking the time to read
08 Rudolf Stingel Venise Paul Ardenne
Expositions / Reviews
12 David Bowie is ; Evgeny Antufiec 14 L’image papillon 15 Philippe Thomas
16 Gloria Friedmann 18 Signs of the Time 20 Olivier Mosset ; Hey !
22 Dynamo, un siècle de lumière et de mouvement dans l’art, 1913-2013
24 Alicia Kwade ; Anne Deleporte 26 Julia Rometti et Victor Costales
28 Giuseppe Penone respirer l’ombre
Giuseppe Penone. Breathe Shadow. Interview par Didier Semin et Margaux Bricler
36 Meris Angioletti la décomposition des images
Meris Angioletti. Fragmenting Images. Anaël Pigeat
41 The Propeller Group artistes DJ dans l’espace-temps
The Propeller Group. Reminxing Time and Space. Caroline Ha Thuc
Introducing
46 Clara Scherrer Éliane Burnet
49 Mike Kelley écrits / Mike Kelley’s writings John Welchman
54 L’immonde idéal réflexions sur la caricature Mike Kelley
Livres
64 Kenneth Anger des star à la casse Jacques Henric
65 Pascal Quignard l’origine de la danse 67 Louis-René des Forêts à présent
68 Franz Kafka le conte de l’amour et de la mort 69 Charles Péguy dernière guerre
70 Le célibat, entre nécessité et liberté 71 Un film maudit sauvé par des images
74 Croyez en la structure Le feuilleton de Jacques Henric
Rubriques / Back
75 Festival international d’art à Toulouse Bernard Marcelis
À lire également sur artpress.com :
Mike Kelley « Foul Perfection : essay on caricature » (english version)
http://www.artpress.com/article/23/05/2013/sommaire-du-ndeg401---juin-2013/29004
Juin 2013
À vendre, Maison de France. À la fin du mois d’avril, la France a déclaré vouloir se séparer de sa « Maison de France » à Berlin, un bâtiment de 1897 classé monument historique qu’elle occupe depuis avril 1950. Dans cet édifice emblématique du Berlin-Ouest, situé sur la Kurfürstendamm (l’équivalent des Champs-Élysées à Paris), la France promeut, par l’intermédiaire de l’Institut français, son action culturelle en Allemagne en dispensant des cours de langue, en programmant des expositions, des conférences, des concerts et des films – son Cinéma Paris est le seul, dit-on, à diffuser des films dans la langue de Molière à Berlin. Mais peu importe, l’heure est aux économies budgétaires, et l’ambassadeur de France en Allemagne compte bien mettre au pot en vendant le bâtiment et en déplaçant l’action culturelle au sein de son ambassade. Dans un communiqué, le personnel de l’Institut français ...
http://www.lejournaldesarts.fr/oeil/couvertures/numeros/parus_couverture/00618/oeil-juin-2013.php


De fait, le spectaculaire récit autobiographique de Sam Millar a tout d’un thriller. À ceci près que si on lisait pareilles choses dans un roman, on les trouverait bien peu crédibles.
Catholique, Millar combat avec l’IRA et se retrouve à Long Kesh, la prison d’Irlande du Nord où les Anglais brutalisent leurs prisonniers. Indomptable, il survit sans trahir les siens: voilà pour la partie la plus noire, écrite avec fureur et un humour constant.
Réfugié aux états-Unis après sa libération, il conçoit ce qui deviendra le 5e casse le plus important de l’histoire américaine. La manière dont il dévalise le dépôt de la Brinks à Rochester, avec un copain irlandais, des flingues en plastique et une fourgonnette pourrie, est à ne pas croire. Même Dortmunder, dans un roman de Westlake, s’y prendrait mieux. Il n’empêche, le butin dépasse les 7 millions de dollars!
Un procès et une condamnation plus tard, il retrouve la liberté, mais entretemps, la plus grande partie de l’argent a disparu. Millar semble avoir été roulé par ses complices… Saura-t-on jamais la vérité?
En tout cas, le FBI cherche toujours!
Né à Belfast en 1958, Sam Millar a fait de la prison en Irlande du Nord comme activiste politique, et aux États-Unis comme droit commun. De retour à Belfast où il vit toujours, il est devenu écrivain. Après deux romans, Poussière tu seras et Redemption Factory, et le best-seller international On the Brinks, il a commencé la série policière Karl Kane, à paraître au Seuil.
Traduit de l’anglais (Irlande) par Patrick Raynal
En bonus à ces entretiens, Guérif offre la liste de ses 100 polars préférés. © 2013, Éditions Payot & Rivages
LE COIN DU POLAR - Dans un recueil d'entretiens, Du Polar, publié chez Payot, l'éditeur d'Ellroy revient sur une vie passée à broyer du noir.
Bogey rencontre Gabrielle après la guerre, alors qu'il traîne son spleen dans les bars de Montparnasse. Crédits photo : Albert Harlingue/© Albert Harlingue / Roger-Viollet
Dans Chrysis !, le romancier américain imagine une histoire d'amour à partir d'un tableau qu'il a acheté.
La Vénus d'Arles, qui inspira à Prosper Mérimée sa célèbre nouvelle fantastique La Vénus d'Ille, est un mythe, la représentation par excellence de la beauté classique. Stendhal, qui la trouvait sans doute un peu bégueule, disait: «la renvoyer à Arles.» C'est fait, jusqu'en septembre.

