Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • Exposition de Francis Denis à Paris Du 14 au 27 septembre 2007

    034f021286603a5b4b766eaee8684a1d.jpg

    Denis CORNET aura le plaisir de présenter sur les cimaises de sa galerie un ensemble d'oeuvres réalisées par le peintre Francis DENIS sur le thème de la Passion du Christ, oeuvres sur toile, bois ou carton.

     

         Francis DENIS accroche ses œuvres de Dunkerque à Paris, de Gand à Madrid... Il préfère les manifestations collectives aux expositions en solo. « L’artiste qui vit dans une tour d’ivoire n’est pas mon style. Je suis curieux de l’œuvre des autres… »

         L’homme s’en nourrit pour mieux créer. Du reste, son travail est très inspiré de celui des grands maîtres : Jérôme Bosch, Picasso, Braque, le sculpteur baroque espagnol Grégorio Fernandez. « Je voudrais vivre comme eux, rêve Francis DENIS, être reconnu comme artiste national… » Pour l’heure, l’homme partage sa passion colorée avec le métier d’éducateur à l’IME de Longuenesse. Totalement autodidacte, il s’est essayé à la gouache et au pastel avant de découvrir l’huile sur bois ou sur papier. « J’ai eu l’impression de me libérer ! » se souvient-il. Il peint beaucoup, vite, sans regret « Il ne faut pas que je touche une œuvre cinquante fois, ma technique me l’interdit. » Il peint en couleurs vives et chaleureuses, drôles et brûlantes, parfois fulminantes.

         Ses femmes sont roses, rondes, gouleyantes sur fond bleu, « ce bleu qui traduit le plus la notion d’espace et de liberté. » Ses christs se veulent ardents : « Ils sont une réflexion sur l’existence et non une démarche mystique ou religieuse, précise le peintre. Je m’interroge sur la bêtise des guerres de religion. »

         Beaucoup de portraits, de formats carrés et de fruits rebondis. « Je préfère glisser sur une courbe plutôt que de me heurter à un angle. »

     

    Marie-Pierre GRIFFON

    L’Echo du Pas-de-Calais n°83 ( avril 2007 ) ( extraits )

     

    www.francisdenis.com

     

    2ddc96bfe88e6e6a52e9fab3a89c1d5a.jpg

     

    Galerie THUILLIER

    13, rue de Thorigny ( près du Musée PICASSO )

    75003   PARIS

     

      La couleur joue les premiers rôles dans ces compositions qui résument le motif à l’essentiel. Francis DENIS s’empare du réalisme en prenant soin d’évincer les détails anecdotiques au profit d’un minimalisme architecturé, souvent réduit à des structures géométriques extrêmement  simplifiées. Travaillant par thème, il souligne les contours du sujet dans une mise en scène très simplificatrice. Très remarquées au salon Linéart de Gand, les œuvres de cet artiste vont figurer aux cimaises de galeries internationales. »

    Thierry SZNYTKA

    Arts Actualités Magazine hors-série n° 14, janvier 2006

     

     

     

    Source de cet info: le peintre lui-même

    Lien permanent
  • Catégories : Des lieux, La littérature

    Maisons d'écrivains

    La Fédération des maisons d'écrivain & des patrimoines littéraires
    vient de publier, grâce au soutien du Secrétariat d'Etat à la Consommation
    et au Tourisme, une carte recensant 203 lieux, maisons d'écrivain et
    musées littéraires, à visiter dans toute la France.

    Cette carte à vocation touristique (bilingue anglais) recense, en
    essayant d'être la plus complète possible, l'ensemble des maisons d'écrivain
    et lieux liés à la littérature ouverts au public dans notre pays. Au
    verso, elle donne la localisation exacte de chaque lieu et ses
    coordonnées téléphoniques et renvoie à la consultation d'Internet, plus
    particulièrement à la base de données du site de la Fédération.

    Vous pouvez la commander auprès de la Fédération (la carte est
    gratuite, seuls les frais de port vous seront facturés) ou l'obtenir dans
    l'Office de Tourisme le plus proche de chez vous.

    Rendez-vous sur notre site Internet : www.litterature-lieux.com !

