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CE QUE J'AIME/QUI M'INTERESSE - Page 551

  • Catégories : A voir, Des expositions, Paris(75,Ile de France):vécu,études

    Cheveux chéris

    frivolités et trophées

     
    Affiche de l'exposition © musée du quai Branly

    du mardi 18 septembre 2012 au dimanche 14 juillet 2013

    • mezzanine Ouest
    • billet Collections

    commissariat 

    • Yves Le Fur, Directeur du département du Patrimoine et des collections du musée du quai Branly

    autour de l'exposition

    visites, catalogue et événements autour de l'exposition

    l'exposition

    Au croisement de l’anthropologie, de l’histoire de l’art ancien et contemporain, de la mode et des mœurs, l’exposition met en œuvre les problématiques de l’intime individuel et sa sociabilité sur le thème universel des cheveux. 

    Abordant l’idée que chacun donne de sa personnalité par la coiffure, elle se présente tout d’abord sous l’angle de la frivolité, des compétitions entre blonds/blondes, rousses et bruns, lisses et crépus dans un large éventail de peintures classiques, de sculptures et de photographies d’auteurs. Comparant les coquetteries en Papouasie Nouvelle-Guinée, celles des belles citadines africaines ou des artistes de la haute coiffure, l’exposition avance vers l’idée du matériau humain à modeler, à sculpter, support à la fois de savoir-faire, de la relativité de la beauté mais aussi objet de perte, symbole du temps qui passe, de la maladie et de la mort.

    Supports de mémoire, reliques, talismans, les cheveux conservent pour beaucoup l’aura et l’énergie de leur propriétaire. Une large partie de l’exposition est consacrée à ces mana qui ont donné naissance, dans le monde, à de multiples objets dits « magiques » ou dotés de pouvoirs que l’on s’approprie.

    La question du reste et du trophée est ainsi posée et plus largement du statut de certains « objets » campés aux frontières de l’horripilant et de l'insoutenable, interrogeant nos catégories à partir d’une expérience universelle.

  • Catégories : CE QUE J'AIME/QUI M'INTERESSE, Libération

    De la suite dans les orchidées

     

    15 mai 2013 à 21:26

    Par EMMANUÈLE PEYRET

    Jardins . A l’occasion des 58e Journées des plantes de Courson, rencontre avec des créateurs-éleveurs de fleurs. Gros plan sur les clématites et les exubérantes «Orchidaceae».

    Journée des plantes, 2012. - Photo Jean-Pierre Delagarde
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    Qui a dit «j’ai toujours rêvé de marier Brigitte Bardot avec le général de Gaulle» ?

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  • Catégories : CE QUE J'AIME/QUI M'INTERESSE, Libération

    La Maison de la poésie, pieds au plancher

     

    15 mai 2013 à 19:56

    Vers . Le nouveau directeur, Olivier Chaudenson, souhaite proposer jusqu’à 200 rendez-vous par an.

    Par RENÉ SOLIS
    Libération

    Difficile d’imaginer virage plus radical. Créée en 1983, installée depuis 1995 dans le bâtiment de l’ancien théâtre Molière, à deux pas du centre Pompidou à Paris, la Maison de la poésie avait jusque-là plutôt fonctionné comme un théâtre «normal», programmant des spectacles sur des durées standard (trois semaines), dans le cadre de saisons préparées longtemps à l’avance. Nouveau directeur, nommé à l’automne par la mairie de Paris (principal financeur via une subvention de 900 000 euros...

    http://www.liberation.fr/livres/2013/05/15/la-maison-de-la-poesie-pieds-au-plancher_903172

  • Catégories : Camilleri Andrea, Les polars

    Je n'arrive pas à lire:"La disparition de Judas"

    Titre original : La scomparsa di pató
    Traduit de l'italien par Serge Quadruppani
     

    A Vigàta, le vendredi saint de l'an 1890, est représenté le mystère de la Passion du Christ, dit Les Funérailles Le comptable Patò, fonctionnaire irréprochable et époux exemplaire, incarne avec humilité le personnage de Judas. Comme prévu, au moment de la pendaison du mauvais apôtre, la trappe s'ouvre et Patò disparaît, mais pour ne plus réapparaître. Où est passé Patò? Fugue, assassinat, fracture spatio-temporelle?

