Recueil de poèmes en hommage aux deux auteurs
Journée Mondiale de la Liberté de la Presse
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Le jour de l'inauguration, une haie de gardes républicains sabre au clair soulignait la glorieuse architecture du Petit Palais, blanche pâtisserie conçue pour les fêtes et les célébrations. C'était le mois dernier, en l'honneur de la visite d'État du président slovène - qui inaugurait l'exposition se tenant en parallèle en ces lieux, consacrée aux «impressionnistes» de son pays -, mais on aurait pu croire que ces cuirasses au soleil saluaient la gloire renaissante de Jules Dalou.

| Traduit par Frédéric WEINMANN |
A Venise, le carnaval enflamme ce début d'année 1865. Mais derrière les masques colorés et rieurs se cache un homme dangereux. Lorsque sont retrouvées, à quelques jours d'intervalle, deux femmes éventrées selon un rituel morbide, le commissaire Tron craint le pire. Sous les lumières festives du Rialto, l'eau du Grand Canal prend un air grimaçant... « Nicolas Remin joue à la perfection des atouts d'un décor digne de La Fenice. La ville aux mille impasses est le théâtre rêvé pour éprouver le talent des plus fins limiers. Alvise Tron est de ceux-là. » Elodie Marillier, Le Point Traduit de l'allemand par Frédéric Weinmann Inédit |
Edition bilingue français-anglais
City Lights Books publia la version originale de 'Howl et autres poèmes' de Allen Ginsberg à l'automne 1956. A la suite de cette publication, le recueil fut saisi par les services de douane américains et la police de San Francisco, puis fit l'objet d'un long procès au cours duquel un certain nombre de poètes et de professeurs témoignèrent devant la Cour que ce livre n'était pas obscène. Des centaines de milliers d'exemplaires ont été vendus depuis, et la présente édition contient le texte intégral, exactement conforme au manuscrit original.
Émission du 26/04/2013
Voir la vidéo:
http://www.france5.fr/emissions/c-a-dire/diffusions/26-04-2013_54193
Le Grand Canal à Venise (détail), 1874, Édouard Manet. Crédits photo : Coll. Part./ Palazzo Ducale di Venezia
Baudelaire, Zola et Malraux croyaient le peintre sous influence espagnole. Une exposition au Palais des doges révèle plutôt une passion pour les maîtres italiens.
Dès lors, pourquoi une exposition sur ce thème? Faut-il croire, à la suite de tant de grands noms ayant écrit sur lui, de Baudelaire à Malraux en passant par Zola, qu'Édouard Manet (1832-1883) a avant tout tiré sa modernité de l'Espagne? De la fierté de ce pays, de ses couleurs tranchées, de son présent âpre et où perce encore la sauvagerie. Tout ce sexe et cette mort
En recherchant, depuis les sarcophages antiques jusqu’aux œuvres de la Renaissance, un fil de « survivance » (Nachleben) capable de mettre au jour la prégnance temporelle de certaines « formules de pathos » (Pathosformeln), Aby Warburg a tenté de dresser quelque chose comme un inventaire des états psychiques et corporels incarnés dans les œuvres de la culture figurative. Ce n’est rien moins qu’une archive historique des intensités qu’il visait en cette recherche.

Précédente publication:
21/11/2012 19:36
Une promenade à travers Venise en quelque cinquante toiles de Canaletto : voici ce que propose le musée Maillol, qui entend également montrer le processus de création de ces merveilleuses vedute grâce à la présentation de nombreux dessins et du carnet du peintre, exceptionnellement prêté.
Dossier de l'Art n° 199 - Les Arts de l'Islam au Louvre
Dossier de l'Art n° 200 - RAPHAEL LES DERNIERES ANNES
http://www.dossier-art.com/numero-18/canaletto-a-venise.3650.php
Je précise que cet article n'est pas de moi (lien vers la page citée et si possible son auteur)mais que je suis auteure(inspirée par ce que j’aime, donc par ce blog) et que vous pouvez commander mes livres en cliquant sur les 11 bannières de ce blog
photo perso du musée Maillol samedi
précédente publication:
18/11/2012 18:02
La rentrée culturelle parisienne 2012 sera italienne ou ne sera pas.
Après les expositions Fra Angelico (Jacquemart-André), Cima (musée du Luxembourg), Le paysage à Rome (Grand Palais), ou encore Titien, Tintoret, Véronèse (Louvre), l’engouement pour la Renaissance italienne se semble pas prêt de s’achever. Pour notre plus grand plaisir.