    Lien permanent
  • Catégories : Blog, Web

    Blogueuse avant l’heure

    b4dbc34320716a7a362c364ea939dff8.jpg

    Brigitte Gemme en 1996 (à gauche) et en 2007.


    Laurent Suply (lefigaro.fr). Publié le 20 juillet 2007Actualisé le 23 juillet 2007 : 08h22


    Brigitte Gemme avait 17 ans quand, en 1995, elle a ouvert le premier blog francophone.


    Un village global. Des milliards de visiteurs uniques. Des millions de dollars levés par les « réseaux sociaux ». Et 100 millions de blogueurs, selon les prévisions annuelles du cabinet Gartner.


    A l’heure où le web s’écrit avec six zéros avant la virgule, qui se souvient des « homepages », ces espaces personnels inaccessibles au commun des mortels ? Qui se souvient du temps où les jeux en ligne n’avaient pas trois dimensions, ni même une, mais s’écrivaient en mots et phrases ? Brigitte Gemme, certainement, et avec un brin de nostalgie.


    « Des opinions, des états d'âme et surtout des banalités »


    Cette québécoise est en effet une des pionnières du web francophone, à une époque où la France voyait encore le futur dans une boîte beige nommée « Minitel », et en particulier du "blogging". Le terme peut paraître usurpé : l’expression « weblog » remonte à 1997, alors que Brigitte inaugure son journal personnel dès 1995. A 17 ans, membre du club informatique de son collège, elle relève le défi d’un autre membre, employé d’un des premiers « FAI », et crée sa page personnelle, intitulée « Montréal, Soleil et Pluie ».


    « 7 juin 1995. De retour de Halifax a 5:30 le matin, je suis a mon clavier avant même 7:00. Le voyage fut long, mais cette fois au moins j'ai pu dormir... » Telle est la teneur du premier billet de Brigitte Gemme. Du moins du plus ancien à être encore archivé sur le web.


    Vite connu sous le nom de « MSP », le journal est-il un blog ? Billets quotidiens classés chronologiquement, usage de la première personne et contenu personnel font pencher pour le oui. En revanche « il n’y avait strictement aucun moyen pour un éventuel auditoire de réagir », souligne l’auteure, qui réfute le caractère quasi-archéologique de son œuvre. « J'ai exprimé des opinions, des états d'âme et surtout des banalités par le biais d'un nouveau média. Ce n'est pas une grande révolution... », dit-elle. Pourtant, quelle meilleure définition du blog, deux ans avant l’invention de ce mot, et une décennie en avance sur l’avènement du phénomène parmi le grand public ?


    Internet s’est démocratisé


    Reste à savoir comment cette idée novatrice à pu germer dans la tête de Brigitte Gemme. « J'étais une jeune femme dans un monde essentiellement masculin, qui faisait quelque chose de différent avec un même outil. Je ne me servais pas du web à des fins techniques, mais pour insuffler un peu de poésie », explique-t-elle.


    « Trois ans, deux jours, et plus de mille regards quotidiens plus tard », le mardi 9 juin 1998, Brigitte Gemme signe l’excipit de Montréal, Soleil et Pluie. « Internet s'est démocratisé(…). Ca m'a dérangé de me rendre compte que de quasi-étrangers se sentent, à cause de ces quelques mots, plus "intimes" avec moi ». En filigrane, la seule discordance avec l’archétype du blogueur des années 2000 : la course à l’audience et la notoriété l’ont détournée, et non attirée.

    Source:http://www.lefigaro.fr/high-tech/20070720.WWW000000238_blogueuse_avant_lheure.html

    Lien permanent
  • Catégories : "Carpe diem"

    Le seul regret de Jean-Pierre Elkabbach

    PIERRE DE BOISHUE.
     Publié le 21 juillet 2007
    Actualisé le 21 juillet 2007 : 21h58

    Il y a quarante ans, le journaliste croisait une inconnue sans oser l'aborder. Depuis il s'est contraint à ne plus laisser passer sa chance.