    Houspillés par leurs supérieurs, menacés par les jeux des puissants, le délégué de la sécurité publique et le maréchal des carabiniers vont devoir oublier leurs rivalités pour traquer la vérité. Et, quand ils l'auront trouvée, le plus dur sera de savoir qu'en faire.

    Camilleri, avec son inimitable talent, met à la disposition du lecteur un dossier complet et hilarant: catalogue des langues bureaucratiques, savantes ou argotiques, défilés de personnages hauts en couleur jeux du pouvoir qui parlent du passé de la Sicile pour éclairer son présent. Comme toujours, un régal de lecture !




    http://www.editions-metailie.com/fiche_livre.php?id_livre=837
  • Catégories : A lire, Les polars

    "Une belle saloperie" de Robert Littell

    Robert Littell : "Sous la bonne étoile de Chandler"

    Le Monde | 08.05.2013 à 18h24 • Mis à jour le 09.05.2013 à 10h45

    Par Franck Nouchi

     
     

     Ce mardi 30 avril, il fait froid et gris sur Paris. Robert Littell nous a donné rendez-vous à La Rotonde, place de la Bataille-de-Stalingrad. "C'est bien, souligne-t-il, d'avoir gardé ce nom de Stalingrad, et d'avoir voulu ainsi rendre hommage au courage des soldats russes."

    Robert Littell.

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    Avec Robert Littell, l'histoire, la grande histoire, n'est jamais loin. Dans son maître-livre, La Compagnie. Le grand roman de la CIA (Buchet-Chastel, 2003), l'ancien journaliste de Newsweek, autrefois spécialisé dans les affaires soviétiques, a démontré à quel point espionnage et littérature pouvaient faire bon ménage. En 2009, il s'est aventuré loin des services secrets avec un merveilleux livre intitulé L'Hirondelle avant l'orage (Baker Street) consacré au poète russe Ossip Mandelstam (1891-1938). Deux ans plus tard, il est revenu à "son" sujet, consacrant un livre étonnant à Kim Philby, l'un des cinq "espions de Cambridge", ce groupe d'étudiants britanniques qui travailla pour le compte de l'URSS (Philby. Portrait de l'espion en jeune homme, Baker Street).

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  • Nous avons aimé vendredi matin:Les impressionnistes slovènes et leur temps

    Les impressionnistes slovènes et leur tempsDATE : Du Jeudi 18 avril 2013 au samedi 13 juillet 2013

    LIEU : Le Petit Palais (Paris 75008)

     

     

    HORAIRE : Du mardi au dimanche de 10h à 18h, nocturne le jeudi jusqu'à 20h. Fermé le lundi et les jours fériés.

    TARIF : de 4 à 8 euros

    L'école slovène
    Les impressionnistes slovènes et leur temps offre au public français de découvrir quatre peintres à la charnière des XIXe et XXe siècles originaires de ce pays, alors province de l'empire austro-hongrois. Formés ensemble à Munich, Ivan Grohar, Matija Jama, Matej Sternen et Rihard Jakopi? aimaient peindre en plein air et furent pour cela qualifiés d'impressionnistes. En réalité, leur peinture a plus à voir avec le post-impressionnisme. À découvrir également, les sculptures prenantes de leurs contemporains, Franc Berneker, Lojze Dolinar ou Ivan Zajec, la reconstruction de Ljubljana après le tremblement de terre de 1895, une belle collection d'illustrations Art nouveau et des photos et caricatures de l'époque.

    État de l’ex-Yougoslavie devenu indépendant en 1991, la Slovénie est encore une province de l’empire austro-hongrois (la Carniole) quand elle commence à s’ouvrir à la modernité à la fin des années 1880. Cette période est aussi celle de l’affirmation d’un fort sentiment d’identité nationale auquel les artistes (peintres, sculpteurs, écrivains, architectes) vont tenter de donner forme.

