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CEUX QUE J'AIME - Page 59

  • Catégories : CEUX QUE J'AIME

    Paul Valéry

    Honneur des Hommes, Saint LANGAGE,
    Discours prophétique et paré,
    Belles chaînes en qui s’engage
    Le dieu dans la chair égaré,
    Illumination, largesse!
    Voici parler une Sagesse
    Et sonner cette auguste Voix
    Qui se connaît quand elle sonne
    N’être plus la voix de personne
    Tant que des ondes et des bois!

  • Catégories : Balzac Honoré de, CE QUE J'AIME. DES PAYSAGES, CEUX QUE J'AIME, Venise

    Massimilla Doni (1839)

    À Venise, Emilio Cane Memmi est le chevalier-servant (le mot italien pour amant) de la sublime Duchesse Massimilla Cataneo née Doni. Cet amour reste chaste malgré l'envie irrépréssible des deux amants. Survient la Tinti, fameuse diva, en représentation à la Fenice. Elle offrira à Emilio ce que la duchesse ne lui donnait pas. Comment vivre dans cette imposture ? Comment concilier les deux faces de l'amour ? Il faudra l'intelligence et la médiation d'un médecin Français pour débrouiller le cas.

    http://hbalzac.free.fr/oeuvre.php?identificateur=2003067.0

  • Catégories : CEUX QUE J'AIME, Verlaine Paul

    Paul VERLAINE

    Kaléidoscope 

       

    À Germain Nouveau.

    Dans une rue, au cœur d’une ville de rêve,
    Ce sera comme quand on a déjà vécu :
    Un instant à la fois très vague et très aigu...
    Ô ce soleil parmi la brume qui se lève !
     
    Ô ce cri sur la mer, cette voix dans les bois !
    Ce sera comme quand on ignore des causes ;
    Un lent réveil après bien des métempsycoses :
    Les choses seront plus les mêmes qu’autrefois
     
    Dans cette rue, au cœur de la ville magique
    Où des orgues moudront des gigues dans les soirs,
    Où les cafés auront des chats sur les dressoirs,
    Et que traverseront des bandes de musique.
     
    Ce sera si fatal qu’on en croira mourir :
    Des larmes ruisselant douces le long des joues,
    Des rires sanglotés dans le fracas des roues,
    Des invocations à la mort de venir,
     
    Des mots anciens comme un bouquet de fleurs fanées !
    Les bruits aigres des bals publics arriveront,
    Et des veuves avec du cuivre après leur front,
    Paysannes, fendront la foule des traînées
     
    Qui flânent là, causant avec d’affreux moutards
    Et des vieux sans sourcils que la dartre enfarine,
    Cependant qu’à deux pas, dans des senteurs d’urine,
    Quelque fête publique enverra des pétards.
     

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  • Catégories : A lire, CE QUE J'AIME/QUI M'INTERESSE, CEUX QUE J'AIME, Picasso Pablo

    Olivier Widmaier Picasso, l'art en héritage

     

    Ne dites pas à Olivier Widmaier Picasso qu'il ressemble à un Picasso. C'est une évidence un peu courte, tant ce brun Méditerranéen - par sa mère Maya, fille naturelle du Minotaure et de la douce Marie-Thérèse Walter - est chez lui dans la tribu des mâles trapus et toniques dessinés par le maître du XXe siècle. Ce gène fort n'est pas vraiment une spécificité, si l'on connaît sa sœur cadette, Diana, belle chasseresse sortie tout droit d'un tableau de la période néoclassique. Ou, plus frappants encore, ses oncle et tante Claude et Paloma, les enfants de Françoise Gilot, que l'objectif de Richard Avedon a saisis en Picasso plus vrais que nature en 1966. Paradoxe ? Ce précieux patronyme lui est venu par les femmes, puisque Picasso était le nom de la mère de Pablo avant de devenir sa signature, en 1901. D'abord nom d'usage ajouté à Widmaier, il est devenu le nom de famille définitif de sa fratrie, en 2003, par décision de Jean-Pierre Raffarin, alors premier ministre.