    « JE VIS intensément le présent. La Femme en bleu explique sans doute cette attitude. » Étonnante confidence que celle de Jean- Pierre Elkabbach. Il avait 30 ans. Il était tombé sous le charme éphémère d'une inconnue... Le président d'Europe 1 et de Public Sénat garde précisément en mémoire cet épisode qui, dit-il, a forgé son caractère et a eu un impact sur sa vie. « Je débutais ma carrière de journaliste, se souvient-il. J'étais timide et réservé. Je me trouvaissur les Champs-Élysées, un jour de juin. Le temps était splendide. À un moment donné, j'ai croisé une femme magnifique d'environ 35 ans, très brune, dans une robe bleu nuit en mousseline... »
    Installé dans son bureau parisien, au siège d'Europe 1, Jean-Pierre Elkabbach s'interrompt. Curieuse impression que celle d'entendre l'interviewer, dont le parcours professionnel offre une succession de succès et de traversées du désert, s'appesantir sur un souvenir aussi original. « C'était une apparition. Cette femme me rappelait ces actrices italiennes qu'on aimait bien autrefois. Elle ressemblait à Lea Massari. Nous nous sommes croisés. Je me suis retourné. Elle aussi. Nous avons échangé un sourire. Nous avons continué notre chemin. J'ai à nouveau jeté un oeil derrière moi. Elle m'a adressé un autre regard. Puis elle a tourné dans une rue. J'ai essayé de la retrouver. J'ai couru. En vain. Je ne l'ai plus jamais revue. D'une certaine façon, j'ai été influencé par cet épisode. »
    Avant d'exposer cette anecdote, l'ancien animateur de « Cartes sur table » avait jeté un oeil dans le dictionnaire sur la définition du mot « regret » pour expliquer en quoi celle-ci était contraire à sa philosophie de la vie. Mélancolie, amertume, remords... « Je ne me reconnais pas dans tous ces mots parce qu'ils traduisent un échec. J'ai plus de désirs et d'envies que de regrets. Le goût de l'action domine chez moi », indique le journaliste, qui se souvient encore de son dépit après avoir perdu la femme en bleu. « Cela aurait pu être une rencontre importante pour elle et pour moi. Elle n'a jamais eu lieu. Elle m'a laissé sur un sentiment de frustration... » Et Jean-Pierre Elkabbach de poursuivre sur le même registre et de décrire sa chance d'avoir échoué plus tôt sur les Champs-Élysées : « Ceci m'a conduit à arrêter, plusieurs années plus tard, une femme en rouge. » Le chef d'entreprise remonte le courant de ses souvenirs.
    La situation vécue des années auparavant se répète. Il est frappé par le regard d'une inconnue vêtue de rouge qu'il aperçoit à travers la vitre d'un autobus au coin de la rue Cognacq-Jay. Il décide de tenter sa chance en se lançant à sa poursuite.« Elle était brune et très belle. Je lui ai fait signe de descendre. Elle a haussé les épaules. Le bus avançait lentement. Le conducteur s'est fait interpeller par les passagers qui observaient mon agitation dans la rue. Il s'est exécuté. La femme est descendue. Elle m'a donné son nom. Il s'agissait de Nicole Avril (dont il partage la vie, NDLR). Elle venait de publier deux livres. »
    Un tempérament de « fonceur » qui lui vaut des inimitiés. Et notamment lors de sa présidence à France Télévisions, dont il fut contraint de démissionner après la polémique sur les contrats qu'il avait accordés aux animateurs producteurs. « J'ai eu de très nombreuses périodes très heureuses, dit-il. J'intègre même les moments où j'ai reçu des coups, où j'étais mort socialement et où on parlait de moi comme si je n'avais jamais existé. » L'homme est peu disert sur ses échecs. Mais il se prête au jeu. Se reproche les périodes où il s'est montré « conformiste et pas assez audacieux », « impatient et impulsif » lorsqu'il exerçait de hautes responsabilités. « J'ai parfois blessé avec des mots maladroits. J'ai appris à mieux maîtriser les choses et à prendre les décisions avec plus de maturité. J'essaie de ne pas profiter des situations de pouvoir qu'on a à un moment donné. Elles sont forcément passagères », précise Jean-Pierre Elkabbach.
    En fin d'interview, il évoque Oran et la mémoire de son père. Parmi ses regrets « littéraires » : ne jamais avoir rencontré Albert Camus. « Nous avions des amis communs. J'ai le souvenir d'être allé parfois chez eux à l'heure du café et de ne voir de lui que la fin de sa cigarette qui se consumait dans un cendrier. » Mais dans son bureau d'Europe 1, Jean-Pierre Elkabbach souhaitait surtout raconter ce jour-là un regret heureux. Celui de la Femme en bleu...
  • Catégories : La littérature, La presse