C’est Canaletto, « le peintre de Venise », qui sera bientôt au centre de toutes les attentions car sujet d’un véritable petit duel muséal. Les prestigieux musées Maillol et Jacquemart-André présenteront simultanément une exposition consacrée au maître vénitien en septembre. Acte manqué ou guerre ouverte ?
Giovanni Antonio Canal (1697-1768), plus connu sous le nom de Canaletto, est la figure phare de la peinture vénitienne, surtout célèbre pour ses sublimes vues des canaux de la ville flottante. Ses œuvres d’une stupéfiante précision doivent beaucoup de leur beauté à la parfaite maîtrise que Canaletto avait de l’étude de la lumière. Contrairement à la majorité de ses contemporains, le peintre travaillait beaucoup en extérieur, d’où peut être son talent à « fixer » l’air si particulier de Venise.
1er état des lieux des expositions :
Le musée Maillol concentrera son propos sur la seule figure de Canaletto avec une sélection de plus de 50 œuvres du maître vénitien (en collaboration avec La Fondazione Musei Civici di Venezia ainsi qu’avec le Polo Museale Veneziano).
Jacquemart-André se distinguera par une étude comparée de Canaletto et Francesco Guardi. L’essentiel des œuvres présentées chez Jacquemart proviendra de prêts londonien et américain : British Museum, National Gallery, Collection Royale de la Couronne britannique, Frick Collection (New-York) et Philadelphia Museum of Art. La couronne britannique est en effet propriétaire de la plus importante collection de peintures et de dessins de Canaletto. Huit de ces œuvres seront exposées pour la première fois à Paris.
L’approche de Maillol pourrait se définir comme celle d’un véritable hommage au peintre ainsi qu’à la ville de Venise. Le musée affiche son désir de clore un cycle d’expositions consacrées aux vedutisti (De l’italien vues. Désigne l’étude très détaillée d’un paysage, le plus souvent urbain) en Europe dont Canaletto était la figure centrale.
C’est plus précisément à ce genre pictural que Jacquemart-André s’intéressera en démontrant la filiation des études de Canaletto et de Guardi. Les vedutisti de Canaletto auraient en effet grandement influencées celles de Guardi.
On attend avec impatience de comparer la différence d’approche des deux musées en relisant l’ Éloge de Venise, de Luigo Grotto Cieco d’Hadria, prononcée pour la consécration du Doge Sérénissime Luigi Mocenigo, le 23 août 1570 :
« (…) qui ne la loue est indigne de sa langue, qui ne la contemple est indigne de la lumière, qui ne l’admire est indigne de l’esprit, qui ne l’honore est indigne de l’honneur. Qui ne l’a vue ne croit point ce qu’on lui en dit et qui la voit croit à peine ce qu’il voit. Qui entend sa gloire n’a de cesse de la voir, et qui la voit n’a de cesse de la revoir. Qui la voit une fois s’en énamoure pour la vie et ne la quitte jamais plus, ou s’il la quitte c’est pour bientôt la retrouver, et s’il ne la retrouve il se désole de ne point la revoir. De ce désir d’y retourner qui pèse sur tous ceux qui la quittèrent elle prit le nom de venetia, comme pour dire à ceux qui la quittent, dans une prière douce: Veni etiam, reviens encore. »
Infos pratiques :
Musée Jacquemart-André : Canaletto- Guardi. Les deux maîtres de Venise (14 septembre 2012-14 janvier 2013)
Musée Maillol : Canaletto à Venise (19 septembre 2012- 10 février 2013)
http://toutelaculture.com/2012/08/canaletto-a-paris-rivalite-dans-les-musees/
Le port industriel fait une entrée triomphale dans la peinture moderne en 1874 lors de la première exposition impressionniste. Mais c'est Camille Pissarro qui donnera toute sa dimension à ce thème à travers une importante série réalisée pendant vingt années, de 1883 à 1903, dans les trois ports normands de Rouen, Dieppe et Le Havre. Ce hors-série accompagne l'exposition organisée par le musée d'art moderne André Malraux du Havre, dans le cadre du Festival Normandie Impressionniste 2013.