  • Catégories : A lire, CE QUE J'AIME/QUI M'INTERESSE, CEUX QUE J'AIME

    Vertiges de la guerre

    Vertiges de la guerre

    Vertiges de la guerre

    Byron, les philhellènes et le mirage grec

    Que la guerre puisse être un objet de désir ? L'idée nous est presque devenue étrangère, tant les deux guerres mondiales ont puissamment déromantisé l’expérience combattante. Mais, à l’âge romantique, la guerre n’était pas tant jugée cruelle et sordide que belle et glorieuse avant tout. Arrimée à la culture de l’héroïsme et au modèle militaro-viril issus des grands conflits européens de la période 1792-1815, elle restait alors pourvoyeuse des plus hautes valeurs morales et esthétiques. C’est ainsi que, dès 1821, désespérant de l’éclipse des champs de bataille après Waterloo, des engagés volontaires venus de tout l’Occident, mêlant vétérans et jeunes romantiques, s’ébranlèrent vers l’Orient, fous d’enthousiasme, pour libérer les Grecs de quatre siècles de domination ottomane.



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  • Catégories : Klimt Gustav

    "Nuda Veritas" (1899) de Gustav Kimt

    retour« la Vérité nue », est une version agrandie de la petite figure de Nika ,personnification de la Victoire, représentée sur le tableau Athéna-Pallas, le personnage tendant ici au spectateur le miroir de la vérité. On peut interpréter le serpent comme un puissant symbole sexuel. L'inscription placée en haut est une citation du grand poète et dramaturge allemand
     
    Friedrich von Schiller:
     
    « Si tu ne peux plaire à tous par tes actes et ton art,plais à peu. Plaire à beaucoup est mal. »
     

    Cette phrase illustre la nouvelle voie dans laquelle Klimt s'engagea à la fin des années 1890 par son adhésion à la Sécession.

    http://art.mygalerie.com/les%20maitres/klimt5.html

  • La carte postale de l'été1/6

    Le Bord de mer à Palavas" Gustave Courbet (1854, 37x46cm, Musée Fabre)

    Par Judith Benahmou-Huet | 19/07 | 06:00
     
     

    Vous souvenez-vous ? C'était un matin. Vous vous êtes levé plus tôt que tout le monde dans la maison. On dormait tard. On était en vacances. Vous êtes sorti pour aller admirer la mer. Et là vous avez été saisi par la force de la nature. Le vent. Le bleu du ciel et celui des flots. A l'infini. La puissance des vagues. Vous avez été pris par un sentiment lyrique qui vous avez rarement traversé jusque-là. En 1854 c'est une sensation semblable qui a certainement inspiré à Courbet ce tableau.

    La scène se passe à Palavas. On a du mal à reconnaître le paysage de la station balnéaire populaire de la périphérie de Montpellier, mais c'est pourtant ici que prend place ce tableau romantique. Comme l'image de l'homme pensif placé au sommet de la montagne peint par l'Allemand Caspar David Friedrich, voici le chef-d'oeuvre français de celui qui salue la sublime nature. Mais descendons de nos sommets nuagueux pour revenir au niveau de la mer. Si Gustave Courbet le Franc-Comtois avait fait le déplacement jusqu'à Montpellier, c'est tout simplement parce qu'il y avait été invité par un banquier riche amateur d'art du nom d'Alfred Bruyas.

    C'est la première fois qu'il vient à la rencontre de celui qui va jouer un rôle crucial dans sa carrière de peintre-entrepreneur. Aujourd'hui on dirait que Bruyas est son « backeur ». En saluant la mer, ce jour-là, Courbet salue aussi son destin, qui a mis sur sa route un homme capable de financer ses colossales ambitions.

     
    Judith Benhamou-Huet

    Les échos d'aujourd'hui

     
  • J'ai lu hier:Klimt - Les Trois Ages de la femme

    Le Musée Du Monde Vol.8 Rebelle et jouisseur, artiste sécessionniste et artisan appliqué, il sera le visionnaire nostalgique d’un âge d’or et l’un des peintres les plus sensibles de la vie, de l’amour et du temps.

    Chacun des ouvrages du "Musée du Monde" vous convie à explorer les secrets d’un chef-d’oeuvre de la peinture. Plongez au coeur de l’oeuvre à la lumière des explications fournies par notre spécialiste. Le tableau s’éclaire soudain, dévoile ses significations cachées, sa place dans l’histoire de l’art, ses correspondances avec d’autres oeuvres. Et ainsi, chaque semaine, tableau après tableau, vous composerez votre propre musée imaginaire.