    Lire de juillet, dossier "correspondance des écrivains" 2

    Dans l'intimité de Violette Leduc

    par Christine Ferniot
    Lire, juillet 2007

     Adressées en particulier à Simone de Beauvoir et à Jacques Guérin, ses lettres sont pleines de fougue.

    C'est à la parution de son autobiographie, La bâtarde, en 1964 que Violette Leduc connaît un succès fulgurant qui la transforme en phénomène de foire. Une reconnaissance tardive pour cette femme qui écrit depuis vingt ans, appréciée de quelques amis et soutenue, entre autres, par deux fidèles: Simone de Beauvoir et Jacques Guérin. C'est à eux deux que s'adressent la plupart de ses lettres. «Violette Leduc était une épistolière infatigable, voire obsessionnelle», rappelle Carlo Jansiti dans sa préface, et cette correspondance est une oe; uvre en soi. On y retrouve sa fougue, sa liberté de ton, ses combats de femme libre d'aimer, son indépendance de point de vue dans le domaine privé comme dans les goûts littéraires. Des années durant, Violette déclare sa passion à Simone de Beauvoir qui lui oppose une totale indifférence sentimentale mais une fidélité amicale sans faille. «Je vous aime et vous m'inspirez un seul amour, la chasteté, le silence, la vie monacale, la discrétion, l'effort d'écrire», envoie-t-elle au Castor en 1949. Beauvoir est sa lectrice privilégiée, la conseillant, admirant son écriture tourbillonnante. Rien ne devrait rapprocher les deux femmes, mais Simone est sensible au talent et à l'intrépidité de Violette tandis que la jeune femme écoute passionnément celle qui lui «insuffle la force d'écrire».

    Violette aime la «voix rauque» de Simone, sa beauté, son élégance. Elle le lui répète sans cesse et le note également dans des récits comme La folie en tête. Le petit mot, le pneumatique sont pour l'écrivain un moyen d'exprimer ses émotions, ses impuissances. Même chose avec Jacques Guérin, son ami et admirateur. Violette tombe amoureuse de cet homosexuel, et sa passion à sens unique ne fait qu'aiguiser son désir, elle qui cherche toujours l'impossible, provoquant sans cesse pour mieux se sentir rejetée. Dans ses récits, son autobiographie comme dans sa correspondance, Violette Leduc plonge dans l'autofiction avant même que le mot ne soit inventé, gommant l'éventuelle différence entre l'écriture privée et le récit public, la réalité et la fiction. Quand ment-elle? C'est la question qu'elle se pose à chaque fois qu'elle écrit une lettre, une page, un roman, revenant immanquablement au sens de la création, de l'authenticité portée par cette écriture exaltée qui reste inoubliable.


    Correspondance 1945-1972
    Violette Leduc
    Gallimard
    500 pages.
    Prix : 27 € / 177,11 FF.

    Source:http://www.lire.fr/enquete.asp/idC=51471/idR=200

  • Catégories : Jeux, La littérature

    Un jeu littéraire de Dominique Noguez (3). Qui a dit?

    Vous connaissez la plupart de ces phrases, mais savez-vous qui les a écrites? L'écrivain Dominique Noguez vous raconte la véritable origine des plus beaux aphorismes

     

    1. «Les femmes ne se souviennent guère que des hommes qui les ont fait rire et les hommes que des femmes qui les ont fait pleurer»
    a. Henry Bernstein
    b. Henry de Montherlant
    c. Henri de Régnier


    2. «La célébrité, c'est le ridicule moins la honte»
    a. Cioran
    b. Roland Dubillard
    c. Vauvenargues