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  • Catégories : Des expositions, J'ai vu

    J'ai aimé voir jeudi midi:Une passion française. La collection Marlene et Spencer Hays

    Un couple d'amateurs d'art américains, amoureux de la culture française, a réuni pendant plusieurs décennies un ensemble exceptionnel d'oeuvres du XIXe siècle et du début du XXe siècle.

    Les liens d'amitié tissés entre les propriétaires et le président des musées d'Orsay et de l'Orangerie permettent aujourd'hui la présentation de cette collection.
    Parmi celle-ci se trouve le septième panneau des Jardins publics d'Edouard Vuillard, dont le musée d'Orsay conserve déjà cinq des neufs panneaux, mais aussi des oeuvres de Bonnard, de Ranson, de Roussel, ainsi que plusieurs peintures envoûtantes de Vuillard ou encore des panneaux décoratifs de Maurice Denis ainsi que deux chefs-d'oeuvre symbolistes de Redon.

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  • Catégories : Des expositions, J'ai vu

    J'ai aimé voir jeudi midi:Le Romantisme noir: l'exposition du Musée d'Orsay

    Le Romantisme noir: l'exposition du Musée d'Orsay

    Par Annick Colonna-Césari (L'Express), publié le29/03/2013 à 16:46

     

    ROMANTISME NOIR AU MUSEE D'ORSAY - Une étonnante exposition. Au programme: monstres, vampires, sorcières et démons.

    © Musée d'Orsay, dist. RMN / Patrice Schmidt

    Les sorciers de Harry Potter et les vampires de Twilight n'ont qu'à bien se tenir. Le musée d'Orsay vient de convoquer entre ses murs tous les monstres, les démons et les spectres de la terre, exposés sous l'intitulé L'Ange du bizarre. Depuis la fin du 18ème siècle, le goût du fantastique et du macabre irrigue en effet les arts européens. Réaction aux Lumières et fruit du vent de liberté qui se met alors à souffler, ce mouvement a bousculé les conventions sociales, morales et esthétiques. 

    Le Romantisme noir: l'exposition du Musée d'Orsay

    Le musée d'Orsay propose, jusqu'au 9 juin, une étonnante exposition autour du "romantisme noir". Au programme: monstres, vampires, sorcières et démons. Vous êtes déjà mordus? Suivez le guide. 

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  • Catégories : Des expositions, J'ai aimé, J'ai lu, J'ai vu

    J'ai aimé lire pour préparer ma visite de jeudi :L'ange du bizarre

    Le Romantisme noir, de Goya à Max Ernst

     

     
    mars 2013

    Dès la fin du XVIIIe siècle, dans toute l’Europe, les artistes multiplient les solutions plastiques pour plonger leurs spectateurs dans les vertiges du terrible et du grotesque.  Ce hors-série propose de relire les sources littéraires et
    artistiques de l’univers de la fantaisie noire qui continue d’imprégner nombre de films, jeux vidéos et créations musicales de notre temps.

    http://www.beauxartsmagazine.com/0125-625-L-ange-du-bizarre.html
     
    Précédente publication:
    07/03/2013 20:16
     
     
     
  • Catégories : Des expositions, J'ai vu

    J'ai aimé voir jeudi matin:David d'Angers

     

    Dessins des musées d'Angers

     

    David d’Angers, Garnier, Percier, Cortot, Ingres à l’Institut (détail) - 140 * 87 px

    Sculpteur majeur de l’époque romantique, David d’Angers (Angers, 1788 - Paris, 1856) a laissé un ensemble d’oeuvres dessinées considérable, qui permet de suivre l’évolution de sa carrière et d’apprécier ses liens avec la société littéraire et artistique de son temps.

    Aile Denon, 1er étage, salles Mollien, jusqu'au 20 Mai 2013

    http://www.louvre.fr/expositions/david-d-angers-dessins-des-musees-d-angers

  • Catégories : Des expositions, J'ai vu

    J'ai aimé visiter jeudi matin:De l'Allemagne

    De l'Allemagne - Catalogue de l'expositiondu 28 Mars 2013 au 24 Juin 2013

     

    Remerciements :
    Cette exposition bénéficie du soutien du CERCLE INTERNATIONAL DU LOUVRE, avec la collaboration des AMERICAN FRIENDS OF THE LOUVRE, et du concours de
    BMH AVOCATS.