     

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  • Catégories : CELLES QUE J'AIME, CEUX QUE J'AIME, Hugo Victor, SAND George

    Eloge Funèbre de Victor Hugo à George Sand

     Je pleure une morte, et je salue une immortelle. Je l’ai aimée, je l’ai admirée, je l’ai vénérée ; aujourd’hui dans l’auguste sérénité de la mort, je la contemple. Je la félicite parce que ce qu’elle a fait est grand et je la remercie parce que ce qu’elle a fait est bon. Je me souviens d’un jour où je lui ai écrit : « Je vous remercie d’être une si grande âme ». Est-ce que nous l’avons perdue ? Non. Ces hautes figures disparaissent, mais ne s’évanouissent pas. Loin de là ; on pourrait presque dire qu’elles se réalisent. En devenant invisibles sous une forme, elles deviennent visibles sous l’autre. Transfiguration sublime. La forme humaine est une occultation. Elle masque le vrai visage divin qui est l’idée. George Sand était une idée ; elle est hors de la chair, la voilà libre ; elle est morte, la voilà vivante

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  • Lettre de Céleste de Chateaubriand à Mme Joubert

    Je vous écris à bord du Lion d’Or, car les maisons ici ne sont autre chose que des vaisseaux à l’ancre. On voit de tout à Venise, excepté de la terre. Il y a cependant un petit coin, qu’on appelle la place Saint-Marc, et c’est là que les habitants vont se sécher le soir.

    26 juillet 1806

  • A Bertin, le 30 juillet 1806

    Cette Venise, si je ne me trompe, vous déplairait autant qu’à moi.  C’est une ville contre nature.  On ne peut y faire un pas sans être obligé de s’embarquer, ou bien on est réduit à tourner dans d’étroits passages plus semblables à des corridors qu’à des rues.  La place Saint-Marc seule, par l’ensemble plus que par sa beauté des bâtiments, est fort remarquable et mérite sa renommée.
    L’architecture de Venise, presque toute de Palladio, est trop capricieuse et trop variée.  Ce sont presque toujours deux, ou même trois palais bâtis les uns sur les autres.

    Ces fameuses gondoles toutes noires ont l’air de bateaux qui portent des cercueils.  J’ai pris la première que j’ai vue pour un mort qu’on portait en terre.
    Le ciel n’est pas notre ciel de delà l’Apennin ; point d’antiquités. Rome et Naples, mon cher ami, et un peu de Florence, voilà toute l’Italie.

    Il y a cependant quelque chose de remarquable à Venise, c’est la multitude de couvents placés sur des îles et sur des écueils autour de la ville, comme ces forts et ces bastions qui défendent ailleurs les villes maritimes. L’effet de ces monuments religieux, la nuit, sur une mer paisible, est pittoresque et touchant. Il reste quelques bons tableaux de Paul Véronèse, de son frère, du Tintoret, du Bassan et du Titien. 

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  • Catégories : CEUX QUE J'AIME

    Le plein de Chateaubriand

    Le petit aristocrate breton, que sa mère aurait voulu prêtre et son père officier, ne savait littéralement pas où se mettre. Au propre comme au figuré.

    chateaubriand CHATEAUBRIAND Jean-Claude Berchet Gallimard , 1050 pages , 29.5 €

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  • Catégories : CE QUE J'AIME. DES PAYSAGES, CEUX QUE J'AIME, Ormesson Jean d', Venise

    Ca'Dario - Henri de Régnier… et l'orthographe !

    Par Pons Anne, publié le13/01/1994

    Quand Jean d'Ormesson survole en trois jours notre vallée de larmes. Et en tire un hymne au bonheur.


