Recueil de poèmes en hommage aux deux auteurs
Pour les Jeudis en poésie des Croqueurs de mot:Extrait du "Paradis perdu"
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croqueursdemots.apln-blog.fr/2017/01/17/nous-irons-tous-au-paradis-defi-178-mene-par-lilousoleil/
I
Des buissons lumineux fusaient comme des gerbes ;
Mille insectes, tels des prismes, vibraient dans l'air ;
Le vent jouait avec l'ombre des lilas clairs,
Sur le tissu des eaux et les nappes de l'herbe.
Un lion se couchait sous des branches en fleurs ;
Le daim flexible errait là-bas, près des panthères ;
Et les paons déployaient des faisceaux de lueurs
Parmi les phlox en feu et les lys de lumière.
Dieu seul régnait sur terre et seul régnait aux cieux.
Adam vivait captif en des chaînes divines ;
Eve écoutait le chant menu des sources fines,
Le sourire du monde habitait ses beaux yeux ;
Un archange tranquille et pur veillait sur elle
Et, chaque soir, quand se dardaient, là-haut, les ors,
Pour que la nuit fût douce au repos de son corps,
L'archange endormait Eve au creux de sa grande aile.
Un éléphant se balançait
Sur une toile, toile, toile d’araignée,
C’était un jeu tellement amusant
Qu’il appela... un deuxième éléphant
En savoir plus sur http://www.paroles.net/chansons-enfantines/paroles-un-elephant-se-balancait#0X5AeYzKl7mUbvKi.99
Anna la bonne
Ah, Mademoiselle !
Mademoiselle Annabel
Mademoiselle Annabel Lee
Depuis que vous êtes morte
Vous avez encore embelli
Chaque soir, sans ouvrir la porte
Vous venez au pied de mon lit
Mademoiselle, Mademoiselle
Mademoiselle Annabel Lee
Sans doute, vous étiez trop bonne
Trop belle et même trop jolie
On vous portait des fleurs comme sur un autel
Et moi, j'étais Anna, la bonne
Anna, la bonne de l'hôtel
Vous étiez toujours si polie
Et peut-être un peu trop polie
Vous habitiez toujours le grand appartement
Et la chose arriva je ne sais plus comment
Si. Bref, j'étais celle qu'on sonne
Vous m'avez sonnée une nuit
Comme beaucoup d'autres personnes
Et ce n'est pas assez d'ennui
Pour... enfin... pour qu'on assassine
Nous autres, on travaille, on dort,
Les escaliers... les corridors
Mais vous, c'étaient les médecines
Pour dormir "Ma petite Anna,
Voulez-vous me verser dix gouttes ?
Dix, pas plus !" Je les verse toutes
Je commets un assassinat
Que voulez-vous, j'étais la bonne
Vous étiez si belle, si bonne
Vous receviez un tas d' gens
Vous dépensiez un tas d'argent
Et les sourcils qu'on vous épile
Les ongles et le sex-appeal !
{au Refrain}
Vous croyez que l'on me soupçonne
La police, les médecins
Je suis Anna, celle qu'on sonne
On cherche ailleurs les assassins
Mais vos princes, vos ducs, vos comtes
Qui vous adoraient à genoux
Plus rien de ces gens-là ne compte
Le seul secret est entre nous
Vous pensez que je m'habitue ?
Jamais. Elle viendra demain
Vraiment, ce n'est pas soi qui tue
Le coupable, c'est notre main
"Dix gouttes, Anna, mes dix gouttes"
Et je verse tout le flacon
Ah ! Cette histoire me dégoûte
Un jour, je finirai par sauter d'un balcon
Et cet enterrement ! Avez-vous une idée
De ce qu'il coûte au prix où revient l'orchidée ?
Elle devait partir sur son yacht pour Java
La Java !
On y va. On y va... On y va !
Chansons de Noël (1946)
Roule, roule ton flot indolent, morne Seine.