    Le catalogue bénéficie du mécénat de Rudolf-August Oetker Stiftung.
    La scénographie a bénéficié du soutien de Deloitte.
    La communication de l’exposition bénéficie du soutien de l’Office National Allemand du Tourisme.

    L’œuvre d’Anselm Kiefer a bénéficié du soutien de la galerie Thaddaeus Ropac.

    Riche de plus de deux cents oeuvres, l’exposition propose une réflexion autour des grands thèmes structurant la pensée allemande de 1800 à 1939. Elle replace la production artistique et les artistes, de Caspar David Friedrich à Paul Klee, de Philipp Otto Runge à Otto Dix, dans le contexte intellectuel de leur création et les confronte aux écrits des grands penseurs, au premier rang desquels figure Goethe

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  • Catégories : A voir, Boudin Eugène, Des expositions, J'ai aimé, J'ai lu, La presse, Le paysage

    J'ai aimé lire pour préparer ma visite:Eugène Boudin

    Eugène Boudin

    Figaro Hors-Série

    Eugène Boudin : L'inventeur de l'impressionnisme.

     

    Michel de Jaeghere - Directeur de la rédaction du Figaro Hors-série

    Il avait le visage hâlé d’un loup de mer, la voix douce, le parler lent, les yeux « d’un bleu de faïence ». Il ne fréquentait pas les cafés où se pressaient les figures de la bohème parisienne, entre deux verres d’absinthe, un air de french cancan. Il leur préférait les déjeuners arrosés de malaga, savourés dans l’intimité familiale.
    Ami de Courbet, de Monet, de Fantin-Latour, de Carolus-Duran, ce solitaire n’avait voulu se rattacher à aucune école qui fut « consacrée et sacrée ». Cinq mois avant sa mort, en 1898, arrivé à un état de

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  • J'ai terminé ce matin de bonne heure

    Le Vengeur des catacombesDes catacombes aux procès de délinquants sexuels, un journaliste bon vivant s'invite dans les couloirs du '36'. Irrévérencieux et truculent, il aime bien la police quand elle est efficace, et certains de ses membres quand ils sont féminins. L'intrigue tire ici sa force des liens de respect et de connivence tissés entre policiers et journalistes. En dépit du ton badin, la bonne et la mauvaise conscience de la société finiront par remonter en surface

    http://www.evene.fr/livres/livre/pj-lambert-le-vengeur-des-catacombes-32428.php

  • Catégories : Des expositions

    Félicie de Fauveau. L'amazone de la sculpture.

     

    Le personnage de Félicie de Fauveau (1801- 1886) est aussi emblématique qu'il est unique. Nostalgique d'une époque qu'elle n'a pas vécue, royaliste, catholique, célibataire et féministe, cette sculptrice a engagé sa vie et son art pour défendre une utopie politique s'exprimant avant tout par l'image mise au service de l'Histoire.
    Ralliée à la duchesse de Berry, organisatrice des soulèvements vendéens avec la comtesse de La Rochejaquelein, elle accepta l'exil et se fixe à Florence. Elle déclina une iconographie catholique militante et exaltée, nourrie de la symbolique de l'héraldique, et lui donna les formes d'un néo-gothique et d'un néo-renaissant inspirés. Ses sculptures sont dispersées et peu visibles, pour la plupart hors de France. L'exposition qu'organisent l'Historial de Vendée et le musée d'Orsay sera la toute première rétrospective à lui être consacrée.

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  • Catégories : Des expositions

    La médaille en France aux XIXe et XXe siècles. Au creux de la main.

    L'art de la médaille prend au cours du XIXe siècle une place sans cesse croissante au sein de la vie artistique française. Le Salon annuel lui consacre une section autonome et à partir des années 1890, sous l'impulsion d'un conservateur, Léonce Bénédite, le musée du Luxembourg alors dédié aux artistes vivants et "ancêtre" du musée d'Orsay, débute la constitution d'une collection à part entière : c'est une partie de ce fonds de plus de deux mille médailles qui est présentée ici.