    En savoir plus sur http://www.lexpress.fr/informations/le-magicien-d-o_596879.html#GxVQdrGqAqmVrqif.99

    On peut lire ces quatre vers de Henri de Régnier sur une plaque apposée sur le mur de la Ca' Dario

    Car sinueuse et délicate
    Comme l'œuvre de ses fuseaux
    Venise ressemble à l'agathe
    Avec ses veines de canaux

    Mais la pierre "agate" s'écrit sans h
    La faute est-elle d'Henri de Régnier lui même ou de celui qui a gravé la plaque ?

    http://curiosites.venise.free.fr/Autres%20Curiosit%E9s/Agathe.htm

  • Catégories : ARAGON Louis, CEUX QUE J'AIME, Ormesson Jean d'

    Louis ARAGON, extrait du "Cantique à Elsa"

     

    Comme autour de la lampe un concert de moustiques

    Vers le plafond spirale et la flamme convoie

    Du fin fond du malheur où reprend le cantique

    Dans un fandango fantastique

    Un choeur dansant s'élève et répond à ta voix

     

    Ce sont tous les amants qui crurent l'existence

    Pareille au seul amour qu'ils avaient ressenti

    Jusqu'au temps qu'un poignard l'exil ou la potence

    Comme un dernier vers à la stance

    Vienne à leur coeur dément apporter démenti

     

    Si toute passion puise dans sa défaite

    Sa grandeur, sa légende et l'immortalité

    Le jour de son martyre est celui de sa fête

    Et la courbe en sera parfaite

    A la façon d'un sein qui n'a point allaité

     

    Toujours les mêmes mots à la fin des romances

    Comme les mêmes mots les avaient commencées

    Le même cerne aux yeux dit une peine immense

    Comme il avait dit la démence

    Et l'éternelle histoire est celle de Rancé

     

    Saoulé par le grand air il quitte ses domaines

    Ayant fait bonne chasse et plus heureux qu'un roi

    Son cheval et l'amour comme un fou le ramènent

    Après une longue semaine

    A la rue des fossés Saint Germain l'Auxerrois

     

    Il voit déjà les longs cheveux et les yeux tendres

    De Madame la Duchesse de Montbazon

    Il la voit il l'entend ou du moins croit l'entendre

    Qui se plaint de toujours attendre

    Et lui tend ses bras nus plus beaux que de raison

     

    L'escalier dérobé la porte et c'est l'alcôve

    Les rideaux mal tirés par des doigts négligents

    Il reconnaît ces yeux que souffrir a fait mauves

    Cette bouche et ces boucles fauves

    Cette tête coupée au bord d'un plat d'argent

     

    Aveugles chirurgiens qui déchirent les roses

    Les embaumeurs entre eux parlaient d'anatomie

    Autour du lit profond où le beau corps repose

    Qui trouve son apothéose

    Comme le pain rompu la blancheur de sa mie

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  • Catégories : Apollinaire Guillaume, CEUX QUE J'AIME

    Apollinaire - Le bestiaire ou Cortège d'Orphée (1911

    A Elémir Bourges

    Orphée

    Admirez le pouvoir insigne
    Et la noblesse de la ligne :
    Elle est la voix que la lumière fit entendre
    Et dont parle Hermès Trismégiste en son Pimandre.

    La tortue

    Du Thrace magique, ô délire !
    Mes doigts sûrs font sonner la lyre.
    Les animaux passent aux sons
    De ma tortue, de mes chansons.

    Le cheval

    Mes durs rêves formels sauront te chevaucher,
    Mon destin au char d'or sera ton beau cocher
    Qui pour rênes tiendra tendus à frénésie,
    Mes vers, les parangons de toute poésie.

    La chèvre du Thibet

    Les poils de cette chèvre et même
    Ceux d'or pour qui prit tant de peine
    Jason, ne valent rien au prix
    Des cheveux dont je suis épris.

    Le serpent

    Tu t'acharnes sur la beauté.
    Et quelles femmes ont été
    Victimes de ta cruauté !
    Eve, Eurydice, Cléopâtre ;
    J'en connais encor trois ou quatre.

    Le chat

    Je souhaite dans ma maison :
    Une femme ayant sa raison,
    Un chat passant parmi les livres,
    Des amis en toute saison
    Sans lesquels je ne peux pas vivre.

    Le lion

    O lion, malheureuse image
    Des rois chus lamentablement,
    Tu ne sais maintenant qu'en cage
    A Hambourg, chez les Allemands.