    3. «Le refus des louanges est un désir d'être loué deux fois»
    a. Chamfort
    b. Jacques Dutronc
    c. La Rochefoucauld


    4. «Entre le fort et le faible, le riche et le pauvre, entre le maître et le serviteur, c'est la liberté qui opprime et la loi qui affranchit»
    a. Lacordaire
    b. Saint-Just
    c. Tocqueville


    5. «Les voyages, ça sert surtout à embêter les autres une fois qu'on en est revenu»
    a. Alphonse Daudet
    b. Jean Cocteau
    c. Sacha Guitry

    REPONSES
    1. C'est Henri de Régnier dans «Donc...», volume de pensées paru aux Editions du Sagittaire-Simon Kra en 1927 et réédité en 2007 avec «Escales en Méditerranée» chez Buchet-Chastel. Ce superbe chiasme est moins équilibré qu'il ne semble: d'un côté un poncif vaguement machiste, de l'autre une remarque amère peut-être autobiographique. Homme qui pleure, Régnier, en effet, aurait eu de quoi l'être avec Marie, la fille de José Maria de Heredia, qu'il épousa en 1895 et qui le trompa successivement avec Pierre Louÿs, Jean de Tinan, Jean-Louis Vaudoyer, Edmond Jaloux, Henry Bernstein, Gabriele D'Annunzio et même Emile Henriot.
    Il n'est pas sûr qu'au XXIe siècle les rires et les larmes soient répartis entre les sexes de façon aussi tranchée.

    2.
    Cet apophtegme, qui semble fait pour notre ère télémédiatique, est de Roland Dubillard et figure à la fin d'«Entretien», l'un de ses savoureux «Diablogues», sketches pour deux comédiens écrits à partir de 1947 et dont beaucoup seront interprétés par Claude Piéplu et lui-même au théâtre et à la radio avant d'être publiés en 1976 aux Editions L'Arbalète (aujourd'hui en Folio/ Gallimard).

    3.
    Jacques Dutronc se l'est attribuée sans vergogne dans un volume de «Pensées et répliques», mais c'est la maxime n° 149 de La Rochefoucauld. Elle est exemplaire du grand moraliste en ce qu'elle débusque la part de comédie et même de vice qui se tapit derrière les plus belles vertus. Comme toujours, c'est l'amour-propre qui mène la danse et qui, «dans le même temps qu'il se ruine en un endroit, (...) se rétabli! en un autre». A rapprocher de l'admirable maxime n° 138: «On aime mieux dire du mal de soi-même que de n'en point parler», et aussi de la critique par saint Thomas de l'ironie socratique, forme d'autodépréciation qui masque selon lui un grand orgueil.

    4.
    Jean-Baptiste Henri Lacordaire, en religion le père Henri-Dominique Lacordaire (1802-1861), prononça la phrase en 1848, dans sa 52e Conférence de Notre-Dame de Paris. Elle était suivie de cette autre: «Le droit est l'épée des grands, le devoir est le bouclier des petits.» D'un côté, donc, le droit et la liberté, entendus comme sources d'abus; de l'autre, le devoir et la loi, qui protègent de ces abus.

    Bonne façon, peut-être, de distinguer la gauche de la droite. Il y a le côté des forts, des riches, de ceux qui se sentent le vent en poupe pour entreprendre et conquérir, même s'ils doivent au passage faire beaucoup de casse: c'est la droite. Et il y a le côté des faibles, des pauvres, de ceux qui ne survivent que lorsque les protègent des lois qu'on ne viole pas impunément: c'est la gauche. Cette distinction, comme toutes les distinctions manichéennes, est évidemment sujette à nuances et exceptions.

    5.
    C'est Sacha Guitry dans une note écrite «en tournée» à Naples et recueillie dans «le Petit Carnet rouge» posthume publié en 1979 par Henri Jadoux (Librairie académique Perrin). Quelques lignes plus haut, Guitry rêve d'«un homme qui adorerait les oeuvres d'art, les paysages, toutes les belles choses, et qui n'en parlerait jamais à personne».



    Dominique Noguez

    Le Nouvel Observateur - 2229 - 26/07/2007

     

    Source:http://artsetspectacles.nouvelobs.com/p2229/a350689.html