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  • Catégories : Des évènements

    Viviane Forrester ne dénoncera plus «l'Horreur économique»

     

    Viviane Forrester, femme de lettres et de conviction, s'est éteinte

    Viviane Forrester, après l'anonce des résultats du prix Femina 2005.

    Viviane Forrester, après l'anonce des résultats du prix Femina 2005. Crédits photo : JEAN-PIERRE MULLER/AFP

    La romancière et essayiste française, membre du prix Femina, est décédée mardi, à Paris, à l'âge de 87 ans.

     
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    C'est d'abord son élégance, son sourire et son feutre que l'on remarquait. Viviane Forrester est décédée mardi 30 avril à l'âge de 87 ans. De son œuvre, on retiendra son célèbre titre inspiré de Rimbaud: L'Horreur économique , publié en 1996, prix Médicis de l'essai.

    Ce livre, qui a fait polémique, dénonçait l'économie de marché, il constituait une sorte d'indignation avant l'heure. Traduit dans le monde entier, il s'était vendu à près de 400.000 exemplaires. Mais le succès est parfois une source de malentendus, car Viviane Forrester ne ressemblait pas du tout à ce livre. Elle disait elle-même que ce succès l'avait étonnée et dépassée. Non, Viviane Forrester, c'est avant tout un amour profond de la littérature qu'elle n'a jamais cessé de servir, en tant que critique littéraire, au sein du jury du prix Femina, et, surtout, en tant qu'écrivain.

    Avant cet essai, elle avait écrit des fictions. Son premier roman, Ainsi des exilés, paru en 1970, avait été remarqué. Dans ce récit, elle faisait appel aux procédés de la mémoire, une mémoire qui renvoie souvent à la guerre. Le nom de jeune fille de Viviane était Dreyfus, elle échappa aux rafles nazies.

    Au service de la littérature

    Sa narration littéraire faite de va-et-vient comme les vagues, de rythme presque envoûtant, on la retrouvera aussi bien dans ses romans - comme Vestiges ou Ce soir, après la guerre - que dans ses deux derniers livres parus en même temps, en 2011.

    Le premier était un recueil de nouvelles, Dans la fureur glaciale, dont le fil directeur est la place de la nature ; le deuxième livre, Rue de Rivoli (1966-1972), est une sorte de journal où il était plus question des autres que d'elle. Et les autres, chez cette romancière généreuse (elle a fait don de ses manuscrits à l'Imec), ce sont les écrivains. Elle était marquée, entre autres, par Kafka, Proust et Virginia Woolf. Cette dernière faisait partie prenante de sa vie, elle lui a consacré un bel ouvrage qui obtint le Goncourt de la biographie en 2009. Dans Rue de Rivoli, elle évoquait aussi son mari, le peintre John Forrester, avec lequel elle partageait sa passion, notamment pour Van Gogh. Elle disait: «À 3 ans, je me savais un écrivain. Je l'étais avant de naître.» Elle l'est restée toute sa vie.

     

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  • Catégories : A lire, CE QUE J'AIME/QUI M'INTERESSE, Les polars, Libération

    Le linguiste, le comptable et l’hurluberlu

    1 mai 2013 à 19:06
     
     
    Par MATHIEU LINDON
    Libération

    Le linguiste était presque parfait (paru aux Etats-Unis en 1980 sous le titre Double Negative), de David Carkeet, né en Californie en 1946, et le Temps, le temps, de Martin Suter, né à Zurich en 1948, sont deux romans policiers qui, malgré leur humour, finissent par créer une angoisse originale chez le lecteur heureux de tourner les pages à toute vitesse : que, à force d’être dévorées, ces pages se fassent soudain tellement rares qu’il redoute de ne pas voir l’énigme résolue dans les règles (mais si). Tous deux aussi accordent une place très importante aux relations de travail, tirant presque à la satire dans la description du monde social. Le héros de Martin Suter est comptable et n’a guère d’admiration pour ses supérieurs ni ses simples collègues (il a demandé à l’un d’eux de «lui ficher la paix avec son humour de merde») dont il décrypte les petits jeux de pouvoir avec une clairvoyance réjouissante.

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