    Le lièvre

    Ne soit pas lascif et peureux
    Comme le lièvre et l'amoureux.
    Mais que toujours ton cerveau soit
    La hase pleine qui conçoit.

    Le lapin

    Je connais un autre connin
    Que tout vivant je voudrais prendre.
    Sa garenne est parmi le thym
    Des vallons du pays de Tendre.

    Le dromadaire

    Avec ses quatre dromadaires
    Don Pedro d'Alfaroubeira
    Courut le monde et l'admira.
    Il fit ce que je voudrais faire
    Si j'avais quatre dromadaires.

    La souris

    Belles journées, souris du temps,
    Vous rongez peu à peu ma vie.
    Dieu ! Je vais avoir vingt-huit ans,
    Et mal vécus, à mon envie.

    L'éléphant

    Comme un éléphant son ivoire,
    J'ai en bouche un bien précieux.
    Pourpre mort !.. J'achète ma gloire
    Au prix des mots mélodieux.

    Orphée

    Regardez cette troupe infecte
    Aux mille pattes, au cent yeux :
    Rotifères, cirons, insectes
    Et microbes plus merveilleux
    Que les sept merveilles du monde
    Et le palais de Rosemonde !

    La chenille

    Le travail mène à la richesse.
    Pauvres poètes, travaillons !
    La chenille en peinant sans cesse
    Devient le riche papillon.

    La mouche

    Nos mouches savent des chansons
    Que leur apprirent en Norvège
    Les mouches ganiques qui sont
    Les divinités de la neige.

    La puce

    Puces, amis, amantes même,
    Qu'ils sont cruels ceux qui nous aiment !
    Tout notre sang coule pour eux.
    Les bien-aimés sont malheureux.

    La sauterelle

    Voici la fine sauterelle,
    La nourriture de saint Jean.
    Puissent mes vers être comme elle,
    Le régal des meilleures gens.

    Orphée

    Que ton coeur soit l'appât et le ciel, la piscine !
    Car, pêcheur, quel poisson d'eau douce ou bien marine
    Egale-t-il, et par la forme et la saveur,
    Ce beau poisson divin qu'est JESUS, Mon sauveur ?

    Le dauphin

    Dauphins, vous jouez dans la mer,
    Mais le flot est toujours amer.
    Parfois, ma joie éclate-t-elle ?
    La vie est encore cruelle.

    Le poulpe

    Jetant son encre vers les cieux,
    Suçant le sang de ce qu'il aime
    Et le trouvant délicieux,
    Ce monstre inhumain, c'est moi-même.

    La méduse

    Méduses, malheureuses têtes
    Aux chevelures violettes
    Vous vous plaisez dans les tempêtes,
    Et je m'y plais comme vous faites.

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  • J'ai aimé lire:Monet, Lumières sur la cathédrale de Rouen

    Marc Toulin, photographe et réalisateur né à Paris en 1959, vit depuis plus de vingt ans à Rouen. Ses activités professionnelles l’ont amené à arpenter le monde pour de nombreux reportages photographiques et des documentaires pour la télévision. Sensible à la démarche artistique de Skerzo projetant sur la cathédrale de Rouen des tableaux de lumière, inspiré par la magie du moment, il s’est orienté vers un travail épuré. Par alchimie entre les lumières projetées et leur effet sur la pierre ancienne, les clichés de Marc Toulin recréent ici la vision d’une nouvelle matière photographique.

    " J’en demande pardon aux professionnels, je ne puis résister à l’envie de m’établir, pour un jour, " critique d’art ". La faute en est à Claude Monet. Je suis entré chez Durand-Ruel, pour revoir à loisir les études de la cathédrale de Rouen dont j’avais eu la joie dans l’atelier de Giverny, et voilà que cette cathédrale aux multiples aspects, je l’ai emportée avec moi. Je ne puis m’en débarrasser. Elle m’obsède. Il faut que j’en parle, et, bien ou mal, j’en parlerai. " Georges Clemenceau. Cet article, paru dans La Justice le 20 mai 1985, témoigne de la profonde entente qui liait l’artiste et l’homme politique, son voisin de campagne et ami. Monet a peint entre 1982 et 1983 trente toiles sur le thème de la cathédrale de Rouen.

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