Ce recueil est largement inspiré, dans sa composition, de Meaning in The Visual Arts (1957) dont l'auteur avait souhaité une adaptation au public français. "L'histoire de l'art est une discipline humaniste" définit les trois niveaux de signification d'une oeuvre et leur donne pour principe de contrôle une histoire des styles, des types et des symboles; "L'histoire de la théorie des proportions humaines", conçue comme un miroir de l'histoire des styles, applique la méthode à l'analyse d'un schème structural particulier. "Artiste, savant, génie" (1962) peut apparaître comme la dernière synthèse de la pensée de l'auteur sur la Renaissance. Tandis que des deux articles qui le suivent, l'un, "Le premier feuillet du Libro de Vasari", montre la façon dont cette époque, la Renaissance, a pris conscience d'un style, le gothique, qu'elle tenait pour extérieur à elle-même, l'autre, "Deux projets de façade par Beccafumi", est, sur le maniérisme dans l'architecture du XVIe siècle, une discussion sur les principes qui, aujourd'hui, permettent de caractériser un style. Les trois derniers essais, " Dürer et l'Antiquité L'Allégorie de la Prudence chez Titien" et la merveilleuse étude sur Poussin et la tradition élégiaque, "Et in Arcadia Ego", offrent, parvenus à leur point de perfection, les chefs-d'œuvre de l'interprétation iconographique.
http://www.amazon.fr/Loeuvre-dart-significations-Erwin-Panofsky/dp/2070272613/ref=pd_sim_b_4




Un tour du monde des chefs d'oeuvre...GEO Art a pour volonté de rendre l’art accessible au grand public en donnant aux lecteurs les clés pour comprendre un courant artistique ou l’œuvre d’un artiste.
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Le numéro 3 de Timbrés de l’orthographe, 1er magazine entière consacré à la langue française, est actuellement disponible en kiosques au prix de 4,90 €. En couverture de ce magazine de 84 pages : Tatiana de Rosnay, marraine de la 3e édition du concours des Timbrés de l’orthographe.
Au sommaire :
- un entretien avec Tatiana de Rosnay
- un reportage sur l’Académie française
- un dossier consacré aux mots venus du froid
… et toujours 20 pages de jeux (dictées, quiz, jeux de lettres) et toutes les astuces pour ne plus faire de fautes.
À noter également : ce numéro comporte les corrigés des tests de sélection 2013 du concours des Timbrés de l’orthographe.
Découvrez les premières pages à feuilleter gratuitement :
En couverture :
Dossier : de Degas à Damien Hirst, que collectionnent les artistes. Les œuvres qu'ils achètent, celles qu'ils échangent, leurs motivations...
Et aussi : marché de l'art, toutes les tendances 2013 + enquête, pourquoi l'impressionnisme fascine-t-il autant ?
Au sommaire de ce numéro :
1/ Le journal
Les actus culture > voir le sommaire complet
2/ Le magazine
L'art en grand format > voir le sommaire complet
3/ Le guide
musées/expositions/galeries/marché> voir le sommaire complet
http://www.beauxartsmagazine.com/0125-655-Beaux-Arts-magazine-n347
| Traduit par Frédéric WEINMANN |
| LES MASQUES DE SAINT-MARC |
La visite de l'empereur François-Joseph et de son épouse Elizabeth est attendue dans la cité des doges, sous domination autrichienne. Dans le plus grand secret, afin de faire fléchir le Parlement qui compte réduire les dépenses militaires, François Joseph a mis sur pied un faux attentat contre sa propre personne. Un risque cependant bien mal calculé par son Altesse impériale : l'un des agresseurs supposé a bien l'intention de tuer le couple impérial ! L'issue fatale est parvenue aux oreilles du commissaire Tron, qui, grâce à des méthodes très personnelles, tente d'alerter l'entourage du Kaiser. La seule personne à le prendre au sérieux, n'est autre que Sissi... Parviendront-ils à renverser le cours de l'histoire? Traduit de l'allemand par Frédéric Weinmann |
http://www.10-18.fr/site/les_masques_de_saint_marc_&100&9782264051578.html
Précédentes publications:
27/01/2013 11:25
16/04/2013 08:41
Par La Différence, le mercredi 03 avril 2013 à 17:40:42

http://www.actualitte.com/communiques/le-mal-du-pays-de-dominique-jamet-1160.htmCommuniqué
Salim Jay évoque ici l'essai de Dominique Jamet, Le Mal du pays, paru dans la collection Politique des Éditions de la Différence. L'éditorialiste et écrivain prolifique Dominique Jamet, fait ici l'état des lieux d'une France qu'il souhaiterait voir plus épanouie. Son mot d'ordre "N'ayons pas peur".
