Recueil de poèmes en hommage aux deux auteurs
La Terre est Ronde par Maurice Carême
Comment evoquer l’amour ?
Sans penser que la terre est ronde.
Et, que fatalement, un jour,
Comme un enfant pris dans la ronde,
Il en fera le tour !
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Comment evoquer l’amour ?
Sans penser que la terre est ronde.
Et, que fatalement, un jour,
Comme un enfant pris dans la ronde,
Il en fera le tour !
J’ai le plaisir de prendre la barre de la goélette des Croqueurs de Mots
pour ce 184ème voyage en votre compagnie chers croqueurs et croqueuses :
Pour le défi du lundi 17 avril 2017
Je vais citer ci-dessous 8 premières phrases de livres (incipit)
et 8 dernières phrases (explicit).
Le défi du lundi consistera à choisir un début
et une fin de roman et d’écrire l’histoire (en prose ou en vers)
pour lier le début à la fin
DEBUTS DE ROMAN
« Bon, c’est parti« .
David Lodge – Thérapie
« Je ne sais pas trop par où commencer« .
Philippe Claudel – Les âmes grises
« C’est fini« .
Romain Gary – La promesse de l’aube.
« La situation manquait cruellement d’excitation« .
Maxime Chattam / la patience du diable
« Ils ont peur déjà, le désordre vient si vite« .
Judith Perrignon / Victor Hugo vient de mourir
« Je n’ai jamais été un homme violent« .
Pierre Lemaître / Cadres noir
« Alors qu’il avance d’un pas décidé dans le couloir de la station
Les Sablons à Neuilly, Vincent entend le métro approcher« .
Jacques Expert – Tu me plais
« La sonorité métallique du téléphone brise l’écho obstiné
mais monotone de la pluie qui tambourine sur le toit« .
Patricia Cornwell – Traînée de poudre
FINS DE ROMAN
« La vie, voyez-vous, ça n’est jamais si bon ni si mauvais qu’on croit. »
Guy de Maupassant – Une vie
« – Alors, qu’est-ce que t’as fait ?
– J’ai vieilli. »
Zazie dans le métro – Louis Pergaud
« Cela peut arriver à n’importe qui. »
Petits regrets et grands mensonges. Liane Moriarty
« Car c’est la suite de l’histoire qui importait.
Et ils étaient d’accord pour l’écrire ensemble. »
Guillaume Musso – l’instant présent
« Je peux attendre pensa-t’il aussi longtemps qu’il le faudra. »
Le bleu de tes yeux – Mary Higgins Clark
« Quels gredins que les honnêtes gens ! »
Emile Zola, ‘Le ventre de Paris
« Allez-y voir vous-même, si vous ne voulez pas me croire. »
Lautréamont, ‘Les chants de Maldoror’
« Rira bien qui rira le dernier. »
Denis Diderot, ‘Le neveu de Rameau’
Pour les jeudis en poésie
Jeudi 13 Avril : Le début
(au sens général du terme ou plus précisément le début de quelque chose)
Jeudi 20 Avril : la fin
(au sens général du terme ou plus précisément la fin de quelque chose)
Bon vent d’inspiration
Le Môt de Dômi
Je n’ai pas grand chose à dire alors le peu que j’ai à dire
Je vous le dis par cette citation Lire la suite
Pierre Reverdy peint par Amadéo Modigliani. 1915
Ma jeunesse ne fut qu'un ténébreux orage,
Traversé çà et là par de brillants soleils ;
Le tonnerre et la pluie ont fait un tel ravage,
Qu'il reste en mon jardin bien peu de fruits vermeils.
Mon Dieu, que de dangers !
Se lamentait le rat.
Si je vais au grenier,
Je dois veiller au chat;
Une souris verte
Qui courait dans l'herbe
Belles journées, souris du temps,
Vous rongez peu à peu ma vie.
Dieu ! Je vais avoir vingt-huit ans,
Et mal vécus, à mon envie.
Et lui dort-il sous les voiles
il écoute le vent son complice
Je t’ai dit :
— Écoute le silence sous les colères flamboyantes
La voix de l’Afrique planant au-dessus de la rage des canons
longs
La voix de ton cœur de ton sang, écoute-la sous le délire
de ta tête de tes cris.
Est-ce sa faute si Dieu lui a demandé les prémices de ses
moissons
Les plus beaux épis et les plus beaux corps élus patiemment
parmi mille peuples ?
![def_jp_verheggen_gallimard[1]](http://p0.storage.canalblog.com/09/86/1201889/107094452.jpg)
![def_jp_verheggen_gallimard[1]](http://p0.storage.canalblog.com/09/86/1201889/107094452.jpg)
A Guy.
Il était un grand mur blanc - nu, nu, nu,
Contre le mur une échelle - haute, haute, haute,
Et, par terre, un hareng saur - sec, sec, sec.
Les machines avaient commencé
Par rire comme des enfants
Qui semblaient vouloir amuser
Les gens de tous les continents.
Un homme écrit à la machine une lettre d'amour et la
machine répond à l'homme et à la main et à la place

Casquette,
De moire,
Quéquette
D’ivoire,
Dans une ferme du Poitou
Un coq aimait une pendule
Tous les goûts sont dans la nature…
D’ailleurs ce coq avait bon goût
Car la pendule était fort belle
Et son tictac si doux si doux
Que le temps ne pensait surtout
Qu’à passer son temps auprès d’elle
Le poète et le coq
Sont atteints de la folie des grandeurs
Et, les deux, sont persuadés
Que le soleil du matin…
Se lève de leur gorge
Nizar Qabbani
Je vais fabriquer un coq de clocher,
Il sera tout noir au soleil couché,
Tout seul,
Que le berce l’été, que l’agite l’hiver,
Que son tronc soit givré ou son branchage vert,
Toujours, au long des jours de tendresse ou de haine,
Il impose sa vie énorme et souveraine
Aux plaines.
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croqueursdemots.apln-blog.fr/2017/01/17/nous-irons-tous-au-paradis-defi-178-mene-par-lilousoleil/
I
Des buissons lumineux fusaient comme des gerbes ;
Mille insectes, tels des prismes, vibraient dans l'air ;
Le vent jouait avec l'ombre des lilas clairs,
Sur le tissu des eaux et les nappes de l'herbe.
Un lion se couchait sous des branches en fleurs ;
Le daim flexible errait là-bas, près des panthères ;
Et les paons déployaient des faisceaux de lueurs
Parmi les phlox en feu et les lys de lumière.
Dieu seul régnait sur terre et seul régnait aux cieux.
Adam vivait captif en des chaînes divines ;
Eve écoutait le chant menu des sources fines,
Le sourire du monde habitait ses beaux yeux ;
Un archange tranquille et pur veillait sur elle
Et, chaque soir, quand se dardaient, là-haut, les ors,
Pour que la nuit fût douce au repos de son corps,
L'archange endormait Eve au creux de sa grande aile.