Sous tes ponts qu’environne une vapeur malsaine
Bien des corps ont passé, morts, horribles, pourris,
Dont les âmes avaient pour meurtrier Paris.
Mais tu n’en traînes pas, en tes ondes glacées,
Autant que ton aspect m’inspire de pensées !
Toi, Seine, tu n'as rien. Deux quais, et voilà tout,
Deux quais crasseux, semés de l'un à l'autre bout
D'affreux bouquins moisis et d'une foule insigne
Qui fait dans l'eau des ronds et qui pêche à la ligne
Oui, mais quand vient le soir, raréfiant enfin
Les passants alourdis de sommeil et de faim,
Et que le couchant met au ciel des taches rouges,
Qu'il fait bon aux rêveurs descendre de leurs bouges
Et, s'accoudant au pont de la Cité, devant
Notre-Dame, songer, cœur et cheveux au vent !
Dans les nuits d'automne, errant par la ville,
Je regarde au ciel avec mon désir,
Car si, dans le temps qu'une étoile file,
On forme un souhait, il doit s'accomplir.
Douce nuit, blanche nuit,
C'est Noël aujourd'hui
Et pendant que tes clochers joyeux
Carillonnent à la voûte des cieux,
Sous le toit des chaumières
On a le cœur bien heureux.
Read more at http://www.mon-poeme.fr/poesies-poemes-noel/#GLYVm2bs0oabWWjK.99
Victor Hugo,
Viens ! - une flûte invisible
Soupire dans les vergers. -
La chanson la plus paisible
Est la chanson des bergers.
Pour le Jeudi en poésie des Croqueurs de mots:
http://croqueursdemots.apln-blog.fr/2016/11/28/defi-175-jeanne-fadosi-a-la-barre-no-actuality/
La suite ci-dessous

Je t'ai vue un soir me sourire
Dans la planète des Bergers :
Tu descendais à pas légers
Du seuil d'un château de porphyre.
p.59:
À la fin tu es las de ce monde ancien
Bergère ô tour Eiffel le troupeau des ponts bêle ce matin
Tu en as assez de vivre dans l'antiquité grecque et romaine
Ici même les automobiles ont l'air d'être anciennes
La religion seule est restée toute neuve la religion
Est restée simple comme les hangars de Port-Aviation
Seul en Europe tu n'es pas antique ô Christianisme
L'Européen le plus moderne c'est vous Pape Pie X
Et toi que les fenêtres observent la honte te retient
D'entrer dans une église et de t'y confesser ce matin
Tu lis les prospectus les catalogues les affiches qui chantent tout haut
Voilà la poésie ce matin et pour la prose il y a les journaux
Il y a les livraisons à vingt-cinq centimes pleines d'aventures policières
Portraits des grands hommes et mille titres divers
http://www.ma-chienne-de-vie.com/
Lait noir du petit jour nous le buvons le soir
nous le buvons midi et matin nous le buvons la nuit
nous buvons et buvons
nous creusons une tombe dans les airs on y couche à son aise
Un homme habite la maison qui joue avec les serpents qui écrit
qui écrit quand il fait sombre sur l’Allemagne tes cheveux d’or Margarete
il écrit cela et va à sa porte et les étoiles fulminent il siffle pour appeler ses chiens
il siffle pour rappeler ses Juifs et fait creuser une tombe dans la terre
il nous ordonne jouez maintenant qu’on y danse
Rainer Maria Rilke, 1908
Proche de Paula Modersohn-Becker, le poète Rainer Maria Rilke est terriblement affecté par la disparition de la jeune femme. Les deux amis se sont toujours vouvoyés. Mais un an après son décès, il la tutoie dans un texte poignant à sa mémoire.