Longtemps, les Gaulois ont été nos ancêtres. Tout commençait avec Vercingétorix, quelque part entre Gergovie et Alésia. Ensuite venaient tout naturellement Geneviève tenant tête à Attila, et Clovis courbant la sienne sous l’onction de Rémi. Par Bouvines et Crécy, par le malheureux roi de France pleurant sa défaite au soir d’Azincourt et par le sourire de Jeanne d’Arc menant Charles VII jusqu’à Reims, par Marignan et par Pavie, par la Saint-Barthélemy et l’édit de Nantes, par le siège de La Rochelle et les échanges de politesse et de coups de fusil de Fontenoy, par la prise de la Bastille, la Déclaration des droits de l’homme, la nuit du 4 août, le moulin de Valmy, les massacres de Septembre, l’exécution de Louis XVI, par Austerlitz et Waterloo, par les Trois Glorieuses et les journées de Juin, par la Commune de Paris et la condamnation du capitaine Dreyfus, par la Marne et Verdun, par les deux armistices de Rethondes, par De Gaulle et Pétain, par la cathédrale de Chartres et la Sainte Chapelle, par le palais de Fontainebleau et le château de Versailles, par les Invalides et l’Arc de triomphe, par Louis XIV et Napoléon, par l’Obélisque et la tour Eiffel, par Ronsard, La Fontaine, Voltaire et Victor Hugo, par la querelle du Cid, l’interdiction de Tartuffe, la bataille d’Hernani, le triomphe de Cyrano, la première du Sacre du printemps, un fil ininterrompu, qui courait au long du temps, reliait et pour ainsi dire cousait depuis deux mille ans les siècles, les générations et les Français les uns aux autres. Ce fil c’était celui de notre histoire, avec ses hauts et ses bas, ses blessures et ses cicatrices, ses moments d’unanimité, ses guerres, le plus souvent étrangères mais trop souvent civiles, ses fractures plus ou moins ouvertes, ses gloires et ses deuils qui s’inscrivaient dans une continuité.
Ce fil, aujourd’hui, est-il brisé ?
Le Ballet et l'Orchestre du Théâtre Mariinsky de Saint-Pétersbourg interprète Le Sacre du printemps. Crédits photo : Natasha Razina
L'anniversaire du chef-d'œuvre de Stravinsky et Nijinski, créé en 1913 au Théâtre des Champs-Élysées, à Paris, est célébré dans le monde entier.
Le bruit est l'unité de mesure d'un scandale. Celui qui accompagna la création du Sacre du printemps fut si considérable que sur la scène, les quarante-six danseurs n'entendaient plus le grand orchestre symphonique de cent vingt musiciens. Vaslav Nijinski, debout sur une chaise dans la coulisse, devait leur hurler les mesures. «Étonne-moi», avait dit Serge de Diaghilev à Jean Cocteau, pour résumer sa ligne artistique. Ce 29 mai 1913, le mentor des Ballets russes s'avouait un peu dépassé par sa propre formule.
Igor Stravinsky est à l'origine du Sacre du printemps. Dans la Russie qui s'ouvre alors vertigineusement vers l'Occident, il se veut, comme d'autres artistes, attentif aux racines slaves. «J'entrevis dans mon imagination le spectacle d'un grand rite sacral païen: les vieux sages, assis en cercle, et observant la danse à la mort d'une jeune fille qu'ils sacrifient pour leur rendre propice le dieu du printemps», note-t-il dans ses chroniques, alors qu'il travaille sur L'Oiseau de feu, en 1910.
Avec le peintre et ethnographe Nicolas Roerich, qui signe les costumes et les décors, ils ébauchent un livret. Serge de Diaghilev confie la chorégraphie de ces tableaux de la Russie païenne à Nijinski. Le dieu de la danse est fatigué des grands sauts qui font pâmer le Tout-Paris. Il cherche d'autres révolutions. Stravinsky aussi, qui devine qu'elles pourraient ne pas faire l'unanimité: «Je crains queLe Sacre du printemps, où je ne fais plus appel à l'esprit des contes de fées ni à la douleur et à la joie tout humaines, mais où je m'efforce vers une abstraction un peu plus vaste, ne déroute», écrit-il, sans museler pour autant son inspiration.