La place de la Liberté vue depuis l'hôtel Intercontinental.
La gardienne de l'estuaire du Douro s'apprête à accueillir les bateaux de la Solitaire du Figaro Éric Bompard. Ils franchiront la ligne après-demain.

Roman
Avec cette biographie d'une vie possible de sainte Hildegarde de Bingen, comme vécue de l'intérieur, Lorette Nobécourt semble touchée par la grâce.
![]()
Depuis quelques années, les romans de Lorette Nobécourt sont baignés d'un feu particulier. Avant, elle écrivait un peu à la lueur d'ampoules électriques, de celles qui montrent les imperfections au grand jour — notamment celles de la peau dans son premier roman, La Démangeaison (1994) —, et son style décapait, en rudesse et en beauté. Petit à petit, elle s'est mise à travailler dans des lumières venues du ciel, vivantes et diffuses, de celles qui émanent des êtres les plus simples, et sa quête d'absolu a transfiguré son écriture, toujours plus profonde et plus libre. Ses personnages ont gagné en spiritualité (En nous la vie des morts, 2006), ses confessions se sont dépouillées pour cheminer vers la vérité (L'Usure des jours, 2009), et toujours cette clairvoyance, ce don de soi, cette conscience que les mots sauvent...
L’amour est libre il n’est jamais soumis au sort
O Lou le mien est plus fort encor que la mort
Un cœur le mien te suit dans ton voyage au Nord
Lettres Envoie aussi des lettres ma chérie
On aime en recevoir dans notre artillerie
Une par jour au moins une au moins je t’en prie
Lentement la nuit noire est tombée à présent
On va rentrer après avoir acquis du zan
Une deux trois A toi ma vie A toi mon sang
La nuit mon coeur la nuit est très douce et très blonde
O Lou le ciel est pur aujourd’hui comme une onde
Un cœur le mien te suit jusques au bout du monde
L’heure est venue Adieu l’heure de ton départ
On va rentrer Il est neuf heures moins le quart
Une deux trois Adieu de Nîmes dans le Gard
4 fév. 1915
Adieu - Guillaume Apollinaire, Poèmes à Lou

| Deux petites filles | - | Cristina FALLARÁS |
| Titre original : Niñas perdidas |
| Traduit de l'espagnol par René Solis |
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Deux petites filles de trois et quatre ans sont enlevées en plein jour ; l’une d’elles est retrouvée morte, atrocement mutilée, l’autre est portée disparue. Enceinte jusqu’aux dents, Victoria González, journaliste et détective, reçoit un chèque anonyme de 30 000 euros avec l’ordre d’enquêter sur l’enlèvement, et surtout de retrouver au plus vite la deuxième petite fille. |


| Cristina FALLARÁS |
|
Cristina FALLARAS est née à Saragosse en 1968. Journaliste et écrivain, elle a été rédactrice en |
Fin connaisseur de l'Irlande, Pierre Joannon nous a donné il y a quelques années une histoire de ce pays qui a fait date dans l'historiographie. Dans un récit allègre et personnel, il entreprend ici de raconter toutes les vies de Dublin à travers les hommes qui l'ont faite. A lire comme un roman.