Odilon-Jean Périer près de Léon-Paul Fargue
et Xavier Forneret aux côtés de Thomas
Tardieu voisin de Reverdy Morhange
J’ai mal au coeur
J’ai vomi tout mon quatre-heures
J’ai mal au tripes
Même pas la grippe
J’ai mal à la tête
Point de fête
J’ai mal au pieds
Je ne veux plus avancer
J’ai mal à la gorge
Je m’interroge
Pourquoi tant de maux
Je ne trouve pas les mots
J’ai mal partout
Serait-ce un tout
Mais non, j’aurais du m’en douter
Aujourd’hui c’est la rentrée
-dimdamdom-

Ben oui, même si je ne suis plus une petite fille
J’ai gardé ces traces indélébiles
Que laisse la rentrée !!!
Et vous???
Aussi je sais que vous étiez nombreux hier à rentrer
Que ce soit à l’école ou au bureau
Je viens donc ici vous souhaiter une très bonne rentrée!!!
Alors voilà pour cette rentrée
Je vous annonce la reprise des défis
Sur la communauté des Croqueurs de Môts
Et pour commencer, c’est votre commandant Dômi qui s’y colle.
Voici le planning : jeudi 8 septembre, premier jeudi poésie
lundi 12 septembre “A l’abordage, le défi”
jeudi 15 septembre, second jeudi poésie
Je vous attends en espérant de vous voir nombreux pour participer
A cette super communauté
Ou chacun vogue sur les flots de l’inspiration.
Surtout n’hésitez pas à venir compléter le tableau.
Au plaisir de vous retrouver
Chers amis Croqueurs de Môts.
Bises amirales.
Dômi.
http://croqueursdemots.apln-blog.fr/2016/09/02/cest-la-rentree-chez-les-croqueurs-de-mots/
J’ai mal au coeur
J’ai vomi tout mon quatre-heures
J’ai mal au tripes
Même pas la grippe
J’ai mal à la tête
Point de fête
J’ai mal au pieds
Je ne veux plus avancer
J’ai mal à la gorge
Je m’interroge
Pourquoi tant de maux
Je ne trouve pas les mots
J’ai mal partout
Serait-ce un tout
Mais non, j’aurais du m’en douter
Aujourd’hui c’est la rentrée
-dimdamdom-

Ben oui, même si je ne suis plus une petite fille
J’ai gardé ces traces indélébiles
Que laisse la rentrée !!!
Et vous???
Aussi je sais que vous étiez nombreux hier à rentrer
Que ce soit à l’école ou au bureau
Je viens donc ici vous souhaiter une très bonne rentrée!!!
Alors voilà pour cette rentrée
Je vous annonce la reprise des défis
Sur la communauté des Croqueurs de Môts
Et pour commencer, c’est votre commandant Dômi qui s’y colle.
Voici le planning : jeudi 8 septembre, premier jeudi poésie
lundi 12 septembre “A l’abordage, le défi”
jeudi 15 septembre, second jeudi poésie
Je vous attends en espérant de vous voir nombreux pour participer
A cette super communauté
Ou chacun vogue sur les flots de l’inspiration.
Surtout n’hésitez pas à venir compléter le tableau.
Au plaisir de vous retrouver
Chers amis Croqueurs de Môts.
Bises amirales.
Dômi.
http://croqueursdemots.apln-blog.fr/2016/09/02/cest-la-rentree-chez-les-croqueurs-de-mots/
Helas ! combien de jours, helas ! combien de nuicts
J'ay vescu loing du lieu, où mon cueur fait demeure !
C'est le vingtiesme jour que sans jour je demeure,
Mais en vingt jours j'ay eu tout un siecle d'ennuis.
Adieu l’étang et toutes mes colombes
Une fourmi de dix-huit mètres
Avec un chapeau sur la tête,
Ça n'existe pas, ça n'existe pas.
La courbe de tes yeux fait le tour de mon coeur,
Un rond de danse et de douceur,
Auréole du temps, berceau nocturne et sûr,
Et si je ne sais plus tout ce que j'ai vécu
C'est que tes yeux ne m'ont pas toujours vu.