«Combien de temps ça va durer?», demande Diaghilev quand Stravinsky lui joue pour la première fois au piano «La danse des adolescentes». «Le temps qu'il faudra», répond le compositeur. Nijinski ne cherche pas davantage à plaire. Les trois complices sont immergés dans leur souci de donner à voir et à entendre, selon le mot de Stravinsky, «la montée totale, panique, de la sève universelle» dans la Russie primitive. Nicolas Roerich habille les danseurs de longues tuniques. En cent vingt laborieuses répétitions, Nijinski leur commande de marteler le sol pieds en dedans et poings sur les joues. «La chorégraphie était incomparable ; à l'exception de quelques endroits, tout était comme je le voulais», écrit en 1913 Stravinsky, qui s'en dédiera plus tard.
«Un docteur!», non «Un dentiste», «Deux dentistes», hurle-t-on dans la salle le soir de la création de ce qu'on surnomme déjà «Le Massacre du printemps». Pierre Lanoy, journaliste au Temps, raconte: «J'étais placé au-dessous d'une loge remplie d'élégantes et charmantes personnes de qui les remarques plaisantes, les joyeux caquetages, (…) enfin les rires aigus et convulsifs formaient un tapage comparable à celui dont on est assourdi quand on entre dans une oisellerie. (…) Mais j'avais à ma gauche un groupe d'esthètes dans l'âme desquels Le Sacre du printemps suscitait un enthousiasme frénétique, une sorte de délire jaculatoire et qui ripostaient (…). L'un d'eux, pourvu d'une voix pareille à celle d'un cheval, hennissait de temps en temps (…) un“à la poooorte!” dont les vibrations déchirantes se prolongeaient dans toutes la salle.»
En vain, Diaghilev commande-t-il aux machinistes d'éteindre et de rallumer la lumière du théâtre pour calmer le public. Ravel, qui défend l'œuvre se fait traiter de sale Juif. Debussy, qui a cru perdre l'ouïe pendant les trente-trois minutes du spectacle, résume: «C'est de la musique de sauvage avec tout le confort moderne.» «Le travail d'un fou», assène Puccini, qui assiste à la seconde le 1er juin. Le scandale est si fracassant que son écho se propage encore: pourquoi tant de bruit? «La grande nouveauté duSacre du printemps, c'est le renoncement à la sauce», analyse génialement Jacques Rivière, détaillant son propos sur la musique et la danse dans la Nouvelle Revue française, en 1913. «Voici une œuvre absolument pure. Aigre et dure, si vous voulez, mais dont aucun jus ne ternit l'éclat, dont aucune cuisine n'arrange ni ne salit les contours ; (….) tout est ici franc, intact, limpide et grossier. Le Sacre du printemps est le premier chef-d'œuvre que nous puissions opposer à l'impressionnisme.»
Avant d'être repris quatre fois à Londres, Le Sacre sera donné quatre fois à Paris. Dans la salle, Valentine Gross Hugo saisit les danses au crayon. Ses dessins, ajoutés à quelques photos, témoignages, notations de Marie Rambert, qui a assisté Nijinski, serviront à Millicent Hodson et Kenneth Archer à le reconstituer en 1987, soixante-quatorze ans après sa création.

Traduit par Simone Arous
Date de parution 11/04/2013
Seuil Policiers
Résumé / Avis : T. Lentz synthétise dans ce petit livre compact tout ce qu'il y a à savoir sur les différentes facettes de l'Empereur à l'aide de questions, habituelles ou inaccoutumées : Quelle était la langue maternelle de Napoléon ? Croyait-il en Dieu ? A-t-il ruiné la France ? Avait-il peur de la mort ? L'armée de Napoléon était-elle la meilleure du monde ? Napoléon pouvait-il vaincre pendant la campagne de France ?

Après La Sirène, Camilla Läckberg poursuit les aventures d’Erica Falck et Patrick Hedström dans Le Gardien de phare, annoncé chez Actes noirs (Actes sud) pour le 5 juin.
Fidèle au poste, la reine du polar suédois Camilla Läckberg revient avec un nouvel épisode des aventures d’Erica Falck. Après La Sirène, on reste dans le registre maritime avec ce nouvel ouvrage intitulé Le Gardien de phare annoncé dans la collection Actes noirs d’Actes sud le 5 juin.